Toulouse Poker Tour 17e Manche Saison 2008-2009 (12 juin 2009)

LIEU : CHEZ SEBASTIAN

CONTEXTE : 17e round du Toulouse Poker Tour Saison 2008/2009

PARTICIPANTS : 5

–          Emilien B. (Met sa carrière en jeu sur cette manche s’il ne l’emporte pas)

–          Florian B. (Soupçonné d’être un spécialiste du rachat, capable de tout)

–          Sébastian D. (Mr Head’s up commencera t-il à jouer avant la fin ?)

–          Guilhem D. (Mr stats et doc es mauvaise foi, indispensable)

–           Grégoire ?

JETONS :

–          Blancs (Valeur 10) ? unités/joueur

–          Rouges (Valeur 20) ? unités/joueur

–          Verts (Valeur 50) ? unités/joueur

–          Bleus (Valeur 100) ? unités/joueur

–          Noirs (Valeur 200) 3 unités/joueur

–          Valeur globale du tapis : 1700

 

DEROULEMENT :

Jetons de Poker

  • 21H35 Un clash énorme dés le premier pot, voilà qui est devenu une espèce de tradition depuis quelques manches. Celle-ci ne dérogera pas à la règle d’autant plus que les rachats sont tolérés durant la première heure. Les acteurs de ce coup sont Florian et Guilhem. Ce dernier, au vu de l’annonce d’Emilien qui a fait le serment de jouer quasi sans un mot et de viser la gagne, se sent obliger de parler doublement. Mieux il se montre très agressif en étant à l’initiative de relance pré-flop, post-flop et au turn. Il fait mine d’annoncer son jeu à voix haute (le full aux as rien que ça !) mais Florian n’est pas dupe et ne peut l’être puisqu’il le possède lui-même. A la river c’est Florian qui part à tapis et Guilhem paye, en ayant en tête de se racheter ce qu’il sera contraint de faire. Le pire c’est qu’il en a l’air fier, bien que ses allers-retours incessants de la fenêtre à la table trahissent sa nervosité habituelle.
      • Guilhem : 10 10
      • Florian : AS 7
      • Board : 4 AS 4 4 K (full vs full supérieur
  • 21H55 « Tu te crois supérieur mais je sais que je suis meilleur », phrase extraite d’une chanson affolante de nullité que Seb nous inflige via une radio Internet. Censé être du pseudo-rock Français à la limite de la parodie.
  • 22h15 Guilhem est encore à la manœuvre pour deux coups consécutifs joués à base de grosses relances. Une transpiration vaine puisque les deux fois ça se terminera en partage, la première avec Emilien (AS 10 en main des deux côtés, double paire grâce au board), la seconde avec Florian (AS + kicker quelconque en main, le board donne la même quinte aux deux). A noté un imbroglio lors de la répartition des jetons pour le coup partagé entre Guilhem et Emilien après de la monnaie faite à la banque par Seb. Comme le dira plus tard Guilhem, on lui en veut pas il n’a pas un bac S.

Jetons de Poker

  • 23h35 Guilhem se classe 5e. Avant l’explication du coup, faisons un résumé de la situation depuis une heure. Une ultra-présence d’Emilien sur les pots contrarie Guilhem et sans doute d’autres. Toujours est-il qu’ils ont déjà étés deux à utiliser leur showcard contre lui après s’être couchés. Ces jokers (voulus par Seb) ont atteint leur but ce soir puisque révélant en ce qui concerne Emilien un semi-bluff (paire de 6 sur un flop où il y avait une dame vs Guilhem) et un énorme bluff (un tirage n’ayant pas abouti après la river vs Florian). En relançant valeur 200 alors que les blinds sont à 50/100, Guilhem laisse suggérer une paire servie. Seul Emilien, en big blind, est sur le coup. Il pourrait se contenter de coller mais il triple la relance. Guilhem s’interroge un moment et lance all-in dans la foulée, un tapis immédiatement payé à sa grande surprise. La configuration est cruelle mais la pure logique statistique est respectée.
    • Guilhem : 7 7
    • Emilien : AS AS
    • Board : K 6 AS 9 3 (paire vs brelan)

Jetons de Poker

  • 23h56 Florian, qui a jusque ici peu capitalisé sur le doublement de son tapis dés la main initiale, agresse fort pré-flop en mettant 300. Avec deux cartes hautes assorties Emilien, large chipleader, tente l’intimidation du tapis en triplant la relance. Florian colle, ne conservant qu’environ 400 en valeur absolue. Post-flop, Florian qui parle en premier se doit de bouger et envoie un all-in rapidement collé par Emilien désormais dans l’éventualité d’une couleur max. Il ne la touchera pas mais la carte commune touché par les deux ne change pas la configuration et Florian s’incline au kicker.
    • Florian : AS 9
    • Emilien : AS J (assorti à cœur)
    • Board : 8 coeur 3 coeur 6 AS 3 (double paire vs double paire kicker supérieur)

Jetons de Poker

  • 00h14 Gregoire, nouveau venu au TPT, a donné du fil à retordre à Emilien depuis le début de la soirée, le faisant se coucher à plusieurs reprises post-flop. Conservant depuis un moment un tapis oscillant entre 600 et 1000, il touche une main pour attaquer alors que les blinds sont passés à 100/200. Il se contente cependant de suivre les checks d’Emilien jusqu’au turn. A ce moment là, Emilien réclame la boite de Gregoire, ce dernier se lance en croyant avoir le meilleur jeu sauf qu’au turn Emilien a touché une paire supérieure. Le voilà éliminé d’un rien. Là encore on peut supposer l’influence d’un semi-bluff dévoilé dix minutes plus tôt par Emilien suite à l’utilisation de la showcard par Gregoire.
    • Gregoire : 6 6
    • Emilien : K 2
    • Board : 8 4 4 K 5 (double paire vs double paire supérieure)

Jetons de Poker

  • 00h25 Le head’s up ne fait pas long feu. Tout juste les deux concurrents ont le temps de se toiser, Emilien faisant remarquer la passivité manifeste de Sebastian ce soir tandis que ce dernier déclare qu’il serait temps que son concurrent remporte un face à face. Alors que tourne l’album doolittle des Pixies, Emilien est confiant quant à l’issue et parie qu’il s’imposera avant que le cd arrive à la piste 12 (« there goes my gun »). Il est en deçà de la réalité puisque la fin intervient à la piste 7. D’autre part un débat stérile revient sur le devant de la scène quant à savoir si en duel le dealer est de small ou de big blind, Sebastian fait mine de chercher la réponse sur Internet mais il s’égare sur un site type « le poker pour les nuls » (à conseiller à Nicolas V) n’expliquant que les bases de ce sport/jeu/spectacle. Après trois ou quatre tours où les relances pré-flop du joueur en small blind prime, la main finale s’amoncelle. Seb, en small, relance de 400, Emilien y va de son habituel triplement pour atteindre 1200. Seb hésite et réalise vite que coller ne voudrait rien dire, c’est soit jeter sa main soit partir à tapis. C’est pour ce second choix qu’il opte. Il est suivi. Deux cartes élevées assorties contre une paire moyenne c’est quasiment du 50-50 mais pas de révolution au board, Emilien tient le bon bout et s’impose enfin après 4 head’s up perdus cette saison. Ironiquement il touche une suite (dont il n’avait pas besoin) proche des quintes du cosmos touchées régulièrement par Seb cette saison. This is the end, les singes peuvent aller au paradis et il n’aura pas été nécessaire de sortir les armes.
    • Sebastian : Q K (assortis trèfle)
    • Emilien : 7 7
    • Board : 4 3 6 5 10 (hauteur k vs quinte peanuts)
  • 00h33 Guilhem ne perd pas de temps pour lancer le débat d’après-match et confirme son statut de « Daniel Cohn-Bendit du poker » puisque déversant sa bile avec la même efficacité sémantique, tout en préservant la faune et la flore. Le thème principal est cette fois l’opposition de styles entre joueurs agressifs et joueurs plus serrés/sélectifs. Il reconnait à mots couverts les mérites de la stratégie d’Emilien ce soir tout en les minimisant en évoquant « une partie qui s’est très bien déroulée pour lui », pointant l’absence de bad beats ou de showdowns allant à son encontre. Encore une fois on revient sur le coup de mardi soir où avec une double paire au flop Guilhem avait pris le risque de laisser Florian chercher sa couleur, ce que celui-ci avait trouvé.
  • Sebastian argumente sereinement, légitimé par un récent film de poker vu en streaming où un maitre dit à son poulain de « jouer les joueurs et non les cartes ». Véritable tollé de Guilhem qui s’égare par moments en comparant des coups qui n’ont pas plus de points communs que Gérard Depardieu et Clovis Cornillac. Il estime que c’est la modification de son jeu dans une verve plus agressive qui a causé sa perte ce soir. Comme d’habitude il sanctifie les stats malgré les remarques d’Emilien qui évoque d’autres facteurs comme la valeur du stack, la hauteur du pot, la position, la logique de relances, les dangers présentés par la configuration, l’attitude globale de l’adversaire.

Le site comparatif de mains est encore mis à rude contribution ainsi que Pierre-Alain joint par téléphone et s’entretenant longuement avec Guilhem puis Seb.

BILAN (récompenses) :

  • Le Gontran Bonheur d’or ou Rocco Siffredi d’or (attribué au joueur le plus ouvertement chanceux de la soirée) : Personne
  • Le Rolland Courbis d’or ou Raimu d’or (attribué au joueur ayant manifesté le plus de mauvaise foi durant la soirée) : GUILHEM, victime d’une élimination sur une configuration cruelle mais logique et qui malgré les raisonnements possibles sur le coup, défend l’idée que c’est justement parce qu’il a joué contre ses principes (influencé par le type de jeu d’autres joueurs) qu’il s’est incliné ce soir.
  • Le Petit Gibus d’or (attribué au joueur qui aurait pu prendre à son compte l’expression « si j’aurais su j’aurais pas venu ») : Personne
  • Le Truman Show d’or (attribué au joueur qui n’a jamais pu rentabiliser ses belles mains et a eu le plus de boards défavorables) : SEBASTIAN, à qui on accordera le bénéfice du doute quant à son jeu bien que les soupçons de camouflage post-head’s up pesant sur lui restent d’actualité.

NOTES D’ENSEMBLE :

  • PONCTUALITE 5/10
  • AMBIANCE 7/10
  • ACCUEIL/SERVICE 7/10
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