Essai sur l’OM de 1996 à 2008 Chapitre 1 Un peu d’histoire

Essai sur OM 1 (logo du club)

OM (1996-2008) : Les raisons d’une crise perpétuelle ou la tentative d’expliquer en quoi les dirigeants successifs ont laissés sciemment se pourrir la situation

INTRODUCTION

Au tiers de la saison 2007/2008, tel un vulgaire marronnier journalistique automnale le thème de la « crise à l’om » remplit les colonnes des journaux : 19e de la ligue 1 après 13 journées et ne totalisant que 11 points (deux victoires seulement !), ayant déjà fait sauter le fusible de l’entraineur (le malheureux Emon) le club, n’est il est vrai pas dans une bonne passe. Cependant faut-il encore s’en étonner ? Mérite t-il l’engouement qui lui est porté à travers tout le pays et plus encore ? l’OM fait vendre et intéresse c’est un fait indéniable. « Qu’on l’aime ou non ce club ne laisse pas indifférent » m’a lancé récemment un ami, supporter aveugle lui-même de ce sketch médiatique qu’est devenu l’OM. Effectivement on s’arrache l’OM et les places de stade qui vont avec lorsque le club se déplace dans notre ville mais le fait-on pour voir évoluer un club mythique ou plutôt pour être dans le coup et suivre le dernier épisode d’un mélodrame ?

 

Axe majeur de cette thèse

Le but de cette petite thèse sans prétention c’est de démontrer qu’il n’y a pas de fatalité dans la situation sportive de l’OM, pas plus que de libre-arbitre dans le fait de soutenir ce club. Tout résulte du fonctionnement d’une grosse machine, d’un club qui a privilégié le business et la  popularité sans se soucier du sportif, qui parle de stabilité mais saisit la moindre occasion pour vendre ses talents émergents sans certitude de compenser sportivement ces départs. L’idée générale peut se résumer ainsi : la crise de l’OM est structurelle et non conjoncturelle.

Albert Emon, roue de secours et premier fusible.

Albert Emon, roue de secours et premier fusible.

I Périodes de gloire et traversées du désert= histoire du club.

« Qu’on nous laisse du temps », « Les automatismes vont s’affiner », les discours pour justifier les piètres débuts de saisons de Marseille se suivent et se ressemblent d’une saison à l’autre. Automatismes ? Mais le club n’a-t-il pas fini 2e lors de l’exercice 2006/2007? Ah oui c’est vrai qu’entre-temps ses dirigeants ont encore cru bon de réaliser de nombreux mouvements de joueurs avec en point d’orgue la vente de son meneur de jeu Ribéry au Bayern Munich.

FC Sochaux, club besogneux mais aussi celui comptant le plus de saisons en Ligue 1.

FC Sochaux, club besogneux mais aussi celui comptant le plus de saisons en Ligue 1.

Mais ne restons pas engouffrés dans cette saison 2007/2008 et remontons aux origines du crime si l’on peut dire. Contrairement à ce que de malhonnêtes historiens du ballon rond voudraient nous faire croire, l’OM a toujours été un club irrégulier. J’en tiens pour preuve qu’il apparait deuxième dans le classement des clubs comptant le plus de saisons en ligue 1 alors qu’il a quasiment 30 ans d’histoire de plus que le premier (Sochaux) et encore davantage sur les suivants. Il compte huit titres de champion (et non dix comme continuent à l’afficher les fanzines et drapeaux de supporters au sujet du palmarès) ce qui équivaut au total du FC Nantes et à peu prés à celui de l’AS Monaco. A la différence que ces derniers clubs (plus jeunes) ont remportés des titres régulièrement sur la période 1961-2001 tandis que l’OM les a quasiment trustés sur deux époques (1970-1972 et 1988-1992). Le cas de Nantes est particulièrement exemplaire puisque le club de Loire-Atlantique, promu lors de la saison 1963/1964 fut champion dés l’année suivante et sortit régulièrement à partir de là des générations exceptionnelles (1973, 1977, 1980, 1983, 1995, 2001) fruit de leur centre de formation. S’il est descendu en ligue 2 au terme de l’exercice 2006/2007, ce club était celui à la plus grande longévité et régularité  en ligue 1 ce qui n’est pas le fort de l’OM qui à chaque tournant de son histoire eu besoin de purgatoires en division 2 ou de traversées du désert pour pouvoir se reconstruire.

L'équipe de 1995/1996 est la dernière en date à avoir connue la deuxième division, peut-on assurer qu'elle sera la dernière tout court ?

L’équipe de 1995/1996 est la dernière en date à avoir connue la deuxième division, peut-on assurer qu’elle sera la dernière tout court ?

Au total le club a connu quatre périodes en division 2 (1959-1962 ; 1963-1966 ; 1980-1984 ; 1994-1996) notamment suite à sa descente la plus inattendue lors de la saison 1979-1980 où il finit dernier de première division avec un effectif composé de douze internationaux, de « stars » comme on commençait à les appeler à l’époque, si ce n’est que le club avait alors perdu son âme et s’en remit aux minots pour remonter en 1984.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s