Bilan du TFC 2013-2014 – Le carnet de notes Partie 3 (Fou de Foot)

Dernière partie de l’évaluation sous forme professorale des joueurs du Toulouse Football Club. Nous nous attardons pour conclure sur les éléments poussifs voire les cancres de la classe.

TFC Bilan 2013-2014 Gang de Chèvres
*Zacharie Boucher 9/20
17 matchs – 1530 minutes
En l’espace de 17 rencontres disputés, celui qui est arrivé comme un cheveu sur la soupe du Havre pour prendre la place d’Ali Ahamada a encaissé 28 buts, contre 25 en 21 matchs pour le précédent titulaire. Avec un peu de mauvaise foi on pourrait s’en tenir à ce constat, mais parait-il, et c’est possible, que le jeu plus débridé des violets durant la phase retour se prêtait à une telle exposition défensive. Il est vrai que le portier n’est pour rien dans l’escalade de pénaltys concédés par ses équipiers dés son arrivée, notamment au Stadium (un contre Bastia, deux devant le Paris SG, deux face à Reims), il est davantage coupable de faiblesse sur ses plongeons approximatifs face à des frappes faiblardes et de son manque d’autorité sur les défenseurs. Le début de la prochaine saison sera décisif pour statuer sur le niveau de Boucher. Ces quatre derniers mois auront été au choix une période de rodage nécessaire ou l’illustration de débuts trop prématurés en L1.

TFC Bilan 2013-2014 Boucher

Son match référence : TFC-Saint-Étienne 0-0 (24e journée)
Des sorties propres, quelques arrêts sur des frappes lointaines, guère plus à saluer dans une rencontre où il aura été peu inquiété, tout comme le spectateur dont rien n’est venu réveiller la torpeur. Un aperçu rassurant, à défaut de grand match. Dommage d’enchainer quelques jours plus tard avec trois buts encaissés face à Bastia.

*Pantxi Sirieix 9/20
12 matchs – 467 minutes – 1 but
Les quolibets à l’issue de son entrée en jeu (de trois minutes !) face à Evian TG, et l’égalisation des visiteurs dans la foulée, ont injustement réduit le violet historique de l’effectif à un homme passé et périmé (30e journée). Suite à cette rencontre, il devra attendre l’ultime réception pour rejouer. Manque de chance il aura aussi été, cette fois à plus long terme, de la purge chez l’AS Moulins en coupe de France. Pourtant en y regardant de prés, ses statistiques ne démontrent rien de catastrophique. D’autant que ses titularisations en L1 se comptent sur les doigts d’une seule main. Cinq rencontres pour une seule défaite, le flop inaugural à Valenciennes. Aucun doute, son abattage est moindre que celui des autres milieux défensifs, son rythme plus lent, son déchet technique plus manifeste et son nombre de ballons perdus plus important. Cependant, il y a des qualités qu’on ne peut lui enlever : son implication totale et sa polyvalence. Il reste ce joker bouche-trou dont tout entraineur a besoin, à condition de le lancer dans le bon timing.

TFC Bilan 2013-2014 Sirieix vs Bordeaux

Son match référence : TFC-Bordeaux 1-1 (2e journée)
Nous parlons d’un temps que les moins de un an ne peuvent pas connaitre, Sirieix en ce temps-là pouvait encore jouer l’intégralité d’une partie sans que tout enjeu soit mort. Il s’agit de la première étape d’une longue série de points abandonnés au Stadium, alors que la victoire était au bout des crampons. Au sein d’un collectif passablement marqué par la calamiteuse entame de saison au Stade du Hainaut, Sirieix colmate les replis hasardeux d’Akpa-Akpro et Regattin, déborde à l’occasion, frappe même au but. Le tout sans la moindre flamboyance, seulement avec la petite touche utilitaire du bon porteur d’eau.

*Jonathan Zebina 8/20
20 matchs – 1598 minutes – 6 cartons jaunes et 1 carton rouge
Si la valeur d’une équipe se mesurait à l’aune de celle de son capitaine, le TFC 2013-2014 mérite assurément sa place dans le ventre (très) mou. N’enlevons cependant rien au mérite de l’ancien international, venu apporter son expérience et son prestige au cœur d’un effectif composé de quasi anonymes. Pour ce qui est de mettre les projecteurs sur lui l’ancien de la Juventus aura encore fait carton plein cette saison. Star du banc de touche pour cause de physique capricieux pendant les trois premiers mois de compétition, il loupe sa partition de sauveur quand il joue toute la 2e mi-temps du désastre face aux Rennais sans rien pouvoir inverser, puis prend son rôle de titulaire à bras-le-corps pendant quelques journées, pour hélas retomber dans ses travers via une expulsion ridicule contre Montpellier à la 17e journée (double avertissement pour contestation bête et méchante). Et ainsi a-t-il régulièrement joué à ce yo-yo exténuant : Rassurant devant Saint-Étienne, à la rue contre Bastia, valeureux à Nice puis dépassé à Ajaccio, avec en point d’orgue cet ego démesuré qui l’incite à gâcher le pénalty de la victoire. Loin d’être l’exemple à suivre pour les troupes.

TFC Bilan 2013-2014 Zebina

Son match référence : Lille-TFC 1-0 (14e journée)
Une fois n’est pas coutume il faut remonter à une défaite toulousaine pour saluer la prestation d’un de ses joueurs cadres. En l’occurrence la longue résistance au Stade Pierre-Mauroy face à des Lillois archi-dominateurs doit beaucoup à son capitaine. Agressif dans le bon sens du terme (30 ballons gagnés), précis dans ses relances (90% de passes réussies), il aura aussi tenté de mettre le feu offensivement, ne serait-ce que par ses fameuses « prises de responsabilités » sur les coups francs.

*Issiaga Sylla 7/20
32 matchs – 2446 minutes – 3 buts et 1 passe décisive – 4 cartons jaunes
Comment expliquer à un joueur à vocation défensive que sa première mission est tout simplement de défendre ? Depuis la jurisprudence Roberto Carlos, et dans une moindre mesure Bixente Lizarazu, beaucoup négligent cette basse besogne. Le jeune Issiaga Sylla serait-il le rejeton de cette exception devenue la règle ? Son allant offensif se mesure au-delà de ses trois buts inscrits en championnat puisqu’il enregistre un ratio enviable de 18 tirs cadrés sur 33 tentatives ou a été pris à huit reprises au piège du hors-jeu, indicateur plutôt pertinent sur son positionnement avancé. En contrepartie le couloir gauche qu’il est censé tenir prend régulièrement des allures de boulevards pour l’adversaire, aspect renforcé quand Steeve Yago l’épaule à sa tâche. Timidité dans les duels, défaut de placement, remontée de terrain poussive, Sylla tire plus souvent la langue qu’à son tour. Son avenir à ce poste rend légitimement sceptique.

TFC Bilan 2013-2014 Sylla

Son match référence : Saint-Étienne-TFC 1-2 (6e journée)
Ce déplacement fut à l’image du début de saison plein d’espoirs amorcé par Sylla. On brocardait déjà ses approximations, mais on louait ses vertus aventureuses. Sa quinzaine de ballons perdus passait inaperçu tant son activité offensive se traduisait par de brillantes données : six centres au cordeau, deux tirs cadrés et surtout le but décisif à un quart d’heure de la fin.

*Steeve Yago 5/20
24 matchs – 1754 minutes – 5 cartons jaunes
On ne peut révéler un Aymen Abdennour chaque saison. Le TFC en a fait l’amère expérience avec le Franco-Burkinabé Yago, appelé d’emblée à de lourdes responsabilités l’an dernier pour cause d’absences prolongées de Zebina. Tantôt axial, tantôt latéral droit ou gauche, le jeune loup n’a jamais respiré la sérénité. Son sens du placement et ses interventions dénuées d’autorité prêtent à l’effroi. Et contrairement à Sylla, on ne peut même pas rééquilibrer les débats en vantant ses talents offensifs. Absent de la construction du jeu, pas audacieux pour un sou (un seul tir tenté de toute la saison), pas même rugueux pour compenser ses lacunes techniques, Yago porte sans conteste le bonnet d’âne de la classe violette.

TFC Bilan 2013-2014 Yago

Son match référence : TFC-Nantes 1-1 (36e journée)
C’est quand il n’y a plus rien à perdre que Casanova décide de lancer en jeu Yago…pour cause de blessure prématurée de Spajic. Cela a le mérite de lui insuffler un peu de confiance. S’il est aussi passif que ses coéquipiers sur l’ouverture du score nantaise dans la foulée de son entrée en jeu, on ne le reconnait plus par la suite. Combattif, rigoureux, appliqué. Ainsi arrache-t-il de nombreux ballons et distribue le cuir avec une propreté qu’on ne lui connaissait pas (95% de passes réussies). Les deux derniers matchs confirment ce regain de motivation, sans toutefois convaincre.

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