Top Five : Les plus belles trilogies du MMA (Top Fight n°9, Novembre-Décembre 2011)

Certaines oppositions sont mémorables, car « uniques » en leur genre, elles constituent un moment-clé durant lequel se joue la suprématie d’une époque. Mais parfois une deuxième manche est nécessaire. Voire une troisième. Pour le plus grand bonheur des fans.

 

 

Wanderlei Silva vs Quinton « Rampage » Jackson (Pride Grand Prix 2003 Final ConflictPride 28UFC 92)

Tout a été dit sur l’inimitié entre The Axe Murderer et l’Américain aux hurlements de chien. Et pourtant on ne s’en lasse pas et beaucoup de fans rêvent d’une quatrième joute entre les deux stars. Cause loin d’être acquise, car l’état de forme des protagonistes pose question : Wanderlei saura-t-il renouer avec ses fameux enchaînements de coups de genoux qui avaient assuré ses succès par TKO lors des deux premiers duels ? Rampage possède-t-il toujours l’art du contre foudroyant, lui qui n’a plus gagné par K-O depuis un certain UFC 92… contre Silva.

 

Bilan : 2 à 1 pour Silva


Frankie Edgar vs Gray Maynard (UFN 13UFC 125UFC 136)

La plus récente trilogie est aussi la plus étourdissante, si irrationnelle dans son déroulement qu’on a du mal à croire que les auteurs de cette pièce en trois actes soient humains. Le 2 avril 2008, le premier duel sacre The Bully grâce à un grappling très offensif. Deux ans plus tard, Edgar, tenant du titre Lightweight, est devenu un autre homme : un électron libre capable de résister aux assauts survoltés de son challenger. Lors des deux autres manches, The Answer voit sa vie défiler devant ses yeux durant le 1er round mais revient progressivement et imprime le rythme la majeure partie du temps. Après un nul controversé en janvier dernier, le Champion clôt les débats de la meilleure manière qui soit : un K-O net et sans bavure. Dont acte ?

 

Bilan : 1 à 1 et un match nul

 

Chuck Liddell vs Randy Couture (UFC 43UFC 52UFC 57)

Après la perte de son titre poids lourds fin 2002, Randy Couture envisageait (déjà !) de prendre sa retraite. Mais l’UFC eut besoin d’une alternative au duel Ortiz-Liddell alors impossible à mettre en place. The Natural devait être l’opposant idéal pour amorcer la course de Liddell vers le titre Light Heavyweight; au lieu de cela il déjoue tous les pronostics et impose au Iceman un corps à corps exténuant. Avant de le punir en ground & pound. Près de deux ans plus tard, Chuck obtient sa revanche en appliquant une stratégie adéquate. Insaisissable, il tient à distance Couture et attend sagement le contre. Banco 126 secondes plus tard Randy est K-O. Lors de la « belle », les mêmes causes produisent les mêmes effets et Liddell reste au sommet.

 

Bilan : 2 à 1 pour Liddell

 

Fedor Emelianenko vs Rodrigo « Minotauro » Nogueira (Pride 25Pride Grand Prix 2004 Final ConflictPride Shockwave 2004)

Au temps du Pride, rien ne semblait pouvoir résister à la volonté de fer et l’art de la soumission de Minotauro. Souvent dominé dans l’échange en boxe ou malmené en ground & pound, le Brésilien trouvait toujours LA solution pour venir à bout de ses opposants. Puis est arrivé Fedor et avec lui sa froideur et son sens de l’exécution implacable. Une première manche basée sur le grappling, une deuxième interrompue par un choc de tête involontaire alors que Nogueira démarrait en trombe et une belle où le Russe s’astreint au stand up pour mieux dominer son grand rival. Des oppositions de style à montrer dans toutes les bonnes écoles de MMA.

 

Bilan : 2 à 0 pour Fedor et 1 no contest

 

BJ Penn vs Matt Hughes (UFC 46UFC 63UFC 123)

Dans le registre trilogie aux affrontements totalement différents les uns des autres, celle-ci décroche la timbale. Au premier rendez-vous (janvier 2004), Penn stupéfie l’assistance par son côté félin et son agressivité. Conséquence : étranglement sur Hughes et conquête du titre Welterweight. La revanche intervient près de trois ans plus tard. Toujours aussi à l’aise, l’homme au corps élastique défend au mieux les takedowns de Hughes et manque de le soumettre par un Triangle, avorté par la sonnerie du gong en fin de 2e round. La victoire paraît promise à BJ… sauf que ce dernier apparaît soudainement à court de jus. Il subit finalement un TKO après avoir été bloqué en position de crucifix. Le dernier duel fut hélas moins épique. 21 petites secondes ont suffi à Penn pour contrer un high kick et atomiser son vieil ennemi.

 

Bilan : 2 à 1 pour Penn

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