The Most Valuable Programme – Review TNA Impact du 6 au 20 février 2014 (Les Cahiers du Catch, 25 février 2014)

Moi de messie je n’en connais qu’un, et il joue au Barça !

L’idiot du comptoir, se croyant le premier à la faire.

L’argument réducteur consistant à dire qu’un show hebdomadaire disputé dans des arènes pleines à craquer a forcément une meilleure gueule ne suffit pas à tout expliquer. La rafale d’enregistrements en terres britanniques s’est traduite par un nouvel équilibre pour le show du jeudi soir : fin des micro-segments inutiles, des avancées significatives avec un PPV alléchant en point de mire, de l’action à son paroxysme… et puis il y a MVP, l’homme qui tire des paniers et vise juste.

 

Si on peut juste éviter des allusions à ma feud « sportive » avec Matt Hardy pour une fois…

Nalyse-Synthèse TNA Impact du 6 au 20 février

Survolons en premier lieu les résultats rapides des combats disputés à l’antenne lors des trois shows concernés :

6 février

1-Abyss bat Eric Young (Monser’s Ball).
2-Bully Ray détruit Curry Man dans un non-match, non arbitré, n’ayant pas de sens.
3-Austin Aries bat Zema Ion et conserve le titre X-Division (utilisation du cash du Feast or Fired).
4-Kurt Angle bat Magnus par DQ dans un non-title match.
5-Samoa Joe bat Bobby Roode et demeure #1 contender au titre mondial.

13 février

1-Gunner vs Ethan Carter III finit en no contest suite aux interventions de Magnus et James Storm.
2-Gunner & James Storm battent Magnus & Ethan Carter III (les mallettes pour le titre heavyweight et les titres tag team étaient en jeu).
3-The Wolves & Samoa Joe battent BroMans & Zema Ion (Joe porte sa prise de soumission sur Ion).
4-MVP bat Rockstar Spud.
5-Chris Sabin vs Velvet Sky est interrompu d’emblée par l’attaque d’Alpha Female, une nouvelle knockout terrifiante.
6-Mr Anderson bat Bully Ray dans un casket match (et clot la longue feud ?).

20 février

1-Samoa Joe bat Bromans & Zema Ion (3-on-1 handicap match, nouvelle soumission sur Ion).
2-Gail Kim bat Madison Rayne dans un street fight (no-title match).
3-The Wolves battent Bad Influence.
4-Magnus bat Gunner et conserve le titre mondial de la TNA (utilisation de la mallette du Feast or Fired).

Thème par thème, les faits saillants et perspectives apparues à quelques semaines du PPV LockDown (qui relancera ou non la compagnie) :

Événements en bref

– Deux clips ont été diffusés pour annoncer les débuts d’un certain Willow The Whisp. Si l’on peut se réjouir par avance du côté dérangé du personnage, à mi-chemin de Sting version Joker et Mick Foley en Mankind, l’effet de mystère se démonte aussitôt tant les traits de Jeff Hardy n’ont même pas été dissimulés. Un mec qui est parti sur un coup de tête de retour en grande pompe avec l’aval de sa fédération ? Dans une identité dont les plus smarts m’ont rappelé l’origine remontant à l’Omega, ce laboratoire de la fratrie Hardy ? J’attends de voir, notamment si le style un peu plus rapide de Jeff dans cette gimmick va le conduire à s’installer dans le sas X-Division. Le propulser directement challenger de Magnus serait à contre-sens par rapport à tout ce qui a été instauré en son absence.

– La division tag team, ou ce qu’il en reste, a notamment été animée par deux rencontres comprenant les anciennes stars de l’indy Eddie Edwards et Davey Richards. Deux victoires cela va sans dire, dont une en trio avec Samoa Joe contre les Champions de la division et Zema Ion. Ils ont ensuite dominé un peu trop facilement les compères de Bad Influence. Bon, et alors ? Eh bien je dois dire que je suis étonné d’avoir lu ici ou là une bonne partie de l’IWC se palucher sans la moindre pudeur sur les prestations des Wolves. Pour ma part j’ai du mal à m’enthousiasmer devant leur style « beaucoup de moves pour pas grand chose ». Je n’avais déjà pas accroché à l’une de leurs oppositions face to face en main event de je ne sais quel PPV de la RoH. Bref, j’espère qu’ils ne se limiteront pas à être le buzz d’une saison sans lendemain.

– Kurt Angle a été mis provisoirement hors course après une embuscade survenue le 6, en after de son match gagné par DQ contre Magnus (et pour préparer une feud avec EC3). Nous n’aurons vraisemblablement pas droit à notre moonsault annuel du haut de la structure de LockDown, encore qu’il nous en ait gratifiés à la mi-janvier lors de l’Impact Genesis Part.2.


Un Projet Blaireau Wish ou un Sot (tout) neuf ?

Chris Sabin/Velvet Sky, la passion détruite devient la passion de détruire

Rappel des épisodes précédents : après s’être renfrognée à jouer le rôle catchesquement classique de femme-objet montrant son corps pour dissiper l’attention de l’arbitre et de l’adversaire de son chéri, Velvet a clairement signifié à Chris Sabin que c’en était fini entre eux. Mais l’homme ne l’entend pas de cette oreille, la perte de sa feud pour le titre X-Division face à Austin Aries lui est restée en travers de la gorge. Aussi le malin concocte-t-il un plan machiavélique lors du premier Impact du mois de février. Il invite Sky à le rejoindre dans une pièce isolée (mais pas des caméras), à la lumière tamisée et au style cosy, censée avoir abrité leur premier baiser lors de la précédente tournée britannique. Il lui joue alors le mec en pleine rédemption, lui offre une belle petite boite carrée dans laquelle ne se trouve… absolument rien. Ravi de l’effet provoqué par sa non-demande en mariage, il incendie son ex, critique son importante notoriété, qu’elle ne mérite pas à son goût, et l’enjoint d’accepter un affrontement un contre un. Il laisse la belle en larmes sur un coin de canapé. Pourtant, après avoir tenté en vain de faire annuler le match par Dixie, elle répond présente au milieu du ring lors de l’édition suivante. Tout à son arrogance, Sabin la laisse donner le premier coup. Au lieu de gifler la joue qu’il lui tend, Velvet envoie de larges coups de bottes dans le genou puis dans les parties intimes de l’ex Champion X-Division. Celui-ci révèle fièrement la coquille qu’il avait enfilée, mais ce faisant s’expose à un nouvel assaut dans cet endroit sacré.

Jusqu’au bout tu auras réussi à me casser les couilles.

Nouvelle guerrière chez les Knockouts

Sky lui bondit alors dessus et le matraque sans ménagement. Surgit soudain une armoire à glace blonde dans son dos. Apparemment bien connue du public anglais qui réagit bruyamment à cette intervention de la brute épaisse célèbre sous le nom d’Alpha Female. Celle-ci torture Sky dans un intense Full Nelson façon Chris Masters et la balance au pilori telle une candidate de télé-réalité surannée. Sabin n’a plus qu’à se pavaner et couvrir son ex pour la victoire, encore que celle-ci reste officieuse puisque le tombé est effectué par sa nouvelle associée.

Quelle place pour l’Alpha Female à moyen terme ? Simple bodyguard de Chris Sabin ou véritable membre du roster Knockouts ? Nous n’avons eu aucun élément d’explication pour l’instant. À mon sens la TNA marche sur des œufs puisqu’elle possède déjà en Lei’D Tapa et ODB deux catcheuses de ce profil.

Pour ce qui est de la title picture de la division féminine, elle devrait être squattée, au moins jusqu’à LockDown, par Madison Rayne et Gail Kim. Absentes des deux premières éditions du mois, les deux multi-championnes nous sont réapparues de la meilleure façon qu’il soit : un street fight sorti d’on ne sait où. Nous prenons d’ailleurs le combat en cours au détour d’un clip promotionnel. La stipulation est propice à toute l’implication nécessaire de Tapa, tandis que Rayne est abandonnée à son triste sort. La belle asiatique aura raison de la Reine de la TNA, mais le combat est davantage marqué par un bump encaissé par Kim, victime d’un tacle glissée de la Championne alors qu’elle tenait une chaise. Bilan : un Vandaminator qui ne dit pas son nom et un nez cassé pour la top heel. Sans ce que cela n’ait été précisé, on peut penser que sa victoire dans ce non-title match lui ouvre une dernière opportunité de récupérer le titre. En toute logique lors de LockDown.

 Comme disait Scott Hall, c’est bien dur de catcher avec un coup dans le nez.

Samuel Shock the world

Dans la catégorie Plus Belle Femme du Monde du Catch à ne pas combattre, Christy Hemme est en haut des hit-parades de beaucoup d’entre nous. L’obssession que lui porte Samuel Shaw ne faiblit pas. Depuis plusieurs semaines, ses séquences sont parmi les plus fun et intrigantes d’Impact Wresling, où il est en passe de devenir le Personnage le Plus Intéressant à ne pas catcher.

Refroidie par la découverte de la pièce dédiée à sa gloire, Christy réclame à Shaw de réduire leur relation à des rapports strictement professionnels. Le psycho accepte du bout des lèvres, tout en maintenant un regard synonyme de « Je vais te choper dans un coin de rue sombre ». Il continue par la suite d’épier les moindres faits et gestes de son idole, insiste pour l’aider à hisser sa valise à son arrivée dans l’arène, matraque un technicien qui a eu le tort d’échanger quelques mots avec elle. Cerise sur le gâteau, il interrompt une discussion sur un coin de poubelle (oui vraiment, ce n’est pas une expression) entre Hemme et Mr Anderson en assaillant ce dernier contre un rideau de garage. Christy elle-même subit les effets secondaires de cette attaque. Pas de problème, son fan numéro un profite de son inconscience (la sienne + celle de sa dulcinée) pour la transporter avec lui. Vers où ? Nous le saurons bientôt.

Très satisfait de ces micro-épisodes concernant Samuel Shaw. Il avait déjà une gimmick assez forte, déjà une storyline en ascension constante, le voilà enfin muni d’un adversaire de premier ordre en Mr Anderson. La séquence de l’attaque fourbe est réussie sur tous les points, à la fois percutante et comique. Ceci grâce à une fausse piste du cadrage, concentré sur la pseudo-interview au premier plan de Bad Bones, un des survivants du Gutcheck Challenge. À peine a-t-il pu prononcer deux mots que Shaw nous gratifie d’un assaut « from nowhere » de toute beauté.

Mr Anderson reste le Roi des Assholes lorsqu’il s’agit de jouer à « qu’est-ce qu’il va bien pouvoir se passer dans cette putain de scène ? »

C’est sûr que sorti du contexte…

Mr Anderson/Bully Ray, une histoire réglée ?

C’est à se demander si le Roi des Assholes, occupé à montrer des photos de ses jumeaux à Christy, n’était pas venu au show que pour ça. En effet, son antagonisme avec Bully Ray avait pris fin la semaine précédente lors d’un bon match de (mauvais) cercueil. Victoire prévisible du face, malgré les tentatives de hype pro-Ray que la TNA a tenté de nous faire gober lors des deux premiers épisodes du mois. Dans des segments où il retrouvait sa patte de méchant méthodique et calculateur, Bully promettait de redonner un sens à sa vie, en venant à bout de celui qui avait détruit une partie de la sienne. Quelques minutes avant le duel, l’ancien leader des Aces & Eights s’emparait même du téléphone de son opposant pour prévenir Mme Anderson de la disparition prochaine du papa des jumeaux.

Cette guerre de fierté finie, Ray va sans doute être ménagé d’antenne pendant quelques temps, seul un nouvel angle astucieux pourrait relancer sa carrière pour (sans doute) son ultime run en haut de la chaîne alimentaire. Quant à l’ancien Mr Kennedy, sa nouvelle feud devrait le maintenir en midcard pour quelques mois minimum.

Contrairement aux casket matchs du Taker, aucune chance d’aller dans l’au-delà pour le perdant.

Joseph Park est mort, vive le retour aux sources d’Abyss !

Malgré une série de démonstrations qui commence à avoir de la gueule, un autre homme n’est pas pressé de retrouver le haut du pavé : Abyss. Démasqué durant son (bon) Monster’s Ball victorieux face à Eric Young, il a enfin reconnu son identité de Monster. La semaine suivante, il convoque son ancien coéquipier sur le ring pour constater l’aboutissement de ses recherches. Cette confrontation donne lieu à la meilleure promo d’Abyss depuis des lustres : vive, habitée, intense. Les expressions du visage sont particulièrement bluffantes quant on se rappelle les mimiques apeurées auxquelles se réduisait le personnage de Park. Quant au contenu du discours, il est encore plus riche. Reconnaitre son identité n’est pas l’accepter; ainsi Abyss reproche à Young de l’avoir replongé dans une histoire qui n’évoque que sang, souffrance, vies détruites, fil barbelés et punaises. Il ne veut plus être cet individu, il ne veut plus rimer avec carnage, violence et destruction. Aussi requiert-il de l’aide, mais certainement pas de la part de son ancien équipier. Il annonce devoir s’absenter, devoir partir à la recherche de quelqu’un qui le comprenne vraiment. Il quitte alors les quatre cordes en laissant choir ostensiblement son masque aux pieds d’Eric Young.

Je me répète, mais je recommande vivement cette promo, proche des meilleurs speechs de Kane pendant son dernier run de World Heavyweight Champion en 2010. Peut-être n’aurons-nous plus de nouvelles d’Abyss jusqu’à LockDown, ce qui ouvre la voie à de nombreuses supputations. J’ai pris le parti de croire, comme de nombreux fans, à un retour prochain du Monster aux côtés de James Mitchell, son coach-gourou des premières années.

Une alliance hipster-gothique ? Même pas sûr qu’Hollywood en veuille dans un buddy movie.

Les mallettes du Feast or Fired en question

Avant de complètement oublier à qui elles avaient été attribuées, la compagnie a mis un point d’honneur à placer au centre du débat les trois mallettes obtenues lors du Feast or Fired. Jusqu’ici leur mention se limitait à un Gunner remettant en jeu son title shot à la ceinture mondiale sous le moindre prétexte… et sans la moindre contrepartie. Si le barbu militaire n’a rien perdu de ce satané toc, infiniment stupide en soi, le pigeon de la semaine 1 fut Zema Ion. Alors que ses potes BroMans s’occupaient d’interrompre une promo d’Austin Aries, il surgit avec sa mallette pour frapper le tenant du titre X-Division. Il prit ensuite tout son temps pour exiger le début officiel du combat. Deux minutes plus tard, The Greatest Man Than Ever Lived a déjà repris les choses en main et squashe son challenger de fortune. Ion peut retourner à ses platines et Aries ben, disons à son désert indien de prétendants. Pas sûr que cette division retrouve de sa superbe d’ici LockDown.

Question cash-in, Gunner est un anti-Edge, c’est entendu. Aussi s’amène-t-il en semaine 2 pour défier Magnus à croiser le fer en semaine 3 ! Pis, il accepte sans moufter les propositions conjointes de Dixie et MVP : remettre une énième fois sa mallette en jeu face à Ethan Carter III, dans la seule perspective de cumuler avec celle donnant droit au championnat par équipe, détenu par le neveu égotique. Terminé en no contest, dans le seul but de maintenir l’invincibilité du jeunot (ça commence à se voir), l’affrontement se transforme en Teddy Long match. Et James Storm de venir opportunément soutenir son ami. Les faces décrochent les précieuses et ouvrent donc la voie à un doublé. La deuxième mallette est d’abord celle de Storm, ce que Gunner lui confirme verbalement avant de prendre sa chance en solo contre le Champion anglais. Peu enclin à se satisfaire de ce lot de consolation, le Cow-Boy pourrit le final en faveur de Magnus. Un petit Last Call à demi-botché plus tard, voilà son ancien équipier réexpédié loin de la main event picture, dont il n’aurait jamais dû s’approcher à mon sens.

Cette conclusion du run de Gunner et sa mallette est aussi la meilleure amorce pour une feud plus consistante contre Storm. Elle permet une nouvelle fois à Magnus de demeurer ce Champion faiblard sans opposant durable. Tous ces challengers de transition (Sting, Gunner et bientôt Joe) ont-ils pour seul but d’attendre le retour à l’antenne d’AJ Styles, sujet qui si ce n’est pas le cas, sera posé sur la table un jour ou l’autre ?

Le pire dans cette affaire c’est que les bookers sont foutus de lui faire défendre infiniment la mallette pour les titres par équipes.

Le Bobby Roode (pas si) nouveau est arrivé

En voilà un qui ne consent pas à être l’idiot utile du rapport de force Dixie/MVP (voir par ailleurs). Efficace bras armé de la direction lors des premières défenses de titre de Magnus, aux dépens d’AJ Styles et Sting, The Most Wrestling Rageur of All Time entendait bien être récompensé pour ses méfaits. Il s’auto désigne donc challenger numéro un et fixe un ultimatum à Dame Carter. En début de show du 6 février, il vient même voir la patronne avec un contrat préparé par ses soins, elle n’a plus qu’à y apposer son cachet (on atteint le summum du catcheur qui gère lui-même son booking). Cependant, elle argue que la situation a changé, qu’avec le nouvel investisseur elle n’est plus seule décisionnaire. Aussi, puisque Samoa Joe a obtenu le statut de number one contender, elle décide de pusher Bobby dans un duel où la place de prétendant serait remise en jeu. À un Roode qui qualifiait ce choix de « fou » car « Samoa Joe est en feu en ce moment », elle assure qu’il pourra compter sur ses arrières, rappelant l’arme mystérieuse qui lui était venue en mains pour battre Sting dans un récent match en cage. Comme quoi elle peut booker des matchs toute seule finalement ?

La tension reste vive dans les vestiaires, où le It Factor se clashe dans un segment succulent avec Magnus, toujours aussi ingrat vis-à-vis de ses alliés. L’opposition pour devenir challenger se déroule, et évidemment Joe poursuit sa streak avec un nouveau succès par soumission (mais pourquoi ne peut-il jamais être aussi performant au moment des BFG Series ?).

La semaine suivante, Roode revient à l’assaut de Dixie de manière plus menaçante, laissant entendre qu’elle a plutôt intérêt à ne pas s’en faire un ennemi, sans doute un fin rappel de la manière dont il l’avait souillée il y a quelques années (crachats et piétinement de cheveux). Hélas, même lui finit par épuiser sa (mauvaise) foi et déclare, désabusé, à un intervieweur qu’il doit prendre du recul, comprendre ce qui lui arrive. Ce qui tombe bien puisque la présidente envoie la sécurité pour l’escorter hors du building.

Au dernier show, le Ego Hall of Famer semble perdu dans les mêmes troubles psychologiques. Dans une entrevue privée, il entame une démarche de mea culpa vis-à-vis de James Storm, son ancien coéquipier de Beer Money, et regrette le temps où seule la passion guidait sa carrière. Le Cow-Boy l’enjoint de ne pas prononcer les paroles qu’il semble déterminé à rendre publiques. En effet, Roode égrène une promo de retraite très émouvante au cœur du ring, réalisant de fait un pseudo face turn devant une foule scandant des « Please don’t go ! Please don’t go ! ». Néanmoins, Dixie Carter intervient, affirme tenir à lui, avoir besoin de lui, contrairement aux derniers partants qui nuisaient à la compagnie (Styles, Hardy et Sting, une nouvelle fois mentionnés à l’antenne, comme si une clause était incluse pour ne pas les faire oublier du public). Le dialogue est rugueux, le bon vieux Bobby refusant une collaboration qui serait à sens unique. Aussi consent-il finalement à devenir capitaine de la team Dixie pour le Lethal LockDown (voir par ailleurs) du PPV du même nom en échange de 10% des parts de la compagnie, donc par ricochet d’une meilleure maitrise de son sort.

Le public a embarqué à fond et bien hué le côté incorruptible mais pas trop du It Factor. Reste à savoir qui il choisira comme trois autres membres de l’équipe. Il a précisé à ses potes de Bad Influence qu’il n’y aurait pas de passe-droit et que seules les performances guideraient ses choix.

Malgré son nouveau ralliement derrière la patronne, cette amorce rend tout à fait possible un prochain face turn. Et dieu sait que la fédération aurait besoin d’une figure comme lui dans ce rôle.

J’ai changé parce que les enjeux ont changé, j’ai changé parce que mes responsabilités ont changé…

Une place en tête de liste aux Européennes ? Bon ben je n’ai pas changé finalement.

Le partage du pouvoir entre le Dixie gang et MVP

Après le dévoilement, lors du dernier Impact de janvier, du rôle tout aussi abrupt qu’insensé échouant sur les épaules de MVP (qui possède apparemment les droits sur son nom de scène), nous étions nombreux à attendre sa première promo avec impatience. Reconnaissons que l’homme nommé Mr Burke dans le civil a livré la marchandise au-delà de nos espérances. Et ce, malgré une mission rendue encore plus ardue par le découpage scénaristique opéré par les bookers lors du premier épisode du mois.

En effet, MVP va développer sa politique future dans pas moins de trois segments. D’abord seul au milieu du ring, puis dans le cadre privé du bureau de Dixie, accompagnée de l’irritant Rockstar Spud, et enfin dans l’arène avec les mêmes protagonistes à ses côtés. L’ancien homme le mieux payé de la WWE (kayfabe ou pas) fait mine d’établir une collaboration de co-intérêt avec Dixie, avant d’exploser publiquement : son seul accord avec elle porte sur leur désaccord. Il veut changer de fond en comble la gestion de la compagnie, mettre fin au règne d’une femme et de ses courtisans, ouvrir une ère où le combat sera primordial et déterminant plus que tout le reste.

Rien de tel qu’un peu de blabla pour expliquer qu’il y en aura moins.

Force est de constater que ces trois dernières semaines ont effectivement vu la plus grosse dose d’action que la TNA nous ait offert depuis plus d’un an. En semaine 2, MVP affiche clairement la couleur en se pointant aux côtés du number one contender, Samoa Joe. En infligeant aussi une raclée à Rockstar Spud pour ce qui est pour l’heure sa seule participation de catcheur actif. Plus qu’un personnage à la marge, il joue avant tout le rôle d’un co-GM contrebalançant les décisions de Carter. Mais l’angle promet de ne pas s’éterniser puisque en fin d’édition du 13, il refuse les millions proposés par Dixie pour racheter ses parts et suggère une opposition 4 contre 4 dans un Lethal LockDown pour la mise en jeu du contrôle total de la compagnie. La mégère pas apprivoisée signifie qu’il n’en est pas question, mais change déjà son fusil d’épaule au début de l’épisode suivant. MVP se confronte alors verbalement avec Magnus — qui sait dans une perspective de future feud? A noter que les éléments de vie privée, dont le fameux emprisonnement de neuf ans connu dans les années 1990 par le nouveau venu, sont utilisés sans ménagement.

Les deux propriétaires ont commencé au plus vite leurs démarches pour constituer la meilleure équipe possible : Dixie a approché Bobby Roode comme vu précédemment, tandis que MVP compte avec les Wolves deux candidats naturels, auquel il compte associer Austin Aries. Le Champion X-Division a pour l’instant réservé sa décision, mais semble alléché par les promesses de changement promises par son alpagueur en cas de succès. Peut-on croire à une remise rapide sur un piédestal du Greatest Man That Ever Lived ?

Si sur le papier les interactions concernant MVP peuvent sembler banales et impersonnelles, il faut voir les séquences en vidéo pour prendre conscience de la dimension qu’il donne à son personnage mystère. Non seulement le soufflé n’est pas retombé, mais l’espoir d’un grand PPV début mars, et de grandes surprises dans la foulée, habitent les fans de la Ligue 2 du catch américain. Quoi qu’il advienne, nous nous souviendrons de l’ensemble de cette tournée britannique, qui restera soit comme le point de départ d’une nouvelle orientation majeure soit comme une parenthèse enchantée dans l’itinéraire sinueux de la compagnie floridienne.

Et nous enfouirons dans notre mémoire les quelques purges qui ont parsemés le chemin.

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