Top Five : Héros d’un jour (Top Fight n°8, Septembre-Octobre 2011)

Ils ont choqués le monde du fight le temps d’une performance exceptionnelle et inattendue. Si bien que l’on a pu croire qu’ils incarnaient l’avenir de la discipline. Hélas et las, le stade de la confirmation n’a jamais été franchi.

 

Gabriel Gonzaga, l’homme qui foudroya le Cop à son propre jeu (UFC 70 – 21 avril 2007)

L’affiche était toute désignée : Mirko « Cro Cop » Filipovic, récent vainqueur du Pride Grand Prix Openweight allait défier Randy Couture, redevenu Champion poids lourds. Cependant, le Croate accepte de mettre sa place de prétendant en jeu face à Gabriel Gonzaga. Une formalité a priori puisque le Brésilien ne compte que des victoires peu significatives à son palmarès. Et soudain l’impensable se produit : déjà nettement sonné après un enchaînement au sol, le Cop s’effondre en fin de première reprise… sur un high kick de surcroit! Sans doute trop confiant en son stand up depuis ce K-O de haut vol, Napao délaisse ses techniques de  jiu-jitsu et boxe ses opposants plus que de raison. Après son échec contre Couture, il entame un cycle en dents de scie et est finalement licencié de l’UFC fin 2010.


Nino Schembri, sur un malentendu ça peut passer (Pride 25 – 16 mars 2003)

Au dire de la légende, Schembri serait un des plus grands innovateurs en matière de muay thaï et de jiu-jitsu brésilien. On veut bien le croire, mais en ce qui concerne le MMA, son seul fait de gloire eu lieu au soir du Pride 25 et s’apparente davantage à un coup de chance qu’à une fulgurance technique. Nettement dominé par Kazushi Sakuraba pendant cinq minutes, Nino parvient finalement à asséner une série de coups de genou victorieuse. En réalité c’est surtout le Japonais qui est venu s’empaler sur lui. Depuis, Sakuraba a pris sa revanche et le brésilien s’est retiré avec un palmarès peu flatteur de 5-5.

Elvis Sinosic, battre une légende ne fait pas de vous une légende (UFC 30 – 23 février 2001)

Elvis Sinosic est typiquement ce genre de combattants respectés malgré un palmarès global en MMA de 11 défaites et 2 nuls pour seulement 8 victoires. Si l’on se réfère à ses deux cycles à l’UFC, le bilan est encore plus éloquent : six revers pour un seul succès. Mais quel succès ! Assurément favori, le déjà suractif Jeremy Horn, s’incline à la surprise générale face à ce nouveau venu. Peu regardant alors sur la désignation des challengers, l’UFC propulse Sinosic prétendant à la ceinture Light Heavyweight face à Tito Ortiz. Inexistant, l’Australien descend de son piédestal mais ne disparaît pas pour autant. Son utilité principale ? Gonfler le palmarès de nouvelles recrues de l’UFC. Forrest Griffin, Alessio Sakara et Michael Bisping peuvent lui dire merci.

Carmelo Marrero, le briseur d’élan (UFC 64 – 14 octobre 2006)

Tout avait si bien commencé pour notre Cheick Kongo national… l’Octogone lui a ouvert ses portes depuis quelques mois et déjà 2 succès par K-O à son actif. Au soir de l’UFC 64, le natif de Sevran fait office de comité d’accueil pour Carmelo Marrero, un spécialiste de la lutte greco-romaine. Pour lutter, il va bien lutter, aucune objection de ce côté-là. Des phases de contrôle prolongées et rien d’autre. Suffisant néanmoins pour obtenir une décision partagée. Moins d’un an plus tard, son nom est rayé des registres de Zuffa. Viré par la  fenêtre, il revient par la porte de derrière, à savoir le WEC puis bénéficie d’une nouvelle chance via un UFN. Sans plus de réussite. Comme quoi, conquérir les sommets en choisissant le sol n’est pas la voie la plus aisée.

Pete Williams, Coleman à sa botte (UFC 17 – 15 mai 1998)

En 1998, intégrer l’UFC ne s’apparente pas encore à un chemin de croix. Aussi, pas de normes vestimentaires pour les combattants à l’époque, ce qui a de l’importance dans cette histoire.

Arrivé sous le label Lion’s Den (école des frères Shamrock), Pete Williams hérite d’emblée d’un gros poisson : Mark Coleman. Le leader de la Hammer House, vainqueur de deux tournois UFC et ancien détenteur de la ceinture poids lourds, n’a aucune raison de craindre ce jeunot de 22 ans. Pourtant, l’échange s’éternise et le vétéran manque de souffle. Acculé contre la grille, Coleman ne voit pas venir un grossier high kick et rend les armes aussitôt. Les commentateurs nomment ce coup un Big Boot, ce qui ne manque pas de piquant puisque Williams portait des baskets pour l’occasion. Le vide laissé par plusieurs départs (Randy Couture, Bas Rutten,…) permet à Williams de disputer prématurément le titre des lourds à Kevin Randleman fin 1999. Le début de la fin pour l’homme à la Big Boot qui prend sa retraite moins de trois ans plus tard.

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