Top Fight Awards 2010 (Top Fight n°2, Décembre 2010)

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Chaque année, le monde du fight connaît des bouleversements, des apparitions de nouvelles stars, des confirmations, des nouvelles tendances. L’année 2010 n’échappe pas à cette règle. Top Fight a attribué les bons et les mauvais points. Que faut-il retenir de 2010 ? Voici la première édition des Top Fight Awards.

 

Combattant de l’année

 

1 Cain Velasquez

La météorite du MMA a poursuivi sa trajectoire triomphale sans ambages. Un K-O face à un homme considéré comme un des plus grands « encaisseurs » du circuit (Rodrigo « Minotauro » Nogueira) puis la consécration absolue, obtenue de manière éclatante face à Brock Lesnar au mois d’octobre. Le plus mexicain des Américains a désormais un tatouage de plus à son actif : une cible pointée sur le corps.

2 Frankie Edgar

Le plus surprenant poids léger apparu ces dernières années a converti à sa cause les plus réfractaires. Notamment ceux qui ne croyaient pas qu’un homme sous le mètre soixante-dix pouvait conquérir un titre important en MMA. En devenant Champion UFC des légers, Edgar a créé une grande sensation, d’autant qu’il a surpassé une figure historique de la catégorie, BJ Penn. Domination amplifiée lors du second combat entre les deux hommes.

 

3 José Aldo

Après une année 2009 parfaite (quatre victoires), conclue par la prise du titre Featherweight du WEC face à Mike Brown, on pensait avoir vu le meilleur de José Aldo. Pourtant, il a encore brillé de mille feux. D’abord en dominant très largement Urijah Faber, une des plus grandes stars de l’organisation. Puis, il a atomisé Manny Gamburyan en septembre. Le Brésilien est déjà prévu pour figurer dans le co main event de l’UFC 125, le 1er janvier 2011.

 

Pire combattant de l’année

 

1 Gilbert Yvel

Fin 2009, le recrutement du Néerlandais massif de 33 ans et plus de cinquante combats à son actif sonnait comme une récompense. Hélas, la punition n’a pas tardé à suivre. Yvel commence au premier UFC de 2010 et subit la loi de Junior Dos Santos. Par la suite, il est dominé aux points par Ben Rothwell. Enfin, un nouveau TKO à son encontre conclut son récent affrontement avec Jon Madsen. Plus que les résultats bruts, ce qui conduit Yvel à cette place peu reluisante sont les moments « d’absence » parsemant ses combats.

 

2 Keith Jardine

Lorsqu’il bat Chuck Liddell en septembre 2007, Keith Jardine semble incarner l’avenir de la catégorie Light Heavyweight. En réalité, ce sera son dernier coup d’éclat. L’année 2010 a perpétué son déclin. The Dean of Mean s’est vu congédié par l’UFC suite à deux échecs (face à Ryan Bader et Matt Hamill) s’ajoutant à ceux subis l’année précédente. Pis, placé en main event de la modeste organisation Shark Fights, il subit un nouveau revers par décision devant Trevor Prangley, un vétéran renvoyé par l’UFC en 2006. Jusqu’où ira cette spirale de la défaite ?

 

3 Kimbo Slice

Celui qui a construit sa notoriété sur les dérouillées qu’il infligeait lors de combats clandestins n’a pas fait long feu au sein de l’Octogone. Kimbo, porté par l’élan d’enthousiasme des internautes, est parvenu à bluffer les instances de l’UFC et à obtenir un strapontin via The Ultimate Fighter. Lors de l’UFC 113, Matt Mitrione démontre les limites de son adversaire niveau endurance. Depuis, aucune grande organisation de MMA ne souhaite l’enrôler.

 

Révélation de l’année

 

1 Jon Jones

Il n’y a pas photo concernant ce trophée. Si son année 2009 a pu être vaguement ternie par une défaite par disqualification (coups de coude illégaux) face à Matt Hamill, Jon Jones termine 2010 dans la peau du plus gros striker de la catégorie mi-lourds, ainsi que dans celle de futur top contender. Un Champion en puissance.

 

2 Gray Maynard

L’histoire de Gray Maynard nous rappelle que le filon de The Ultimate Fighter n’est pas près d’être épuisé. Candidat malheureux de la cinquième édition du show de Spike TV, l’Américain connaît depuis un parcours sans faille. Jusqu’ici peu considéré, malgré des succès en 2008 sur Dennis Siver et Frankie Edgar, son talent a sauté aux yeux cette année grâce à ses succès sur Nate Diaz et Kenny Florian.

3 Evan Dunham

Seuls des juges malvoyants (on ne les soupçonnera pas d’être mal intentionnés) ont pu empêcher que Dunham termine l’année dans la peau d’un homme invaincu. Les statistiques de son duel face à Sean Sherk (UFC 119) démontrent qu’Evan a dominé, sans l’ombre d’un doute, l’ancien Champion poids légers. Ce qui conclut une année marquée par ses succès sur Efrain Escudero et Tyson Griffin.

 

Combat de l’année

 

1 Chris Leben vs Yoshihiro Akiyama (UFC 116)

Au moment du forfait de Wanderlei Silva, les fans étaient sceptiques sur l’intérêt qu’il soit remplacé par Chris Leben. À la fin du match, on ne trouvait plus personne pour rechigner. Fidèle à sa légende, Akiyama combat avec un enthousiasme non feint. Le remplaçant de Wanderlei se distingue quant à lui par son agressivité, dans le bon sens du terme. L’échange vire au sublime lorsque, malgré les coups de boutoir de l’Américain, Akiyama s’accroche et échappe miraculeusement au K-O. La dernière reprise est caractérisée par l’ingéniosité technique des combattants, jusqu’au fatal étranglement en triangle de Leben.

 

2 José Aldo vs Urijah Faber (WEC 48)

Sans mauvais jeu de mots, le Championnat des poids plume a pris du poids au soir de cette 48e édition du WEC. Avec de persistants leg kicks, Aldo a littéralement brisé l’équilibre de Faber en l’espace de deux rounds. Mais l’Américain a brillamment survécu en tentant de placer des combinaisons de boxe ou d’amener le combat au sol. Un héroïsme à toute épreuve ! Ce match à la fois vif et intense a largement contribué à la reconnaissance de la catégorie, dont la présence dans l’Octogone l’année prochaine est une consécration.

 

3 Brock Lesnar vs Cain Velasquez (UFC 121)

« Trop court », « à sens unique », « Lesnar vite résigné », « origines mexicaines de Velasquez trop mises en avant dans la promotion »… Les critiques n’épargnent pas le dernier Championnat poids lourds de l’UFC. Certes, le combat a tout juste excédé les quatre minutes, mais il n’en fut pas moins titanesque. L’aspect tactique n’a pas été en reste, quant à la résistance de Brock, elle contribue à élever la valeur du titre poids lourds.

 

Pire combat de l’année

 

1 Frank Mir vs Mirko « Cro Cop » (UFC 119)

La première place de ce classement ne pouvait échapper au duel pitoyable que nous ont « offert » Frank Mir et Mirko « Cro Cop », en main event de l’UFC 119. Rien ne peut expliquer l’apathie générale des deux opposants, tout au long des trois rounds. Mir, grand spécialiste du sol, s’est montré incapable de réussir un takedown. Des huées discontinues ont rythmé un match qui justement en manquait… de rythme. Même le coup de genou qui envoie Mirko au pays de Morphée paraît découler du hasard. Un K-O sans saveur qui, comble d’humiliation, n’a pas obtenu le bonus du K-O de la soirée alors qu’il fut le seul lors de ce show.

 

2 Junior Dos Santos vs Roy Nelson (UFC 117)

Pour une opposition devant déterminer le prochain challenger au titre des lourds, ce match manquait quelque peu d’allure. Le Brésilien s’est évertué à multiplier les frappes sur un adversaire peu mobile, malgré la relative inefficacité de cette stratégie. Un manque d’imagination assez inquiétant. Pour sa part, le vainqueur de la 10e saison du TUF a démontré une résistance irréprochable, mais n’a pas entretenu le suspense sur l’issue du combat.

 

3 Ken Shamrock vs Pedro Rizzo (Impact FC 2)

L’Impact FC, organisation basée en Australie, a cédé à la tentation d’embaucher de vieilles gloires pour ses deux premiers shows. De belles cartes sur le papier… si l’on ignore le poids des années. Ainsi, le main event de leur 2e édition a vu un Shamrock statique recevoir une volée de bois vert des mains d’un Pedro Rizzo à peine plus en jambes. Impossible de suivre cette opposition sans un certain sentiment de malaise pour ces hommes qui ont tant apporté à la discipline.

 

Show de l’année

 

1 UFC 116

Récompense logique pour l’évènement qui comporte deux des meilleurs combats de l’année. Ce show était aussi fortement symbolique puisqu’il a clarifié la donne au niveau du Championnat des poids lourds, qui était en stand-by depuis le virus qui a mis hors service Brock Lesnar fin 2009. Cela dit, c’est bien l’ensemble de ce show hyper dynamique qui mérite d’être salué. Pour preuve, quatre des cinq duels de la carte principale se sont terminés avant la limite (trois soumissions plus belles que les autres, et un KO). La carte préliminaire a été tout aussi exceptionnelle. Quant au public de Las Vegas, il a été au diapason. Un must.

 

2 UFC 110

Show marqué par l’avènement de Cain Velasquez en tant que futur Champion des poids lourds et a priori par la dernière tentative d’accès au titre de Rodrigo Nogueira, sonné comme il ne l’avait jamais été auparavant. Dans le deuxième combat principal de la soirée, le public australien a assisté à une résurrection en direct : celle de Wanderlei Silva, rarement aussi intense depuis son arrivée à l’UFC. Michael Bisping en a fait les frais et s’est incliné par décision unanime. D’autres ont profité de cette soirée pour poursuivre leur ascension galopante dans la hiérarchie octogonale, à l’image de Ryan Bader, qui enterre les espoirs de redressement de Keith Jardine en mi-lourds et de George Sotiropoulos qui s’affirme comme un espoir de la catégorie Lightweight.

 

3 WEC 48

En ce 24 avril, la petite sœur de l’UFC passe un nouveau cap. La voilà pour la première fois programmée en pay-per-view. L’évènement est célébré de la plus belle des manières puisque les grandes stars de la compagnie sont à l’affiche. Urijah Faber donne du fil à retordre à José Aldo dans le match principal ayant pour enjeu la ceinture des poids plume. Cependant, cette rencontre n’éclipse pas le reste de la carte, très spectaculaire : les superbes victoires par soumission de Ben Henderson et de Anthony Njokuani, respectivement opposés à Donald Cerrone et Shane Roller. Quant à Manuel Gamburyan, il obtient fort justement le bonus du K-O de la soirée après avoir envoyé Mike Brown faire un petit somme. Les matchs de la carte principale sont si expéditifs (trois sur cinq se terminent au premier round) que l’opposition Leonard Garcia vs Chan Sung Jung est finalement intégrée au PPV à la fin du show… pour le meilleur puisqu’elle sera consacrée fight de la soirée.

 

 

Trash-talker de l’année

 

1 Chael Sonnen (vs Anderson Silva avant l’UFC 117)

Dans la cage, l’Américain a légitimé sa place de challenger ; dans la coulisse, il a carrément emporté tous les suffrages. Au petit jeu de la provocation, Chael n’a rien épargné à son opposant. Attaques sur son look : « C’est un adulte avec des boucles d’oreilles, des pantalons baggy, des t-shirts roses et des casquettes de travers. Va intégrer un gang, ne viens pas à l’UFC ! » ; mise en cause de ses précédents challengers au titre Middleweight : « Il a battu un Chris Leben saoul, un Patrick Côté unijambiste et tous les clochards qui pouvaient se payer un billet d’avion pour l’Ohio. » ; violent rejet des préceptes du jiu-jitsu brésilien « qui veulent qu’un homme accepte d’écarter les jambes tandis qu’un autre vient s’allonger sur lui ». Aussi scandaleux qu’ils soient, ses propos élèvent le trash-talking au rang de véritable art.

 

2 James Toney (vs Randy Couture avant l’UFC 118)

À défaut de causer des dégâts dans la zone de combat, l’ancien Champion du monde IBA et IBF (fédérations de boxe) multi catégories a créé du grabuge au micro. Toney s’est sabordé lui-même en faisant de sa rencontre avec Randy Couture une croisade anti-MMA. Ainsi, Toney prétend pouvoir obtenir un K-O même si le combat vient à se dérouler au sol : « Personne ne va s’allonger sur moi et me frapper comme si j’étais une femmelette. C’est la façon dont Randy Couture aime faire les choses, comme une femme. S’il me met au sol, il va se prendre plein de coups. Je peux le mettre K-O, même sur le dos. J’en ai tout à fait la puissance. » L’ancien boxeur voyait même plus loin : « Comme je l’ai dit, le 28 août je vais gagner […] J’espère pouvoir affronter le mec raide comme un piquet, le coincé du cul, et peureux Brock Lesnar. Cet enfoiré n’est rien du tout. » Toney aura du mal à réaliser ses promesses…

 

3 Frank Mir

Des menaces de mort à l’encontre de Brock Lesnar en début d’année aux ironiques déclarations contre Mirko « Cro Cop » Filipovic, adversaire de substitution avec qui il croise le fer à l’UFC 119 (alors qu’il devait accorder une revanche à Rodrigo Nogueira) : « Son manque de temps pour se préparer ne peut pas lui servir d’excuse. Je ne vais pas m’entraîner trop dur non plus, je vais aller à Disneyland et y passer du bon temps avec ma famille. »

 

Comportement scandaleux de l’année

 

1 Anderson Silva (vs Demian Maia, UFC 112)

Est-ce qu’éviter les coups en dansant durant la plus grande partie d’une rencontre est utile ? Assurément non. Le public d’Abu Dhabi a pensé la même chose en observant l’attitude irrespectueuse du Champion Middleweight envers son challenger.

 

2 Paul Daley (vs Josh Koscheck, UFC 113)

Ce match devait permettre à Daley de s’affirmer comme le prochain challenger de GSP pour le titre des welters. Au lieu de cela, il en sort non seulement battu, mais provoque son licenciement de l’UFC en assénant des coups à Koscheck après que le gong final a retenti.

 

3 Bagarre générale après le match Jake Shields vs Dan Henderson (StrikeForce : Nashville)

Lorsque Jason Miller franchit le seuil de la cage pour défier (poliment pourtant) Shields à l’issue de sa défense de titre victorieuse, la team Cesar Gracie Jiu Jitsu (à laquelle est affilié Jake) saute sur l’occasion pour faire étalage de leurs « talents ».

ET POUR QUELQUES AWARDS DE PLUS…

K-O de l’année

1 Cain Velasquez vs Rodrigo Nogueira (UFC 110)

2 Carlos Condit vs Dan Hardy (UFC 120)

3 Junior Dos Santos vs Gabriel Gonzaga (UFC on Versus 1)

 

 

Soumission de l’année

1 Anderson Silva vs Chael Sonnen (Triangle Armbar, UFC 117)

2 Fabricio Werdum vs Fedor Emelianenko (Triangle Armbar, StrikeForce : Fedor vs Werdum)

3 Chris Leben vs Yoshihiro Akiyama (Triangle Choke, UFC 116)

 

Surprise de l’année

1 Défaite de Fedor contre Fabricio Werdum (StrikeForce : Fedor vs Werdum)

2 Frankie Edgar, double vainqueur de BJ Penn

3 Wanderlei Silva domine Michael Bisping (UFC 110)

 

Transfert de l’année

1 Jake Shields à l’UFC

2 Josh Barnett au StrikeForce

3 Cyrille Diabaté à l’UFC

 

 

Ring girl de l’année

1 Rachelle Leah

2 Arianny Celeste

3 Chandella Powell

 

Retraité de l’année

1 Don Frye

2 Frank Shamrock

3 Chuck Liddell

 

Organisation de l’année

1 UFC

2 STRIKEFORCE

3 WEC

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