Rubrique « Sniper » : Randy Orton (Planète Catch n°37, Octobre 2011)

Planète Catch n°37 Sniper Randy Orton 001

Parce qu’on a qu’une vie, autant se moquer de celle des autres…

Randy Orton… Le Legend Killer ? The Viper ? L’Apex Predator ? Et puis quoi encore ? Robocop ? Comment un catcheur aussi ordinaire a-t-il pu acquérir autant de surnoms ? Ce qui me contrarie, c’est que ce mec n’a que 31 ans et l’on pourrait bien devoir l’endurer une décennie entière. Honteux lorsqu’on sait que sa carrière se fonde sur des tromperies et des faux-semblants. Alors Randy, je vais m’occuper de ton cas en moins de temps qu’il t’en faut pour arriver au ring. En soi, ce n’est pas un grand mérite tant tu es lent. Comparé à toi, Alberto Del Rio semble être le frère caché d’Usain Bolt. Puisque tu te revendiques vipère, pourquoi ne ramperais-tu pas lors de ton entrée ? Cela nous éviterait de devoir supporter le petit air suffisant qui orne ton visage.

L’Age d’Orton, on se le demande parfois !
Un fils à papa doublé d’un assisté 
La légende raconte que lors d’une réunion de vieilles gloires, « Cowboy » Bob Orton a supplié Vince McMahon pour qu’il embauche son jeune fils, Randall Keith. Peu enthousiaste, le président promet néanmoins à Bob de donner une chance à son rejeton. Direction la Ohio Valley Wrestling (OVW) au début des années 2000 pour « le pistonné ». Et d’entrée Randy marque l’histoire. Jugez plutôt : là  où des futurs grands comme John Cena (alors The Prototype) s’emparent du titre poids lourds de l’organisation, lui trouve le moyen de devenir à deux reprises… Champion Hardcore. Le Championnat Hardcore n’est pas grand-chose en soit mais alors à la OVW ! Wow !

En 2002 coup de chance : la séparation de la fédération en deux écuries. SmackDown manque de personnel, on y balance donc le freluquet. Mais Randy pleure dans les jupes de papa « Je veux être à Raw ! Je veux être à Raw ! », faut le comprendre le jeudi* il a poney. Il intègre donc la case du lundi soir et voit rouge d’entrée : gros bobo à l’épaule. De là date sa peur panique des blessures. Randy traîne sa lâcheté dans les coulisses. La peur au ventre, il déclare semaine après semaine que son épaule est rétablie à 89, 92, 95 %. Et revient finalement en tant que larbin du clan Evolution. Au fait, il servait à quoi dans Evolution ? Triple H était le leader dominant, Flair le mentor expérimenté, Batista la force brute, et lui ? Ben il marchait à leurs côtés et souriait comme un bénêt. On me dira qu’il est devenu le plus jeune Champion de l’histoire de la WWE en 2004. Ok mais à quoi bon cette performance si c’est pour se faire détruire par HHH dès le PPV suivant ? Humilié, Randy ne trouve rien de mieux que de perturber la célébration du Game au Raw suivant en surgissant d’un gâteau géant. Franchement, je faisais ça quand j’avais 12 ans… Par charité chrétienne, je tairais le sort que Randy réserve au sac à main des dames.

Has-Been Killer

Une fois viré d’Evolution, il cherche à exister par lui-même et trouve LE concept : The Legend Killer. Bravo. Mais quelles légendes a-t-il vraiment surclassées ? Voyons : Dusty Rhodes, Mick Foley, Jake Roberts, Sergent Slaughter. Autrement dit des catcheurs retraités pour la plupart. Ah si c’est vrai, il a battu Undertaker, grâce au renfort de papa Cowboy évidemment. Mais que s’est-il passé quand il a croisé le Deadman à WrestleMania ? Il a perdu comme tout le monde ! À croire qu’il ne possède aucun sens historique. Et pendant qu’on y est, ça le dérangerait pas trop d’être un peu plus imaginatif sur le ring ? Déjà qu’il a volé le finish de Diamond Dallas Page, le Diamond Cutter, renommé RKO en pensant que personne ne ferait le rapprochement. Pas étonnant pour un homme qui peine à acquérir son autonomie, comme en témoigne sa traversée du désert entre 2004 et 2007. Désespéré de l’inefficacité de son chouchou d’alors, Vince finit par lui décerner la ceinture poids lourds comme on donne un Kinder à un gamin. Et encore le gosse aura-t-il fait l’effort d’ouvrir la boite quand lui profite de la blessure du Champion légitime, John Cena. Au lieu de la jouer profil bas, Randy devient mégalo et déclare le début de l’Age of Orton. Son âge, c’est bien ça le problème. Randy refuse de grandir. Il demeure cet enfant capricieux qui refusait de prêter ses jouets aux autres. Maintenant c’est le titre poids lourds qu’il refuse de voir autour des reins de ses collègues. Alors il est prêt à tout pour se l’accaparer : casser des tables, utiliser du matériel, frapper les parents de ses adversaires (John Cena Sr si tu nous lis…), s’en prendre à des femmes. Un vrai poète des rings.

Quant à la création de Legacy, pâle copie d’Evolution, elle avait pour seul but de maintenir le tueur de vieilles gloires au sommet. Las, la dissolution du clan est encore un camouflet pour The Viper, devenu en 2010 le premier leader de groupe à être poussé vers la sortie par ses sbires.

Que dire du collier de barbe qu’il arbore depuis peu ? Rien de plus qu’une astuce pour nous faire croire qu’il est devenu mâture. Le problème c’est que parallèlement il s’est mis à tirer la langue, incapable qu’il est de contenir sa rage en public.
Eh Randy, j’ai qu’une chose à te dire grandis ou déguerpis !

*jour de diffusion de Smd à l’èpoque

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