Atelier d’écriture #4 (2 juin 2014)

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Exercice 1 : Constitution d’un corpus de mots
Mot-thème de départ à partir duquel se forme le corpus : RESPONSABLE
As/Ale/Are/Anse/Ane/Aner/
Base(s)/Baser/Bal/Blé/Blasé/Blaser/Bon/Blason/Bas/Boa/Bar/Bée/ Bras/Brasse/Bêler/Brelan/Ben/Basse
Essor/EPO/Eol/Espéré/Espéra/Erable
Lésé/Léser/Las/Lasser/Là/Lobe/Lober
Nobel/Noble
Ose/Oser/Or
Pose/Poser/Posa/Paré/Pelé/Pela/Peler/Passer/Penser/Pensa/Pôle/Pèse/ Peser/Pore/Pas/Passe/Père/Pâle/Panel/Plan/Planer/Passable/Péon/Pablo/Prôner/Paon/Pénal(e)/Panser/Pro/Prose/Par/Parlé/Pré/Pars/Passé
Resa/Réponse/Repos/Ré/Répons/Robe/Rase/Râble/Rap/Rape/Réel/Ra/Rosa
Sable/Sabler/Sablon/Sel/Salé/Sale/Saler/Sabre(s)/Son(s)/Spa/Sol/ Sonar

 
Exercice 2 : Texte incluant les mots relevés par les participants
En gras les mots choisis.

 

Responsable, à quoi bon ?
À force d’engranger de telles sommes, plus rien ne lui était réel. Encore une fois Pablo avait fait main basse sur la table de poker, ouvrant le bal avec un brelan de rois qui lui permit de poser son emprise. Il savait bien que son père, Ben, jugeait ce moyen d’amasser de l’or plutôt passable. Lui qui avait inlassablement prôné la noble dimension de l’argent gagné à la sueur du front, espéra longtemps que le destin de son fils prenne un nouvel essor. Mais depuis que ce dernier était passé pro, ce n’était plus la peine d’y penser. Soir après soir, il disputait des parties où l’art de la prose oral comptait autant que les cartes en sa possession. Il s’agissait seulement de culot, oser davantage que les adversaires, laisser planer le doute dans ses réponses, paraitre blasé de tout. Des bases qu’il maitrisait à présent à la perfection. Il était loin le temps où il écumait les bars à la recherche d’un plan pour gagner un peu de blé. Il s’asseyait désormais à une table composée uniquement d’as de la discipline, un panel d’experts triés sur le volet dont le renouvellement se faisait au compte-gouttes. Son père ne voyait en lui qu’un irresponsable, ne pouvait retenir un râle de protestation lorsqu’il le voyait revenir les bras levés tel un paon, capable de sabler le champagne tous les quatre matins sans peser la dureté du monde qui l’entourait.

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