Interview Wanderlei Silva (Top Fight n°1, Novembre 2010)

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WANDERLEI SILVA : « Je vais combattre au printemps 2011 »

Silva, l’icône du MMA, a répondu aux questions de Top Fight. Son nouveau rôle à l’UFC, la date de son retour dans l’Octogone, l’illustre Brésilien n’élude aucune question.

Top Fight : « Wanderlei, que ressentez-vous lorsque vous voyagez en Europe, vous qui êtes l’une des plus grandes stars de cette discipline. Êtes-vous heureux de rencontrer les fans ?

WANDERLEI SILVA : C’est incroyable, j’ai été agréablement surpris à mon arrivée de l’autre côté de l’Atlantique, lorsque j’ai rencontré mes centaines de fans. Il y a une réelle alchimie entre eux et moi. L’Europe est un continent passionné par le fight.

TF : Avez-vous une anecdote de vous particulière en Europe ?

WS : J’ai fait une séance d’entraînement en banlieue parisienne. C’était un peu à l’écart de tout, et étonnamment, les gens sont venus en nombre. Ils avaient envie de me rencontrer, mais j’ai également ressenti leur forte motivation à l’idée de suivre cette initiation. J’en garde un bon souvenir, c’était un grand honneur pour moi.

TF : Vous semblez tenir un nouveau rôle, à savoir assister aux conventions, être présent lors des tournées même si vous ne combattez pas… Vous êtes un peu l’ambassadeur de l’UFC. Cette position vous plaît-elle ?

WS : Ça ne me dérange pas, c’est aussi partie du métier. Je suis plus passionné que jamais par ce sport : j’aime faire la connaissance des fans de fight… des miens surtout (rires). Je suis là pour attirer plus de monde. Je travaille dur pour représenter l’UFC du mieux possible ; ça m’occupe bien !

TF : Avez-vous eu le temps de regarder l’UFC 120 ?

WS : Les matchs étaient vraiment bons, intéressants, accrocheurs. L’idée de produire des shows UFC en Europe est excellente : cela permet de découvrir ou de promouvoir de nouveaux talents, et surtout de conquérir un nouveau public. De cette façon, des gars qu’on n’a peu l’habitude de voir combattre comme les Français ou les Anglais, peuvent s’exprimer. L’UFC, par l’intermédiaire de ses tournées européennes, leur donne une vraie chance. À eux de la saisir.

TF : Pourquoi ne pas venir en France pour promouvoir l’Octogone dans l’Hexagone, être davantage présent dans les médias ?

WS : J’en serais ravi. L’UFC rencontre un succès croissant depuis quelque temps en France. En plus des diffusions à la télé, des clubs se forment et des combattants émergent. Chez vous, il y a beaucoup de grands talents. J’ai même eu l’occasion de m’entraîner avec certains d’entre eux. Ce sont des passionnés.

TF : Avez-vous une date officielle pour votre prochain combat ?

WS : Oui, je vais combattre en mars ou avril. Je retrouverai la cage au Canada, à Toronto. Ce sera une première pour moi qui n’aie jamais combattu là-bas. Le MMA vient d’être légalisé au Canada.

TF : Êtes-vous à 100 % ?

WS : Non, pas encore. Je serai prêt dans cinq mois… c’est pour cela que je me donne à 200 %. Je reprends tout doucement. Il me faut retrouver mon rythme, en multipliant les exercices, les sparrings et pas mal de natation.

TF : Connaissez-vous votre prochain adversaire à Toronto ?

WS : Je n’en suis pas trop sûr, mais il se peut que ce soit Chris Leben.

TF : Pour votre dernier combat, quel serait votre adversaire de rêve ?

WS : Je ne pense pas encore à la retraite. Dans ma tête, il n’y aucune date fixée. Et puis, entre nous, ce n’est pas à moi de choisir un adversaire pour mon dernier combat. C’est aux autres combattants de me choisir comme adversaire pour les envoyer à la retraite ! (rires)

TF : Un dernier mot pour les fans français ?

WS : J’adore la France, c’est un pays très accueillant. D’autant plus que j’ai beaucoup de fans, chez vous. Je veux les remercier de leur soutien inconditionnel. C’est d’autant moins évident qu’en France, le MMA n’est pas légalisé. Eu égard à cette situation, les amoureux de fight ont beaucoup de mérite de soutenir ce sport. La France est un grand marché qui s’ouvre devant nous, je suis prêt à m’investir personellement pour aider votre pays à légaliser notre discipline. Pour ne rien vous cacher, mon rêve serait de combattre un jour en France ! »

Jérôme Pourrut et Émilien Bartoli, à Londres

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