Nice-TFC : Et ça continue encore et encore… (Fou de Foot, 5 mars 2014)

…ça n’amène pas très loin d’accord d’accord. Le succès violet au cœur de l’Allianz Riviera niçoise dégage un étrange parfum. Pas que de l’espoir, non pas que ça. Alors que cette nouvelle victoire à l’extérieur est accompagnée de quelques résultats défavorables des équipes alentours, l’espoir d’un bond prochain au classement, reste étroit. Faute sans doute aux bonnes (mauvaises) vieilles habitudes des dernières saisons.

Et de six ! Après Reims, Saint-Etienne, Nantes, Bordeaux et Lorient, voilà que Nice baisse pavillon en sa demeure devant l’armada toulousaine. Certes cette hécatombe ne comporte pas d’exploit à proprement parler, ni triomphe au Parc des Princes, ni hold-up à Louis II, ni promenade au Stade Vélodrome. Mais elle affirme un véritable profil d’équipe davantage prompte à manœuvrer en terres hostiles, n’oublions pas de comptabiliser les nuls accrochés à Monaco, Lyon et Marseille pour un total de 21 points pris en déplacement, soit six unités de plus qu’au Stadium. Dans un classement ne considérant que les prestations à l’extérieur, le TFC affiche une fringante 3e place. La tendance s’est accrue tout récemment avec une série d’invincibilité en cours de six rencontres hors de ses bases (quatre victoires et deux nuls).

 

Et pourtant toujours pas d’équipe stable

 

Or tous ces succès ne portent pas la même griffe. Nantes et Bordeaux étaient par exemple marqués par une grosse maitrise collective Reims et Saint-Etienne par un sens de la réactivité et un brin de réussite. L’épisode niçois ressemble à un premier prix dans un concours de circonstances, un peu comme le Lorientais. Point commun numéro un : une expulsion prématurée chez l’adversaire. Point commun numéro deux : une première mi-temps où seul un joueur toulousain, Aurier au Moustoir, Ben Yedder ici, s’est montré capable de créer le danger. Point commun numéro trois : un opposant en pleine spirale négative après avoir cru en  sa place dans la première moitié de tableau acquise.

Et toujours persistants, ces remaniements d’effectifs entre chaque rencontre. Non remis de sa légère blessure contractée face au Paris SG, Akpa-Akpro est suppléé par Sylla, Zebina retrouve lui sa place dans l’axe…au détriment de Yago puisque Spajic glisse en latéral. Autre rafistolage en milieu de terrain, Oscar Trejo est aligné pour parfaire à la suspension d’Abel Aguilar. Ces modifications sont notables car il ne s’agit jamais de remplacement poste pour poste, donc elles débouchent sur une nouvelle orientation du jeu.

Gros point noir du début de la rencontre, le trio défensif inédit, plus dangereux (pour son propre camp) à la relance que les joueurs offensifs niçois. Fort heureusement, l’emprise dans l’entre-jeu a été encore au rendez-vous, elle s’est soldée par des opportunités de Ben Yedder, auteur de deux frappes cadrées dans un court laps de temps (13’, 16’). Peu de choses à signaler dans une première mi-temps basculant progressivement pour les locaux, sans toutefois qu’ils puissent dégainer de tirs inquiétants, contrairement à Ben Yedder (35’).

Le retour des vestiaires s’est accompagné d’un jeu encore plus haché durant dix minutes. Braithwaite a cédé sa place prématurément à Ben Basat (48’), pour cause de légère blessure a priori, mais le Danois était de toute façon peu en jambes. La rencontre flirtait avec le zéro pointé, jusqu’à l’attentat de Lloyd Palun sur Sylla (55’), traduit par un rouge direct. Les deux équipes se sont enfin affolées, si ce n’est que l’habituel duo de choc azuréen Brüls-Cvitanich n’a rarement été si mal inspiré. Ils sortiront d’ailleurs sous les sifflets en cours de rencontre.

L’ascendant des visiteurs débuta réellement avec la première mèche allumée par le vice-capitaine Aurier (59’), avant que Ben Basat n’enflamme définitivement la rencontre suite à une « passe de la mort » de Trejo (65’). À 0-1, seul le jeune gardien Hassen se mis en valeur chez les Aiglons. Il empêcha Aurier de nous refaire le coup de Lorient (70’), il écarta une frappe lourde de Chantôme (87’), mais ne put rien sur une ultime contre-attaque conclue par Ben Yedder (90’+2). Emballé c’est pesé. Étrange succès. Pas vraiment inattendu, pas vraiment enthousiasmant. Comme s’il ne constituait qu’une simple séance de rattrapage face aux errements continuels à domicile depuis trois mois. Juste ce qu’il faut pour se rassurer, et se contenter d’un nul samedi prochain ?

Fin du syndrome du Stadium contre Reims ?

 

Nous ne serions plus à un paradoxe près. Pour mettre fin au signe indien récemment affilié au Stadium (six matchs infructueux), il faudra vaincre la seule autre équipe à afficher une plus grande aisance en déplacement que chez elle. Encore que les Rémois possèdent depuis le week-end dernier autant de points (21) dans les deux cas de figure. Alain Casanova prouvera-t-il une nouvelle fois que l’expression « on ne change pas une équipe qui gagne » ne passera pas par lui ? Après les intronisations mitigées de Boucher et Veskovac, nous sommes curieux de (re)voir évoluer Dominick Furman dans un poste de milieu relayeur. Le retour de suspension d’Aguilar devrait modifier aussi la donne au niveau des récupérateurs. Aux avant-postes, Braithwaite a perdu des points lors de sa rencontre la moins aboutie depuis ses débuts chez les violets, à moins que ce soit Ben Basat qui en ait gagné. Un doute demeure dans le cas Jonathan Zebina, apparu de nouveau nerveux à Nice (habituel carton jaune à la clé).

Au-delà des choix pour lesquels optera le coach toulousain, c’est un autre syndrome qu’il faudra surpasser : celui de lever le pied face à une position trop confortable dans la dernière ligne droite. Deux petites victoires dans les douze dernières rencontres en 2009-2010, à peine mieux la saison suivante, trois points dans les six derniers matchs en 2011-2012 et une baisse de tension cruciale entre la 31e et la 34e journée l’an dernier (un point pris). Rappelons que le TFC n’est à l’heure actuelle qu’à sept points d’une 5e place virtuellement européenne. Rappelons qu’il dispose du calendrier le moins ardu des équipes du haut de tableau. Rappelons enfin que le club haut-garonnais n’a enchaîné deux victoires de rang qu’à deux reprises cette saison. La dernière micro-série en date remonte aux 9e et 10e journées…face à Nice et Reims.

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