Dix moments extrêmes dans l’histoire de la WWE (Planète Catch n°44, Mai 2012)

Nous vous avions annoncé sa naissance via le réseau social le plus prisé d’Internet, voici votre toute nouvelle rubrique : le Sujet Facebook, résultant de notre consultation du 9 mars dernier. Chaque fois qu’un thème émis sera pertinent avec l’actualité, nous le traiterons avec plaisir dans nos colonnes.

Au programme pour ce numéro : les moments les plus extrêmes à la WWE, proposition de Dorian Kl Legui, particulièrement judicieuse en ce mois où le PPV Extreme Rules succède à WrestleMania. Mais ne nous y trompons pas, les catcheurs de Stamford n’ont pas attendu cette dénomination pour sortir la grosse artillerie. Retour sur dix séquences-chocs.

 

 

Undertaker vs Mankind (King of the Ring 1998) : L’important c’est pas la chute c’est l’atterrissage

 

Lorsqu’ils croisent le fer sous la stipulation Hell in a Cell, le Deadman et Mick « Mankind » Foley ont déjà deux ans de conflit derrière eux. Une donnée qui explique la férocité de cet affrontement. L’action débute directement sur le toit de la structure. Lieu d’où l’Homme d’outre-tombe projette son adversaire comme un vulgaire sac de patates, provoquant l’effroi des commentateurs, notamment Jim Ross et son fameux « Ma parole, cet homme est mort. » Pourtant, Foley récupère vite et regrimpe au sommet…pour mieux y redescendre via un chokeslam à destination du ring. Une double chute qui vaut autant pour son aspect spectaculaire que pour la folle réaction masochiste de la victime, auteur d’un sourire jubilatoire à la face des caméras.

 

Mention spéciale : Encore un Hell in a Cell, et encore Mick Foley, en mode Cactus Jack cette fois contre Triple H à No Way Out 2000. Pour ce qui constitue le premier « ultime match » de sa carrière, la Hardcore Legend subit deux envolées aussi violentes que les précédentes.

 

 

Mankind vs The Rock (Royal Rumble 1999) : Acharnement barbare

 

En ce qui concerne les « I quit » matchs, il y a deux écoles : celle qui voudrait qu’on utilise tout un arsenal de manœuvres de soumission pour causer la reddition de son opposant, et celle moins technique mais plus courante, qui préconise de massacrer son prochain jusqu’à ce qu’il obtempère. Pour reprendre le titre majeur de la fédération, The Rock opte pour le plan B : coups de gong, d’échelles, destruction de tables, projection depuis la rampe supérieure de l’arène… Puis il bascule dans le vice, attache les mains de Foley avec des menottes et le mitraille de coups de chaise en pleine face ! Rien n’y fait, il faudra une bande-son truquée pour entendre les mots « I quit » sortir de la bouche du guerrier chevelu.

 

Mention spéciale : La résistance insensée de John Cena lors du « I quit » match de Over The Limit 2011 face à l’alliance The Miz/Alex Riley.

 

 

Undertaker vs Big Boss Man (WrestleMania XV) : La pendaison de crémaillère

 

Certainement pas le combat le plus mémorable lorsqu’on évoque la streak du Taker, et pour cause vu son niveau plus que passable. Ce premier Hell in a Cell de l’histoire du Grandaddy of them All survient pourtant au cœur d’une énorme guerre entre le Ministry of Darkness et la Corporation. Le côté glaçant du final suffit à en faire un moment classique de l’attitude era : une célébration macabre du MOD qui voit le Big Boss Man être pendu en plein milieu du ring.

 

Kurt Angle vs Shane McMahon (King of the Ring 2001) : Belly-to-glasses suplex

 

En pleine invasion de la WCW, ce match entre purs produits WWE est la bonne surprise du show. Kurt Angle, Roi du Ring en titre, tente le doublé et règle en surplus ses comptes avec Shane McMahon dans un street fight. Sur le papier la rencontre paraît déséquilibrée, mais le rejeton du Chairman of the Board a la folie dans les gênes. À l’aide de différentes armes, il tient longtemps la dragée haute au Champion olympique. Ce dernier accélère soudain le rythme, profite de la présence de portes vitrées, en décoration  sur la rampe d’accès, pour y claquer des souplesses de type Belly-to-Belly. Sur l’une d’elles, Shane traverse la vitre avec fracas. Vaincu, le fils McMahon s’est néanmoins fait un prénom ce soir-là.

 

Mention spéciale : Lors de Judgment Day 2005, John Cena et JBL livrent une bataille rangée. Détruit sur sa propre limousine, le milliardaire arrogant titube sur un panneau vitré et prononce les mots « I quit ». Malgré ce verdict favorable, Cena l’achève en le chargeant avec une barre à mine.

 

Elimination Chamber match pour le titre poids lourds (SummerSlam 2003) : Goldberg brise la glace

 

Été 2003, Eric Bischoff est GM de Raw depuis un an, il a amené avec lui des idées novatrices tel l’Elimination Chamber match. Le casting des catcheurs retenus pour ce concept au SummerSlam 2003 laisse rêveur : Triple H, Champion poids lourds en titre, défend sa couronne contre Shawn Michaels, Kevin Nash, Chris Jericho, Randy Orton et Goldberg. C’est ce dernier qui va faire parler la poudre. Entré en dernière position, le maître de l’enchaînement Spear/Jackhammer élimine d’emblée Orton, résiste à Michaels et s’y prend à deux fois pour faire passer Y2J à travers une vitre en plexiglas. À la fin des hostilités, le Grand Bill confronte un Triple H recroquevillé dans sa cellule. Sans hésitation, il détruit une nouvelle vitre à coups de poings et pieds. The Game est débusqué de son nid, mais aura le dernier mot grâce à son Sledgehammer.

 

 

Undertaker vs Dudley Boyz (Great American Bash 2004) : Paul Bearer sacrifié

 

Un bien étrange main event que ce match handicap où les Champions par équipe en titre sont opposés au Phenom. En toile de fond, Paul Bearer, prisonnier d’une cellule en verre durant l’opposition. Le cerveau derrière le rapt du manager n’est autre que Paul Heyman, soucieux de forcer le Deadman à former un clan avec les Dudley. Le chantage prend forme : soit Taker se laisse battre et rejoint les poulains d’Heyman, soit il résiste et la cellule de Bearer sera ensevelie de ciment. Après avoir hésité à se coucher, l’Homme en noir décide de s’exonérer de ce moyen de pression. Il remporte la rencontre et actionne lui-même la manette qui provoque la disparition de Paul Bearer.

 

Dudley Boyz vs Tommy Dreamer & Sandman (One Night Stand) : Powerbomb enflammée

Plus de quatre ans après sa faillite, la Extreme Championship Wrestling renaît « pour un soir » en juin 2005. Bien que ce PPV connaisse des séquelles, aucune n’arrive à retrouver l’esprit originel de la mythique compagnie. Faute à des concessions sur la présence de catcheurs 100% WWE alors que cette première édition comprenait seulement des hommes ayant grandi à la ECW. En clou du spectacle, les Dudley Boyz martyrisent le Sandman et Tommy Dreamer. Ce dernier ressort du combat littéralement carbonisé après une projection dans le feu.

 

Mention spéciale : Impossible de ne pas évoquer WrestleMania 22 et la séquence du spear d’Edge à travers la table enflammée. Même s’il en a vu bien d’autres, Mick Foley s’en souvient aussi.

 

 

D-Generation X vs Vince, Shane & Big Show (Unforgiven 2006) : Haine in the cell

 

S’il y a bien un conflit qui a connu un final violent, c’est celui entre Shawn Michaels et Vince McMahon, étendu de décembre 2005 à septembre 2006. D’abord une affaire d’homme à homme, étroitement lié au Montreal Screwjob envers Bret Hart en 1997, la rivalité implique ensuite Shane puis le Spirit Squad et donne l’occasion à  HBK de reformer la D-Generation X.Vaincus et humiliés show après show, les McMahon croient avoir trouvé la solution en s’adjugeant les services de Big Show, alors Champion ECW ultra dominateur. Le choix de la stipulation Hell in a Cell doit clore les débats pour de bon. Le pic d’intensité est atteint lorsque le chairman subit un assaut à l’allure d’exécution : un coup de massue de Triple H alors que la cible se trouve à genoux. Le choc est si brutal que le bout se détache du manche. Fin d’un match où le sang aura coulé à flots.

 

 

Four-way Ladder match (Armageddon 2006) : Mercury perd son nez

 

Certaines opportunités ne se refusent pas. Concourir en dernière minute pour un titre par équipe par exemple. Joey Mercury doit encore le regretter aujourd’hui. Pour le dernier PPV de l’année 2006, le déjà GM de SmackDown Teddy Long veut pimenter la défense de titre du duo Paul London/Brian Kendrick. Ainsi ajoute-t-il aux challengers britanniques William Regal/Dave Taylor, les duos majeurs de l’époque soit MNM et les Hardys. Qui plus est dans un match par échelle. Le spectacle est de mise… le danger aussi. Suite à un enchaînement de manœuvres collectives, Matt et Jeff vident entièrement le ring. Violemment percuté par une échelle positionnée comme levier, Joey Mercury ressort le visage ensanglanté. On apprendra plus tard que son nez est fracturé. Sa carrière, elle, ne s’en relèvera pas.

 

 

 

Randy Orton vs John Cena (Bragging Rights 2009) : Randy joue l’ingénieur

Comme l’a dit The Marine en promo à quelques semaines de cet Iron Man match décisif, « Cena contre Orton est non pas une rivalité mais LA rivalité ». Depuis deux ans, les deux principaux leaders de leur époque se sont rencontrés sous toutes les stipulations possibles et imaginables. Une heure entière ne sera pas de trop pour mettre fin à leur conflit, d’autant que la clause de non-disqualification est ajoutée en chemin. Au bout de vingt minutes, le score est déjà de 3-3. Le combat déborde à l’extérieur du ring, l’électricité est dans l’air et plus encore sur les platines des ingénieurs. Après avoir fait passer Cena à travers des pylônes lumineux et pris l’avantage au score, Orton décide de bidouiller la console de la régie. Sans ménagement. Les effets pyrotechniques s’enchaînent sous le titantron, au grand dam du Champ’ qui manque d’être brûlé vif.

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