Review WWE SummerSlam 2011 (Planète Catch n°37, Octobre 2011)

Planète Catch n°37 Review SummerSlam 2011 1 sur 6 001Planète Catch n°37 Review SummerSlam 2011 2 sur 6 001Planète Catch n°37 Review SummerSlam 2011 3 sur 6 001Planète Catch n°37 Review SummerSlam 2011 4 sur 6 001Planète Catch n°37 Review SummerSlam 2011 5 sur 6 001Planète Catch n°37 Review SummerSlam 2011 6 sur 6 001

Date : 14 août 2011

Lieu : Staples Center

Ville : Los Angeles, Californie

L’été de toutes les surprises

Rien, non vraiment rien ne nous avait préparé aux multiples rebondissements survenus en ce soir d’été dans la Cité des Anges. Après un excellent Money In The Bank, d’un niveau proche d’un WrestleMania selon les spécialistes, on pouvait craindre une baisse de régime. Il n’en a rien été. Loin d’être résolu, le conflit de Champions entre John Cena et CM Punk a pris un nouveau virage compte tenu de la fin éminement controversée de leur opposition. Les projections ont répondus aux souplesses, les contre-manoeuvres aux attaques frontales, les tombés aux tentatives de soumission… mais au final c’est bien un incident arbitral qui a fait la décision. La polémique est d’autant plus à l’ordre du jour que dans le rôle du fautif, on ne retrouve pas un officiel comme les autres mais Triple H, fraîchement promu gérant de la fédération. Erreur de placement ou volonté délibérée de mettre fin à une rencontre ne semblant pas trouver d’issue ? Seul The Game connaît la réponse. Ce final à peine digéré, l’effroi et l’incompréhension saisissent soudainement l’assistance lorsque… Kevin Nash alias Diesel (!!) apparaît et porte un puissant Jacknife Powerbomb sur CM Punk. Certes, on avait revu le géant brun en début d’année au Royal Rumble. De là à l’imaginer être impliqué dans la passe d’armes la plus brûlante du moment, il y avait un fossé. Conséquence de cet assault : l’opportuniste Alberto Del Rio arrive (pour une fois) au pas de course avec sa malette glané à MITB et fait valoir son droit à un match de Championnat. Sans gloire mais avec rage, l’homme aux 1001 qualités s’empare de l’or. Une fin appropriée pour ce qui fut le show le plus déconcertant de l’année…

En un clin d’œil

Rey Mysterio, Kofi Kingston & John Morrison battent The Miz, Alberto Del Rio & R-Truth

Mark Henry bat Sheamus par décompte extérieur

Kelly Kelly bat Beth Phoenix et conserve le titre féminin

Wade Barrett bat Daniel Bryan

Randy Orton bat Christian et devient Champion poids lourds

CM Punk bat John Cena et conserve le titre de Champion WWE

Alberto Del Rio bat CM Punk (match non programmé) et devient Champion WWE

CM Punk

Bilan de ses précédents PPV : Défaite, Victoire, Victoire

10/10

Si la fête a été gâché, la prestation de Punk, vainqueur pour la deuxième fois consécutive d’un main event, n’a souffert d’aucune imperfection. Il est sans doute le catcheur ayant le mieux contré les mouvements emblématiques de John Cena depuis l’arrivée de ce dernier à la fédération.

John Cena

Bilan de ses précédents PPV : V, V, D

10/10

En dépit du relatif désamour du public, John a encore porté sur ses épaules le grand match de la soirée. Victime d’une erreur, il demeure un prétendant légitime à la ceinture WWE.

Randy Orton

Bilan de ses précédents PPV : V, V, D

10/10

Son regard suffirait à en terroriser plus d’un mais Randy va bien plus loin et confirme sa place au sommet mois après mois. Ce soir, il a surclassé Christian en tirant avantage de la clause du combat. En effet, Randy n’est jamais aussi fort que dans des matchs où tout est permis.
Mark Henry

Bilan de ses précédents PPV : V

9/10

On peut ne pas être enthousiasmé par son style lent et peu spectaculaire mais Mark Henry a le mérite d’axer sa stratégie sur ses points forts. À savoir résistance et puissance. Sheamus et la barricade de sécurité se souviendront longtemps du passage de ce rouleau-compresseur.

Alberto Del Rio

Bilan de ses précédents PPV : D, V, V

8/10

Bien sùr, ADR a eu le mérite de l’opportunisme et son couronnement devrait suffire à lui valoir un dix (si nous étions chez Jacques Martin), ce serait oublié sa prestation passable lors du match d’ouverture.

Wade Barrett

Bilan de ses précédents PPV : D, D, D

8/10

L’ancien leader de Nexus et The Corre renoue enfin avec la victoire. Et pas contre n’importe qui ! Daniel Bryan a eu beau tenter de le soumettre, Barrett n’a rien lâché avant que le Wasteland ne lui offre la victoire.

Kelly Kelly

Bilan de ses précédents PPV : D, V

8/10

La favorite de la foule a prouvé que la force n’était pas décisive dans la division féminine. Par sa vitesse et sa ruse, elle a rivé les épaules de la guerrière qu’est Beth Phoenix.
Kofi Kingston

Bilan de ses précédents PPV : V, D, D

8/10

Tour à tour dominateur puis malmené, le talentueux Jamaïcain mais néanmoins Ghanéen a constitué l’attraction principale d’un match d’ouverture inattendu.

Sheamus

Bilan de ses précédents PPV : D, D, D

7/10

Le Celtic Warrior continue sa mue sur le chemin de la dignité et conquière de nouveaux fans de jour en jour. Contre Mark Henry, il a démontré un courage exceptionnel et a manqué d’un rien de remonter entre les cordes avant le décompte fatidique.

Rey Mysterio

Bilan de ses précédents PPV : D, D, D

7/10

Bien moins sollicité que Kofi Kingston, le génial Mexicain a réussi l’essentiel, notamment le tombé victorieux sur R-Truth.

John Morrison

Bilan de ses précédents PPV : D, V

6/10

Pas le plus en jambes parmi son équipe, The Shaman of Sexy est encore à la recherche de son meilleur niveau.

Et aussi :

Christian : 5/10  Largué

Daniel Bryan : 4/10  Inefficace

Beth Phoenix : 3/10 Empaquettée

The Miz : 3/10  Quelconque

R-Truth : 2/10  Parano loser

Cee Lo Green : 1/10  Pas transcendant

6

Le nombre de minutes perdues par le show au profit du mini-concert de Cee Lo Green. Ce dernier n’est d’ailleurs pas parvenu à faire adhérer la foule à ses élucubrations, malgré le renfort de divas en robes de soirée. Au moins certains ont pu en profiter pour se ravitailler en sucreries et boissons.

Concernant l’avènement d’une ère CM Punk il faudra attendre. En revanche, Randy Orton a réaffirmé par les actes qu’il était bien le patron de la chambre bleue. Depuis des mois, Christian paraît une marionette dont il dispose à sa convenance, quant bien même il lui faut parfois péter les plombs. Ainsi en fut-il le cas encore une fois, par le biais d’un kendo stick et de deux RKO, portés à quelques minutes d’intervalle, sur la table des annonceurs et sur les escaliers en fer. Captain Charisma n’a quasiment pas vu le jour, lui dont la lueur a été ternie d’emblée par la venue de son allié et ami historique, Edge. Le croyant à ses côtés, Christian s’est hâtivement réjoui. À tort car la Rated-R Superstar est venu pour exprimer sa déception à l’encontre de la parodie de Champion qu’il incarnait. Le match confirma les propos de Edge puisque le tenant du titre tenta même de fuir lamentablement avec la ceinture. Pour le moins original et honteux dans une rencontre où décomptes et disqualifications n’avaient pas cours. Pour sa part, Kelly Kelly a défendu son titre avec tous les honneurs et retarde la perspective d’une division féminine dominée par des destructrices, au détriment de jeunes femmes charmantes. Dans la catégorie « monstre inarrêtable », Mark Henry se pose en sérieux candidat, en l’absence de Kane et du Big Show. Sa détermination a eu raison de Sheamus. Jusqu’où ira t-il ?

Sport  5/5

–      Les RKO de Randy Orton sur du matériel. Déjà vu mais toujours aussi foudroyants.

–      La très plaisante opposition de style Bryan-Barrett.

–      Les prouesses de Punk et Cena pour se relever de manoeuvres a priori rédhibitoires.

Divertissement  4/5

–      R-Truth de plus en plus parano.

–      Le discours au vitriol d’Edge à l’attention de son ancien équipier. On aime ou on adore, mais on ne reste pas indifférent.

Ambiance 3/5

–      Le public a paru faiblard par rapport à celui de Chicago le mois dernier.

–      Les réactions paniquées de certains spectateurs du premier rang après le pilonnage de la barrière de sécurité par Henry.

Surprises 5/5

–      Les retours express de Kevin Nash et Edge

–      L’utilisation de la mallette par Alberto Del Rio

–      Deux matchs rajoutés au programme le soir même

–      Les séquences en coulisses avec Stéphanie McMahon, Jimmy Hart et le basketteur des Los Angeles Lakers Ron Artest.

17/20

Show très intense bien que (ou grâce à) seulement six combats au compteur, ce SummerSlam s’avère une cuvée bien supérieure à ses devancières. En point d’orgue les changements de propriétaires pour les deux titres principaux et l’apparition de légendes qui laissent augurer de prochaines explications fiévreuses.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s