Tim Sylvia, le Champion mal-aimé (Top Fight HS n°1, Décembre 2010)

Tim Sylvia (fiche HS)

Catégorie : Heavyweight 

 

Taille : 2,04 m  

 

 Poids : 128 kg  

 

 Date de naissance : 3 mai 1976

 

 Lieu de naissance : Eastbrook, États-Unis  

 

 Période de carrière : 2001-…   

 

 Technique préférée : Punches  

 

 Surnom : The Maine-iac

                           

 Statistiques en MMA : 27 victoires, 6 défaites

 2 fois UFC Heavyweight Champion

 Powerhouse World Promotions Heavyweight Champion

 Vainqueur de l’Extreme Challenge 47

 Vainqueur du tournoi du Superbrawl 24  

 

 Discipline d’origine : Lutte  

 

 3 dates à retenir :

     28 février 2003 : Tim met K-O Ricco Rodriguez et se pare du titre de Champion poids lourds dès sa deuxième apparition à l’UFC.

     15 avril 2006 : Après une période moins florissante, Sylvia remonte au sommet de l’Octogone en dominant Andrei Arlovski.

     2 février 2008 : Il tente de repartir à la conquête du titre Heavyweight dans un match désignant un Champion intérimaire, mais il doit abdiquer sur une prise de soumission d’Antonio Rodrigo Nogueira. Son dernier combat à l’UFC.      

 

 Académie : Miletich Fighting Systems, école du premier Champion poids welters de l’UFC, Pat Miletich. Ses équipiers notables sont Ramiro Hernandez, Joe Jordan et Sherman Pendergarst.  

 

 L’adversaire emblématique : Andrei Arlovski, avec qui il a tenu le haut du pavé de la catégorie Heavyweight à une époque où le Pride tendait à prendre l’ascendant sur l’UFC. Au final, Sylvia mène deux victoires à une dans leurs oppositions directes.        

 

 Le saviez-vous ? : S’il compte bien défendre le titre PWP récemment acquis, Sylvia a entamé une carrière de catcheur à la Inoki Genome Federation (IGF), fédération japonaise créée par le célèbre Antonio Inoki.   

 

 

 

 

BIOGRAPHIE

                                                                                 

 En théorie, un combattant deux fois Champion poids lourds de l’UFC inspire crainte et respect. Cet homme peut légitimement prétendre avoir marqué de son empreinte l’histoire de son sport. Pourtant, quand Tim Sylvia revendique son statut de légende du MMA, la majorité des spécialistes se braquent. Malentendu persistant qui correspond à une des périodes les plus contestées de l’UFC.

 

Un Championnat fuyant

 Puissant et massif, le striker Tim Sylvia aurait sans aucun doute recueilli les suffrages en sa faveur au début des années 1990. Mais il a évolué dans une décennie où le public est devenu plus exigeant. D’où un incroyable scepticisme vis-à-vis des règnes de Champion du géant américain. Dur jugement pour un homme qui, à l’âge de 24 ans, a tout plaqué pour se consacrer totalement aux arts martiaux. L’impulsion de Pat Miletich, alors Champion UFC des poids welters, a été primordiale. Ce dernier est stupéfait par la taille de Sylvia et ses compétences en matière de lutte. Malgré ce parrainage prestigieux, le futur Maine-Iac a besoin de treize succès de rang (dont onze avant la limite) pour convaincre les recruteurs de l’Octogone. Lors de ses premières joutes, Sylvia impressionne par son endurance et sa capacité à retourner des situations compromises. Son match contre Gabe Beauperthy l’illustre parfaitement. Longtemps dominé, le géant parvient finalement à projeter son adversaire au sol et à lui placer un étranglement. Ses victoires cumulées lors de l’Extreme Challenge 47 et du Superbrawl 24 (trois combats le même soir lors de ces évènements) lui confèrent une certaine notoriété. Pour son baptême du feu, l’UFC lui oppose un sacré client : Wesley Correira. Sylvia résiste à un violent échange de boxe au premier round puis domine une 2e reprise à sens unique. Le coin adverse n’a d’autre choix que de jeter l’éponge. Voilà que se profile déjà un match de Championnat poids lourds. Ricco Rodriguez voit s’abattre sur lui l’ouragan Sylvia, capable de se dégager avec une force stupéfiante d’une clé de bras et de ravager le tenant dès le premier round. The Maine-Iac est sur le toit du monde et paraît plus invincible que jamais. Son premier challenger, l’infortuné Gan McGee, subit une volée de bois vert en moins de deux minutes. Ce succès est terni par un contrôle positif. Sylvia anticipe les décisions de l’organisation en rendant sa ceinture. Malgré une suspension de six mois, il préserve sa place pour disputer le titre vacant. Lors de l’UFC 48, ce match de la reconquête tourne court : Frank Mir se saisit de son bras droit et l’étire jusqu’au point de rupture. Vision d’horreur. L’arbitre a le réflexe d’interrompre le combat même si aucun abandon n’a été observé. Sylvia s’offusque, mais doit se rendre à l’évidence lorsque les radios passées à l’hôpital révèlent que son bras est bien brisé.

 

Les titres s’accumulent… l’impopularité aussi !

 Début 2005, la course au titre se dégage à nouveau lorsque Frank Mir se retire suite à un accident de moto. The Maine-Iac croise alors le fer avec celui qui tiendra à ses côtés le haut du pavé de la catégorie Heavyweight : Andrei Arlovski. Les deux hommes vont connaître une spectaculaire « trilogie », non reconnue à sa juste valeur par le public. La concurrence du Pride n’est pas étrangère à ce jugement erroné. En effet, la compagnie japonaise propose à l’époque des matchs très techniques dans la catégorie « reine » tels Fedor vs Nogueira, Fedor vs Coleman ou Nogueira vs Cro Cop. Pour retrouver son leadership, l’UFC mise davantage sur d’autres catégories. Pour preuve, le premier Arlovski/Sylvia, à l’enjeu pourtant énorme, est perdu en milieu de carte de l’UFC 51. Ce jour-là, l’Américain vit un nouveau cauchemar et cède à une compression du talon après seulement 47 secondes. Redevenu impitoyable lors de ses combats suivants, Sylvia acquiert le droit à une revanche en avril 2006. Après un knockdown prématuré, il se relève et étend Arlovski d’un uppercut, avant de le finaliser en ground & pound. C’est le retour en force de la machine à encaisser ! Le redoutable Biélorusse n’en démord pas et une troisième manche a lieu à l’UFC 61. Tim prouve à cette occasion qu’il peut s’avérer supérieur sur une longue durée. Toujours vif, il empoche la décision à l’unanimité. Après une défense de titre convaincante face à Jeff Monson, Sylvia subit de plein fouet le retour dans l’Octogone de Randy Couture. Cinq rounds d’asphyxie totale ! Bien qu’il cède le titre à une légende, le géant vit mal le fait d’être surclassé par un homme de 43 ans. Les mois suivants sont synonymes de passage à vide, avec en point d’orgue sa défaite en 36 secondes à Affliction Banned contre Fedor Emelianenko en 2008. La renaissance de The Maine-Iac a récemment pris forme via l’acquisition d’un nouveau titre poids lourds sous l’égide de Powerhouse World Promotions. Ses détracteurs ont beau jeu de minimiser l’importance de cette compagnie, mais ils se rendront bien un jour à l’évidence : Sylvia est un des plus grands strikers que le MMA ait connu.

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