Top Five : Les stars « poudres aux yeux » (Top Fight n°5, Mars-Avril 2011)

Ils remplissent les salles, ont des physiques terrifiants, une notoriété si importante que votre beau-frère Jean-Jacques, néophyte en matière de fight, est capable de citer l’un d’eux du tac au tac, et pourtant leur médiocrité sportive est sans égale…

 

1. Bob Sapp, le colosse au menton d’argile
La peur. Voilà le seul sentiment que peut éprouver une personne lambda croisant un monstre comme Bob Sapp dans une ruelle sombre. Par contre, si vous êtes pratiquant d’arts martiaux, pas de quoi trembler. Circulez, y’a rien à voir ! The Beast est une personnalité publique reconnue au Japon où il a réalisé le meilleur combat de sa carrière, à l’été 2002. Il se montra alors capable de mettre à mal « Minotauro » Nogueira durant deux rounds (Pride Shockwave 2002), mais le Japon est aussi le théâtre de ses plus beaux gadins. Ces fameuses séquences, souvent dues à une seule attaque, où Sapp s’effondre en se tenant la tête, physiquement conscient, mais résigné sur son sort. Dans ces instants-là, il ressemble davantage à un gros bébé à consoler qu’à Conan le barbare, film dans lequel il figure cette année.

2. Akebono, Nippon très mauvais

Si les Champions de sumo ont une longévité très réduite en MMA, ce n’est pas pour rien. Dès l’UFC III, Emmanuel Yarborough a tenté d’ouvrir la voie avant de se faire couper la route par le comparativement frêle Keith Hackney, plus petit de 20 centimètres, et 190 kilos en moins au compteur. Visiblement, Akebono n’a pas tiré de conclusion quant à l’échec de ce confrère-pionnier. Reconnaissons au moins les qualités de persévérance du Nippo-Américain, jamais découragé malgré une seule victoire en 13 combats (kickboxing et MMA confondus).

3. Hong-Man Choi, la farce la plus bankable au monde

L’énigme concernant le géant coréen (2,18 m) réside dans l’impressionnante liste d’adversaires de haut standing rencontrés. Bien que le résultat ne fasse au final aucun doute, les matchmakers se sont évertués à « vendre » Choi comme un sérieux client. Ainsi, Fedor, Mirko Cro Cop, Rémy Bonjaski, Jérôme Le Banner ou Badr Hari ont croisé le fer sans coup férir avec l’Asiatique et l’ont laissé mal en point, totalement vidé… bien que les poches pleines.

4. Mark Hunt, kicker only

Auteur d’une carrière respectable en kickboxing (vainqueur notamment du K-1 World GP en 2001), Hunt affiche un score peu reluisant de 5 victoires pour 7 défaites en MMA. Après avoir fait illusion quelques mois, son déclin débute lors du Pride Grand Prix 2006 où il s’incline par clé Kimura face à Josh Barnett. S’ensuit une imméritée chance au titre face à Fedor. Le tsar le soumet de la même façon. Trois défaites plus tard, le Néo-Zélandais est inexplicablement recruté par l’UFC en 2010. Pour sa première dans l’Octogone, il se montre fidèle à lui-même : défaite éclair par clé de bras.

5. Giant Silva, indigne de ses homonymes

Le monde du fight regorge d’individus ayant Silva pour patronyme, le plus souvent pour le meilleur (Anderson, Assuerio, Antonio, Thiago, Wanderlei…). Pourtant, un intrus s’est immiscé dans cette « famille » dénuée de liens de parenté. Pas des plus discrets avec ça : un géant de 2,18 m (voire 2,31 m selon certaines légendes urbaines), longtemps utilisé comme bête de foire dans les fédérations de catch WWE et NJPW, tout en livrant des prestations insipides au Pride. Instant le plus mémorable de sa carrière ? Les soupirs de bête traquée qu’il pousse suite à l’enchaînement qu’il subit des mains de James Thompson au Pride Shockwave 2005.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s