Review UFC 120 (Top Fight n°1, Novembre 2010)

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UFC 120 : Bisping vs Akiyama

LONDON CLASH

Un dispositif exceptionnel

Lorsque l’UFC se déplace dans une ville, le spectacle a lieu dans l’Octogone… mais pas que. En l’occurrence, le cadre de l’O2 Arena se prête parfaitement aux festivités. La célèbre enceinte londonienne est un véritable temple dédié aux sports et aux loisirs. Avant d’atteindre la salle elle-même, il faut traverser un immense parvis, investi par de grandes enseignes. Le visiteur a la possibilité de prendre un café au Starbucks, de manger dans un des nombreux restaurants thématiques ou d’opter, le soir venu, pour une discothèque branchée. Les écrans géants à l’extérieur projettent les visages de Michael Bisping et de Yoshihiro Akiyama. Le ton est donné. À l’intérieur, les stands de fast-food et ceux de merchandising tournent en rotation lourde, au rythme du ballet incessant des spectateurs sortant entre deux combats. Les alentours de l’Octogone ne sont pas moins impressionnants. Six écrans géants sont répartis équitablement, pour permettre au public de mieux comprendre certaines phases de combat rapproché. Un large bandeau lumineux surplombe les tribunes, des écritures et logos apparaissent sur celui-ci au fil des entrées des combattants. Les lumières se rallument entre chaque round, mais pendant le combat, la lumière n’entoure que l’Octogone, la véritable star de la soirée. Six cameramans sont perchés sur les parois de la structure pour filmer les images du meilleur angle possible, une dizaine de photographes accrédités bataillent au bord de la cage. Le Festival de Cannes n’a qu’à bien se tenir…

Catégorie Light Heavyweight (93 kg max) : Cyrille Diabaté (France) vs Alexander Gustafsson (Suède)

Vainqueur : Alexander Gustafsson (Rear Naked Choke, 2e round, 2’41 »)

Le Français semble confiant avant sa deuxième apparition dans l’Octogone, dans ce qui constitue le dernier combat de la carte préliminaire. Le public londonien manifeste une surprenante hostilité à son égard, heureusement la proportion de Français dans la salle est suffisamment forte pour contrebalancer ce mauvais présage. Cyrille loupe son entrée en matière et subit un enchaînement qui l’envoie au tapis. Situation étrangement similaire à son dernier combat contre Luiz Cane. Le Français parvient à se relever et tente de repousser la distance, mais concède un deuxième knockdown dans la foulée. Malgré cela, il rejoint son coin à l’issue de cette première reprise. En réalité, Diabaté n’a jamais vraiment récupéré et survit sur sa seule niaque. Conscient qu’il aura du mal à obtenir un K-O, le Suédois s’y reprend à plusieurs fois pour placer un étranglement besogneux… mais victorieux.

Temps fort : La puissance du deuxième enchaînement qui envoie Diabaté au sol en fin de premier round, on se demande encore comment il a échappé au K-O.

Catégorie Welterweight (77 kg max) : James Wilks (Angleterre) vs Claude Patrick (Canada)

Vainqueur : Claude Patrick (décision unanime, 30-27)

Duel annoncé comme très serré entre l’Anglais, vainqueur de la saison 9 de The Ultimate Fighter et le Canadien, spécialiste des soumissions. Au final, il s’est résumé à une démonstration de Claude Patrick qui a contrôlé son adversaire au tapis pendant tout le combat. Le Canadien a alterné les positions avec facilité et s’est mérité la victoire.

Temps fort : Dans les dernières secondes du premier round, Patrick perce la garde de son adversaire et enchaîne en ground & pound. Wilks est littéralement sauvé par le gong.

Catégorie Heavyweight (+ 93 kg) : Cheick Kongo (France) vs Travis Browne (USA)

Match nul (28-28)   

Des drapeaux français se déploient lors de l’arrivée de Kongo. Le Parisien, qui s’entraîne avec la Wolfslair Academy, fait figure de vraie star locale. Tandis que le clinch tarde à venir, la foule entame un chant « Let’s go Kongo ! » ; Browne est à l’initiative au premier round, obligeant le Français à reculer énormément. La suite dévoile un Kongo beaucoup plus incisif, décidé à affaiblir son rival avec des enchaînements de low kicks et de coups de genou. Au cœur de l’action, il laisse même échapper un coup dans les parties de son adversaire, ce qui donne lieu à une interruption malvenue. Browne se sert de la cage pour mieux assurer sa défense et empêcher les saisies. Cheick réitère son travail de sape au cours du troisième round mais est sanctionné d’un point pour une saisie de short peu évidente. Malgré cette pénalité, la rencontre se conclut sur un match nul, fait rarissime.

Temps fort : L’ovation réservée à Cheick Kongo lors de sa présentation par Bruce Buffer. Un véritable tremblement de terre.

Catégorie Welterweight : John Hathaway (Angleterre) vs Mike Pyle (USA)

Vainqueur : Mike Pyle (décision unanime, 30-27)   

L’Anglais, invaincu en quatorze combats (dont quatre à l’UFC) s’affirme comme l’avenir de la catégorie. De son côté, Mike Pyle apparaît comme un vieux briscard de 35 ans. Mais ce soir, l’expérience a raison de la fougue. L’échange en boxe est long et vif. Puis en milieu de deuxième round, Pyle réussit un slam et passe en contrôle latéral. La domination de l’Américain, dès lors totale, demeure incontestée jusqu’à la fin.

Temps fort : En fin de deuxième round, Pyle place un astucieux triangle qui bloque quasiment tous les membres de Hathaway, ce qui lui laisse tout loisir d’enchaîner les coups.

Catégorie Welterweight : Dan Hardy (Angleterre) vs Carlos Condit (USA)

Vainqueur : Carlos Condit (K-O, 1er round, 4’27 »)

Ce match est le véritable main event bis de la soirée. Le trash talking d’avant-match a été féroce entre les deux hommes. Hardy reste sur un combat courageux face au roi de la catégorie, Georges Saint-Pierre. Moins réputé, Condit n’est pourtant rien de moins que le dernier Champion Welters du WEC. Au cœur d’une foule acquise à sa cause, Hardy s’en donne à cœur joie niveau show. Sa détermination se remarque d’entrée avec une forte utilisation de high kicks. Condit n’est pas en reste et démontre une très belle boxe. La différence se fait sur l’envoi de deux crochets simultanés. L’Américain encaisse sans frémir tandis que Hardy s’écroule. L’Anglais a cependant le réflexe de relever ses jambes pour se protéger, mais Condit fond sur lui avec deux nouveaux coups.

Temps fort : Vers la moitié du round, Condit pivote pour asséner à son adversaire un splendide coup de coude retourné.

Catégorie Middleweight (84 kg max) : Michael Bisping (Angleterre) vs Yoshihiro Akiyama (Japon)

Vainqueur : Michael Bisping (décision unanime, 30-27)      

Les deux hommes avaient à cœur de justifier leur place dans ce main event, très décrié avant même d’avoir lieu. Et cela s’est vu ! Cette opposition a obtenu à juste titre le bonus du combat de la soirée et a légitimé à elle seule la tenue de cet UFC londonien. Le rythme est très soutenu et le combat s’apparente souvent à de la boxe thaï. Les mouvements spectaculaires se succèdent : coup de genou sauté de Bisping, crochet en pivot d’Akiyama, coup de pied de côté de l’Anglais. Le Japonais manque de sonner radicalement le héros national en fin de deuxième round mais ses coups sont globalement moins puissants. Ce duel s’est aussi placé sous le signe du fair-play. En effet, les deux hommes ont manifesté de continuels signes de respect, notamment dans les phases d’interruption pour coups interdits. Ils se sont quasiment autoarbitrés, ce qui confère un côté presque comique au combat.

Temps fort : L’union sacrée du public lors de l’entrée de Bisping, au rythme du titre « Song 2 » de Blur.

Résultats complets

Carte préliminaire :

–         Fabio Maldonado bat James McSweeney par TKO au 3e round

–         Spencer Fisher bat Kurt Warburton par décision unanime

–         Paul Sass bat Mark Holst par soumission au 1er round

–         Rob Broughton bat Vinicius Kappke de Quieroz par soumission au 3e round

–         Alexander Gustafsson bat Cyrille Diabaté par soumission au 2e round

–         Claude Patrick bat James Wilks par décision unanime

–         Cheick Kongo et Travis Browne font match nul

–         Mike Pyle bat John Hathaway par décision unanime

–         Carlos Condit bat Dan Hardy par K-O au 1er round

–         Michael Bisping bat Yoshihiro Akiyama par décision unanime

Mike PYLE :

« Quand on m’a proposé de combattre et de faire partie de cette carte, je me suis senti très reconnaissant. »

« J’étais un peu l’underdog du combat. J’ai aimé combattre devant cette foule ; le fait que le public me déteste, c’était cool ! »

« Je pense avoir réussi à me faire quelques nouveaux fans ce soir. »

« Il faut vraiment être prêt mentalement pour faire face à un combat de cette trempe. »

« Pour moi, c’est le meilleur sport en ce moment, et ça ne va qu’en s’améliorant ! »

« Je me bats professionnellement depuis 1998. À cette époque-là, John Hathaway faisait encore ses devoirs au collège ou au lycée… »

« Je m’entraîne avec les meilleurs. J’étais sûr à 100 %, au fond de moi, que je pouvais battre John ce soir. »

Réactions… Dana WHITE

« L’UFC est universel. Peu importent la couleur de la peau, la langue parlée, la culture… Le combat, c’est dans l’ADN humain. L’homme a le fight dans le sang, et il aime ça. Quand on me demande si le marché du MMA est saturé, ma réponse est non, clairement non ! Tant qu’on proposera de bons combats, le public voudra les voir. »

« Quand les gens clament “ cette carte est nulle ʺ, j’ai envie de leur répondre : “ ne regardez pas ! ʺ Tout simplement ! Je l’ai déjà dit auparavant et je le répète, Joe Silva est le meilleur organisateur de combat au monde. On a de vrais guerriers, le main event de ce soir était exceptionnel. La carte préliminaire était très chouette aussi. »

« On organise trente shows dans l’année, si celui-là ne vous plaît pas, vous regarderez la semaine prochaine. Ça me fait toujours halluciner d’entendre des gens critiquer un match avant même qu’il n’ait commencé. Une fois terminé, là on peut critiquer et dire que le match était sans intérêt. Et je serais sûrement du même avis que vous. Mais pas avant que ça ait commencé, c’est débile ! »

« Partout où l’on va, on a des combattants locaux. N’oublions pas non plus que des Brésiliens ont rempli des salles à Montréal et à Los Angeles. Le pays importe peu, ce qui compte, c’est la qualité du combattant. Dans n’importe quel autre sport, des Brésiliens en main event à Montréal, ça ne marcherait pas. Pas à l’UFC. C’est l’exception ! »

Réactions… Carlos CONDIT :

« Battre Dan Hardy est ma plus belle victoire. Je suis confiant quant à mes capacités debout, je suis un bon frappeur… Et au sol, je me débrouille pas mal non plus ! Ce soir, j’ai cru en moi, et j’ai réussi à décrocher la victoire. »

« Bien que je m’entraîne avec Georges St-Pierre, je suis un combattant très différent. »

« Je suis impatient de savoir qui va gagner entre Kampmann et Shields : je les ai affrontés tous les deux, et j’ai perdu sur décision à chaque fois. »

« Même si GSP et moi, nous faisons partie de la même écurie, ce serait stupide de ma part de refuser une opportunité à son titre de Champion. Le business, c’est le business, si ça doit arriver, ça arrivera. »

« Jon Jones et moi, on est de la même équipe. On collabore tous ensemble donc on évite ce combat autant que faire se peut. »

Réactions… Dan HARDY :

« C’est toujours chouette d’avoir le soutien de la foule. »

« Perdre devant 17 000 fans, je vous assure que ça fout un coup au moral. C’est l’un des pires moments de ma vie. »

« Carlos est un bon puncheur. Félicitations à lui ! »

« Après ma défaite, je vais revenir… croyez-moi. »

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