Wade Barrett : Street credibility (Planète Catch n°50, Novembre 2012)

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Après plus de six mois de retrait forcé pour blessure, l’ancien leader de Nexus et du Corre est revenu aux affaires. Le même homme dans le fond, mais différent sur la forme : plus agressif que jamais, déterminé à prouver qu’il n’a besoin de personne, il vise ouvertement les sommets. Son heure est-elle arrivée ?

 

Atmosphère lugubre, lumière tamisée d’une cave où se déroulent des combats clandestins, voix grave et sèche : le premier clip annonçant le retour de Wade Barrett début août est particulièrement glaçant. Ceux qui escomptaient une humanisation du destructeur suite à sa dislocation du coude en sont pour leurs frais. L’Anglais s’affirme plus violent encore, à l’image de son nouveau finish : une torsion du bras suivi d’un puissant coup de coude à la face de son opposant. Bien plus hardcore qu’un Wasteland. 

 

Ne plus se contenter de barrer la route…

Barrett veut se tailler une place régulière au sommet de la hiérarchie. Las du grand écart entre ses débuts spectaculaires, qui l’ont vu disputer le titre WWE dès son deuxième PPV, mettre des bâtons dans les roues de longs mois à la plus grande star de la compagnie (John Cena) et rivaliser avec un catcheur confirmé (Randy Orton), et une année 2011 où CM Punk lui vole la vedette avec la New Nexus face à laquelle The Corre est apparu bien pâle. Sans compter sa présence de moins en moins significative en pay-per-view (voir encadré). Dernier camouflet en date, sa piteuse élimination par Santino Marella lors de l’Elimination Chamber pour le titre poids lourds en février. Lors du Raw suivant, il subit de plein fouet un atterrissage incontrôlé de Ziggler, bien aidé par la propulsion des mains du Big Show. Bilan : un coude disloqué. Trop c’est trop, Wade n’a pas le gabarit pour être une victime, il doit (re)devenir l’agresseur. Au lieu d’opter pour une convalescence pépère, il décide de revenir aux sources. Trêve de salles d’entraînement et de séances de rééducation, il se soignera à grand renfort de bastons. Celles des rues sinueuses et des caves sombres. Au-delà de sa nouvelle palette de coups sournois, c’est bien un combattant au style différent que vient de récupérer la WWE. Plus aucun souci de la technique ou de l’esthétique, seul compte la finalité des actions. Après s’être limité à asseoir son statut, le Barrett Barrage passe en mode offensif et promet de tout emporter sur son passage.   

 

…enfin monter sur la plus haute marche du podium

Mais le timing est-il bon pour prétendre à un titre mondial ? Certes, Alberto Del Rio vient d’échouer une fois de plus, une fois de trop, à l’obtention du titre des poids lourds, CM Punk a quasiment nettoyé les prétendants au titre WWE… Reste un gros problème : le profil de destructeur express de l’Anglais n’est pas une denrée rare du côté de Stamford. Ryback, toujours invaincu, continue de monter en puissance tandis que, dans une moindre mesure, Brodus Clay et Tensai demeurent des redoutables concurrents. Pour occuper de nouveau le haut du pavé, deux ans après le choc provoqué par Nexus, Barrett n’a d’autre choix que de créer un impact tout aussi mémorable. Comprendre par là qu’il n’ira nulle part si comme les monstres précités il se contente d’aligner les succès contre du menu fretin show après show. Son nouvel itinéraire commence malheureusement sous de tels auspices : Yoshi Tatsu broyé à SmackDown début septembre, Justin Gabriel à peine moins vite atomisé une dizaine de jours plus tard à Raw, à qui le tour ? Si le prestige s’acquérait dans l’enfilade de statistiques ça se saurait. Wade doit à présent taper dans le dur, prouver qu’il assume ses ambitions. Les possibilités ne manquent pas : déterrer son inimitié pour Randy Orton, asseoir de nouveau sa notoriété dans le rôle de tortionnaire numéro 1 de John Cena, défier les catcheurs qui ont franchi un palier durant son absence comme Daniel Bryan ou Sheamus, disputer des Championnats secondaires pour connaître un règne digne d’attirer l’attention.

Entré presque par effraction dans l’univers de la WWE, Barrett sait parfaitement que la chance ne vous tombe pas dessus, elle se provoque. Dans la rue comme sur un ring. 

 

Un palmarès encore bien maigre

Si les clans Nexus et Corre ont ravi en leur temps plusieurs titres tag team, leurs leaders ne formaient jamais des associations gagnantes. En tout et pour tout, Barrett a seulement détenu le titre intercontinental trois mois durant l’année 2011. En ratissant large, on peut ajouter à son escarcelle la victoire à la première saison de NXT et le Slammy Award du « choc de l’année » 2010, décerné pour les débuts tonitruants de Nexus.

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