Review TNA No Surrender 2012 (Planète Catch n°50, Août 2012)

Planète Catch n°50 Review TNA No Surrender 2012 Page 1 001Planète Catch n°50 Review TNA No Surrender 2012 Page 2 001Planète Catch n°50 Review TNA No Surrender 2012 Page 3 001

Date : 9 septembre 2012

Lieu : IMPACT Zone

Ville : Orlando, Floride

 

 

Prémices au goût amer

 

Un show hybride, voilà la première impression qui vient à l’esprit lorsqu’on évoque cet évènement TNA du mois de septembre, PPV de transition par excellence qui a pour fonction de définir les contours de Bound for Glory, le WrestleMania de la fédération floridienne. D’où un déroulement aux allures de grand épisode d’IMPACT. Mission accomplie ? Pas vraiment.

 

Joe, Hardy, Ray, Storm : quatre hommes pour une seule place de challenger, disputée tout au long d’un Championnat de longue haleine qui comprenait à l’origine douze prétendants. Les demi-finales s’annonçaient alléchantes, mais elles se sont avérées un ton en dessous des attentes. Notamment à cause de finishs qui voient l’élimination, presque hasardeuse, des deux grands leaders et favoris du tournoi : Samoa Joe, victime d’un Roll Up (petit paquet) et James Storm, agressé de main de verre (bouteille de bière oblige) par Bobby Roode. Situations conduisant à une finale loin d’être un dream match entre Jeff Hardy et Bully Ray. Surtout que le Rainbow-Haired Warrior se présente au ring dans la confusion générale, le bras en écharpe, après avoir pris part au brawl improvisé entre les mystérieux Aces & Eights et les ténors de la fédération.

 

Aces & Eights perdent de leur superbe

 

Un mélange des genres auquel la TNA ne nous avait pas habitués ces derniers mois. En effet, l’opposition entre Austin Aries et l’homme masqué nommé Armbreaker a fait figure de long segment, au final inutile sinon de démontrer une nouvelle fois que le gang des cagoulés ne savait pas combattre à la loyale. Impression renforcée par le discours d’avant-match de l’actuel Champion. Loin de valoir une défense du titre mondial ou un combat tel qu’Aries en a délivré toute l’année. Aussi, la solidarité jusqu’à l’extrême du côté des catcheurs officiels d’Orlando étonne (l’égoïste Zema Ion en renfort, non vraiment ?), tout comme l’attitude de Bully Ray, particulièrement dure à interpréter, devant la blessure d’Hardy : vraie inquiétude ou réjouissance voilée de constater que l’autre finaliste des BFG Series est amoindri ? La déception pointe à l’horizon concernant les A&E, qui n’auront pas selon toute vraisemblance un impact équivalent au clan Nexus à la WWE. L’heure de la révélation approche et on en tremble déjà, car sans leader reconnu de tous dans le monde du catch, le groupe ira droit au flop. Surtout en s’en prenant à Hulk Hogan, qui en bonne légende, ne voudra pas perdre « son » combat annuel.

 

Matchs sans promotion et sans saveur

 

D’autres facteurs mettent en évidence le défaut majeur de ce PPV : son manque de construction en amont plus que son déroulement en lui-même. À part quelques fans acharnés capables d’éplucher jusqu’au moindre des résultats en house shows, qui avait entendu parler de la rivalité entre Zema Ion et Sonjay Dutt ? Et bien voilà que les deux nous pondent un match, assez bon au demeurant, permettant de relâcher la pression après l’attaque des A&E. Une perte de visibilité regrettable pour le titre X Division, retombé dans les limbes depuis qu’Austin Aries a atteint le palier supérieur. De même, une simple boutade de Magnus quant à l’élimination prématurée de RVD aux BFG Series a été prétexte à opposer les deux hommes. Combat lent et rarement entraînant, dont l’issue laisse les protagonistes exactement au même stade dans la hiérarchie de la fédération. Inutile donc. On n’en dira pas autant du final entre Miss Tessmacher et Tara. En parvenant enfin à vaincre, même subrepticement, celle qui l’a en partie formée, la Championne affirme son indépendance. Au vu du final, Tara ne voudra pas en rester là et il y a fort à parier que leur prochaine rencontre s’inscrira dans un contexte plus conflictuel.

Daniels-Styles, à quand le clap de fin ?

Enfin du nouveau en somme. On peut s’agacer du contre-exemple constitué par les clashs interminables entre AJ Styles et Christopher Daniels. Lorsque l’improbable histoire autour de Claire Lynch et de l’éventuelle paternité du Phenomenal One a pris fin, on aurait pu croire qu’il en était de même des affrontements entre les deux anciennes figures de proue de la X Division. Au lieu de ça, ils se trouvent des équipiers et remettent ça jusqu’à l’écœurement. Bien entendu, du point de vue technique, le Championnat tag team ne présente guère de défauts, mais il reste décevant que de tels talents ne trouvent pas de meilleurs plans pour s’occuper que de se rencontrer continuellement. Rendez-vous à Bound for Glory donc, puisqu’aux dernières nouvelles Kurt Angle et Styles accordent toujours de l’importance à un nouveau sacre par équipe. Le Super Bowl de la TNA a d’ailleurs trouvé son choc : ce sera Aries vs Hardy. Peu en valeur pendant les trois quarts des BFG Series, le guerrier peinturluré a su passer la vitesse supérieure dans la dernière ligne droite. Et ce, malgré des circonstances défavorables pour disputer la finale du tournoi. Entre le ring entouré de forces de l’ordre vouées à intercepter les A&E (qui ne viendront plus), les atermoiements d’Hogan qui prend la parole… pour ne rien dire de concret, la mobilité réduite de Jeff et le vice de Bully Ray, le main event semble durer des plombes alors que le match en lui-même excède tout juste douze minutes. Au lieu de conclure en beauté les Series, la finale n’est qu’un gigantesque brawl où les mouvements de finition s’enchaînent sans conduire à la victoire. Puis dans un soudain retournement de situation, Hardy fait chuter Ray des cordes et enchaîne son Swanton Bomb pour le compte de trois. Pâle conclusion qui nous interroge d’autant plus sur ce qu’aurait pu donner une finale Samoa Joe/James Storm.

 

 

ÉVALUATION :

 

SPORT : (3 étoiles)

Évidemment on ne peut parler de matchs réellement mauvais au vu de la carte présentée. Mais le catch n’implique pas seulement des manœuvres spectaculaires et des mouvements parfaitement exécutés, il exige aussi une construction psychologique cohérente. Or c’est dans cet exercice que ce PPV pêche souvent.

 

DIVERTISSEMENT : (2 étoiles)
Les bagarres générales sont toujours des grands moments… à condition de les raréfier. Après de multiples brawls à IMPACT, revoir les Aces & Eights exactement dans le même registre dans un PPV laisse songeur. Et pour quoi au final ? Zéro influence sur l’issue des combats, aucune pression exercée sur les dirigeants… À part ça, rien de vraiment novateur ou ne serait-ce drôle dans les segments backstage.

 

 

AMBIANCE : (3 étoiles)

Foule quasiment amorphe pendant la plus grande partie du show, puis partagée devant le succès final de Jeff Hardy, qu’on n’attendait plus à ce niveau. Le plus grand emballement intervient lors de la bataille rangée entre Aries et Armbreaker. Problème, elle se déroule en plein milieu du show, et le public retombe aussitôt en léthargie devant Ion/Dutt et RVD/Magnus.

 

SURPRISE : (3 étoiles)

 

S’il y’a bien eu des imprévus réjouissants (retour bienvenu de Bobby Roode, résistance de Tessmacher face à Tara), la plupart contribuent à dévaluer le show telles la blessure presque « invisible » à l’œil nu de Jeff Hardy (la séquence n’ayant pas été filmée clairement), les apparitions d’Hogan, GM qui paraît ne rien diriger du tout ou le rajout du match insipide entre RVD et Magnus.
Verdict 11/20

 

 

CONCLUSION

Ce PPV marque la fin de la belle éclaircie sur Orlando. Si depuis le début de l’année il n’y avait pas grand-chose à reprocher à la TNA en termes sportifs comme de cohérence catchesque, ce show a rappelé aux pires heures de l’histoire de la compagnie. Segments inutiles, absence d’un match pour le Championnat mondial, imbroglios sans fondement, présence de combats à peine promus dans les épisodes d’IMPACT : l’addition est lourde ! L’ensemble de l’évènement reste d’une qualité décente, à condition de faire abstraction de tous ces à-côtés gênants.

Les +
+La qualité technique du match de Championnat par équipe
+L’intervention de Bobby Roode qui relance enfin le conflit des anciens Beer Money

Les –
-Bully Ray incapable de surclasser un Jeff Hardy diminué
-Le brawl A&E vs TNA qui ne fait pas avancer les choses
-Le combat Magnus/RVD sorti du néant et au final à oublier
-Les segments backstage (arrestations par la police des ex-Beer Money) et multiples approximations (à quoi a servi la confrontation entre Hogan et Ray si Jeff s’amène finalement au ring ?)

-Pourquoi tout un buzz autour de Chavo Guerrero si c’est pour ne pas l’inclure dans les PPV ? Et que devient Mr. Anderson ?

En un clin d’œil
Jeff Hardy bat Samoa Joe (½ finale des BFG Series)
Bully Ray bat James Storm (½ finale des BFG Series)
Miss Tessmacher bat Tara et conserve le titre des Knockouts

Austin Aries et ArmBreaker dispute un match non officialisé

Zema Ion bat Sonjay Dutt et conserve le titre de la X Division

Rob Van Dam bat Magnus

Christopher Daniels & Kazarian battent AJ Styles & Kurt Angle et conservent les titres de Champions tag team

Jeff Hardy bat Bully Ray (Finale des BFG Series)

 
RETOUR VERS LE FUTUR

NO SURRENDER 2009 : LE DÉBUT D’UNE NOUVELLE ÈRE

En ce temps-là, AJ Styles faisait déjà figure de star la plus emblématique de la compagnie. Seulement, il ne tournait que peu souvent autour du titre mondial. Bien que trois fois Champion poids lourds NWA entre 2003 et 2005, époque où la fédération historique était en partenariat avec la compagnie d’Orlando, Styles n’avait jamais connu un règne de Champion « exclusif » de la TNA. L’impair fut réparé, et de belle manière, lors d’un five way de quinze minutes à l’issue duquel il couvrait Kurt Angle pour la victoire. Sa célébration fut à la hauteur de sa performance : d’autres catcheurs majeurs de la fédération (dont Daniels, tiens donc) et des fans envahissent le ring sous une pluie de confettis pour porter en triomphe le nouveau Champion. Ce succès possède une forte valeur symbolique puisqu’enfin un TNA Original allait défendre l’or, trusté depuis des mois par des stars issus du circuit mainstream (Kurt Angle, Sting, Mick Foley). Styles ne perdra son titre qu’en avril 2010… face à une nouvelle vedette venue de l’extérieur, Rob Van Dam.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s