Review UFC 173 – La révolution Dillashaw

Pendant que le championnat poids coqs changeait de mains à la surprise générale, les futurs (probables) challengers des catégories welterweight et light heavyweight s’ouvraient la voie de fort belle manière. Où comment un show présumé sans saveur par beaucoup de spécialistes a livré de nombreux enseignements.

UFC 173 Dillashaw Ceinture de Champion Autour de la Taille

Résultats Complets de l’UFC 173 (24 mai 2014)

Carte principale
*TJ Dillashaw bat Renan Barao par TKO (5e round 2:26) et devient Champion UFC des poids coqs
*Daniel Cormier bat Dan Henderson par soumission technique (Rear-Naked Choke, 3e round 3:53)
*Robbie Lawler bat Jake Ellenberger par TKO (3e round 3:06)
*Takeya Mizugaki bat Francisco Rivera par décision unanime (29-28, 30-27, 30-27)
*James Krause bat Jamie Varner par TKO/blessure (1er round 5:00)
Carte préliminaire
*Michael Chiesa bat Francisco Trinaldo par décision unanime (30-26, 30-26, 30-27)
*Tony Ferguson bar Katsunori Kikuno par TKO (1er round 4:06)
*Chris Holdsworth bat Chico Camus par décision unanime (30-27, 30-27, 30-27)
*Mitch Clarke bat Al Iaquinta par soumission technique (D’arce Choke, 2e round 0:57)
*Vinc Pichel bat Anthony Njokuani par décision unanime (30-27, 30-27, 29-28)
*Sam Sicilia bat Aaron Phillips par décision unanime (29-28, 29-28, 30-27)
*Li Jinglian bat David Michaud par décision partagée (29-28, 28-29, 30-27)

 

Stupéfaction. Le mot est faible. Rien ne prédisposait TJ Dillashaw, seulement doté d’un score de 9-2, dont une fraiche défaite dans les cartons, à tenir tête à la machine de guerre Renan Barao. Alors pour ce qui est de lui prendre le titre, tout en le dominant pendant quatre rounds et demi, encore moins. Rien n’a été épargné à cette division bantamweight : L’absence de bientôt trois ans de Dominick Cruz, ancien Champion inoxydable, les désertions multiples de fighters plus à l’aise en featherweight (66 kg) ou au physique davantage taillé pour les flyweights (56 kg) comme Demetrious Johnson, les blessures ou échecs répétés de figures médiatiques comme Urijah Faber, Brian Bowles, Eddie Wineland. Le title shot revenait théoriquement à Raphael Assunçao, auteur de six succès de rang, aussi peu significatifs soit-il. En octobre dernier, le Brésilien obtenait par exemple une décision partagée (deux juges à un) devant TJ Dillashaw lors de ce qui fut consacré Fight of the Night. Les deux hommes ayant à peu prés vaincu les mêmes adversaires, le second fut appelé à la rescousse suite au forfait médical du premier. Maigre relance d’une carte qui devait à l’origine comporter en main event le Championnat middleweight entre Chris Weidman et Lyoto Machida (remis finalement au numéro 175, début juillet).

Fin de neuf ans d’invincibilité
D’autant plus que la frustration ronge les fans devant la facilité avec laquelle Renan Barao pulvérise ses prétendants depuis l’acquisition du titre à l’été 2012, d’abord intérimaire puis modifié en undisputed sans que l’unification face à Dominick Cruz n’ait pu avoir lieu. Ce duel avait donc l’allure d’un petit amuse-bouche pour patienter en vue d’un hypothétique challenge de renom. Or l’homme classé #4 de sa catégorie constituait un danger bien réel. La performance de Barao intrigue dans le sens contraire. Avait-il conscience de la valeur du challenger en abordant la rencontre ou l’a-t-il sous-estimé ? Apprendra-t-on dans quelques jours qu’il a disputé le match en trainant une blessure ? Aucune de ces hypothèses n’est à exclure tant on n’a pas reconnu le Brésilien. Un premier round bridé où il boxe mollement, tandis qu’en face Dillashaw exécute un Superman Punch avant de faire pleuvoir la foudre dans la dernière minute.
Malgré une arcade ouverte, le prétendant au titre glanait un peu plus de confiance durant le round suivant, ses coups étaient plus précis et tranchants, son jeu de jambes déconcertait toutes les initiatives du Champion. Il était bien loin le naïf Dillashaw qui s’inclinait en finale du TUF 14 contre John Dodson (TKO en moins de deux minutes), on entrevoyait même dans son style une familiarité avec un certain Dominick Cruz. L’enthousiasme en plus quand au fil du temps écoulé il devenait clair que la victoire ne lui échapperait pas. Le 4e round s’est résumé au passage d’un rouleau-compresseur sur un Barao acculé contre la grille. Largement en avance au pointage des juges, TJ pouvait aborder sereinement l’ultime reprise tandis que le Champion devait prendre tous les risques. Et ce qui devait arriver se produisit : un ultime enchainement contrecarra des tentatives désespérées. Ce couronnement du membre de la Team Alpha Male constitue bien plus qu’une passation de pouvoir. Pour se rendre compte de la portée de cet exploit, il faut se remémorer que Barao ne comptait jusqu’ici qu’une défaite…lors de son tout premier combat pro en MMA, en avril 2005. Depuis son arrivée sur le sol américain il a vaincu tout le who’s who des poids coqs : Urijah Faber (deux fois), Michael McDonald, Brad Pickett, Scott Jorgensen, Eddie Wineland. Autant de cadors absents du parcours de Dillashaw. Un constat qui renforce les interrogations sur ce règne naissant, laisse envisager à Dana White la possibilité d’un rematch immédiat.

UFC 173 TJ Dillashaw vs Renan Barao
Cormier et Lawler tout proches du but
Parallèlement à ce main event, deux catégories ont donc renforcé la position de leur nouvel homme fort. Dans un cas comme dans l’autre l’opposition n’était sans doute pas la plus appropriée pour clarifier la hiérarchie, mais le déroulement des combats aura convaincu des mérites de chacun. Dan Henderson en course pour ce title shot light heavyweight qui l’avait fui à l’été 2012 ? Encore impensable il y a quelques mois, puisque l’ancien Champion du Pride avait essuyé trois revers de rang face à des pointures comme Lyoto Machida, Rashad Evans ou Vitor Belfort. Il a suffit d’un KO en mars dernier devant Shogun Rua pour qu’il remonte dans les charts. Son statut légendaire n’a visiblement pas effrayé l’invaincu Daniel Cormier, ce lutteur Olympique ayant parfaitement réussi la transition vers le MMA. Vainqueur du tournoi poids lourds du StrikeForce en 2011-2012, ce dernier, bien que descendu de catégorie, possède toujours un physique hors normes. Son intelligence de combat sidère de plus en plus : propreté des projections, maitrise des contrôles latéraux, striking stratégique pour saper l’énergie de son opposant. Cormier a transformé Hendo en un véritable jouet dans ses bras, et contrairement à ses derniers duels contre des têtes d’affiches il est parvenu à s’imposer avant la décision. Après une tentative insistante de Kimura en fin de 1er round, la fatigue d’Henderson sautait aux yeux, sa bouche grande ouverte au redémarrage le confirma. Seule une H Bomb pouvait alors inverser la tendance, on l’a attendu en vain. L’opération « sangsue » passait au contraire un nouveau palier, les tentatives de clés de bras s’associant désormais à un lourd pilonnage. La dernière reprise marque une nouvelle accélération, Cormier se paye le luxe de dominer aussi en stand up avec de rudes fronts kicks, avant de fondre sur le dos de son concurrent et de l’étrangler sans possibilité d’issue. Il n’y a guère que les commentateurs de Rtl9 pour ne pas avoir trouvé sa prestation impressionnante ! Est-ce que cela pourrait suffire pour faire vaciller Jon Jones (ou Alexander Gustafsson) ? Toute l’énigme est là…

UFC 173 Daniel Cormier vs Dan Henderson

Robbie Lawler enchaine les performances de haut vol depuis la disparition du StrikeForce, et son retour de facto à l’UFC. La décision controversée, pour le titre mondial, en faveur de Johny Hendricks en mars dernier ne change rien à la donne, tant Ruthless avait sidéré l’assistance par son striking explosif. Il n’était pas spécialement logique de le confronter à Jake Ellenberger, sortant d’une défaite il y a prés d’un an contre Rory MacDonald, le talentueux canadien que le même Lawler avait surclassé en fin d’année 2013. Hector Lombard, Tyron Woodley voire Matt Brown étaient des candidats plus légitimes à la course au title shot, si ce n’est des problèmes de calendrier. L’opportunité était donc surtout côté Ellenberger quand Lawler avait l’impératif de confirmer. Mission réussie en trois temps : un premier round à l’économie, marqué par un stand up distant, une 2e reprise fracassante (surtout pour le nez d’Ellenberger) où il se permet même le luxe de s’extirper avec panache de phases au sol censées lui être défavorables, et enfin ce chef d’œuvre de maitrise technique constitué par le dernier round, fixation, précision des jabs et des genoux en clinch puis accélération foudroyante pour clore les débats à deux minutes de la fin. Lawler peut exulter, il a prouvé que son retour en grâce ne devait rien au hasard. Dans les heures qui suivaient la rencontre, un nouveau challenge lui a été affecté, il s’agira de Matt Brown. Sauf nouveau contretemps, le vainqueur de ce combat ira défier Johny Hendricks.

UFC 173: Lawler v Ellenberger

Jamie le maudit
À croire que son tonitruant come-back de mai 2012 face à Edson Barboza (élu surprise de l’année par les médias spécialisés) est destiné à rester lettre morte…Jamie Varner joue de malchance, et ceci combat après combat. Cette fois-ci, il choit au sol après une petite minute, non par le biais d’enchainements diaboliques de James Krause, mais d’une jambe qui plie sans ménagement. Il aura alors fallu tout le courage et l’expérience de l’ancien Champion du WEC pour à la fois continuer et toucher durement son opposant, l’espoir de couper court à la souffrance par un KO salvateur en tête. Défi vain tant son manque d’appuis le renvoyait au sol continuellement. À l’issue du round, les médecins et son camp décidaient de limiter les dégâts.
Bien qu’enregistrant sa 3e défaite de rang, la 4e lors de ses cinq derniers combats, Varner ne sera pas nécessairement congédié. Jugeons plutôt de ses revers dans le détail : un abandon sur Triangle Choke au 3e round face à Joe Lauzon dans le Fight of the Year de l’année 2012, une décision discutable (un juge sur trois le donnait gagnant) contre Gleison Tibau, un KO sorti de nulle part au milieu du 2e round par Abel Trujillo alors que Jamie dominait la rencontre, et donc cette cheville balbutiante devant Krause. La popularité aidante, C-4 devrait bénéficier d’une nouvelle chance dans l’Octogone.

Jamie Varner vs James Krause

Ménage en vue dans les petites catégories
En dehors du co main event concernant les mi-lourds Henderson et Cormier, ce show aura surtout contribué à clarifier la donne chez les prétendants au top 10 des petites catégories de poids. Notamment chez les légers (cinq duels à 70 kg) et les coqs (deux affrontements à 61 kg en plus du match de championnat). En carte principale, Takeya Mizugaki poursuit son bonhomme de chemin avec une large décision obtenue devant Francisco Rivera, sur une série de six combats sans défaite avant ce rendez-vous. Le poids coq japonais a failli s’imposer par TKO dés la première reprise, a dû s’extirper d’un étranglement en guillotine avant de lui-même chercher la soumission au cours du 2e, pour terminer par un stand up guerrier peu technique. Désormais doté d’un 7-2 global à l’UFC et sur une série de cinq victoires consécutives, Mizugaki reste de loin l’asiatique le plus performant dans l’Octogone à l’heure actuelle. Sa place de #6 au classement de sa catégorie le positionne en point de mire pour un title shot.
Dans la même division, le vainqueur du TUF 18 (fin 2013), Chris Holdsworth, maintient sa série d’invincibilité (6-0). Toutefois, il doit pour la première fois s’en remettre à la décision devant Chico Camus, alors qu’il avait su soumettre tous ses opposants jusque-là. L’élève de la Team Alpha Male a encore bien du chemin à faire avant de prétendre au top niveau.
D’autres vainqueurs d’éditions du TUF étaient à la fête dans la très dense catégorie des légers : Michael Chiesa (TUF 15), roi des prises d’abandon en temps normal, a outrageusement dominé l’ancien Champion du Jungle Fight Francisco Trinaldo sans pouvoir le soumettre. En témoigne un des rounds noté 10-8 en sa faveur par deux des trois juges, fait rarissime dans le pointage aux normes actuels. Avec un seul échec en douze combats (dont un 4-1 à l’UFC), « Maverick » Chiesa peut revendiquer une place dans le top 10.
De son côté, Tony Ferguson (TUF 13) n’a pas trainé. En un redoutable punch il a atomisé Katsunori Kikuno, ancien Champion du Deep japonais, à la fin du premier round. Bilan assez comparable à celui de Chiesa puisque sur un score de 5-1 à l’UFC (15-3 en MMA), au point qu’une future opposition entre les deux ne seraient pas incongrus en termes de classements.
UFC 173 Mitch Clarke vs Al Iaquinta
Perdant de la finale du TUF 15, Al Iaquinta s’était bien repris depuis avec trois succès de rang à la décision. C’est une lourde rechute qui l’attend, un endormissement en règle via l’exécution d’un D’Arce Choke par Mitch Clarke en début de 2e round. Cette issue n’ouvre guère de perspectives autres que celle du bonus financier de « Performance of the Night » pour ce combattant du ventre mou.
Pour en terminer avec les lightweights, mais pas les anciens du TUF 15, Vinc Pichel, qui avait échoué en demi-finale face à ce même Iaquinta, a déroulé sans convaincre devant le Nigérian Anthony Njokuani, toujours aussi irrégulier depuis son entrée dans l’univers Zuffa en 2009 (WEC puis UFC).
Candidat éphémère de la même édition du TUF, Sam Sicilia est depuis descendu en poids plumes…pas forcément pour le meilleur. Avant d’accueillir un nouveau venu dans l’Octogone, Aaron Phillips, il restait sur un 1-3 peu flatteur. La décision unanime obtenue sans grand panache lui permet de sauver sa place dans la compagnie numéro un mondial. Rester à tout prix dans le grand étang, quitte à n’être qu’un tout petit poisson, voilà de quoi expliquer la frilosité ambiante de ce gala où la moitié des rencontres sont allées au bout de l’horloge.

En juin on en aura plein les poings
*L’UFC va crouler sous les galas les prochaines semaines dont un Ultimate Fight Night le 7 juin, largement composé de chocs dans la division poids légers : le main event Ben Henderson vs Rustam Khabilov, le match de la relance Diego Sanchez vs Ross Pearson, le choc des outsiders Rafael Dos Anjos vs Jason High, le duel générationnel entre l’ultra-expérimenté Yves Edwards (42-20-1 + 1 NC) et l’affamé de reconnaissance Piotr Hallmann, et enfin l’opposition des rookies Jon Tuck et Jake Lindsey. De quoi rebattre encore les cartes dans cette section au classement plutôt illisible.

UFC 173 Affiche UFC 174
*Pour le grand-rendez-vous du mois, il faudra cependant cocher la date du 14 sur le calendrier : l’UFC 174 verra le Champion supersonique des mouches Demetrious Johnson remettre son titre en jeu contre le foudroyant Ali Bagautinov, sur une série de onze victoires consécutives. En co main event, Rory MacDonald et Tyron Woodley tenteront de perturber les plans chez les welters, prouver qu’ils méritent tout autant le title shot que Matt Brown ou Robbie Lawler. En light heavyweight le prometteur Haïtien Ovince St Preux passera son premier gros test face à Ryan Jimmo. Même catégorie, même opération : l’ancien Champion du StrikeForce, Rafael Cavalcante, croisera le fer avec le gatekeeper professionnel, Ryan Bader, idéal pour s’étalonner. Et que dire de la surprise du chef, le retour de l’ancienne terreur des poids lourds Andrei Arlovski (Champion UFC en 2005-2006) dans un quitte ou double face à Brendan Schaub, enfant du TUF Heavyweights de 2009.

*Et pour ceux qui n’auront pas été rassasiés, l’UFC nous refait le coup du double show le même soir (après l’expérience du 31 mai dernier) : le 28 juin l’Octogone tremblera simultanément au Texas et en Nouvelle-Zélande. Sur le continent américain, un grand nombre d’oppositions comprenant des participants de récentes éditions de The Ultimate Fighter et un main event qui statuera chez les poids plumes entre le sensationnel Cub Swanson (5-1 UFC), et l’impérissable Jeremy Stephens (18e combat octogonal).
Quant aux Océaniens, ils verront de prés des héros couleurs locales pour les deux matchs majeurs. Le Néo-Zélandais James Te Huna en main event face au légendaire Nate Marquardt, l’Australien Soa Palelei contre Jared Rosholt. À signaler également le superbe duel de grappling en vue entre la star nippone Hatsu Kioki et le prodige brésilien Charles Oliveira.

 

À titre de conclusion gustative, voici un aperçu des prochains matchs de championnats et oppositions comprenant des stars prévus d’ici la fin de l’année.

Championnat mondial poids moyens – 5 juillet (UFC 175) : Chris Weidman © vs Lyoto Machida
Championnat mondial féminin – 5 juillet (UFC 175) : Ronda Rousey © vs Alexis Davis
Catégorie poids mi-lourds – 5 juillet (UFC 175) : Vitor Belfort vs Chael Sonnen
Catégorie poids coqs – 5 juillet (UFC 175) : Urijah Faber vs Alex Caceres
Catégorie poids plumes – 6 juillet (TUF 19 Finale) : Frankie Edgar vs BJ Penn III
Catégorie poids légers – 16 juillet (UFN 45) : Donald Cerrone vs Jim Miller
Catégorie poids plumes – 19 juillet (UFN 46) : Conor McGregor vs Cole Miller
Catégorie poids welters – 26 juillet (UFC On Fox 12) : Robbie Lawler vs Matt Brown
Championnat mondial poids plumes – 2 août (UFC 176) : José Aldo © vs Chad Mendes
Catégorie poids moyens – 23 août (UFN 48) : Michael Bisping vs Cung Le
Championnat mondial poids mi-lourds – 30 août (UFC 177) : Jon Jones © vs Alexander Gustafsson
Championnat mondial poids lourds – 15 novembre (UFC 180) : Cain Velasquez © vs Fabricio Werdum

 

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