Stars en team, une garantie de succès ? (Planète Catch n°37, Octobre 2011)

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Tout juste alliés, Kofi Kingston et Evan Bourne se sont emparés des  prestigieuses ceintures par équipe de Stamford. Une demi-surprise en soit tant les deux hommes possèdent des caractéristiques et qualités communes les plaçant en haut du pavé. Mais se ressembler ou être deux valeurs individuelles sûres ne constituent pas une garantie de succés à long terme. À l’image d’un club de foot empilant les stars, la différence se réalise dans l’alchimie et non dans une simple additions de talents. Petit panorama des duos de stars qui ont fait l’histoire du catch.

Les associations mortes-nées

 Qu’auraient donnés ces équipes à long terme ? On ne le saura jamais puisque de vilaines blessures sont venus briser leur élan. Ainsi l’alliance de circonstance entre Steve Austin et Dude Love (lui-même remplaçant d’un HBK hors d’état de combattre) a tourné court lorsque le RattleSnake a dû prendre congé pour soigner son cou endolori par le célèbre Piledriver d’Owen Hart à SummerSlam 1997. Quatre ans plus tard, Stone Cold toujours mais cette fois dans le rôle de l’équipier lésé, lorsque Triple H se fracture le quadriceps gauche en plein match de Championnat. Sortie de route pour les Two-Man Power Trip, appelés pourtant à régner longtemps vu que leur manager n’était autre que Vince McMahon.

 Plus près de nous, la mayonnaise 100% Canada Jericho-Edge a rapidement tourné au vinaigre, suite à la rupture du talon d’achille de ce dernier alors qu’ils venaient d’être sacrés à The Bash 2009. Pragmatique, Y2J s’est alloué les services du Big Show et a tiré à boulets rouges sur la supposée fragilité de son infortuné partenaire.

Les associations improbables

 On dit « Qui se ressemble s’assemble » mais aussi « Les opposés s’attirent », certains ont suivi ce dicton à la lettre. De la récente alliance entre le placide Vladimir Kozlov et le fantasque Santino Marella à la collaboration entre The Hurricane et Kane en 2002, deux hommes alors masqués certes mais à l’humour différent, les duos « sortis du néant » ne manquent pas. Voir aussi l’aspect pittoresque de la réunion entre le Shakespearien William Regal et le déjanté Eugene fin 2004. Mais rien n’égalera le choc des extrêmes constitué en 2002 par l’association entre le recordman des Championnats Tag Team, Edge et Hulk Hogan, qui aura pour sa part attendu l’âge de 48 ans pour faire confiance à quelqu’un d’autre que lui-même. Il vaut mieux tard que jamais…

 L’équipier modèle

 BIG SHOW

 Qui de mieux qu’un monstre comme le Big Show pour assurer vos arrières ? En plus de démembrer vos adversaires, ce dernier possède l’étonnante faculté de rester dans l’ombre au moment de récolter les lauriers. Abonnés aux partenaires à la langue acérée comme Chris Jericho, The Miz ou encore Scott Hall du temps de la WCW, le géant utilise le micro avec parcimonie. Et quand Show conquière les couronnes aux côtés de personnages aussi insondables que lui tels Undertaker et Kane, son équipe ne s’exprime plus que par les actes, ce qui est suffisament parlant.

Les associations sulfureuses

 Les catcheurs ont-ils des tendances masochistes ? Certains n’ont rien trouvés de mieux que disputer les ceintures avec un concurrent direct. De Steve Austin et HBK qui stoppent en mai 1997 le long règne de la paire British Bulldog/Owen Hart (mais se tapent dessus à la moindre occasion) à la furtive entente Batista/John Cena à quelques jours de leur affrontement au SummerSlam 2008, le scénario aboutit toujours à la même finalité : la haine redouble au lieu d’être apaisée. Pourtant, chaque duo y va de sa stratégie : méthode douce entre John Cena et Shawn Michaels en mode « nous deux contre le reste du monde » début 2007, lutte rangée entre The Rock et Chris Jericho autour du titre WCW, dérive en petits challenges sportifs entre MVP et Matt Hardy pour mieux esquiver le face à face,…


Les associations éternelles

 Elles vont et viennent, se dissouent, se reforment pour un soir ou à moyen terme, sont un peu comme un groupe de rock en perpétuel come-back. Ces équipes-là sont tout simplement incontournables. Dans cette catégorie, deux duos se dégagent : la D-X de Shawn Michaels et Triple H et les Brothers of Destruction composée d’Undertaker et Kane. Les uns comme les autres ont à un ou plusieurs moments coupés les ponts avant de revenir plus expérimentés donc mieux armés. Ainsi la D-X fondée en 1997 puis sporadiquement réunie en 2002, 2006 et 2009, n’a conquis les titres qu’à la fin de cette dernière année. Parcours quelque peu différent pour les frères des ténèbres, d’abord ennemis de l’extrême dans la première moitié de l’année 1998, avant une courte trêve passée à miner la vie de Stone Cold Steve Austin. Lorsqu’ils s’emparent des titres par équipe pour la première fois, c’est chacun aux côtés d’un équipier de fortune. Mais l’heure de la réconciliation sonne lorsque l’empire WWE tremble sous les coups de boutoir de l’alliance WCW-ECW. Devenus inséparables, les BOD unifient même les titres avec ceux de la WCW lors du SummerSlam 2001. Si depuis chacun s’est concentré sur ses propres objectifs, les reformations occasionnelles du tandem (essentiellement à SmackDown) remportent toujours l’adhésion du public.

 Autre duo éternel, celui des Outsiders, composé de Kevin Nash et Scott Hall, les premiers membres historiques de la NWO. Non contents de régner sur la WCW durant la deuxième moitié des années 90, les compères se sont retrouvés à la WWE en 2002 et ont même capturés les titres de la TNA en 2010 sous l’appelation The Band.

 Dans cette même catégorie, on peut accorder une mention spéciale à la Rock ‘n’ Sock Connection composée de Mick Foley et du Rock. Artisans d’une des plus grandes rivalités de la WWE puis devenus associés durant l’été 1999, les deux confrères ont tissés des liens très forts. Si bien que près de cinq ans plus tard, The Great One vient au secours de The Hardcore Legend, martyrisé par le gang Evolution. Cette réunion fera un flop à WrestleMania XX mais n’abîmera en rien la magie du duo.

 Autre reformation tournant au fiasco, celle entre Batista et Rey Mysterio. Champions l’espace de deux semaines en 2005, les deux superstars n’ont cessés durant des années de manifester des liens d’amitié et de respect. Les fans s’habituaient à les voir toujours ensemble, un peu comme Bud Spencer et Terrence Hill. Hélas, cette entente n’a pas résisté à la frustration galopante de The Animal. Suite à  un énième échec dans sa course au Championnat du monde à Bragging Rights 2009, Batista détruit littéralement son (ex-)ami et décide de marcher seul.

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