Top Five : Les licenciements extra-sportifs (Top Fight n°15, Décembre 2012-Janvier 2013)

1 Miguel Torres : Plus fort que Twitteweiler

« Allez-y tweetez » qu’il disait, vous aurez des récompenses selon votre productivité et votre créativité. Figure emblématique du WEC et de la catégorie poids coq en général, Miguel Torres a seulement voulu suivre ces recommandations. A-t-il été trop loin dans l’inspiration ? Jugez plutôt ce qu’il affirme au sujet d’un fait divers autour de femmes droguées et violées dans un van : « Si le van s’appelait  » van surprise », beaucoup de femmes ne réfléchiraient pas longtemps avant de monter dedans. Tout le monde aime les surprises. » agrémenté d’un tout aussi fameux « Ta bouche dit non mais les cachetons disent oui. » Aussitôt radié des registres de Zuffa, Torres est réintégré peu après au motif d’avoir de lui-même choisi de suivre un programme de sensibilisation auprès de victimes de viol. Peine perdue, il est à nouveau renvoyé après sa défaite d’avril dernier contre le prometteur Michael McDonald.

2 Paul Daley : Petite mesquinerie, grosses conséquences

Particulièrement électrisant dans une cage ou un ring, l’Anglais Paul Daley ne risque pas d’être stigmatisé  un jour pour un manque de combativité ou un déficit de spectacle. Son seul problème ? Un caractère de cochon qui se matérialise par quelques actes irréfléchis. Souvent sans conséquence, sauf au soir de l’UFC 113, moment où il saborde sa carrière Octogonale. Totalement annihilé par Josh Koscheck pendant trois rounds, dans un combat pour une place de prétendant au titre de surcroit, Daley ne trouve qu’un moyen pour asséner des coups : frapper son adversaire quand il a le dos tourné, et surtout après le gong. Le débat n’a même pas lieu d’être, cette attitude lui vaut un pouce romain tourné vers le bas.

En conférence de presse, Dana White se montre d’ailleurs impitoyable: « Tu ne dois jamais frapper un mec après la cloche comme il l’a fait, que tu sois frustré ou non. C’est probablement une des choses les plus stupides que j’ai jamais vu, surtout qu’il s’agit d’un gars talentueux, l’un des tout meilleurs poids welters. »

3 Anthony Johnson : Le poids de l’irresponsabilité

Une fois ça peut arriver, deux fois ça peut encore passer, mais à la troisième plus d’excuses. Anthony Johnson a pu apprécier mieux que quiconque cette règle de trois après son cuting loupé pour affronter Vitor Belfort début janvier, succédant à ceux de septembre 2007 face à Rich Clementi et d’octobre 2009 devant Yoshiyuki Yoshida. Le match de l’UFC Rio 2e du nom a tout de même lieu pour ne pas léser les fans et l’Américain subit un étranglement en prime. Coutumier des prises de poids importantes entre les combats, Johnson pensait avoir résolu son problème en transitant des welters aux moyens pour cette année 2012. Raté sur toute la ligne. Une fois revenu sur le circuit indépendant, il décide de passer en Light Heavyweight, manquant à nouveau le poids de manière improbable au Titan FC 22. En voilà un qui aurait apprécié les Openweights des UFC originels.

4 Brett Rogers : Déchéance d’un ancien espoir du fight

En 2009, la division poids lourds du MMA ne jure que par Brett Rogers, détenteur d’un palmarès de 10-0 incluant des apparitions à l’Elite XC et au StrikeForce dont un K-O probant sur Andrei Arlovski en 22 secondes. On se prend même à rêver qu’il soit le premier tombeur de Fedor Emelianenko. Il saura effectivement le bousculer mais subira le K-O au 2e round. Promu malgré ce résultat challenger d’Alistair Overeem, il est impitoyablement foudroyé. Suit une nouvelle défaite lors du SF Grand Prix et surtout une condamnation pour coups et blessures sur sa femme. Régression sportive, régression privée, c’en est trop pour rester dans l’écurie de la fédération numéro 2 mondiale. Le Bellator vient de l’inclure à son tournoi poids lourds de sa 7e saison.

5 Gerald Harris & Maiquel Falcao : Gong avancé et agression privée

Peut-on croire qu’une malédiction incombe à un match en particulier ? Lorsque se déroule l’UFC 123 en novembre 2010, rien n’indique que Gerald Harris, alors sur une série de 3-0 dans l’Octogone, et Maiquel Falcao, recrue annoncée comme le nouveau Wanderlei Silva, plieront leurs bagages dans les semaines suivantes. Les deux poids moyens sont de solides strikers, mais aussi des tacticiens. Alors que le public s’impatiente rapidement d’un 1er round placé sous le signe de l’observation, Falcao finit par déclencher la foudre et place un Rear Naked Choke fatal… à cinq secondes près. Précisément le laps de temps prématuré avec lequel retentit la sonnerie du gong. De quelle sanction écopera le chronométreur ? On ne le saura jamais. Harris est quant à lui licencié dans la foulée, en vertu semble-t-il d’une performance d’ensemble jugée ennuyeuse par Dana White. Le Brésilien, finalement vainqueur à la décision, doit combattre de nouveau en mars 2011. Retardé par une blessure, il est par la suite rattrapé par une affaire d’agression remontant à 2002. Soucieux de l’image reflétée par ses combattants, l’UFC lui indique la sortie. Mais les performances de Big Rig au Bellator devraient lui rouvrir les portes assez vite.

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