Atelier d’écriture #6 (14 juillet 2014)

Exercice : Chaque participant écrit un mot, volontairement peu usité dans le langage courant, sur un morceau de papier, chacun d’eux est successivement tiré et mis en relation avec le précédent. Ainsi le texte à composer doit inclure tous les éléments dans un ordre défini.

 

Contrainte annexe : débuter par « Il était une fois… »
Premier mot tiré au sort : Cucurbitacée.
Deuxième mot tiré au sort : Diversion.
Troisième mot tiré au sort : Moulin à café.
Quatrième mot tiré au sort : Ornithorynque.
Relation entre les termes : partir de l’histoire d’une cucurbitacée, évoquer une diversion, aboutir sur un moulin à café et conclure en faisant référence à un ornithorynque.

 
Il était une fois un légume de la famille des cucurbitacées. À vrai dire il en avait marre de son statut de simple légume. Il voulait être davantage que le représentant d’une espèce attendant son éclosion, démunie du moindre pouvoir d’influence sur son sort. Il décida donc de créer une diversion, se réfugiant opportunément dans la poche d’un kangourou venu inspecter la plantation.
La scène se passe en Australie. Partout ailleurs elle serait incongrue, ici elle est routinière. Le camouflage le plus bon marché qu’il puisse exister. Une histoire gentillette pour touristes naïfs, mais certainement pas une ruse suffisamment fine pour tromper un kangourou. Hors de question d’héberger cet inconnu en son sein. Alors qu’il fuit, de ses bonds spectaculaires, l’assaut donné par l’agriculteur, l’animal expulse l’intrus de sa cachette. Voilà le cucurbitacée qui roule et échoue jusqu’à la plantation de café. Une immersion totale, au point de se confondre avec son nouvel environnement.

Quelques jours plus tard, la récolte donne lieu à une belle et accidentelle création : une boisson-maison aux forts accents de courge, suite à son passage au moulin à café. Pas si mauvaise mixture au demeurant. Après tout, les plus grandes recettes culinaires sont le fruit d’erreurs ou essais hasardeux.
Voici une légende australienne comme il y en a des milliers. Nous avons choisi de l’évoquer comme nous aurions pu narrer celle de l’ornithorynque devenu prince charmant.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s