Question du mois : Georges Saint-Pierre doit-il changer de catégorie en 2011 ? (Top Fight n°1, Novembre 2010)

TF01 Page 07 Question Du Mois

OUI

  • Pour tous les potentiels matchs de rêve

En quelques années, Saint-Pierre a déjà livré un certain nombre de combats mémorables : celui de la prise de titre sur Matt Hughes à l’UFC 65, la revanche enflammée face à Matt Serra à Montréal ou encore la véritable punition infligée à BJ Penn lors de l’UFC 94. À l’aube d’une seconde manche face à Josh Koscheck, l’horizon paraît limité. Mais imaginons qu’il décide de rejoindre les poids moyens. La liste de ses adversaires potentiels constituerait une promesse d’éclats dans les yeux : Anderson Silva bien entendu mais aussi Vitor Belfort, Chris Leben, Nate Marquardt voire Wanderlei Silva. Dans le cas plus improbable où Rush choisirait de descendre en poids légers, les oppositions seraient tout aussi alléchantes : Frankie Edgar, Gray Maynard, Sean Sherk (pour une revanche) ou encore Evan Dunham.

  • Pas d’émergence de concurrence en welters

Si GSP bat Josh Koscheck, pour la deuxième fois, en décembre prochain, il ne fera qu’obtenir un résultat attendu de tous. Nulle gloire ne viendrait s’ajouter à ses précédents faits d’armes. L’ennui n’est pas loin de montrer le bout de son nez. GSP se retrouve face au dilemme de celui qui domine outrageusement son domaine : choisir de demeurer le plus gros poisson de son étang ou aller explorer un étang inconnu, quitte à n’y être qu’un poisson moyen. Cette seconde option serait tout à son honneur et fidèle à la conception générale véhiculée par le sport : l’audace plutôt que la sécurité, le risque plutôt que la facilité. Autrement dit : plus vite, plus haut, plus fort.

  • Rentrer un peu plus dans la légende

Le Hall of Fame de l’UFC est sans doute parmi les temples les plus fermés. Pour un combattant, y figurer est la plus grande des distinctions. Depuis sa création en 2003, seuls sept hommes ont été intronisés dans la légende de la plus grande organisation mondiale de MMA. Pour sûr, Saint-Pierre figure en bonne place dans la liste des futurs lauréats. Cependant, la meilleure certitude pour entrer dans l’Histoire est de laisser derrière soi un maximum de matchs mythiques. Ce que ne peut lui garantir la division Welterweight actuellement.

NON

  • Passer d’un poids à l’autre, loin d’être une sinécure…

Depuis ses débuts, GSP n’a affronté qu’une fois un combattant ne figurant pas dans sa catégorie. Mais c’est son adversaire qui avait ajusté son poids. Il s’agit de BJ Penn, encore Champion poids légers au moment où il convoite la ceinture du Canadien, début 2009. Or, la différence de niveau avait sauté aux yeux. Dans le cas de Rush, l’option poids légers ne présente pas un grand intérêt. La seconde, rejoindre les poids moyens, implique que le Canadien prenne sept kilos supplémentaires… un changement de morphologie énorme pour un sportif de ce niveau, ainsi qu’une défiance vis-à-vis de son poids « naturel €». Qui dit que Georges ne perdra pas en chemin une partie de son habileté ou de sa remarquable mobilité ?

  • Le record de Matt Hughes est toujours d’actualité

S’il n’y avait eu la parenthèse de la perte de son titre face à Matt Serra au cours de l’année 2007, GSP serait tout proche d’être le plus long détenteur du titre des Welters. Or Matt Hughes atteint le nombre record de 1 598 jours de règne sur deux périodes cumulées (de novembre 2001 à janvier 2004 puis d’octobre 2004 à novembre 2006). Pour devenir de manière indiscutable le plus grand Champion Welters de l’histoire, GSP doit poursuivre sa route environ un an et demi dans cette catégorie. Aux organisateurs de l’UFC de prouver que cette catégorie est loin d’être morte et peut encore offrir de grands combats.

  • Plus dure serait la chute

Combien de combattants peuvent se prévaloir de s’être retirés au sommet de leur gloire ? Quels sont ceux qui ont su éviter le match de trop ? Les doigts d’une seule main suffiraient à les référencer. Par orgueil ou goût du risque, la plupart des grands Champions relèvent le ou les défis qui plomberont à jamais leur statut. Dans le cas de GSP, à quoi bon mettre en danger une carrière qui se déroule jusqu’ici comme sur des roulettes ? Pourquoi chasser des territoires étrangers alors que l’on règne dans son royaume ?

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