Joseph Parkinson le glas – Review TNA Impact du 12 décembre 2013 (Les Cahiers du Catch, 21 décembre 2013)

Ne rien livrer au hasard, c’est économiser du travail.

Antoine Albalat, L’art d’écrire

Deuxième des six shows préenregistrés récemment par la compagnie où l’action s’arrête seulement là où commence la liberté de Dixie, cette édition a consisté en un épisode de transition avant la grande finale du tournoi pour le titre à l’Impact Spécial Final Resolution. Peu d’action à en attendre donc, mais plutôt des nouvelles orientations de storylines pour remettre une pièce dans le jukebox.

C’est à prendre ou à laisser, et vous n’aurez même pas le câlin d’Arthur en prime.

Nalyse TNA Impact du 12 décembre

En (pas) direct des Studios d’Orlando, Floride

Nous y sommes presque : le vrai-faux départ d’AJ Styles, la guerre en constante ascension entre Kurt Angle et Bobby Roode, le tournoi pour le titre mondial, les open challenges de Gail Kim, la winning streak moisie agaçante d’Ethan Carter The Third, les mind games de Bad Influence autour de Joseph Park, la vengeance en sourdine de Bully Ray envers Mr Anderson, la mésentente naissante Storm/Gunner, toutes ces storylines sont en passe de toucher leur point culminant.

Problème ? Aucun Pay-Per-View majeur à l’horizon pour solder les comptes. Alors la TNA meuble et réoriente en douceur ses personnages. Et ma foi ne s’y prend pas trop mal (à condition de ne pas succomber aux spoilers).

Nous débutons par une vidéo récapitulative des derniers événements autour du titre mondial, plus exactement en ce qui concerne la ceinture l’incarnant. En point d’orgue le message d’AJ Styles, défiant la présidente de la fédération de venir chercher la ceinture du côté de Gainesville en Géorgie.

Rockstar Spud, petit roquet servile comme il en existe un millier dans la vraie vie, est au volant d’une voiture. Un écriteau précise qu’il se trouve « quelque part près de Gainesville ». Il adresse un message téléphonique à Dixie pour signifier qu’il est en route. Malgré sa volonté de ne donner aucun signe d’affolement, il s’avoue perdu en raccrochant.

Après l’attente autour du colis la semaine dernière, nous tenons a priori le fil rouge de cet édition. Pourquoi pas ? Ce genre d’idées peut donner lieu à des segments bien fun. Cela m’évoque la recherche de Steve Austin par Eric Bischoff au cœur du Texas profond début 2003.

Jeremy Borash au centre du ring, à sa droite une table sur laquelle sont posées les quatre mallettes du Feast or Fired Match, main event du soir, à sa gauche la fameuse roue du hasard qui fait bien les choses.

Il rappelle les différents destins contenus dans les valises : un droit à un match de championnat mondial, un autre pour la catégorie X-Division, un autre pour le titre Tag Team et une dernière qui à l’inverse marque le renvoi de celui qui la saisira.

Ainsi tente-t-il avec entrain de nous vendre ce concept comme fabuleusement génial. Et puisqu’il m’est donné l’occasion de l’évoquer, je dirai au contraire qu’il n’y a guère meilleure fausse bonne idée que celle-ci. Voici l’exact combat hybride comme nous en avons trop ces derniers temps : pas tout à fait un ladder match, mais en empruntant la finalité, pas tout à fait un match hardcore, mais nécessairement foutraque et sans disqualification par la multitude de ses participants, pas tout à fait une bataille royale, mais proche sur sa forme. Plus que tout, l’incohérence de l’entreprise consiste à une attribution de sorts, non au mérite mais (en kayfabe) à la stricte chance. L’homme le plus apte à décrocher une malette rapidement sera peut-être le futur licencié. Sans compter qu’on ne peut prétendre cumuler les décrochages, ainsi un catcheur ayant saisi une des valises se retire aussitôt de la suite du combat. Une aberration à mon sens sur laquelle je reviendrai lors de la description du main event.

J’ai préféré fuir que d’assister à ça.

Au moment où Borash enchaîne au sujet de la roue, présente pour déterminer la stipulation de la finale du tournoi, la musique de Kurt Angle retentit. Rarement aussi énervé, le Champion olympique vire sans ménagement l’annonceur et balaye les accessoires présents sur le ring. Mention spéciale au coup de micro sur la roue qui nous vaut ce commentaire avisé de Mike Tenay : « Come on, he just knocked down the wheel of Dixie ».

Sans surprise, le divin chauve convoque Bobby Roode au rapport, soit le responsable de sa défaite en demi-finales sept jours plus tôt (quelques heures plus tôt en vrai, mais faisons comme ci). Le It Factor ne se fait pas prier, il débarque et déblatère depuis la rampe comme il en a pris l’habitude. Il laisse entendre être lui aussi bien chaud pour une confrontation, avant de se réfugier dans le classique « ça n’arrivera pas ». Puis il argumente, le plus sérieusement du monde, sur le fait que si un d’entre eux doit être en colère, c’est bien lui. N’a-t-il pas été éliminé au seul motif d’être tombé à travers une « freakin’ » table ? Selon Roode, l’élimination d’Angle est en revanche le fruit d’une continuelle domination physique et mentale. Bobby poursuit sa vindicte en se proclamant meilleur que lui, capable de le battre à chaque show si tel était son souhait. Angle reprend enfin la parole, déclare qu’il ne perdra plus jamais contre son ennemi du moment, s’engage même à le vaincre deux fois… dans la même soirée. Il se voit rétorqué un rire gras et la promesse d’une preuve du contraire. « Autant voir ça de suite » conclut le chauve. Brawl à l’extérieur du ring, intervention laborieuse d’officiels pour les stopper. Cela ne vous rappelle rien ? Mêmes protagonistes, même situation il y a un gros mois. Des chants « boring » se font entendre ici et là. Heureusement la situation ne s’éternise pas, les « bonnes consciences » renoncent même à les séparer suite à un Low Blow sournois (forcément) asséné par Bobby. Le heel se rapproche de son ennemi, recroquevillé au sol, et lui propose l’opportunité de réaliser son défi ambitieux : 2 out of 3 falls entre eux à Final Resolution.

Segment bien intense, cependant répétitif et poussif. En prime une ficelle ÉNORME pour nous amener à la stipulation attendue. Point de vue purement catch on devrait se régaler.

Heureusement que tu n’as pas dis que tu pouvais me battre dix fois dans la même match, sinon j’aurais dégainé mon 10 out of 19 falls.

Vidéo retraçant les différentes humiliations et investigations de Bad Influence sur le cas Joseph Park. Dans la foulée, nous retrouvons l’éternel jogger dans les arcanes de l’arène, totalement paniqué. Eric Young tente de rassurer son équipier, le convaincre qu’une chance de revanche s’offre à lui ce soir. Plus que tout, il doit lui faire confiance.

Quelque chose d’inespéré va-t-il déboucher de cette joute Tag Team dont l’annonce n’avait guère suscité les vivats – euphémisme – la semaine dernière ?

MATCH 1 : Eric Young & Joseph Park vs Bad Influence

Après quelques échanges sans intérêt, l’affrontement prend une tournure majeure. Young saisit son partenaire en headlock et le martèle de coups de poings dans le front ? Heel turn ? Mieux, un moyen de réveiller le guerrier en lui, une façon de le faire entrer en transe, un stratagème pour l’investir du côté Abyss de la force. Le procédé est particulièrement efficace. Sanguinolent, Park se transforme littéralement et s’avère capable de régler le compte de ses deux asticoteurs d’adversaires en même temps. Il conclut d’un Black Hole Slam sur Kazarian. En after, Young s’empare du micro et réalise une annonce majeure à destination de son associé : depuis un an et demi sa recherche d’Abyss est improductive, il y a une raison à cela. Park n’a pu trouver Abyss…car il est Abyss ! Clameur de la foule, incompréhension du principal intéressé qui nie la véracité de cette révélation. La scène se termine sur un Park décontenancé, dodelinant face à une foule qui clame « You are Abyss ! You are Abyss ! ».

Bien sûr il faut être bien perché pour accrocher à ce type de storylines, mais comment ne pas saluer l’audace de la longévité de cette entreprise, et en particulier la belle métamorphose jouée par Park. Son visage bascule complètement, sa façon de se mouvoir change du tout au tout. Oui, un catcheur est aussi un acteur, n’en déplaise aux pisse-froids.

Légende : Allez, que ceux qui ont cru au retour du finish des Bushwackers lèvent le doigt !

Spot Impact 365 de nature « dashing » puisque nous retrouvons Ethan Carter III, en train de profiter d’un massage tout en répondant à un interviewer hors champ. L’athlète le plus pistonné du circuit explique sa conception du soin pris vis-à-vis de son corps. Il vient d’épingler une nouvelle légende à son tableau de chasse (l’arbitre Earl Hebner pour rappel) et promet d’accomplir quelque chose qui va créer un buzz dans les médias sociaux.

Ethan Carter III s’amène sur le ring. Il promet à Brian Hebner qu’il n’a rien à craindre cette semaine. Habituelles vantardises sur son œuvre, puis annonce de son choix d’adversaire de la semaine : le Gourou des Médias Sociaux à la TNA, Jeremy Borash.

Plan rapproché sur l’individu défié, il émet des signes de tête réprobateurs, Carter insiste et le réclame immédiatement sur le ring. Interruption de la boutade…par Sting ! L’unique Hall of Famer de la compagnie déclare ne pas croire ce qu’il vient d’entendre, le tout en lançant un regard mystérieux à son interlocuteur. Il propose de lui serrer la main, avant de se livrer à un numéro d’ironie sur le parcours météorique et vertigineux connu par le jeune loup depuis ses débuts. Le principal visé prend bien sûr la chose au premier degré. Le masque tombe aussitôt, Sting s’insurge contre les accomplissements, proches du néant, d’EC3. Il laisse entendre que sans son accointance avec la direction les portes ne se seraient jamais ouvertes pour lui. Plutôt que poursuivre sur la voie inique prise la semaine dernière avec Earl Hebner, Sting lui offre de prendre enfin un risque ce soir. Deux options : concourir au Feast or Fired ou choisir de l’affronter ici et maintenant.

Lors d’un long staredown, Carter laisse entendre que battre l’Icon pourrait constituer quelque chose de mémorable. Il fait mine d’accepter le défi, prend une posture de combat. Cela dit, aucune cloche ne sonne et Brian Hebner demeure interrogatif. EC3 finit par reprendre le micro et exprime son choix d’opter pour une participation au Feast or Fired.

Retour à Gainesville avec Rockstar Spud. Visiblement toujours aussi perdu, il étudie une carte géographique sur le tableau de bord. Il interpelle le salarié d’une station essence au sujet d’AJ Styles. Ce dernier connaît le Phenomenal One et indique qu’il a ses habitudes dans un bar à quelques kilomètres d’ici. Enthousiasme non contenu du « Chef du Staff », persuadé qu’il va mettre la main sur le contrevenant.

Bon cette fois je me suis maquillé, de peur qu’un autre no name ne me reconnaisse pas.

Clip revenant sur le parcours des deux finalistes, Jeff Hardy et Magnus. Les images de combats sont accompagnées des commentaires des deux intéressés, principalement à propos de l’importance que revêt le titre de la TNA pour eux. Des discours bien tièdes que je ne m’évertuerai pas à traduire intégralement. En gros, Jeff voudrait redevenir Champion pour lui et ses « créatures » tandis que Magnus voit un aboutissement logique après ne s’être incliné qu’en finale des BFG Series. Devenir Champion est un privilège auquel il aurait droit à présent.

Gail Kim attend la prochaine candidate à son Open Challenge, concernant toutes les Knockouts hors du roster de la TNA. Elle avoue espérer un niveau un peu plus relevé, car jusqu’ici ses rivales ont été bien sympathiques mais peu douées. Elle prend à témoin Lei’D Tapa, qui approuve par son silence. Surprise, voilà ODB qui s’amène. La championne calme aussitôt ses ardeurs et l’informe qu’elle n’est pas légitime, vu qu’elle l’a vaincue maintes et maintes fois. La pochtronne de service lui déclare qu’elle n’est pas là pour s’occuper de son cas, joignant le geste à la parole en attaquant Tapa. Le duo heel prend rapidement le dessus, avant que Madison Rayne (!), de retour de nulle part, ne vienne équilibrer les débats.

L’avantage de ne pas lire les spoilers est illustré avec cette intervention que je ne soupçonnais pas une seconde. Bon il faut bien dire que ce n’est pas en soi le retour du siècle, ni un évènement répondant à une attente fébrile du public. Au moins a-t-il le mérite de redonner une feud à la section féminine, de surcroit avec une quadruple Championne de la catégorie dont on ne peut mettre en doute les compétences.

– Contente de te faire voler ton spot ?

– Ah ouais trop bien, la ceinture ça sert à faire tenir un pantalon de toute façon.

Spud est à présent arrivé au pub où il est censé trouver AJ Styles. Il se montre hautain et désagréable avec la serveuse. Il réclame un cocktail n’existant apparemment qu’en Angleterre et échoue à soutirer une information sur sa cible. A noter qu’il l’évoque sous le nom d’Allen Jones. Alors qu’un groupe se met en place pour un concert, Spud utilise le micro pour réitérer sa demande à l’ensemble de l’assistance, plutôt dégarnie. Un redneck lui fait remarquer que le micro est uniquement là pour chanter. La salle l’encourage donc à se lancer dans une interprétation. Évidemment, il dégaine une version désastreuse de « God saves the queen » et s’excite un peu trop dans son rôle, si bien qu’un videur l’éjecte des lieux.

Pas très drôle, encore moins utile, le seul point à relever est la ressemblance furieuse de ce bar avec celui où avait eu lieu l’agression de Roode sur Storm. Austérité, quand tu nous tiens…

Clip rappelant le concept du Feast or Fired, à l’appui d’extraits des éditions précédentes.

Dans les vestiaires, Gunner et Storm s’accordent pour mettre de côté leurs récentes divergences. Le Cowboy insiste sur l’opportunité historique qu’ils ont de remettre les choses dans l’ordre ce soir : à Gunner de décrocher la malette débouchant sur un match de championnat par équipe, à lui d’arracher celle permettant de prétendre au titre mondial. Le deuxième larron évoque le risque de décrocher le licenciement immédiat. Storm demeure circonspect une seconde avant de lâcher sa catchphrase, plus que jamais à propos : « Sorry about your damn luck ! »

Spud est à nouveau dans sa voiture, il fixe un point à l’horizon. Il inspire, fait une prière pour se donner du courage, sort du véhicule et dégaine une lampe de poche pour emprunter un chemin en terre.

Première apparition de la soirée de Dixie Carter, arrivant seule au ring. Elle confirme avoir validé l’opposition Angle/Roode en 2 out of 3 falls la semaine prochaine, bien que désapprouvant la violence du médaillé olympique à l’encontre de sa roue du hasard. Elle fulmine ensuite contre le manque de respect d’AJ Styles envers le titre de la fédération. Quel affront de lui avoir envoyé cette ceinture-jouet ! Que cela plaise ou non, nous aurons bel et bien un nouveau et « vrai » Champion du monde jeudi prochain. Ainsi invite-t-elle les deux prétendants à la rejoindre. A noter les applaudissements nourris de Magnus pendant l’arrivée de son adversaire. La patronne reprend la parole pour assurer les deux catcheurs qu’elle n’a pas de préférence, qu’à ses yeux chacun ferait un très bon Champion. Puis les encourage à échanger quelques mots. Hardy est le premier à s’exprimer : il mentionne son succès aux BFG Series l’an dernier, suivi du sacre au plus gros PPV de 2012, une grande année que celle écoulée pour lui, mais l’heure est venue de se tourner vers le futur, de revenir au sommet. La Charismatic Enigma chauffe alors la foule en entamant un chant à sa gloire. Magnus commente directement ces réactions, affirme ne pas être dupe malgré son jeune âge, il sait que Jeff est le catcheur le plus populaire et aura le public derrière lui, il estime cette situation méritée et apprécie particulièrement de pouvoir s’inviter à la table des grands face à lui. Cela dit, tout son glorieux passé et sa popularité ne lui seront d’aucune aide la semaine prochaine, ils seront deux hommes à égalité au moment du gong. Il ne verra plus Jeff comme la star au sommet, mais comme l’obstacle ultime. Poursuivant dans la teneur respectueuse de l’échange, l’Anglais appuie sur le principe de devoir battre les meilleurs pour pouvoir se prétendre le meilleur, et puisque Hardy est considéré comme le numéro un, cela nécessite d’en passer par là. Aussi assure-t-il s’en être donné les moyens. Les deux échangent une poignée de main chaleureuse.

Dixie rappelle la destruction de la roue plus tôt dans le show. Cela ne l’a pas empêchée de fixer une stipulation pour la finale, ce sera un match en mode Dixieland. Tandis que les deux concurrents demeurent hébétés, un clip vidéo développe le principe : un début de combat sous forme de match en cage, puis une fois sorti de la structure il faut se rendre sur la rampe et grimper à une échelle pour décrocher la ceinture. Celle-ci est accrochée à une hauteur supérieure à celle l’écran géant.

Retour à l’antenne, aucun enthousiasme manifesté par le public ou les protagonistes. Dixie précise une dernière information : le nouveau Champion voyagera à bord de son jet privé et devra intégrer sa fonction de représentant de la compagnie, mission bien difficile elle en convient, assurant que sa porte sera toujours ouverte pour recevoir leurs doléances. D’ailleurs, si l’un d’eux veut partager sa table VIP dans son restaurant favori, il sait où la trouver dés ce soir. Ils semblent troublés par cette proposition.

L’interaction Hardy/Magnus est brève et contient juste ce qu’il faut pour donner une plus-value à la finale. L’image du jeune pousse prétendant respecter ses aînés fonctionne toujours aussi bien. L’accent est mis sur la considération entre les deux challengers, la crasse n’en sera que plus belle si la victoire s’obtient par un moyen illégal à Final Resolution.

Sans doute n’est-ce dû qu’à mon intérêt forcené pour la politique, mais j’ai aussi perçu des résonances du débat Mitterrand/Chirac entre les deux tours en 1988. Pour ne pas partir avec un handicap sémantique, le candidat de droite avait affûté sa formule : « Ce soir vous n’êtes pas le Président de la République, et je ne suis pas le Premier Ministre, nous sommes deux candidats… à égalité. », ce à quoi le tenant du titre avait rétorqué un cinglant « Vous avez tout à fait raison Monsieur le Premier Ministre. » Le contenu s’en rapprochait, la répartie en moins côté Hardy.

Concernant le Dixieland match, la surprise est en partie loupée puisque lors des premiers tournages de roue on pouvait remarquer distinctement cette mention dans une case. Il ne fallait alors pas être un fin savant pour se douter que la clause déboulerait pour la finale. Quant au concept de ce match, au secours ! Vince Russo, sors de ce corps ! Le caractère expérimental de la TNA promet d’être à nouveau à l’honneur. Je lançais sous forme de boutade l’idée d’un combat mixant plusieurs stipulations… Passe encore pour un Three stages of hell avec des tombés distincts, mais ce Cage Ladder match me laisse sceptique. Cela promet en tout cas quelques bons gros bumps pour un Hardy jamais rassasié en la matière.

Moi Champion de la TNA, je ne ferai pas un match d’une minute en main event de PPV, moi Champion de la TNA, je n’aurai pas besoin de l’aide d’un vieillard en béquilles… 

Backstage. Chris Sabin retrouve Velvet Sky. Il s’auto congratule à tout rompre, approuvé par une interlocutrice acquise à sa cause. Le champion X-Division pointe ensuite les cheveux de sa fiancée et lui demande de manière insistante si elle n’a pas changé quelque chose. Elle lui assure que non, ce qui provoque une étrange expression sur son visage.

Rockstar Spud, toujours équipé de sa petite lampe, longe à présent le mur d’une maison. Il parvient à forcer une poignée, a priori grâce à une carte, et s’introduit à l’intérieur. Il entreprend des recherches les plus bruyamment du monde, percute une tête de cerf empaillé, fait vibrer les cordes d’une guitare puis trouve par hasard la ceinture de Champion TNA, emballée dans une housse sur une table basse. Sa lampe collée dessus pour s’assurer de la réalité du moment, il commence à s’extasier, sauf qu’AJ Styles débarque alors, tranquillement mais sûrement, depuis les escaliers. Le Champion démissionnaire se moque de son cambrioleur bras cassé, demande comment le British a pu être assez stupide pour croire que personne ne l’informerait de ses recherches. Ainsi a-t-il laissé la porte ouverte dans l’attente de sa venue. Styles lui présente les possibilités de répression s’offrant à lui : appeler la police ou faire venir des amis pour s’occuper de son cas. Sur ce, il demande à son « invité » s’il a vu Pulp Fiction, ce qui a le don de le faire décamper aussitôt, abandonnant toute idée de récupérer la breloque.

Segment ne valant que pour l’allusion cinématographique, vraisemblable référence à la scène du viol subi par Marcellus Wallace aux mains de deux détraqués.

Gros plan sur Mr Anderson qui marche en coulisses. Mr Asshole assure qu’après avoir bien rigolé avec les funérailles des Aces & Eights il est temps de se focaliser à nouveau sur le titre de Champion du monde.

MATCH 2 (qui débute après 1h01 d’émission !) : Chris Sabin vs Austin Aries (X-Division Championship)

J’avais déjà mentionné le défaut inhérent à cet affrontement, à savoir une totale absence de build up et de logique dans la désignation du challenger. On ne peut en revanche se désoler de l’opposition point de vue sportif. Malgré six pauvres minutes pour se mettre en valeur, les deux artistes ont livré une prestation convaincante. Finish curieux, une intervention de Sky profitant dans un premier temps au tenant du titre, proche de l’emporter par Roll Up, avant d’être décontenancé et de subir le Brainbuster.

Aries devient Champion X-Division pour la quatrième fois. Toujours mieux que rien pour The Greatest Man That Ever Lived. Fallait-il nécessairement coupler ce sacre avec l’imbroglio Sabin/Sky ?

Un peu plus tard, Sabin interpelle Aries en coulisses. Il l’accuse d’avoir utilisé sa fiancée pour remporter le match. Il veut donc une revanche pour dissiper ce coup de chance, et va l’obtenir en se rajoutant aux participants du Feast or Fired. Qui sait, il aura peut-être même la chance de décrocher le match de championnat mondial. Aries confirme que c’est une bonne initiative, à tel point que lui-même se rajoute au Feast or Fired.

Du nawak en barre, un peu comme quand un Champion en exercice postule au Royal Rumble. Sauf s’il a été précisé au préalable que le Feast or Fired était un match open auquel n’importe qui était susceptible de concourir.

Hmm, 50% de risque de devenir challenger de mon propre titre ou de me faire virer, ouais ça me parait bien.

Assis dans les vestiaires, Magnus assure qu’il ne se sent pas menacé par la clause Dixieland, ni concerné par les invitations à des cocktails ou autres mondanités. Un seul focus : le titre de Champion du monde.

Récapitulatif des faits saillants du show actuel et présentation de la carte de Final Resolution. Y a été rajoutée une opposition Tag Team Gail Kim & Lei’D Tapa vs ODB & Madison Rayne.

Alors qu’il effectuait son arrivée pour le Feast or Fired Match, Mr Anderson est agressé par Bully Ray sur la rampe. Nous avons d’ailleurs enfin droit au Piledriver maintes fois promis. Mention à l’apparence de Ray, mis en avant comme un homme « différent » par les commentateurs américains. Il s’affiche avec la même tenue de ville qu’il arborait dans l’église (jean, survêtement faussement roots), en mode casual se reconnaitraient une frange de supporteurs du PSG. Tandis que son ennemi est KO, Bully se penche sur son corps et égrène de manière possédée un texte sombre où il est question d’enfer, de larmes et de sang.

Reprenant le cours d’un speech plus classique, l’ancien leader des A&8 reproche à Anderson d’avoir court-circuité son futur, évoque en retour la responsabilité qu’il aura vis-à-vis du sort de sa femme enceinte.

Bien content que cette feud se poursuive, leur match de Turning Point ayant été bien en-deça des attentes.

Information prise (et vérifiée) sur  un autre site catchesque, une partie du speech de Ray est composé des paroles de la chanson In the beginning du groupe Motley Crue, ni plus ni moins qu’une promesse d’apocalypse.

– Ça t’en bouche un coin ça, hein ?

– Ho tu sais moi, tant que tu ne cites pas du Stromae…

MATCH 3 : Feast or Fired Match comprenant Samoa Joe, James Storm, Gunner, Chavo Guerrero, Hernandez, Austin Aries, Curry Man, Dewey Barnes, Norv Fernum, Zema Ion, Chris Sabin et Ethan Carter III.

Vu tout le beau et le moche monde présent, les entrées sont quasiment plus longues que la bataille. Que dire de cette succession de spots d’où ne ressortent aucune hiérarchie, aucune phase discernable ?

Combat quasi irregardable. Quelques détails amusants et/ou énervants néanmoins : Curry Man renonce à l’affrontement d’emblée, garantie de ne pas tirer « la mallette du con ». Attitude cohérente dans le fond. Tout comme celle d’EC3, pourvoyeur du premier sésame pendant qu’une dizaine d’idiots utiles s’échangent des mandales à l’extérieur du ring. Les trois autres valises sont décrochées successivement par Zema Ion, Chavo Guerrero et Gunner, auteur d’une attaque sur Storm pour atteindre son but. Cerise sur le gâteau avarié, les gains obtenus ne seront connus qu’à la prochaine édition. Reste le problème majeur de cette stipulation : la limite d’un seul décrochage par personne. Ne serait-il pas plus profitable de mettre au point la possibilité de cumuler deux mallettes et de pouvoir choisir son sort ? Autre configuration où ce type de match aurait un sens, s’il ne comportait que quatre participants et que les prix étaient indexés sur l’ordre de décrochage. Ainsi, nul n’aurait intérêt à ne pas se livrer.

Mes pronos pour les attributions :

– Match de Championnat TNA : Gunner

– Match de Championnat X-Division : Zema Ion

– Match de Championnat Tag Team : Ethan Carter III

– Licencié : Chavo Guerrero

Dixie se trouve seule à la table d’un restaurant. Un employé lui annonce qu’un invité arrive. Ces quelques secondes d’images « volées » derrière une vitre permettent de distinguer Jeff Hardy. La patronne se dit à la fois étonnée et ravie de sa présence. Elle lui propose du vin et se lève pour tirer un store.

Le retour de l’antéchrist ? Mouahaha, j’espère que cette séquence est juste là pour semer le doute, sans quoi cela signifierait que la TNA ne retient aucune leçon du passé.

Après les derniers seront les premiers, les gagnants seront les perdants ?

Fin d’une édition dispensable, puisque même les conséquences de son évènement principal, le Feast or Fired, seront révélées lors du show suivant. La virée de Spud en Géorgie n’a rien apporté et l’absence d’action est plus criante que jamais. Trois combats dont un est davantage un segment, tandis qu’à l’inverse deux affrontements se profilant (l’Open Challenge de Kim et celui d’Ethan Carter III) ont muté en chemin. Deux mini bonnes nouvelles en ont découlé : le retour de Madison Rayne et le dernier dernier dernier run de Sting pour booster enfin EC3 et sa streak de no names. Quant au build up de la finale, il a souffert d’un doublon. La confrontation verbale sur le ring suffisait amplement, plus claire et concise que le clip longuet diffusé un peu plus tôt.

Les récompenses du soir en mode mineur :

« Le moment dont on se souviendra encore dans un mois » : La prise de conscience d’Eric Young au sujet de Joseph Park/Abyss.

« La séquence drôle de la soirée » : Bobby Roode qui en remet une couche sur sa « scandaleuse » élimination du tournoi.

« Le Match de la soirée » : Chris Sabin vs Austin Aries (par défaut)

« La Phrase de la soirée » : « You are Abyss » (Eric Young, puis la foule)

« La Pop de la soirée » : Jeff Hardy

« La Heel Heat de la soirée » : Bobby Roode et Bully Ray ex aequo

« Le « On comprend pas tout » de la soirée » : La multitude de catcheurs qui a concocté son propre booking (EC3, Sting, Chris Sabin, Austin Aries…)

« La mention spéciale » : RAS (alors qu’il risque de falloir deux mentions différentes la semaine prochaine)

Y’en a au moins un qui a trouvé ça cool.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s