Toulouse Poker Tour Manche du 7 mai 2011

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LIEU : CHEZ AHLEM

CONTEXTE : Première grosse manche printanière, initialement vouée à se disputer en extérieur Rue Saint-Honest mais Toulouse en a voulu autrement.

PARTICIPANTS (+ LA QUESTION QUE L’ON SE POSE) : 9

–          Emilien B. (Troisième en mars dernier, goûtera t-il au parfum du head’s up ce soir ? Question subsidiaire : Combien de showcards seront claquées contre lui ?)

–          Xavier D. (Après la vision de Thor, sera-t-il + en mode Fatalis que Datalis ? Question subsidiaire : Est-ce que le mérou a les mêmes facultés de multiplication que la méduse ?)

–          Pierre-Alain C. (L’affaire des quotas transcendera t-elle encore davantage le Gala Du Football, par ailleurs vainqueur de la dernière grosse partie en date ? Question subsidiaire : Mais il joue où maintenant ce putain de Robert Malm ?)

–          Sébastian D. (Son art de la diplomatie fera t-il à nouveau des étincelles ? Question subsidiaire : Au fait, c’est quoi sa marque de clopes pour savoir si l’on devient aussi respectable que lui en les fumant ?)

–          Guilhem D. (Sera-t-il le premier à prendre un bad beat dans la soirée ? Question subsidiaire : Ces longs mois de convalescence lui ont-ils permis de se construire un nouveau profil ?)

–          Ahlem F. (The Ultimate Scientist osera t-elle encore faire croire que le poker est une équation à trois inconnus pour elle ? Question subsidiaire : Saurons-nous situer Zemmouri sur une carte d’ici la fin de la soirée ?)

–          Fabrice M. (À quel point est-il marqué par l’élimination du Stade en ½ de la H Cup, à laquelle il convient d’ajouter les tâtonnements de l’OL ? Question subsidiaire : Osera-t-il traiter quelqu’un de « tête de con » ce soir ?)

–          Jean M. (Sera-t-il aussi à l’aise dans le salon Tounisien qu’à proximité du cimetière ? Question suicidaire euh non…subsidiaire : Ce guitariste éclairé reconnaitra t-il enfin que Kurt Cobain n’a rien inventé sinon de prolonger le mythe pour les rockeurs morts à 27 ans ?)

–         Denis P. (Ce grand amateur de foot, golf, rugby, tennis, cyclisme, basket, volley, bowling, pelote basque, squash sur orties, curling, courir dans les champs, désapement total sur fond de MGMT, athlétisme sans piste, boxe sans gants et avec les mains attachés dans le dos, bras levés inopinément à la moindre accélération de Di Canio, … saura t-il simplement s’intéresser à nouveau au poker ? Question subsidiaire : Vient-il de vivre avec le 2-0 du Tef vs Lyon son premier bon match aux commentaires de Radio Radio ?)

JETONS :

–          10 Blancs (Valeur 10)

–          10 Rouges (Valeur 20)

–          6 Verts (Valeur 50)

–          6 Bleus (Valeur 100)

–          4 Noirs (Valeur 200)

–          Valeur globale du tapis : 2000

EDITO : And here we go. La grisaille n’aura pas eu raison de cette grande réunion du TPT. C’est en effet une nouvelle soirée orgiaque qui a pris place Quai de Tounis, si bien que ce résumé abandonne la forme classique de « l’heure par heure » (en tout cas dans sa première moitié) pour prendre le visage d’un article global. Première motivation de ce changement, le nombre hallucinant de saillies verbales entendues en ce jour, prenant souvent l’ascendant sur le jeu lui-même. Motif suivant, la difficulté de suivre la circulation des cartes vu le nombre de participants présents (qui nous change de nos pauvres manches à 5 ou 6 pélots). Enfin, la nouvelle tendance à un jeu plus athlétique et nerveux rend l’aspect psychologique des coups moins discernables. Vous l’aurez compris, cette mesure doit autant à une contrainte pratique qu’à un aspect ludique. C’est un choix délibéré et assumé qui ne fera en rien dévier votre cher narrateur des fondamentaux établis lors du démarrage des résumés : rigueur, objectivité, moqueries circonstanciées et plus que tout amour du jeu et des joueurs (à prononcer à la Luis Fernandez « Jouheureeee »). Enjoy et pour toutes réclamations le courrier des lecteurs est à votre disposition : argentinos@hotmail.fr.

Jetons de Poker

Il est bientôt 2 heures du matin, la plupart des bars ferment leurs portes, les utilisateurs de Vélô Toulouse hâtent le pas pour ne pas avoir à le prolonger plus tard, Ruquier ne va pas tarder à rendre l’antenne en faveur d’une émission consacrée à la dissection des enfants-homards en antarctique. Loin de toute cette agitation, un homme lève les bras ; il l’a fait ! Envers tous ses détracteurs, E. vient de remporter une des plus belles parties de l’histoire du TPT. Un brelan de dames a fait l’affaire face à l’AS 6 détenu par P-A, grand favori et soutenu par l’establishment. Un peu comme si Gérard Schivardi avait réussi son hold-up présidentiel en 2007. Les langues se délient de plus belle mais rien ne pourra briser son euphorie.

Table basse, cirque et polémiques

Pourtant, cette manche ne s’était pas engagée sous les meilleurs auspices pour E. (comme pour la plupart des concurrents), malgré la proximité bienveillante de l’hôpital La Grave. À dire vrai, celui qui devait recevoir les débats a été trahi par une météo capricieuse, d’autant que la frilosité (re)connue de certains joueurs cadres ne permettait pas de maintenir le mode flushing meadow, sous peine de flushing médoc le lendemain. Décision est donc prise de faire appel à la générosité d’un autre hôte. À ce petit jeu, l’appart d’Ahlem emporte les suffrages, malgré les limites annoncées d’une partie se déroulant sur table basse. Soudain, Seb et P-A se rappellent qu’ils aiment leur confort et débarquent munis de deux chaises pliantes. Une seule fera le voyage retour… De leur côté, Denis, E. et Jean sortent d’un « bon » 0-0 du TEF à Lorient et arrivent rapidement sur les lieux. A noté que The King of Empanadas se fait un devoir d’accompagner Jean dans sa recherche lointaine de place de parking, sous peine d’être parmi les premiers arrivés. Une réputation, ça se défend.

Petit bémol au passage quant au choix de laisser Patrick Sébastien et son cirque en fond, d’autant que les principaux commentateurs sont placés face à la télé. Erreur assez vite réparée avec un zapping salvateur sur W9 et sa diffusion anarchique des 36 saisons des Simpson.

Jetons de Poker

Pour en venir au jeu, tout se décante assez vite. Le temps de répartir les jetons et le challenge est lancé vers 21h40. Tout juste une première expression prêtant à confusion s’immisce en chemin lorsque P-A déclare « s’être fait tirer ». Il mentionnait seulement le fait que quelqu’un avait sorti la carte pour déterminer le dealer à sa place mais bon, il en faut peu pour paraître douteux. Dans les minutes qui suivent, le même homme prend d’ailleurs une attitude étrange en répondant à quelques appels téléphoniques en mode voix mielleuse, des coups de fil courts mais visiblement productifs vu comme il s’en pourlèche les babines. Pendant ce temps, E. réclame un outil lui permettant d’avoir l’heure sous les yeux en permanence, Bob en profite pour dégainer sa montre en y allant d’une recommandation : « Fais attention c’est une Lotus », P-A rebondit d’un déjà Facebookisé « Lotus et bouche cousue ! ». Denis s’égosille déjà pour réclamer des notes rigoureuses quant aux possibles Quotes of the night. E. propose qu’à ce train-là, on opte pour un Top 5 façon vieux Top Buts de Téléfoot, entrecoupé des « Haaa » si possible. Un temps que les moins de quinze ans ne peuvent pas connaître.

Les étonnantes relances du professeur Guilhem

Bref cela s’excite comme des moucherons un soir de 14 juillet et sur le plan du jeu certains y trouvent leur compte. Premiers chapardeurs de pot, Bob et Guilhem. Si le premier promet « de ne plus jouer un pot pendant une heure », Mr Stat semble venu dans une toute autre optique ce soir, étant entendu qu’aucune allusion ne se rapporte ici à ses lunettes mais bien à son style de jeu. Pendant 45 minutes, G. prend de nombreuses initiatives et cela paye relativement bien, sans toutefois que la majorité des coups aillent à la river. Ainsi à 22h10, G. et P-A ont les deux meilleurs tapis en présence. Les apartés sont nombreux et le sujet épineux de Robert Malm revient sur le tapis (vert forcément), même P-A semble avoir perdu sa trace ce dont il s’excuse presque en arguant d’un « Autant il est à la retraite, il doit avoir 38 ans facile », E. surenchérit « Et encore, 38 ans en âge africain ! ». Le PV de cette conversation est en cours d’étude chez Mediapart.

Procès toujours, celui qui pend au nez de Seb à cause de ses sempiternelles distributions « cartes volantes ». Cette fois, la victime est un vulgaire 3 destiné à E., la carte est donc retournée à la vue de tous et brûlée pré-flop en place publique. Triste destin s’il en est.

Les incessantes joutes Pozziennes

Un enchaînement chaotique cristallise l’ambiance générale de la soirée. À 22h35, Ahlem abandonne un coup après avoir pourtant misé gros. Contre vent et mérous, elle demeure silencieuse sur la main en sa possession. Un mini-camouflet pour X., tempéré par une prédiction de Jean : « Peut-être une confidence sur l’oreiller ». Il n’en faut pas + pour que Pozza lâche les chevaux et entraîne P-A dans un karaoké sans le OK des autres « ♪♪♪ Tu le sais ♪♪♪ Si vous m’aimez ♪♪♪ … » Pas honteux pour un sou, le rital se félicite des difficultés engendrées pour la prise de notes de votre cher narrateur. Seule solution, des notes de synthèse pour mieux extrapoler lors du passage sur PC (comme d’hab en fait), autrement dit « en faire des caisses ». Bob reprend les mêmes mots en termes grivois « Moi perso, j’attends d’être sur le trône pour en faire des caisses ». A noté que seuls Seb et G. n’ont pas été impliqués dans cet épisode scabreux remettant au goût du jour une des plus pôôôvres productions de la variété française, conduisant inexorablement vers une pensée scatophile. Dès lors, The Ultimate Laziale se répand en imitations et autres bruitages cosmiques, la meilleure réponse en soit à la question que l’on se posait au préalable : le poker à vrai dire il s’en fout.

Le règne de P-A Second

La dure loi du jeton reprend ses droits avec l’élimination d’Ahlem moins de sept minutes après cet interlude. Munie d’une main d’un assez beau gabarit bien que dite intermédiaire, elle ne voit pas venir un P-A resté en flibustier sur le coup. La thésarde chevronnée pense faire fuir son opposant en envoyant tapis à la river mais au vu du tableau le Diagonal Golden Boy ne risquait pas grand chose.

  • Ahlem : AS 8
  • P-A : 10 8
  • Board : 10 5 8 6 2 (paire vs double paire)

D’ailleurs, plus rien ne semble pouvoir inquiéter le tenant du titre. Il est présent sur la majorité des coups, se contente souvent de coller, se couche (évidemment) au moindre avis de tapis de Seb. Un récital. Un autre artiste se refuse de quitter la scène, Denis en l’occurrence, et s’époumone dans une parodie de Charlène. Bob évoque les éventuelles séquelles causées par cette relation et l’intéressé abonde dans ce sens « J’ai des séquelles à poils ras ». Les connaisseurs apprécieront. Le duo ne s’arrête pas en si bon chemin et improvisent un échange de Air-Tennis à grands renforts de cris de bœufs. Ils sont bientôt suivis par l’ensemble de la table.

Jetons de Poker

Cinq minutes plus tard, l’irruption d’un Carré manque de remettre en cause les forces en présence. Hélas, son bénéficiaire, Seb D., choisit de miser léger après une première grosse relance pré-flop. P-A suit jusqu’au bout mais n’y laisse pas de plumes. À la barre, le Gendre Idéal plaide faiblement « Je voulais l’appâter parce que si je mettais beaucoup il ne suivait pas ». À croire qu’ils se connaissent trop bien ces deux là.

  • P-A : AS 8
  • Seb : J Q
  • Board : J Q J J 2 (brelan vs carré)

Après ce qui sera le premier d’une série de beaux duels, Denis décline son premier « tapis » d’un ton lugubre à souhait. Il n’est guère suivi.

La mainmise est belle et bien en possession de P-A et Jean Le Discret va être à son tour envoyé aux oubliettes. Un tableau atone permet au chipleader de mettre hors course le guitariste de Sleeptalker. Prévoyant, ce dernier a bien fait d’amener sa voiture à proximité, ça lui permet de ne pas devoir Walk to Sleep.

Jetons de Poker

Vingt minutes après, vingt minutes seulement, P-A le diabolique réenclenche la 4e et s’offre un Bob persuadé d’avoir le meilleur jeu avec le board, gain d’une couleur oblige. À la clé, un nouveau carré à la suite d’une sortie de cartes d’une fluidité absolue pour l’amélioration de sa main. De paire servie à l’origine, P-A passe à un brelan au flop, un full au turn et un carré à la river. N’en jetez plus !

  • Bob : AS 4 (assortis ♣)
  • P-A : K K
  • Board : K♦ 3♠ 10♣ 3♣ K♣ (couleur vs carré)

00h25 G. vs E., tournant de la soirée

Il est 23h45 seulement et P-A vient de liquider, que dis-je, de broyer trois adversaires consécutivement. Les cinq joueurs lui tenant encore tête tremblent, ignorant que le plus fou reste à venir. À propos de folie, voilà enfin X. qui met la tête hors de l’eau pour aller au clash face à Denis doté d’un American Airlines. Le mérou risque son tournoi pré-flop sur une main en devenir et bénéficie à nouveau d’une chance bienveillante. En jingle publicitaire ça donnerait « Spéciale Chatte de Danis, testée et approuvée ». Denis rejoint E. et G. dans le rang des joueurs à la profondeur de tapis très inquiétante.

  • Denis : AS AS
  • Xavier : Q J
  • Board : Q 3 5 7 Q (double paire vs brelan)

Jetons de Poker

Quelques minutes plus tard, un affrontement a priori anodin entre les désœuvrés E. et G. va donner lieu à la séquence qui aura le plus de conséquences sur le reste de la soirée. Les deux rivaux, respectivement en BB et SB, sont les deux seuls à atteindre le flop, sans relance préalable aucune. Post-flop, G. envoie 400 (blinds 100/200 à ce moment du jeu) et E. colle. Au turn, même relance du côté de G., contrecarré par l’envoi par E. de sa boite. Perdu dans ses réflexions, G. refuse de se focaliser sur le fait qu’il resterait en jeu en cas de coup perdu. Au lieu de ça, il se rappelle une mystérieuse main perdue dans un cas similaire face à ce même E. Surpris par l’importance accordée par son opposant à cette main Souviens-toi l’été dernier, celui-ci l’incite à payer et se répand en informations sur le prétendu jeu en sa possession, allant jusqu’à écrire sur le compte-rendu qu’il est éliminé à la 6e place car persuadé que G. payera. Le coup s’arrête là et l’utilisation de la showcard dévoile qu’E. était mal barré. Seb, frustré pour G., croit avoir l’explication comme toujours : « Ouais mais il parle beaucoup, faut pas l’écouter ». G. n’a pas le temps de ruminer, P-A reste stoïque tandis qu’E. se déclare à présent habité par une force invisible.

  • Guilhem : K 9
  • Emilien : K 5
  • Board : J 4 K 6 (coup avorté au turn)

Remis en appétit par ce déroulement heureux, E. part réchauffer la tarte chèvre/épinards à la cuisine et n’assiste pas à une nouvelle saillie prêtant à nominations. La source de cette tirade ? Le départ d’Ahlem chez sa voisine. X. informe l’assistance de la nouvelle. Encore perché sur le coup précédent, Seb lâche « J’aurais du y aller », D. et X. de concert « Quoi ? Sur Asma ? ». 00h40 et toujours cette impression diffuse que D. est seulement venu récolter la Quote of the Night.

E., toujours derrière mais finalement devant

Le fan de Joy Division, et non dépressif pour autant, va bientôt cesser de rire. Un peu plus d’un quart d’heure plus tard, il croise la route d’un E. requinqué. À nouveau dealer sur le coup, comme face à X. un peu plus tôt, D. sera l’instrument de sa perte car minoritaire en jetons. A noté que les deux protagonistes du coup se permettent durant quelques instants une co-imitation l’un de l’autre parfaitement odieuse. La raison finit par revenir. Le clash éclate pré-flop et E. appelle si fort sa couleur qu’elle lui est donnée au turn. « Je crois au pouvoir de l’esprit » disait un Mitterrand à demi-mort (non non il ne l’a pas dis à la célèbre actrice américaine, je parle de sa condition de santé). À méditer.

  • Denis : Q Q
  • Emilien : K 7 (assortis ♣)
  • Board : 8♠ 3♣ 10♣ 5♣ 7♥ (paire vs couleur)

Jetons de Poker

À peine remis de ce rebondissement Hitchcockien que voilà le Mérou, bien décidé à réitérer son hold-up de plutôt. Ça tombe bien, il est défié par G., plus grande source de bad beats du sud-ouest. Mais ce qui arrive alors est au-delà de l’imaginable. X. ne se contente pas de toucher une carte haute lui permettant de passer devant, il se paye une suite inespérée et inexcusable. G. a beau jeu de souligner qu’ironiquement la river va à contre-sens puisqu’elle lui offre un brelan… forcément dérisoire vu les 4 premières cartes sorties. Désormais, et en vertu de la première lettre de son prénom, on peut déclarer sans contestation : « C’est le vrai film X ! ». A noté un grand moment de comique involontaire lorsque G. finit par bégayer tellement cet acte est inqualifiable.

  • Guilhem : J J
  • Xavier : AS 10 (assortis ♣)
  • Board : 4 2 5 3 J (brelan vs suite royale canin)

Jetons de Poker

1h10 soit seulement quatre minutes après « The World’s Most Scandal », G. tente de se doubler face à E. dans un affrontement typiquement 50/50. Fidèle à sa sinistrose, G. appelle sa défaite de toutes ses forces mais pour le coup le (petit) retournement de situation lui est favorable. Les tapis se rééquilibrent, P-A garde une belle marge malgré une relative inaction. Le temps presse puisque les blinds sont à 300/600. Cinq joueurs en lice à ce stade, c’est une première dans l’histoire du TPT.

  • Emilien : 10 10
  • Guilhem : AS K
  • Board : K 9 8 4 7 (paire vs paire supérieure)

Jetons de Poker

Les deux proclamés « chanceux de service » croisent enfin le fer un quart d’heure plus tard. Le tableau offre une multitude de possibilités jusqu’à la river décisive en faveur d’E., conforté dans sa croyance que ce soir c’est SON SOIR. X. s’évapore et E. devient chipleader sans même sans rendre compte. Mais une fois que les autres lui font remarquer, il reprend sa gimmick de joueur chambreur qui écrase le jeu à la moindre occasion.

  • Xavier : AS 5 (assortis ♥)
  • Emilien : Q J (assortis ♠)
  • Board : 2♥ 9 7 K♥ J♦ (Hauteur AS vs paire)

Jetons de Poker

Face à un E. scandaleux d’initiatives, c’est souvent à deux doigts de payer que Seb et P-A lâchent leurs cartes. Quant à G., son compte est finalement réglé par le Gala du Football dans une opposition pour une fois propre et concise. La partie ne durera plus que dix minutes mais tous l’ignorent encore.

  • Guilhem : AS 10
  • P-A : 4 4
  • Board : 9 2 9 Q 7 (paire vs double paire)

Jetons de Poker

Allié objectif du duo P-A/Seb depuis son élimination, G. n’a guère le temps de tenter de faire craquer E. psychologiquement. Seb le rejoint à son triste sort trois minutes plus tard. Quant au head’s up, il est plus agressif que jamais et P-A échoue au bout de sept nouvelles minutes. A noté que sur un premier envoi de tapis de E., son opposant a couché une main comportant un AS, malgré les remarques de Seb sur l’énorme valeur de cette main. Comme quoi les cartes étaient là pour E. mais l’ascendant psychologique a aussi joué un rôle.

1h47-1h57, les dix minutes qui ont bouleversés les certitudes du TPT.

  • Sébastian : AS Q
  • Emilien : AS J
  • Board : ? ? J 8 10 (Hauteur AS vs paire)
  • Pierre-Alain : AS 6
  • Emilien : K Q (assortis ♥)
  • Board : 5 6 Q Q 5 (double paire vs full)

Certes, E. n’a pas eu besoin d’aller à Lourdes pour bénéficier de retournement de situation permanents en sa faveur (le scandale étant d’ailleurs +  la répétition de ceux-ci que les mains engagées elles-mêmes) mais à l’exception du duel face à Seb, les cas de figure étaient souvent proches du 50/50. Seul l’avenir permettra de déterminer si cette manche aura été une passade ou le début d’une reconquête.

RECAPITULATIF (éliminations) :

Mention spéciale à E. et P-A qui ont trustés les honneurs ce soir.

– Ahlem par Pierre-Alain (62e minute)

– Jean par Pierre-Alain (105e minute)

– Bob par Pierre-Alain (125e minute)

– Denis par Emilien (198e minute)

– Xavier par Emilien (225e minute)

– Guilhem par Pierre-Alain (247e minute)

– Sébastian par Emilien (250e minute)

– Pierre-Alain par Emilien (257e minute)

BILAN (récompenses)

  • Le Gontran Bonheur d’or ou Rocco Siffredi d’or (attribué au joueur le plus ouvertement chanceux de la soirée) : Si le Mérou a signé la main la plus improbable de la soirée (une suite américaine sans foi ni loi), il doit céder pour un soir ce trophée à E., littéralement porté par son étoile lors des deux dernières heures de jeu.
  • Le Rolland Courbis d’or ou Raimu d’or (attribué au joueur ayant manifesté le plus de mauvaise foi durant la soirée) : ? Pas vraiment quelqu’un qui se détache.
  • Le Petit Gibus d’or (attribué au joueur qui aurait pu prendre à son compte l’expression « si j’aurais su j’aurais pas venu ») : Ahlem et Jean ex aequo, l’une n’a joué qu’une heure, le plus souvent les yeux posés sur la liste de combinaisons, l’autre n’a pas pris de mémoire le moindre pot.
  • Le Truman Show d’or (attribué au joueur qui n’a jamais pu rentabiliser ses belles mains et a eu le plus de boards défavorables) : Bob, Guilhem, Denis, les candidats se bousculent et aucun ne semble avoir été plus maudit qu’un autre.
  • Le Bud Spencer/Terrence Hill d’or (attribué au joueur le plus agressif) : ? P-A dans un premier temps puis E. dès que son tapis le lui a permis.
  • La Phrase-Choc de la soirée/Quote of the Night : Allez on penchera pour « J’ai des séquelles à poils ras », histoire de saluer les efforts de Denis pour l’obtention de ce titre. De plus, c’est la seule parmi les phrases nominés qui n’a pas besoin d’une explication de texte de dix lignes et/ou d’être contextualisée.
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