Toulouse Poker Tour 9e Manche Saison 2009-2010 (30 mai 2010)

LIEU : CHEZ ? Chez qui d’ailleurs ? Résidence secondaire P-A C., Saubens improbable que même Alata c’est plus facile à trouver sur une carte (Seb D. ne dira pas le contraire mais nous y reviendrons plus tard). Et là P-A se dit « Ok ça commence comme ça, c’est guerre ouverte », il est fort possible que les tacles volent dans tous les sens, mettez vos protège-tibias et bonne lecture.

CONTEXTE : 9e round du Toulouse Poker Tour Saison 2009/2010

PARTICIPANTS : 7

–          Emilien B.

–          Bertrand ?

–          Pierre-Alain C.

–          Sébastian D.

–          Guilhem D.

–          Ahlem F.

–          Fabrice M.

JETONS :

–          10 Blancs (Valeur 10)

–          10 Rouges (Valeur 20)

–          8 Verts (Valeur 50)

–          5 Bleus (Valeur 100)

–          3 Noirs (Valeur 200)

–          Valeur globale du tapis : 1800

AVANT-MATCH : L’intention d’un poker en mode campagne profonde, fort louable à la base, de surcroit le jour de la fête des mères, a quelque peu joué des tours à certains invités. Tandis que P-A tablait sur une heure d’arrivée maximale autour de 15h, Seb D. donne rdv à Ahlem et E. vers 15h10 à la sortie du métro Balma/Grammont, speedé qu’il fut d’aller acheter un cadeau à sa mère en ce jour de magasins fermés (on le soupçonnera longtemps d’avoir profité du vide-greniers ayant eu lieu ce jour-là Rue de la Concorde). Pendant ce temps à quelques encablures de là, E. qui était dans un timing idéal pour partir prendre le métro depuis la gare est victime d’un énième crash de son 3310 Oceanic Airlines, contraint à nouveau de le faire passer sur la table d’opérations et de rassembler les touches du clavier qu’il recolle finalement d’un rien…20 minutes après. Serein qu’il est de se dire qu’il est sans doute « moins en retard que quelqu’un d’autre », il marche d’un pas assuré mais peu empressé. Etonnamment, A. n’a pas activé l’option « décommande dernière minute » de son Ipod et sera bien à l’heure à Balma. Les trois larrons réunis, ont vent des rumeurs selon lesquelles Guilhem, de retour de Suède, et Bertrand sont déjà calés dans la demeure Saubensienne ; il se dit aussi que Bob, n’ayant qu’à escalader un Muret pour les rejoindre ne tardera pas à pointer le bout de son t-shirt. Et voilà que le drame se noue ; sans doute enivré par ce dimanche pluvieux à souhait, Seb D. propose une visite de périphériques intérieurs/extérieurs gratuite à ses passagers. D’abord réticents, ceux-ci ne résistent finalement pas à ce petit coin de sud-ouest typique. Pour être bien sùr de ne pas reprendre la même « fausse » route, Seb D. repart du point de départ (de même que le cd dans le poste, qui a bien eu le temps de tourner) et sur la Foix de la route de Tarbes, il se dirige en vainqueur (prémonitoire ?) dans ces contrées où l’homme n’a pas ou peu posé le pied, il se repère aux noms sur les pancartes pour trouver le lieu du poker, la Rue du Porno succédant à l’Avenue C.Payé pour déboucher sur le Boulevard du Grand Bad Beat (à noté quelques cierges à l’attention de Guilhem qui fleurissent ça et là).  Les sept candidats sont en place, il est 16h30, Seb « Hannibal Smith » D. adore que les plans se déroulent sans accrocs. Emilien « Futé » B. propose de « vendre » la thèse de l’accident, inspiré par un panneau lumineux sur le périph annonçant un encombrement à 15km mais faute de temps pour recouper les versions, le tribunal populaire prend vite en défaut cet argument.

PLAN DE TABLE ET POSITIONS INITIALES :

GUILHEM      (Under The Gun 3)

BERTRAND      (Cut-Off)

PIERRE-ALAIN   (Dealer)

SEBASTIAN   (Small Blind)

BOB                (Under The Gun 2)

AHLEM          (Under The Gun)

EMILIEN            (Big Blind)

DEROULEMENT :

Jetons de Poker

  • 16H43 Assez perdu de temps, la première main se distingue par sa violence, P-A mise 100 (blinds 10/20) et ne cache pas avoir Seb dans le viseur. L’adversaire concerné colle mais voilà que derrière E. envoie 300. Tout juste le temps d’ironiser sur les moves peu dissuassifs de ce dernier que les deux collent pour aller au flop. Le tirage ne peut laisser insensible les participants, Seb engage à 400, E. choisit la fuite puisque sa main de départ prend une valeur bien relative post-flop, P-A double la relance. A 400 Seb n’a pas à priori « poser de question » et il doit donc coller à nouveau, ce qu’il fait. Le turn n’offre que peu de perspectives sinon celle de continuation bets, ce qui mène P-A au all-in, payé bien entendu par son concurrent. Le rachat ayant été décrété autorisé pendant la première heure, l’un des deux s’apprête à remettre la main à la poche. Que nenni : les deux ont la même main et pas même un risque de couleur pour les départager. En tout et pour tout, ils auront pris 150 chacun, « tout ça pour ça » aurait dit l’autre (y’a bien dû y avoir un « autre » qui a prononcé cette phrase le premier mais point de SACEM à l’époque pour le défendre).
    • Emilien : J J (abandonne le coup au flop)
    • P-Alain : AS K
    • Sébastian : AS K
    • Board: Q AS 8 2 8 (double paire + même kicker)

Jetons de Poker

  • 17H06 Première emplâtre lors d’une main qui voit un Bob bien armé venir buter sur une main diaboliquement efficace de Guilhem. Le coup partait pourtant doucement puisque une maigre relance à 60 voyait les deux hommes aller au flop accompagnés de Bertrand et de P-A. Au flop une nouvelle relance suffit à laisser les deux protagonistes en face à face. Rebondissement classique au turn lorsqu’une même carte nourrit agréablement le jeu des deux, Bob part à  tapis pour mieux abréger un échange devenu physique mais Guilhem a touché son tirage ventral et paye sans la moindre hésitation. En ce lendemain de soirée d’anniversaire, Bob ne peut en rester là et recave. Du côté de G., c’est l’euphorie silencieuse, à telle point que dans les minutes suivantes il en oublie d’annoncer l’augmentation des blinds et que l’on restera longtemps à 20/40 sans que ça interpelle le moindre joueur.
    • Bob : AS J
    • Guilhem : Q♠ 10♠
    • Board : 3 K 9 J 2 (paire vs quinte)

Jetons de Poker

  • 17H40 Affrontement minimaliste entre les deux adversaires placés en blinds, P-A et Seb ayant gardés leurs mains par défaut, qui voit s’affichait un tableau qui laisse augurer le rêve fou de la première quinte flush (royale de surcroit) de l’histoire du TPT. Au lieu de ça, une succession de « check » et une couleur chez les deux, la hauteur de carte faisant la différence en faveur de P-A.
    • Sébastian : 9♠ 4♦
    • P-Alain : 8♦ 5♣
    • Board : 10♦ K♦ Q♦ AS♦ 4♠ (couleur vs couleur supérieure)

Jetons de Poker

  • 17H46 Alors qu’on dépasse légèrement l’heure de jeu, c’est l’heure de la chute pour Ahlem, jusque là peu présente. Les petites relances pré-flop attirent plusieurs joueurs dans le coup dont E. et Seb. Post-flop E. envoie200, A. colle sans rien laisser paraitre, Seb jette son jeu. Au turn, E. poursuit dans sa stratégie « coups de boutoir » et envoie300, A. hésite puis opte pour le all-in, plus cohérent qu’un simple call à ce moment-là. E. paye sans souci. Deuxième pré-élimination de la partie puisque suivi aussitôt d’un rachat, le « dernier autorisé » parole de Guilhem certifiée.
    • Ahlem : AS Q
    • Emilien : K J
    • Board : J 8 4 8 5 (paire hauteur AS vs double paire)

Jetons de Poker

  • 17H58 Visiblement pas refroidi par la fin officielle des rachats, cinq des sept joueurs en lice collentla BB. La situation revient vite à la normale quand Guilhem (Positionné en BB) relance à 240 (déjà un événement en soi, autant dire qu’on assiste à une intimidation réussie qui pourrait se résumer par l’expression « peur sur la table »), A sa suite Bertrand se sent (se sait ?) contraint au tapis, placé en milieu de parole il ne laisse pas le loisir aux autres de venir voir le tableau, d’autant plus qu’il est short-stack. G. paye avec une main potentiellement forte mais la rencontre qu’il se voit proposer ne laisse que peu d’espoir. Et pourtant voici le premier bad beat semi-scandaleux de la soirée. Bertrand remballe sa confiance et quittera bientôt les lieux, G. devient un chipleader conséquent. Bien dans sa peau et en même temps peu fier du reverse qu’il vient de faire subir, il se met à arpenter la cuisine de fond en comble, la partie se déroulant sur la terrasse couverte on le sent en manque des véritables repères que constituaient pour lui les fenêtres de Borios et de Saint-Honest.
    • Bertrand : AS♠ K♣
    • Guilhem : AS♦ 10♦
    • Board : J 4 10 3 2 (Hauteur AS vs paire)

Jetons de Poker

  • 18H28 A quarante minutes d’intervalle, Ahlem subit sa deuxième élimination, face au même adversaire, dans des conditions elles aussi presque similaires. Les relances barbares ont démarrés en pré-flop face à E. et se sont poursuivis suite à un flop plus intéressant qu’il ne pourrait le laisser croire de prime abord. Au turn, Il devient nécessaire de calmer le jeu, E. vient de toucher son tirage et check pour mieux tendre un piège, A. saisit l’occasion pour voir la river gratuitement. Une river qui offre une nouvelle perspective à E. et peut l’inquiéter par ailleurs. Il décide de checker à nouveau et annonce à son adversaire « qu’il ne voudrait pas lui faire mal une deuxième fois et qu’elle ferait mieux de se contenter du pot en jeu ». Visiblement lassée de la gimmick du joueur vantard d’E., A. envoie son tapis qui croit-elle est assez dissuassif, puisque quasiment à sa valeur initiale compte tenu de son récent rachat. No chance in hell, elle est payée et priée d’aller se ressourcer à la piscine malgré les vieilles feuilles qui en jonchent le fond. Dés lors, les autres joueurs se liguent plus ou moins ouvertement contre E.
    • Ahlem : AS J
    • Emilien : Q 10
    • Board : 3 9 K J AS (double paire vs quinte)
  • 18H33 Point sur la situation après presque deux heures de jeu : Cinq joueurs encore en course dont E. chipleader, talonné par Seb et G. qui ont de gros tapis à peu prés équivalents l’un l’autre, Bob est resté caché depuis son rachat et conserve quasiment la valeur initial de la cave, P-A ferme la marche avec tout juste la moitié du tapis de départ et sera bientôt contraint de se doubler.

Jetons de Poker

  • 18H40 Pré-flop, E. mise 360 (blinds 50/100), Tout le monde disparait sauf Bob qui lance tapis au moment opportun. E. en bon payeur, va chercher à croquer une élimination de plus à son compteur, le tapis de son adversaire n’étant de plus pas reluisant (1200 environ). Mal lui en a pris puisqu’il s’engage dans un affrontement inextricable du type 92/8. Bob a déjà rentabiliser son rachat.
    • Emilien : 7 7
    • Bob : AS AS
    • Board : (ne modifie pas les tendances)

Jetons de Poker

  • 19H00 Malgré la valeur mineure du tapis de P-A (environ 500) envoyé en pré-flop, tout le monde fuit l’invitation. Seul E. tergiverse, finit par montrer son jeu à un Seb limite hautain qui lui lance « Toi tu hésites avec ça », « Ah ok c’est ce que je pensais faut que je jette ! » croit avoir compris E., « Bien sùr qu’il faut payer avec ça » rétorque le Seb qui s’est pourtant couché avec bien plus. E. lève alors les yeux vers l’agresseur et réalise qu’il ne s’agit que de P-A et qu’à un moment il faut être sérieux. Il colle donc, touche la petite carte qui fait la différence au turn et exclut P-A du final four.
    • P-Alain : AS♠ K♠
    • Emilien : 8♣ 9♣
    • Board : 5 6 2 9 7 (hauteur AS vs paire)

Jetons de Poker

  • 19H35 Successions de relances titanesques, Bob est à l’initiative et sans cesse suivi par un Seb accrocheur. Ce dernier envoie un tapis lourd de jetons au turn, un Bob flairant le bluff ou au bord du craquage paye et engage son tournoi alors qu’il ne joue qu’une hauteur de carte. Seb, tout brelanté qu’il est, se frotte les mains et peut désormais espacer un peu plus les clopes.
    • Bob : AS J
    • Sébastian : 5 5
    • Board : 5 7 4 K J (paire vs brelan)

Jetons de Poker

  • 20H32 L’affrontement triangulaire entre les vieux barons du TPT tient jusque là toutes ses promesses : dans un premier temps un E. très agressif a rongé des blinds de plus en plus importantes notamment devant un Guilhem qui semble lui signifier que plus dure sera la chute ; Second tempo qui voit E. se montrer plus discret et attendre le choc frontal entre Seb et Guilhem pour mieux s’assurer le head’s up. Mais voici enfin l’heure d’un reverse dans la domination d’E. qui reprenait les devants en posant 400 pré-flop (blinds 150/300), Seb colle et touche un flop tout simplement idéal. Il laisse venir son adversaire et finit par coller une relance de 1200. E. est sérieusement touché dans cet échange et ne serait pas en position de force s’il atteint la finale.
    • Emilien : AS♥ 6♥
    • Sébastian : 8 9
    • Board: 5 9 9 ? ? (hauteur AS vs brelan)

Jetons de Poker

  • 20H46 Guilhem, se trouvant en BB, rétorque un all-in faussement par défaut à la relance énorme à 1500 de Seb. En réalité il a enfin une vraie main et alors que Seb paye et qu’on abat les pocket cards pré-flop, il est nettement favori et seul un tableau haineux de sa personne pourrait l’éliminer. Qu’importe les stats, le sort s’acharne à nouveau sur « Mr Bad Beat », confirmant que Seb possède chez lui l’intégrale de la production Colmax Vidéo et la regarde religieusement sans tâcher la télécommande. Le porte-parole du CG d’Agen aborde le head’s up en conquérant. Une finale qui voit la table être déserté par un public qui choisit de suivre un Tunisie/France aux allures de préparation à la honte. Les deux finalistes ne sont décidément pas célébrés comme ils le mériteraient.
    • Guilhem : K K
    • Sébastian : Q J
    • Board : Q J 3 8 ? (paire vs double paire)

Jetons de Poker

  • 21H04 Le quart d’heure d’observation vient tout juste de s’achever que le tournant du head’s up a lieu : les deux adversaires munis de pocket cards immenses en la circonstance vont au clash, Seb tient la corde et s’adjuge sa première victoire dans une saison qui l’avait vu se classer deux fois deuxième, E. n’a pas pu lutter dans une finale déséquilibrée à la base mais n’émet aucun regret sur une partie qui l’a vu revenir en état de grâce façon Georges Foreman en 1994.
    • Emilien : Q♦ 10♦
    • Sébastian : Q J
    • Board : 7 8 7 2 9 (paire partagée kicker supérieur)

 

RECAPITULATIF (eliminations) :

– Bob par Guilhem (23e minute) RACHAT

– Ahlem par Emilien (63e minute) RACHAT

– Bertrand par Guilhem (75e minute)

– Ahlem par Emilien (105e minute)

– P-Alain par Emilien (137e minute)

– Bob par Sébastian (172e minute)

– Guilhem par Sébastian (243e minute)

– Emilien par Sébastian (261e minute)

BILAN (récompenses)

  • Le Gontran Bonheur d’or ou Rocco Siffredi d’or, rebaptisé Chatte à Papa (attribué au joueur le plus ouvertement chanceux de la soirée) : Sébastian, ne lui en déplaise il a connu une partie « qui s’est très bien déroulée ».
  • Le Rolland Courbis d’or ou Raimu d’or (attribué au joueur ayant manifesté le plus de mauvaise foi durant la soirée) : ?
  • Le Petit Gibus d’or (attribué au joueur qui aurait pu prendre à son compte l’expression « si j’aurais su j’aurais pas venu ») : Bertrand, aussi invisible qu’il avait été redoutable la première fois dans la partie classée hs.
  • Le Truman Show d’or (attribué au joueur qui n’a jamais pu rentabiliser ses belles mains et a eu le plus de boards défavorables) : ?
  • Le Bud Spencer/Terrence Hill d’or (attribué au joueur le plus agressif) : Emilien, revenu à sa stratégie de la grande époque.
  • La Phrase-Choc de la soirée : un « Ouais ouais » Prononcé négligemment par Seb à l’attention de G. qui résumait les raisons d’un choix sur un coup. Une intonation qui sera extrapolée à souhait par P-A et E. du style « Ouais ok tu as rien compris à ce que t’as fait » ou « Bien sûr ta gueule connard ».
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