Option ça repart en vrille activée – Review TNA Impact du 26 décembre 2013 (Les Cahiers du Catch, 6 janvier 2013)

L’anarchie est partout quand la responsabilité n’est nulle part.

Gustave Le Bon

 

À croire que la tenue du tournoi pour le titre de Champion suprême avait amoindri notre vigilance, à présent que le sésame a été attribué les défauts récurrents de la Ligue 2 du catch américain nous sautent à nouveau à la face. Cette édition post papa noël a été aussi étrange que peu éclairante sur la suite des opérations. Elle laisse notamment ses Champions sans challengers définis et un main eventer à la porte.

 

 

Brooke n’arrivant pas à convaincre Bully qu’elle est bonne, je veux bien croire au kayfabe, mais à un moment…

 

 

Nalyse TNA Impact du 26 décembre 2013

 

 

En (pas) direct des Studios d’Orlando, Floride

 

Nous revoyons en préambule le finish, scandaleux mais pas trop, de la finale pour le titre entre Jeff Hardy et Magnus, ce dernier décrochant finalement la ceinture avec l’aval de la direction. Une voix off lugubre se superpose aux commentaires d’époque pour nous persuader de l’importance du moment, le début de la Magnus Era… Célébration en bonne et due forme pour le nouveau roi d’Orlando ? Eh bien, autant le dire tout de suite : nous n’aurons droit à rien de cela ce soir, seulement des clips d’autosatisfaction du principal intéressé, tout bonnement absent de l’arène ! Pourquoi pas ? Attendons plutôt la suite.

 

Rockstar Spud, alias Eric Bischoff wannabe, fait son entrée. Le « Chef du Staff » jubile littéralement dans une démarche militaire encore plus caricaturale que la gesticulation « balai dans le cul » de Vince c’est dire ! En l’occurrence, il n’a pas grand-chose à dire sinon annoncer l’arrivée de Dixie Carter, comparée à la fois à Lady Gaga, au père noël et à la reine Elizabeth. Guère plus inspirée, la présidente rappelle les faits saillants de la semaine dernière. Sous un vrombissement contestataire se poursuit un speech stigmatisant ceux ayant cru au succès de Jeff Hardy comme on croirait au père noël, vantant par ailleurs le « top man in Dixieland » Magnus. Elle amorce ensuite la révélation de la « grande » annonce (à l’ancienne), promue par des spots Impact 365 durant les jours précédents. Ce message très spécial concerne la première édition d’Impact de 2014… On n’en saura pas plus pour l’instant puisque voilà Jeff Hardy qui s’en vient, « in this very ring » comme disent les friands de pléonasmes. Dixie invective d’ailleurs le malotru pour cette intrusion. Pas suffisant pour couper la chique à un Charismatic Enigma prenant appui sur le public pour dénoncer les magouilles ayant mené au couronnement de Magnus. Rockstar Spud est particulièrement pointé du doigt pour son intervention décisive. Réfugié dans les jupons de la présidente, le sbire masque péniblement sa peur et hausse le ton avec le culot propre aux pistonnés. Selon lui, Jeff a laissé passer son heure, le temps n’est plus aux revendications, il l’invite à débarrasser le plancher au plus vite. Puis poursuit avec la même condescendance, présente une éventuelle entrevue comme une possible faveur qu’il daignerait lui accorder en tant que Chef du Staff la semaine prochaine. Ce disant, il tapote la joue du Rainbow Haired Warrior comme celle d’un bon gros bébé. Ce dernier rentre en fusion et prend à la gorge le petit blond, jusqu’à le repousser dans un coin du ring. Alors que Jeff reprend le cours de son discours, voilà que surgit EC3 « out of nowhere » pour l’expulser d’une modeste ruade, par ailleurs survendue par sa victime.

 

Dixie ironise sur la présumée inquiétude du public à son égard en déclarant qu’elle va bien, qu’il n’y a pas de souci à se faire. Elle s’apprête donc à nous informer de la grande nouvelle, mais c’est à présent Sting qui s’amène au rayon réclamations. Spud et EC3 s’enfuient courageusement à l’extérieur et laisse l’Icon face à face avec la présidente. Le fringant  quinqua persévère dans sa gimmick d’indigné Hesselien des dernières semaines. Marre de tout ce bullshit, marre de tous ces pleutres ne payant pas les conséquences de leurs actes, il veut satisfaire les attentes du public. Ainsi réclame-t-il une opposition en équipe mettant aux prises les deux quémandeurs maquillés aux associés de Dame Carter. Une cheap pop facile plus tard (« Je sais que tu te fous de ce que je veux, mais plus que tout tu te soucies de ce qu’eux veulent » en désignant le public) la patronne se laisse convaincre. Tout juste nuance-t-elle son droit de parler au nom du peuple, un public composé par ses fans et non ceux de Sting. Et tel un bon chef d’entreprise reprend l’idée à son compte pour se faire mousser. Qui pour dire que la TNA n’est pas ancrée dans les réalités ? Il y aura bien un Tag Team Match en main event du show, bien qu’elle se garde de reformuler l’intitulé du combat au complet… hum y’a un mérou dans l’air.

À noter que du coup Jeff Hardy attend sagement dans son coin et n’a plus rien à dire.

 

 

On est tous les deux maquillés, tous deux favoris du public, faisons équipe. Vous aussi joignez le groupe de soutien au booking à l’ancienne.

 

 

Après avoir calmé la panique de son neveu & Spud, Dixie tente à nouveau de réaliser son annonce. Au tour de Gunner d’interrompre la nouvelle, sans doute aussi impérissable que la compagnie. Au jeu du « devinez qui va faire une Damien Sandow ? », le jobber barbu s’amène avec sa mallette, se déclare de nature impatiente et paré à défier Magnus immédiatement. La présidente refuse sa demande, sous prétexte que le Champion célèbre actuellement son avènement aux côtés de ses millions de fans anglais (ce qui est sans doute vrai, la TNA étant toujours aussi populaire de l’autre côté de la Manche). Raison qui devrait suffire dans un monde bien fait, mais le détenteur s’obstine à repousser l’échéance. À tel point que James Storm vient pousser à son tour un coup de gueule, rappelle qu’il doit son élimination du tournoi à son coéquipier, qu’il soupçonne par ailleurs d’avoir été l’informateur de Bobby Roode la nuit où il a été agressé dans un bar. Tout ceci pour en venir au défi de mettre la clause induite par la mallette en jeu. Lassée de tout ce remue-ménage, Dixie valide cette idée right here right now. Telle une gamine, elle assène que « maintenant c’est trop tard ! » et ajourne sa fameuse annonce. Gunner serait donc davantage un nouveau Mr Kennedy qu’un Sandow ? À voir. Début de show hyper poussif, déjà près de vingt minutes au compteur et on a vu beaucoup de monde pour pas grand-chose.

 

 

Pour paraphraser la nalyse du dernier SmackDown de l’année, heureusement qu’il y a des gars pour s’autobooker des matchs au dernier moment, sinon le show n’aurait pas duré le temps requis.

 

 

MATCH 1 : Gunner vs James Storm pour savoir qui sera le Jacky Con de l’autre.

 

Duel sans grande intensité ni intérêt particulier. Si ce n’est que les deux sont incapables d’échapper au double count out alors qu’ils se trouvent debout à quelques millimètres du ring. Voilà revenu le bon moche temps du match nul salvateur lors d’un combat à enjeu, vieille ritournelle de la compagnie floridienne pour trouver une solution de secours face à des feuds moyennement maîtrisées. Le brawl se poursuit après la cloche, la tendance à un Storm jaloux qui basculerait en heel tend à être nuancée. D’autant que le public soutient le bon catcheur des deux.

Dur d’adhérer à ce petit jeu-là quand l’opposition n’excède pas les cinq minutes. And still owner of the stupid briefcase : Gunner.

 

Au détour d’un couloir, Brooke tente de dialoguer avec un Bully Ray zombifié. Toujours sous capuche et lunettes noires, l’ancien leader des Aces & Eights demeure silencieux face aux reproches de sa tendre, à qui il n’a pas répondu aux divers appels et mails depuis la fin du gang. Elle tente de mettre son corps en avant pour lui rappeler l’intérêt qu’il lui portait il n’y a pas si longtemps, en vain. Résignée, elle l’enjoint de la rejoindre sur le ring pour qu’ils s’expliquent publiquement. Il s’adresse enfin à elle, de manière lymphatique, pour signifier que ceci n’est pas une bonne idée.

 

Clip The Rise of Magnus. Le nouveau Champion reviendra en images sur ses cinq années à Orlando. Il évoque pour l’heure ses balbutiements du début via sa gimmick de Brutus Magnus, ce gladiateur un peu bêta, puis son alliance avec Doug Williams (British Invasion) et sa conquête des titres par équipe avec Samoa Joe. Il n’était alors estimé que comme un jeune au grand potentiel parmi d’autres. Nous voyons ensuite l’assaut subi des mains des Aces & Eights, responsable du retardement de son éclosion. La vidéo s’interrompt sur sa sortie en civière d’alors.

 

 

Knux et Garrett comment déjà ? La mémoire sélective a des limites que le catch ignore.

 

 

Comme promis voici Brooke à la recherche du pardon sur le ring. Elle se décharge d’une quelconque responsabilité dans la dissolution du clan de bikers du jeudi. Elle veut que Bully vienne dire la vérité à tout le monde. Sans musique ni entrain, le patron arrive péniblement à destination. Les spectateurs, ou du moins une petite frange audible de smarts, réclament le retour de Devon pour la forme. Présent physiquement, Bully paraît toujours ailleurs par l’esprit, Brooke tente de l’asticoter, de savoir ce qu’il est devenu, vise à le déculpabiliser par rapport à la fin du clan. Elle avoue l’avoir rejoint pour la fortune et la gloire, et ne pas supporter de voir l’homme en face d’elle aujourd’hui, semblable à l’autiste au fond de la classe sans amis ni personne à qui parler. Devant le silence de son interlocuteur, Brooke redouble d’agressivité, tance Ray sur le fait qu’il n’effraie plus personne, surtout pas elle. Aussi n’a-t-elle jamais été sa possession, jamais eu besoin de lui, et elle en a fini avec tout ça. Alors qu’elle voulait quitter le ring, il l’a retient et s’exprime enfin : c’est lui qui dira quand elle en aura fini, il ne la blâme pas pour la perte de son titre de Champion du monde ni pour la fin du clan, mais il pointe sa stupidité d’ensemble. Aussi ne l’a-t-il pas sélectionné pour son intelligence, seulement pour satisfaire certains besoins primaires, ce dont elle n’a contribué qu’à moitié. Il déclare même espérer parfois retourner au temps de la Brooke numéro 1 (allusion à la fille Hogan pour ceux qui n’auraient pas tout suivi du méli-mélo). Bully conclut qu’elle peut s’estimer heureuse, car elle aurait pu subir le même sort que Ken Anderson, un bon gros Piledriver sur sa face. Il ne le fera pas, car il va l’utiliser pour une dernière mission. S’ensuit un mystérieux message quant à son rôle futur. Si j’ai bien perçu l’essence du discours, elle sera une sorte d’interprète de ses intentions démoniaques. Avant de la chasser du ring, il enlève ses lunettes pour la fixer quelques secondes. Hypnotisme ? Possession psychique ? Les paris sont ouverts sur une nouvelle idée des plus originales et casse-gueule. La musique de fond lugubre qui accompagne le segment va dans le sens d’une gimmick surnaturelle. Héritage d’une révélation après la dissolution de son groupe ? Je suis plutôt client, malgré les maladresses de l’échange Brooke-Ray.

 

Depuis son vestiaire Joseph Park ne respire pas la confiance. Il semble tout juste découvrir que des barbelés et des punaises, ça coupe ! Comment survivra-t-il à la stipulation de match « barbare » qui l’attend ?

 

Clip The Rise of Magnus numéro 2. Le nouveau Champion revient sur son accueil triomphal lors des épisodes d’Impact enregistrés à Londres, puis son intronisation en tant que membre de la Main Event Mafia.

 

 

On m’aurait menti ou le feu, ça brûle et l’eau, ça mouille ?

 

 

En backstage, Ethan Carter et Rockstar Spud s’insurgent auprès de Dixie sur le booking du main event. Le neveu déclare qu’ils ne sont pas prêts pour ce challenge un peu trop expérimental, pointant naturellement Spud plutôt que lui. Elle lui assure savoir exactement ce qu’elle fait et face à son ton virulent réclame plus de respect.

 

Petit clip pour builder la double personnalité de Joseph Park/Abyss, notamment sa métamorphose sanglante d’il y a deux semaines.

 

Toujours aussi livide, Park est encouragé par Eric Young. Il le pousse littéralement sur la rampe au moment où retentit la musique d’entrée… d’Abyss.

 

Dans les vestiaires, Sting motive Jeff Hardy en rappelant les raisons qu’ils ont d’en vouloir à leurs opposants. Hélas, le finaliste déchu n’a guère d’enthousiasme, informe son coéquipier du soir qu’il n’avait pas pour projet de combattre. L’Icon persiste en l’enjoignant de ne pas se laisser miner par les manœuvres de Dixie envers eux. Les deux se tapent finalement le poing, promesse d’un plan se déroulant sans accrocs ce soir. Séquence annonciatrice d’un heel turn ou simple moyen de marquer la nonchalance de Jeff ? Réponse lors du main event.

 

MATCH 2 : Joseph Park vs Bad Influence (Monster’s Ball Handicap Match)

 

La construction de l’affrontement est bien plus propre que celle du premier match de la soirée. En premier lieu un Park surjouant la naïveté face aux différentes armes autorisées et un duo de heel qui profite grassement de la situation. Tout en s’assurant que leur adversaire ne rentre pas en transe. L’invective de Daniels envers son coéquipier est à ce titre priceless, tout comme ses multiples attentions : coups portés hors du visage, vérification que le front du martyrisé ne se soit pas ouvert. À mi-combat, Eric Young veut justifier son statut de scientifique naissant. Son aide est cependant indirecte, un coup de bâton esquivé de sa part aboutit au saignement sur la face de Park. « Transformation time » comme le scande Mike Tenay. Le carnage est de nouveau de la partie, Bad Influence torchée en deux temps trois mouvements.

Combat pas désagréable du tout qui aurait mérité de figurer en bonne place sur une carte de PPV. Car comment ne pas sonner la conclusion de cette feud à présent ? Seule une discorde Park/Young offrirait un dernier rebondissement à cette gimmick. Quelques regards suspects peuvent laisser croire à cette voie.

 

 

On croirait presque qu’Abyss avait une streak à la Undertaker avant de disparaître.

 

 

Jeff Hardy, l’air très grave, au téléphone. Il assure à sa « chérie » qu’il prend la bonne décision, qu’elle n’a pas à s’inquiéter.

Bon ben c’est mort pour un antéchrist numéro deux, alors heel turn de Sting ? Pas convaincu non plus.

 

The Rise of Magnus phase 3 : l’Anglais revient sur les Bound for Glory Series, en particulier la frustration qui l’a envahie au moment de sa défaite en finale face à AJ Styles. Il se voyait si près du but, se promit d’être plus opportuniste à l’avenir. On revoit aussi brièvement sa qualification pour le tournoi, quand il n’a pas hésité à éliminer Sting d’une bataille royale.

 

MATCH 3 : ODB vs Lei’D Tapa

 

En préambule, Gail Kim s’insurge contre l’humiliation dont elle a été victime par son ancienne meilleure amie, Madison Rayne. Ce qui ne l’empêche pas d’affirmer être la Championne la plus dominante. Une autre a été mal inspirée de se mêler de son business, ODB, qui doit donc en découdre avec son associée ce soir.

Large domination de la géante dans les premières minutes, léger retour de vibs de l’alcoolique pas anonyme, puis intervention salvatrice de Kim pour une victoire par tombé de Tapa.

En fin de combat, la Championne reprend le micro et menace Madison Rayne : s’en prendre à elle revient aussi à faire face à Tapa.

 

Et même là, elle n’a pas la moindre envie de me prendre le titre.

 

 

Velvet Sky remercie Chris Sabin de lui avoir offert une des plus belles semaines de vacances de sa vie. Les deux évoquent ensuite leurs résolutions de nouvelle année : Sky souhaite que leur couple soit toujours aussi solide quand lui ne songe qu’à la revanche pour le titre X-Division la semaine prochaine. À ce titre, il rappelle à sa compagne qu’elle a été fautive dans la perte de son titre, mais assure lui avoir pardonné. Il l’enjoint même de donner tout son possible pour l’aider à la reconquête. La malheureuse se dit volontaire, mais ne voit pas en quoi elle peut intervenir efficacement contre un homme comme Austin Aries. Sans pitié, l’ex-MCMG suggère donc qu’il devrait peut-être chercher une fille prête à le soutenir davantage, il s’éloigne, laissant sa copine désemparée.

 

Nouveau briefing de Sting pour motiver Jeff Hardy alors qu’ils arrivent aux abords de la rampe d’accès.

 

Clip de promotion pour un show One Night Only consistant en un tournoi par équipe.

 

The Rise of Magnus chapitre 4 et final. Le Champion revient sur les circonstances entourant la finale du tournoi, son ascension finale vers la gloire.

Durant ces différents segments, Magnus n’est pas apparu particulièrement heel, ni à mille lieues de ses discours habituels, plus un bon tweener opportuniste qu’autre chose.

 

Avant le main event, Dixie nous offre deux informations majeures : premièrement, la prochaine édition sera largement consacrée au couronnement public du nouveau Champion du monde, Magnus ; deuxièmement et sans surprises, elle ajoute deux concurrents au match par équipe, en l’occurrence les BroMans qui prêtent main-forte à ses amis pour faire du combat un match handicap à 4 contre 2.

 

 

Encore un éléphant qui accouche d’une Dixie.

 

 

MATCH 4 : Sting & Jeff Hardy vs Ethan Carter III, Rockstar Spud & Bromans

 

Les champions par équipe sont toujours vendus aussi faibles, ils ont été littéralement laminés dans les premières minutes du combat. Le pompon est atteint lors d’une séquence où Sting se charge de tout le monde, malgré le poids d’un Rockstar Spud sur le dos. Pour un gars ayant baladé un gang comme la nWo à lui tout seul dans son « prime », il n’y a rien d’étonnant finalement.

Bref, au-delà d’un probable one an one futur entre l’Icon et EC3, auteur du tombé victorieux via un Roll Up de flibustier, ce main event n’a pour but que le discours final d’un Jeff Hardy désabusé. The Rainbow Haired Warrior s’excuse pour sa prestation du soir, remercie Sting pour lui avoir insufflé l’envie de pratiquer ce sport. Sans Sting, il n’y aurait pas eu de Jeff Hardy. Hélas, il est assommé des actions de Dixie Carter lors des six derniers mois, il s’est détruit sans aucune compensation la semaine dernière, il en a assez du côté politique de ce business. Sting tente de l’interrompre, dit craindre les prochains mots qu’il va entendre et veut le persuader de ne pas les prononcer. Le public y va aussi d’un chant « No ! No ! No ! » Rien n’y fait, le Charismatic Enigma certifie qu’il s’agissait de son dernier match sous la bannière TNA, qu’il n’y aura pas de retour possible. Il prend Sting dans ses bras, jette le haut de sa tenue et ses gants sur le ring et quitte l’arène.

Je reste interloqué par ce nouveau départ majeur de la fédération, bien que peu fan du high flyer peinturluré. J’espère naïvement qu’un clan regroupant les « cocus de Dixie » va émerger dans les prochains mois : Styles, Hardy, Chavo Guerrero qui sait (si une storyline révèle qu’il y a eu magouille sur les mallettes du Feast or Fired pour protéger EC3).

 

 

Come on Jeff, ce n’est pas aux vieux singes qu’on apprend à annoncer leur retraite.

 

 

Bref vous l’aurez compris je viens d’assister à mon plus mauvais show TNA depuis que je les chronique sur ce site. Que certains éléments soient confus ou poussent à s’interroger plus que de coutume je veux bien, mais il s’agit ce coup-ci d’un ensemble tout à fait indigeste. Seul le Monster’s Ball et, dans une moindre mesure, le segment Bully Ray/Brooke sauve les meubles.

 

 

Les récompenses du soir :

« Le moment dont on se souviendra encore dans un mois » : Le what the fuck départ de Jeff Hardy, rivalisant avec celui de Hogan à Bash at the Beach 2000. À l’heure où l’on en vient à douter que le retrait des rings TNA d’AJ Styles soit un work ou non, tout ceci rajoute à l’inquiétude.

 

« La séquence drôle de la soirée » : Young obligé de booster un Park déclarant « Mais non ce n’est pas ma musique ! » lors de son entrée pour le Monster’s Ball.

 

« Le Match de la soirée » : Joseph Park vs Bad Influence, aussi fun que possible compte tenu de la stipulation Monster’s Ball.

 

« La Phrase de la soirée » : « Tu as envie qu’il saigne ou quoi ? » de Chris Daniels à Kazarian, qui s’apprêtait à frapper un coup de chaise au visage de Park.

 

« La Pop de la soirée » : James Storm

 

« Le Heel Heat de la soirée » : Dixie Carter

 

« Le « On comprend pas tout » de la soirée » : Presque toute la soirée, mais surtout l’annonce maintes fois repoussée de Dixie, se limitant à nous informer de la célébration de Magnus dans l’Impact zone. And the things never be the same again, a-t-elle oublié d’ajouter.

 

« La mention spéciale » : Bobby Roode et Kurt Angle absents d’une édition d’Impact, voilà qui doit remonter à bien bien longtemps. Donner du temps d’antenne à Gunner et Storm à la place était bien vu sur le principe, moins dans la pratique.

 

 

Sans compter qu’on a vu cette tête d’hypocrite de Spud encore plus que d’habitude.

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