My own private Festival Episode 3 (Arte Creative, 20 novembre 2012)

Episode 3 : Mini et maxi courts 

dimanche 18 novembre : Programme Été en Grèce (Cinéma ABC)

Sequence 2012 Episode 03

Cavo d’oro

 

Les films présentés

Un programme qui interpelle d’abord par sa structure : trois courts (proche du moyen-métrage), d’environ trente minutes chacun, associés à deux productions très brèves (deux et trois minutes). C’est par celles-ci que s’ouvrait la projection : Summer recollections, documentaire se concentrant sur des gros plans de visages d’anonymes au coeur de la saison estivale et Oktapodi, brillante animation où deux poulpes se liguent pour échapper au sort que leur réserve un cuisinier. A noter un rebondissement final à l’efficacité certaine.

Changement de cap complet avec l’envoûtant Cavo d’oro, tranche de vie d’un homme échoué (volontairement?) sur une plage déserte, avant que l’irruption d’une étrange femme perturbe sa routine. Une histoire de couple est également au coeur d‘Ela na sou po, comédie dramatique à la tournure proche du vaudeville. Enfin, To spiti me tis elies évoque le dilemme d’une femme partagée entre ses velléités amoureuses et sa volonté de conserver son indépendance.

La séance vue de l’intérieur

Assemblée composée en bonne partie d’étudiants grecs ou d’amateurs du pays de la moussaka. L’ouverture avec le film de deux minutes trouble tout le monde, avant que l’attention se recentre sur la course-poursuite déjantée d’Oktapodi, unanimement salué par des applaudissements. Cavo d’oro touche aussi à son but : intriguer par l’entremise de ses métaphores entre l’état de nature et la relation humaine développée (voir par ailleurs). Réactions bien plus nettes cependant en faveur de Ela na sou po, grâce à cette famille modèle devenue dysfonctionnelle du jour au lendemain par la liaison furtive de la mère.

Le film coup de coeur

Au début de Cavo d’oro, on croit avoir affaire à une revisite du mythe de Robinson Crusoé tant le personnage de barbu solitaire en possède les caractéristiques. Mais très vite, l’intérêt se porte sur l’irruption d’une femme habitée d’une sauvagerie et une angoisse communicatives. Ainsi, l’homme développe une certaine obsession à son encontre et perd de sa tranquillité. Cependant, le véritable centre de gravité de ce court semble être la nature, en particulier la mer, subissant plusieurs variations climatiques.

Les plans suggestifs sur les vagues, tantôt caressantes tantôt déchaînées, se conjuguent avec la relation du couple, sexuelle et conflictuelle. Un procédé qui rappelle celui du feu d’artifice utilisé par Hitchcock dans La main au collet en guise d’ellipse au rapport sexuel entre Grace Kelly et Cary Grant.

Ironie de l’histoire : c’est cette fameuse barque, que l’homme refuse d’emprunter dans un premier temps, qui sera l’outil de sa perte au moment où il veut fuir son incontrôlable compagne.

La décla’ de l’organisation

(Au sujet des bénévoles accrédités sur le festival) « Les personnes que vous voyez avec ce pass autour du cou, vous pouvez leur poser toutes les questions possibles et imaginables. » Theodora N. (une façon de mettre la pression comme une autre).

Le petit « on s’en fout » du jour

Le moment de flottement généralisé lors de Ela na sou po, faute à un dialogue comprenant un jeu de mots quasi intraduisible (donc incompréhensible) pour un non-helléniste averti. La mère de famille tentait une blague mixant le nom et la profession du plombier. On a quand même rit pour le principe, en mode Joey Tribbiani de Friends.

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