Toulouse Poker Tour 14e Manche Saison 2008-2009 (22 mai 2009)

LIEU : CHEZ SEBASTIAN

CONTEXTE : 14e round du Toulouse Poker Tour Saison 2008/2009

PARTICIPANTS : 7

–          Emilien B.

–          Florian B.

–          Sébastian D.

–           Guilhem D.

–           Andoni ?

–           Sébastien ?

–          Nico V.

JETONS :

–          Info inconnue

AVANT-MATCH : Très détendu au vu du soir choisi et de la ponctualité de l’ensemble des invités. Un vrai petit apéro se déroule sur la table basse avant que les choses sérieuses ne commencent. La large domination du nombre de fumeurs (5 contre 2) contrarie Emilien tandis que Seb D. est dans ses petits souliers. Les hostilités débutent à 21h50.

DEROULEMENT :

  • 22h00-22h50 Sebastien, le nouvel intronisé, a été présent sur de nombreux coups et a nettement dominé cette première heure sans toutefois éliminer le moindre joueur.

Jetons de Poker

  • 22h56 Florian finit à la 7e place sur un coup qui fleure bon l’accident. En effet, il colle sur une relance de Sebastian au flop. Les deux surenchérissent au turn et voilà un tapis en jeu. Florian a une main énorme mais n’a pas vu venir le tirage de Sebastian. Un coup qui, comme on le verra, fera couler beaucoup d’encre.
    • Florian : J J
    • Sebastian : K Q
    • Board : J 10 ? AS ? (brelan vs quinte du cosmos)

Jetons de Poker

  • 23H24 Nico ose envoyer « boite » avec une main devenue fétiche depuis sa manche gagnée (cf. 10e round), et ce au mépris de toutes les possibilités que le flop vient d’ouvrir et alors qu’il n’a rien touché. Emilien, plus petit tapis de la table, s’engouffre dans le coup. Sebastien, toujours méga chipleader, préfère se coucher après le flop. Il le regrettera quand apparaitront les mains de ses adversaires potentiels. Emilien tient la rampe avec une simple paire et c’est à présent Nico qui est au bord de l’élimination.
    • Nico : J 2
    • Emilien : 9 10
    • Board : 10 Q K ? ? (hauteur J vs paire)

Jetons de Poker

  • 23h28 Dans la foulée, Nico se trouve en position de big blind d’où quasi forcé au tapis. Il envoie les trois malheureux jetons qu’il lui reste et cette fois-ci Sebastien, en souvenir du coup précédent, se rue pour payer. Au final, hallucination générale quand Nico révèle un carré, bien dérisoire vu le contexte, quand la configuration prêtait à un affrontement full contre full. En d’autres temps il aurait fait frissonner avec ce jeu façon Attila, mais en l’occurrence il évoque un petit garçon ayant chanté passablement chez Jacques Martin à qui on refilerait un 10 par condescendance. En tout cas l’échéance est retardée.
    • Sebastien : ? ?
    • Nico : 7 9
    • Board : 7 7 7 ? ?
  • 23h43 Quant on vous parlait d’échéance… voilà la sortie de Nico qui se classe 6e. Il envoie un nouveau tapis sans foi ni loi. Sebastien finit par le payer, non sans une certaine hésitation et une remarque désobligeante, affirmant qu’il a du mal à évaluer la valeur du tapis de Nico alors qu’il comporte seulement dix jetons.
  • 23h45 Grand numéro de Guilhem sur le thème « les blinds augmentent trop vite » au moment où l’on passe de 25/50 à 50/100. Devant sa véhémence les autres joueurs cèdent et font une ristourne à 40/80. Il est vrai qu’il est particulièrement hardcore dans son argumentation, venant même à suspecter certains d’avoir des plans parallèles pour finir la soirée. Cette allégation est prétexte à mettre en exergue certaines prostituées du boulevard matabiau. Phrase culte extraite de la longue diatribe de Guilhem et prononcée à 23h48 « Les gars, si vous voulez finir à minuit dites-le ! ». Notons au passage qu’il y a encore cinq joueurs en lice à ce moment là.
  • 00H10-00H15 A croire que Guilhem est puni de ses contestations, le voilà qui touche consécutivement trois gros jeu (JJ, JJ, KK) mais n’est suivi par personne malgré des relances pré-flop mesurées. Le jeu est d’ailleurs entré dans une phase de ralentissement depuis la dernière élimination. Peu après, Nico disparait alors que c’est lui qui était censé gérer le compteur pour l’augmentation des blinds. Sebastian est au bord du craquage devant cet invité dissipé. Son retour s’accompagne d’Ahlem venu nous gratifier de son soutien. A peine l’excuse t-on.

Jetons de Poker

  • 01h32 Ce n’était décidément pas un soir pour Guilhem qui une fois n’est pas coutume ne sera pas du dernier carré. Il trouve Andoni sur son chemin et n’est pas aidé par un board neutre, le voilà 5e avec toute disponibilité pour observer le jeu de Sebastian qu’il n’a pas manqué de « tailler » depuis le début.
    • Guilhem : Q 10
    • Andoni : J J
    • Board (ne change rien)

Jetons de Poker

  • 01h56 Sebastien, ex-méga leader s’est quelque peu estompé depuis une heure et demie. Il prend sa chance sur une main à deux cartes hautes et tombe sur Emilien dans une configuration quasiment 50-50. Le board demeure encore une fois désespérément neutre et Sebastien doit se contenter de la 4e place.
    • Sebastien : AS 10
    • Emilien : 5 5
    • Board (ne change rien)
  • 02h28 Emilien serait-t-il in a rush ? Il parvient à sortir l’accrocheur Andoni, quasi short stack tout le long de la partie. Encore une fois les valeurs des mains sont très relatives et le board fait la différence… en ne changeant rien. Place au duel Emilien vs Sebastian dit « monsieur finale » à défaut de son ex-surnom « monsieur 100% » qui a pris fin lorsque Nico a décidé de réaliser un gonzo (cf. 10e round une nouvelle fois).
  • 02h32 Sebastian parait plus nerveux que jamais dans les premières minutes de ce duel. Il faut dire que tous les observateurs sont partis à l’exception notable de Guilhem qui ne s’est pas distingué comme spécialement fan de Seb ce soir.

Jetons de Poker

  • 02h37 Seb rentabilise une main que l’on ne joue qu’en head’s up. Le board demeure aussi atone que durant le reste de la soirée.
    • Emilien : K 2
    • Sebastian : 2 2
    • Board (ne change rien)

Jetons de Poker

  • 02h45 On tire les rideaux, on éteint les lumières, voilà le finish. Sebastian est de nouveau l’agresseur et possède à présent plus de jetons que son rival. Emilien est confiant avec ses deux grosses figures et la probabilité statistique très favorable, mais c’est oublier la magie de la soirée. Pour le coup le board est décisif.
    • Emilien : AS J
    • Sebastian : AS 4
    • Board : 5 2 6 3 2 (paire hauteur as vs quinte du cosmos)
  • 02h47 Guilhem est bien plus atterré qu’Emilien de ce final capilotracté. Il pousse la dérision du moment jusqu’à retourner les cartes brûlées et s’apercevoir que celles-ci (4 4 7) favorisaient aussi le jeu de Sebastian. Ce dernier est accusé d’avoir bénéficié d’une aura au-delà du réel. Et cela ne va pas s’arrêter là.

 

BILAN (récompenses) :

  • Le Gontran Bonheur d’or ou Rocco Siffredi d’or (attribué au joueur le plus ouvertement chanceux de la soirée) : SEBASTIAN, on aurait joué contre Midas que l’on n’aurait pas vu autant de mains douteuses se transformer en or. Un deuxième succès consécutif pour le roi du pétrole qui distance maintenant Denis au général.
  • Le Rolland Courbis d’or ou Raimu d’or (attribué au joueur ayant manifesté le plus de mauvaise foi durant la soirée) : GUILHEM, à la fois irritant et irritable bien que l’on ait pu se délecter de ses grands numéros de professions de foi. Ce mec est en train de devenir une institution du TPT, parions qu’il recevra encore de nombreuses fois cet award.
  • Le Petit Gibus d’or (attribué au joueur qui aurait pu prendre à son compte l’expression « si j’aurais su j’aurais pas venu ») : Personne
  • Le Truman Show d’or (attribué au joueur qui n’a jamais pu rentabiliser ses belles mains et a eu le plus de boards défavorables) : GUILHEM, qui n’est jamais sorti de la voie de garage qu’a constitué le jeu ce soir. Soit il n’avait pas de quoi jouer soit il n’était pas suivi aux moments où il      aurait pu faire trembler la table. A mettre en parallèle avec son award de la mauvaise foi. Quand ça ne sourit pas, on est plus propice au dérapage.

NOTES D’ENSEMBLE :

  • PONCTUALITE 9/10 : Du Sebastian pur jus c’est-à-dire l’annonce d’une heure limite diurne pour pouvoir commencer  à la tombée de la nuit, associée à un suivi individualisé des participants. Du bon boulot.
  • AMBIANCE 8/10 : Grand débat sur ce point. Faut-il considérer les invectives de Guilhem de l’ordre du spectacle ou de la dérive ? Quoi qu’on choisisse on ne peut nier les fous rires qu’elles ont entrainées donc ne boudons pas notre plaisir.
  • ACCUEIL/SERVICE 8/10 : Efficacité, précision, Sharp. En évoquant cette vieille pub à la gloire du sponsor d’alors de Manchester United, on ne peut s’empêcher      d’imaginer Sebastian à la place de Cantona tant il aura montré que l’on peut être au jeu tout en satisfaisant aux devoirs de réception. Et ceci en dégageant toujours cette « force tranquille ». Merde, pour le coup, il ne s’agit même plus de Cantona là. Seb président ?

APRES-MATCH :

03h00-04h00 Grand débat de puristes entre Sebastian et Guilhem au sujet de la main ayant causé  l’élimination… de Florian, sorti à la 7e place. C’est-à-dire qu’ils échangent leurs conceptions sur une phase de jeu remontant à plus de quatre heures. Admettons.

Guilhem considère que Seb a pris un risque inconsidéré au moment du flop en relançant à 500 (les blinds étant à 20-40 à ce moment là) alors qu’il avait un tirage quinte des deux bouts donc théoriquement tout intérêt à obtenir un turn gratuit. De son côté Seb défend l’idée que rien ne présageait le brelan (de J) de Florian et que sa relance revêtait une interrogation stratégique. Emilien se contente d’arbitrer la joute, reconnaissant les arguments de Guilhem mais y ajoutant qu’à ce petit jeu des erreurs, Florian aurait au moins aussi mal joué que Seb puisque ne protégeant pas son brelan en ne faisant qu’un call au flop.

Le reste est littérature et il n’est pas approprié de prendre parti entre ces deux conceptions du poker (« philosophies de jeu » est allé jusqu’à dire Seb) dont les antagonismes équivalent à ceux existants entre l’école de Chicago et celle de Palo Alto.

04h00-05h30 Enivré par cet échange épique, les trois derniers joueurs présents se lancent dans une micro-partie (presque) pour le fun. Seb n’a pas de mal à lâcher 3 euros de mise sur les 30 qu’il vient de glaner, idem pour Emilien qui a récupéré sa mise initiale, Guilhem lâche ses 3 euros non sans maugréer que cette soirée n’est pas pour lui. Il continue de distiller sa verve à l’encontre de Seb, selon lui ce challenge de consolation prouvera que le vainqueur du tournoi principal est vraiment dans un jour béni.

Le déroulement de la partie va dans le sens de cette prédiction d’un Seb « marchant sur l’eau » (mais Denis n’était pas là pour le dire). Cependant, Emilien s’impose et gratte six euros. Notons une certaine malhonnêteté de Guilhem qui va jusqu’à tirer les tableaux lors des tours où Seb n’est pas resté en jeu pour voir « ce qu’il aurait pu avoir ». Et évidemment sa main se trouvait améliorée d’une façon ou d’une autre. Il l’incite par conséquent à rentrer « avec n’importe quoi » puisque c’est un soir où il est intouchable. Cette pression favorisera la victoire d’Emilien dans cette consolo/déprimante.

Une ultime manche à trois suit, sans enjeu cette fois-ci, mais comprenant l’utilisation des fameuses « showcards » chères au cœur de Seb. Elles ne sont que prétextes à demander à voir la main d’un de ses adversaires lors de coups improbables et n’ont pas vraiment démontrées leur utilité. La décision de l’International Board est attendue concernant une instauration de celles-ci dans des réelles manches du TPT. L’espoir, de convaincre les vieux sages composant cette organisation, demeure très ténu.

BONUS :

La bière à peine renversée ou le symbole d’une hégémonie

Durant cette soirée rien n’a troublé la sérénité de Seb, pas même sa défaite dans la consolante à 3 joueurs et encore moins un petit incident intervenu en fin de soirée. Dans une progression constante de son état de délire, Guilhem saura faire passer le renversement d’une bière par Seb D. comme une nouvelle preuve de sa bénédiction céleste.

En effet, alors qu’il heurta une bouteille en verre de 1664 violemment du coude, elle choya au sol sans exploser ni même disséminer quelques gouttes au-delà du sol. La banquette demeura intacte, les cartes ne furent pas alcoolisées ou si peu, et Seb n’eut qu’à y aller d’un petit coup d’essuie-tout serein pour gommer la flaque négligeable que sa maladresse avait causée. Pour parfaire sa démonstration, Guilhem fit référence à un incident du même type survenu plus tôt dans la cuisine dont il fut lui-même victime. Il avait fait choir une bière de seulement quelques centimètres et celle-ci s’était défragmentée (tel un pc libérant de l’espace) en une infinité de miettes de verre.

Etait-ce le premier signe annonciateur du black day de Guilhem ? Le verre est-il invulnérable face à la chance ? Seb D. a-t-il fait exorciser son appartement ? Autant de questions auxquelles la nouvelle manche du Toulouse Poker Tour ne répondra pas.

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