Critique À Coup Sûr (Allociné, 18 janvier 2014)

Allociné A coup sûr

À coup sûr de Delphine de Vigan avec Laurence Arné, Eric Elmosnino, Didier Bezace (France; 2014) **1/2

Elevée dans le culte de la performance et dans l’idée que toute compétence doit être optimisée, Emma est une jeune femme méthodique, volontaire et, en apparence, relativement sûre d’elle. Mais deux échecs consécutifs (réels ou supposés) lui laissent croire qu’elle a un vrai problème : elle est nulle au lit. Parce qu’elle est plus fragile qu’il n’y paraît, Emma décide donc de devenir… le meilleur coup de Paris !
Emma se lance alors dans la mise en œuvre d’un redoutable plan d’action (théorie, TP, validation des acquis…), lequel ne tarde pas à provoquer autour d’elle toute une série de malentendus et de catastrophes. D’une part, sa méthode ne s’avère pas très adaptée à son champ d’investigation et, d’autre part, Emma a sans aucun doute omis un détail : l’amour, lui, n’obéit à aucun plan.
Dans cette quête absurde et loufoque, Emma apprendra à lâcher prise, à perdre le contrôle et, au bout du compte, devra conquérir sa liberté.

 

Loin de toute revendication féministe ou sociale de quelque forme qu’elle soit, ce premier film a pour seule prétention de nous offrir sourires et légèreté. De là à dire que sa fraîcheur est aussi sa seule qualité, il n’y a pas loin. En effet le tout manque d’une certaine épaisseur, d’un ancrage dans une réalité plus palpable. Le cadre de la rédaction d’un grand mensuel d’économie n’est que prétexte à des quiproquos aussi prévisibles que grossiers. L’étude de la performance sexuelle en elle-même ne constitue qu’une portion congrue du long-métrage, bien loin des attentes que pouvait susciter un tel sujet. Et pourtant nous n’arrivons pas à blâmer la réalisatrice (à la base une romancière et scénariste) pour sa tentative infructueuse. Son principal mérite consiste en un casting hautement empathique : la pétillante Laurence Arné s’investit à 200% dans ce rôle d’une gagnante « naturelle » affrontant ses premiers doutes ; Eric Elmosnino incarne un journaliste de l’ancienne école, totalement désabusé par la tournure de son métier ; Didier Bezace excelle en rédacteur en chef libidineux, muni de lubies envahissantes pour son magazine ;  Jeremy Lopez achève de nous conquérir avec son personnage de jeune neveu arriéré, cobaye des expériences de l’héroïne. Les quelques autres rôles secondaires sont tout aussi décousus et alambiqués, validant le crédit et la vertu d’une absurdité assumée. En cela l’exercice  est plutôt pertinent.

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2 réflexions sur “Critique À Coup Sûr (Allociné, 18 janvier 2014)

  1. Alors garçon, tu candidates un peu pour de la critique de cinoche ? Qu’est-ce que t’attends ? Fais-toi un twitter, index ce genre d’article sur les réseaux sociaux ouverts à tout public. Tout ce que t’écris sur le cinoche, faut que ce soit visible ! Ce serait de la merde, je te dirais de te cacher, mais c’est pas le cas…

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