This Week On Fight World #1- semaine du 8 au 14 septembre 2014

Rarement galas d’arts martiaux mixtes n’auront été aussi concentrées que lors de ce week-end de mi septembre : UFC, Bellator, One FC, Cage Warriors, quasiment toutes les grandes compagnies ont dégainé, avec différents combats de championnat à la clé. Sans compter la revanche Mayweather-Maidana en boxe anglaise. L’occasion d’inaugurer une nouvelle forme d’article pour ne rien manquer de l’actualité fight.

WOFW#1 Arlovki Knockouts Bigfoot

Retour de flamme surprenant d’Andrei Arlovski.

L’ESSENTIEL DES NEWS DE LA SEMAINE

UFC
 Malgré les affaires de dopage et de violence domestique l’entourant, l’ancienne terreur UFC des Light Heavyweight Thiago Silva (16-3 + 2 no contest) vient d’être réembauchée par l’organisation de Dana White. Sa dernière prestation remonte au 9 octobre 2013 dans un Fight Night, il a vaincu Matt Hamill par décision unanime. Le Brésilien assure qu’il a changé et donnera à voir une meilleure image de lui-même, à l’intérieur et en dehors de l’Octogone.

 Mis KO à la surprise générale par Ben Rothwell le 5 septembre dernier, Alistair Overeem, sur une série de trois défaites lors de ses quatre derniers combats, n’est pas prêt de concourir au titre poids lourds de la catégorie. Néanmoins, Dana White a confirmé que le légendaire hollandais gardait encore sa place dans le top 10 et aura droit à une nouvelle opportunité de relance.

 On aurait pu croire Nick Diaz focalisé sur le combat de prestige l’attendant contre Anderson Silva en janvier prochain. Pourtant, le bad boy du circuit reste incorrigible : voilà qu’une arrestation pour conduite en état d’ivresse le replace sur le terrain judiciaire. Il s’agit de sa deuxième infraction de ce type dans les dix derniers mois. Aux dernières nouvelles le combat ne serait pas remis en cause.

 Depuis la prise de pouvoir contesté de Johny Hendricks sur la catégorie welterweight en mars, le titre n’a pas été défendu, faute d’une blessure à long terme. Le prochain challenger légitime est Robbie Lawler. Pour la suite, de nombreux prétendants réclament le title shot, de Rory MacDonald à Tarec Saffiedine en passant par Tyron Woodley et Hector Lombard. Les matchmakers projetaient d’opposer ces deux derniers lors d’un Fight Night australien en novembre. Si l’ancien Champion du Bellator, actuellement classé #6 de la division voulait saisir la chance de vaincre le #3, T-Wood a refusé au nom de leur affiliation commune à l’American Top Team. Lombard a pointé le fait qu’ils n’étaient pas des partenaires d’entraînement à proprement parler, réalisant le plus souvent leurs séances dans des salles différentes. La compagnie a pris acte du refus de Woodley et réfléchit à de nouveaux plans susceptibles de clarifier la hiérarchie.

 Sur ce même sujet, Dana White a confirmé que Georges St Pierre bénéficierait d’un title shot immédiat s’il décidait de revenir à la compétition. Alors à bon entendeur…

Prochain gala : l’UFC Fight Night 52: Hunt vs Nelson au Saitama Super Arena de Saitama, Japon le 20 septembre
En plus du main event poids lourds comprenant deux fighters très appréciés au pays du Soleil Levant, à savoir le vainqueur du TUF 10 Roy Nelson et surtout la figure du K-1 Mark Hunt, la carte comporte une grosse proportion d’asiatiques : douze pour le même nombre de combats. Parmi elles, le légendaire Takanori Gomi tentera d’infliger sa première défaite au poids légers en plein buzz Myles Jury. Objectif renaissance pour Yoshihiro Akiyama, enfin de retour dans la cage après deux ans et demi d’absence. Il restait avant cette longue convalescence sur quatre défaites consécutives. L’ancien Ultimate Fighter Amir Sadollah, au parcours en dents de scie, paraît le bon cheval pour combler ses ardeurs. Enfin, gros clash en vue dans la section féminine entre l’héroïque Miesha Tate et la star nippone du Pancrase, Rin Nakai, jusqu’ici invaincue (16-0 et 1 match nul).

AUTRES
 Un affrontement de prestige entre Sergei Kharitonov, figure reconnue des défunts Pride FC et StrikeForce, et le Champion Olympique de judo Satoshi Ishii, a été fixé pour le 11 novembre au M-1 Challenge 53. Cette carte sera également rehaussé par le championnat poids lourds entre Marcin Tybura, tenant du titre, et Denis Smoldarev. Les deux hommes sont pour l’heure invaincus. Le tout se déroulera au Mastercard Center de Pékin. Le M-1 Global aura attendu son 185e show pour se rendre en terres chinoises. Le message paraît clair à destination de l’UFC, soucieux de s’élargir sur ce territoire.

 Le Bellator FC va rapidement clarifier la donne dans sa catégorie Lightweight. En effet, le Champion en titre Eduardo Dantas, récemment forcé à se retirer d’un duel pour blessure, croisera le fer avec le Champion intérimaire Joe Warren le 10 octobre prochain. Voilà une unification qui devrait se dérouler sans accrocs.

 Triste nouvelle, hélas pas inhabituelle dans le monde des sports de combat, la mort à un âge peu avancé d’un retraité des rings. Il s’agit de l’ancien catcheur, kickboxeur et pratiquant de MMA, Sean O’Haire, seulement 43 ans et retrouvé pendu au pied de son lit. Sa carrière fut notamment marqué par une participation au Pride FC en 2006, face à Eric « Butterbean » Esch.

 Le dernier trimestre 2014 sera riche pour l’insatiable poids moyens Melvin Manhoef. Le polyvalent kickboxeur et MMA fighter sera d’abord à l’affiche du Bellator 125 le 19 septembre face à Doug Marshall, puis (indifféremment du résultat) ira défier le Champion du KSW, Michal Materla. Ce dernier fight devrait avoir lieu début décembre lors de la 29e édition de la grande-messe polonaise du MMA.

 Le World Series of Fighting se dotera enfin d’un titre Heavyweight lors de sa 14e édition, prévue le 11 octobre. Les deux concurrents désignés pour disputer le sésame sont Smealinho Rama (8-1), canadien de seulement 22 ans affichant la particularité d’avoir finalisé sept opposants au 1er round, et Derrick Mehmen (18-5), dont le chemin a notamment convergé vers le Bellator et le StrikeForce. L’Américain reste sur six victoires consécutives dont trois sous la bannière du WSOF.

 Floyd Mayweather Jr renforce la possibilité de se retirer invaincu des rings de boxe anglaise. Il estime n’avoir plus que deux combats à disputer avant de raccrocher dans le courant de l’année 2015.

Prochain gala : Bellator 125 au Save Mart Center de Fresno, Californie le 19 septembre
Le troisième week-end de septembre sera bien plus calme que les précédents. Il convient néanmoins de jeter un œil sur le show du numéro 2 du MMA américain. Essentiellement pour le main event entre Melvin Manhoef et Doug Marshall. Quelques figures connues de l’organisation agrémenteront la carte : Goiti Yamauchi, Ron Keslar ou encore Brian Rogers. Alors que se solde le système de tournois sous la houlette du nouveau dirigeant, Scott Coker, le Bellator doit rapidement trouver son identité.

 

L’ESSENTIEL DES COMBATS DE LA SEMAINE

One FC 20 – 12 septembre 2014 Koh Pich Theatre, Phnom Penh (Cambodge)
Un premier Champion des mouches, un Arnaud Lepont en reconquête et un tournoi qui finit mal.

WOFW#1 Affiche One FC 20

Trois ans après ses débuts, le One FC demeure cette organisation capable de nous offrir des oppositions spectaculaires entre des quasi inconnus voire des débutants. Elle s’appuie également sur des stars établies comme Shinya Aoki et Ben Askren. Cette fraîcheur n’est pas sans inégalités sportives et défaillances de compétition. Faute d’avoir pu constituer un roster solide, le One ne compte toujours pas de Champions dans les divisions Heavyweight à Middleweight. D’où une tendance à se focaliser sur les « petites » catégories de poids.

Ce dernier événement estival voyait l’inauguration, maintes fois repoussée, du titre poids mouches. Adriano « Black Diamond » Moraes (12-1), jiu-jitsuka d’exception, a confirmé tout le bien que l’on pensait de lui, certes face à un faible Geje Eustaquio (6-3). À un premier round timide voire figé a succédé un vif échange pieds/poings, avant que le Brésilien ne parvienne à ses fins en trouvant le sol. Sa supériorité aura alors été criante, conduisant à l’exécution d’une guillotine express.

Le Français Arnaud Lepont (11-4) est devenu l’air de rien une figure reconnue de la compagnie. Il s’agissait déjà de son cinquième fight au sein du géant asiatique. Sa mission : gommer au plus vite ses trois défaites de rang, toutes par finalisation, subies de mains de maîtres avérés (Shinya Aoki, Eddie Ng et Koetsu Boku). Suasday Chau (4-4) affichait un curriculum beaucoup moins prestigieux que ses prédécesseurs et n’aura pas montré grand chose pour son arrivée au One FC. Lepont n’aura eu besoin que de deux minutes vingt secondes pour prendre la mesure d’un combat décousu. Après un long arrêt laissant craindre le couac d’une double disqualification (pour coups portés à destination des yeux), un vicieux ground & pound s’avérera suffisant. L’homme à l’iroquoise en a profité pour rappeler qu’il considérait le One comme sa maison.

Un mini-tournoi poids plumes était la petite bizarrerie du jour. Soit une compétition à quatre se soldant en demi-finales et finale le même soir. Le challenge mettait aux prises des combattants cambodgiens encore novices. Visiblement peu au fait des règlements puisque la finale s’acheva sur un succès par disqualification de Samang Dun, alors que son adversaire, Chan Rothana était persuadé d’avoir gagné par KO. Le flou règne sur l ‘utilisation, en partie autorisée, des coups de pieds au sol au sein de cette structure. Cet épisode relevait d’un certain amateurisme, puisque Lepont n’avait pas été disqualifié pour une attaque similaire lors du match précédent.

Bellator 124 – 12 septembre 2014 Compuware Arena, Plymouth Township, Michigan (États-Unis)
Un Champion bousculé, un finish d’anthologie et des débuts réussis.

WOFW#1 Affiche Bellator 124

Devenue la deuxième compagnie de MMA d’importance au fil des rachats de l’UFC, le Bellator MMA se situe à un tournant de son histoire. En effet son créateur Bjorn Rebney a laissé les commandes à l’ancien dirigeant du StrikeForce, Scott Coker. Ce qui n’a pas été sans provoquer la controverse auprès des adeptes de l’organisation. Coker est réputé pour ses décisions curieuses, peu favorables au business. Il a été fidèle à son image en décrétant la fin du modèle des tournois qui a fait l’identité de la compagnie. Après les finales restant à disputer des saisons précédentes, les cartes n’useront donc plus de ce procédé pour désigner les challengers au titre.

Pour illustrer cette nouveauté, Coker a promu Joey Beltran challenger au titre Light Heavyweight d’Emanuel Newton. Certes le refus de Quinton Jackson, dernier vainqueur de tournoi de la catégorie, d’affronter son coéquipier de club obligeait à trouver un plan de secours. Mais pourquoi désigner Beltran, justement atomisé par le même Jackson en fin d’année 2013 ? La jurisprudence Brett Rogers, challenger d’Alistair Overeem au StrikeForce malgré une lourde défaite contre Fedor, semble toujours prévaloir dans les méthodes de management de Coker.
Cela a donné un affrontement longtemps indécis, centré sur la boxe anglaise et le corps à corps. Si les coups de Newton provoquaient des dommages bien plus significatifs, la pression constante d’un Beltran n’écoutant que son cœur portait tout doucement ses fruits. Jusqu’à un sidérant Spinning Back Fist du Champion, en apparence acculé contre la grille. Coup de maître, mais certainement pas coup d’essai puisque Newton avait également obtenu un KO par ce procédé contre King Mo. Ce même revers du gauche. Tout simplement impitoyable.

Le prochain prétendant chez les LH devrait être l’espoir anglais Liam McGeary, encore invaincu (9-0). Il s’est adjugé une impressionnante victoire en finale du tournoi light heavyweight. Malgré un rapide takedown et une position de contrôle latéral durant tout le premier round, l’américain Kelly Anundson n’aura pas vu arriver un Triangle Choke diabolique. Porté depuis le côté et non en demi-garde comme l’exige théoriquement ce mouvement ! Avec 100 % de victoires par finalisation, dont six au Bellator, ce prodige de bientôt 32 ans devrait vite rattraper le temps perdu.

Après un parcours SF/UFC mitigé, Ryan Couture poursuit sa quête de prénom au Bellator. Il s’est débarassé de l’anonyme Tommy Bagnasco en trois petites minutes, grâce à une projection typique de lutteur et un travail propre pour aboutir à un étranglement. Ni plus ni moins que son troisième succès de rang par Rear-Naked Choke. De quoi s’assurer une place de choix parmi les poids légers du Bellator, mais le fils Couture n’a pas choisi de contrat exclusif et combattra à nouveau début octobre au BattleGrounds MMA.

Pour conclure, voici les highlights officiels de l’événement, comprenant également la bande-annonce du Bellator 125.

UFC Ultimate Fight Night 51 – 13 septembre 2014 Nilson Nelson Gymnasium, Brasilia (Brésil)
Une résurrection qui se confirme, un régulier se rapprochant d’un record et un vainqueur du TUF infructueux.

WOFW#1 Affiche UFC Fight Night 51

L’UFC n’a plus besoin d’être présenté et reste l’incontestable leader du marché. Avec une écurie d’environ 500 fighters sous contrat exclusif, le géant américain multiplie les galas pour contenter tout le monde. Au risque de présenter quelques cartes peu attrayantes. Celle-ci n’avait pour intérêt que des enjeux secondaires. Elle laissera une impression mitigée au public brésilien, habitué jusqu’ici à des galas riches en star power.

Le principal grief du peuple portait à l’encontre de leur compatriote Antonio « Bigfoot » Silva. Le plus grand fighter en taille du circuit restait sur un épique duel avec Mark Hunt, joute au cours de laquelle le record de frappes échangées avait été battu. Schéma bien différent ce soir puisque la mâchoire du favori ne résista pas à un crochet droit du revenant Andrei Arlovski. Quelques coups en mode Hammer Fist plus tard, la cloche sacrait le triomphe inattendu du Biélorusse. Ancien Champion poids lourds de la compagnie durant les années de vaches maigres (2004-2006), Arlovski confirme de manière éclatante son succès sur Brendan Schaub plus tôt dans l’année. Le voilà aux portes du top 10.

Certains visent les sommets, d’autres se contentent d’être des chefs de file du ventre mou. Présent à l’UFC depuis 2006, Gleison Tibau n’a jamais prétendu bouleverser la hiérarchie des poids légers. En revanche, il peut s’enorgueillir d’une régularité qui le place à égalité avec Frank Mir, Josh Koscheck et Chuck Liddell au nombre de combats disputés dans l’Octogone. Désormais auréolé de 23 fights au sein de l’UFC, il n’est plus qu’à quatre unités du record, détenu par Tito Ortiz. Si en plus Tibau prend l’habitude, comme face à Piotr Hallmann, de livrer le Fight of the Night, son avenir est tout tracé. Dans ce duel équilibré, le Brésilien a effectué la différence au cours d’un 1er round mené de manière agressive. Hallmann pourra invoquer cette split décision comme une preuve de l’influence du facteur local sur les juges, mais il devrait plutôt se reprocher ce retard à l’allumage.
http://rutube.ru/video/fbcd4abce616361f745d19e3bef60ae8/

Les vainqueurs de The Ultimate Fighter n’ont pas tous des destins dorés à la Forrest Griffin ou Rashad Evans. Le cas d’Efrain Escudero est à ce titre exemplaire. Invaincu au moment de participer à la saison 8 du « à la recherche de la nouvelle star » du fight, l’Américano-Mexicain a vu ses ambitions fondre aussi vite que sa réputation. Licencié fin 2010, il réintègre l’élite du MMA au bout d’un an et cinq victoires sous d’autres cieux. Deux défaites par décision unanime plus tard, voilà Escudero contraint de refaire ses preuves. Tombé un temps dans l’oubli, le disciple du MMA Lab est réapparu au grand jour avec l’acquisition de la ceinture du Superior Challenge en Suède. Pour sa troisième tentative de percer dans l’Octogone, il croisait le héros local Leonardo Santos. Malgré un knockdown en sa faveur durant la 2e reprise, Escudero n’a pas pu rivaliser en grappling avec le vainqueur du TUF Brazil 2. Sa carrière serait-elle vouée à emprunter les itinéraires bis ?
http://rutube.ru/video/07d975f7afe43a420c5f57b7bd21f43f/
World Series of Fighting 13 – 13 septembre 2014 Sands Bethlehem Center, Bethlehem, Pennsylvanie (États-Unis)
Un Moraes chasse l’autre, sans parvenir à sauver une carte quelconque.

WOFW#1 Affiche WSOF 13

Doucement mais sûrement le WSOF se construit une écurie attrayante et organise des galas de haut niveau. La stratégie rappelle furieusement celle du StrikeForce à ses débuts : récupérer les valeurs sûres dont l’UFC se sépare. Au cours des derniers mois, Jon Fitch, Melvin Guillard ou Rousimar Palhares ont ainsi retrouvé des couleurs dans leur nouvelle maison. Jake Shields, Yushin Okami ou Tim Hague prennent la même voie. En termes de communication, ce fonctionnement est plutôt épineux et paradoxal : comment prétendre amener un vent de fraicheur si l’on s’appuie sur des stars rejetées par le numéro 1 mondial ? Heureusement quelques figures propres au WSOF émergent, à l’image de Nick Newell, l’homme à un seul bras, ou Marlon Moraes, Champion poids coqs, justement chargé de tenir le haut du pavé d’une treizième édition pauvre en noms connus.

Le lendemain du sacre du Brésilien Adriano Moraes au One FC, son homonyme naturalisé américain devait défendre pour la première fois son titre Bantamweight du WSOF. Le forfait de Josh Hill entraîna hélas le basculement de son duel en un « simple » Catchweight face à Cody Bollinger. Ce dernier, doté d’une solide expérience (16-2 et un no contest avant le show), évolue habituellement dans la division au-dessus. The Cali Cowboy n’aura pas pesé lourd face à l’homme que les commentateurs du WSOF se plaisent à comparer à Jose Aldo. Dans un premier temps, Moraes affaiblit les appuis de son adversaire lors de cinq minutes entièrement constituées de stand up. Ce travail serein s’accompagne de tentatives de striking spectaculaire telles des coups de pieds retournés façon capoeira. Au début de la 2e reprise, l’élève de Ricardo Almeida rentabilise un knockdown en fondant sur un Bollinger semi-conscient. L’étranglement arrière ne laisse aucune chance au poids plume. La première victoire par soumission parmi les six du phénomène au WSOF.
http://vk.com/video260334586_169739430?list=9f290ee317095d665d
Cage Warriors FC 72 – 13 septembre 2014 Newport Centre, Newport, Gwent (Pays de Galles)
Double peine pour Grimaud, un Finlandais à la tête des coqs et Che Mills dans l’impasse.

WOFW#1 Affiche Cage Warriors 72

Les deux grandes compagnies britanniques ont été victimes d’importantes indisponibilités de dernière minute. Ainsi nous nous sommes retrouvés bien loin des cartes explosives annoncées.
Côté Cage Warriors, Gaël Grimaud a dû renoncer à son opportunité de reconquérir le titre poids welters à cause d’un problème musculaire persistant au dos. La décision fut actée le jour de la pesée, ce qui rendit compliquée un éventuel remplacement. Visiblement rancunier, le président du CWFC, Graham Boylan, a affirmé que le Français ne conservait plus la priorité pour prétendre au titre. Propos annonciateur d’une décision immédiate puisque Nicolas Dalby défendra sa ceinture face à Mohsen Bahari le 15 novembre prochain.

Du coup c’est la remise en jeu du titre des poids coqs, vacant de longue date, qui captivait l’attention. Les deux candidats sélectionnés restaient sur une série de victoires impressionnante : neuf de rang (dont six par soumission) pour le Finlandais Toni Tauru, six lors de ses sept derniers fights (toutes par finalisation) pour l’Anglais Cory Tait. Ce goût de la finition ne rime pas forcément avec spectacle, ce qu’à rappelé cruellement une opposition contrôlée de bout en bout par Tauru. Sorti du grappling, celui que l’on surnomme Dynamite est peu à l’aise. Peu importe, il a ruiné toutes velléités d’échanges de boxe de son opposant en l’acculant contre la grille. Une fois amené au sol, le combat s’avéra une formalité. Tait commit l’erreur de présenter son dos et soumis par Rear-Naked Choke en toute fin de 4e round.

Le regain victorieux de Che Mills en mai dernier n’aura été qu’un mirage. Le temps passe et l’ancien grand espoir du Cage Rage a perdu de sa résistance. Quand d’autres se relancent rapidement suite à leur renvoi de l’UFC, le natif de Gloucester voit ses résultats décliner à plus vive allure. Plus inquiétant pour sa santé, Mills a subi son troisième KO en un an. Après une première reprise équilibrée, il a semblé à court de jus et a flanché à la première frappe significative. Son tombeur, le jeune Jack Marshman (24 ans) a réclamé une chance au titre poids moyens. Son profil de finisseur (14 de ses 16 succès avant la limite) est intéressant, mais le fait d’avoir manqué le poids pour ce match n’incite pas à le promouvoir chez les 84 kg.

BAMMA 16 – 13 septembre 2014 Victoria Warehouse, Manchester (Angleterre)
Trois français en lice et un Paul Daley toujours prophète en son pays.

WOFW#1 Affiche BAMMA 16

À l’origine le BAMMA 16 comprenait quatre français sur une carte exhaustive de seize combats, dont deux censés défendre les titres respectivement Lightweight (Mansour Barnaoui) et Featherweight (Tom Duquesnoy). Le premier a dû reporter son défi à plus tard, le second ne s’est pas livré plus de onze secondes. KO express ? Si seulement… En lieu et place un coup illégal, jugé involontaire, à destination d’Ashleigh Grimshow. En temps normal, quelques minutes sont laissées à la disposition de la victime et le combat repart. Cette fois-ci la douleur ressentie par le challenger ne permettait pas de redémarrer. Plutôt que de statuer par une disqualification, les juges ont sagement invoqués un no contest. Autrement dit une nouvelle manche sera planifiée entre les deux poids plumes. Pas plus de réussite pour les français qui ont pu combattre dans des conditions plus classiques. Ils ont vaillamment livré bataille, mais aussi bien Antoine Gallinaro que Roggy Lawson ont dû rendre les armes avant la décision face à deux Britanniques.
Au ralenti la faute de Tom Duquesnoy sur Grimshaw parait peu évidente.
https://grabyo.com/g/v/KHwHchkxKOl

Sans lui point de salut. Depuis son écart de conduite envers Josh Koscheck (frappe par derrière au-delà du gong) en mai 2010, Paul Daley est persona non grata à l’UFC. Pour le plus grand bonheur des autres organisations majeures. L’Anglais, top contender poids welters, est apparu absolument partout, avec une préférence prononcée pour le BAMMA. Sorte de temple où il truste régulièrement le main event. Le public s’est à nouveau régalé de ses spectaculaires coups de genoux sautés, de sa propension aux clinchs muay thaï, pour au final assister à un KO sur un soudain coup de poing dans l’abdomen ! Malgré une riche expérience (28-7,), Marinho Da Rocha n’avait jamais disputé de rencontre sur un terrain aussi prestigieux. Quant à Daley, après 50 combats pros à son actif (35-13-2), le moment de s’emparer d’un titre majeur est peut-être venu. Mais est-il capable d’aller au bout de cet objectif ? Jusqu’ici il a toujours manqué la dernière marche lorsqu’elle s’est présentée (UFC, StrikeForce, Elite XC, Cage Warriors)…

Showtime Boxing Mayweather vs Maidana II – 13 septembre 2014 MGM Grand Garden, Las Vegas, Nevada (États-Unis)
Une démonstration qui n’aura emballé que les puristes du genre.

WOFW#1 Affiche Mayweather vs Maidana 2

L’unification des titres WBA/WBC n’avait pas été exempte de polémiques en mai dernier. Floyd Mayweather Jr avait enregistré sa 46e victoire sur une décision majoritaire, alors que de nombreux spécialistes avaient vu Maidana plus incisif et méritant. La différence de talent entre les deux hommes ne laisse aucune place au doute, pourtant le baroudeur argentin avait su redoublé d’agressivité pour pousser « Money » dans ses retranchements. Rien de tout cela lors de cette revanche, malgré la volonté manifeste de reproduire le schéma du premier duel. Maidana a expédié plus de 500 frappes durant les douze rounds, mais moins de la moitié ont atteint leur cible. Seules alertes significative pour le Champion, une grosse secousse au cours du 4e round…et une morsure au gant droit (!) au cours du 8e . Floyd a bien goûté au tapis par moments, mais ce ne fut que sur des charges rugueuses totalement hors de propos pugilistique. En recherche constante du corps à corps et de saisies impropres au Noble Art, Maidana aura d’ailleurs fini par récolter une déduction de points pour l’ensemble de son « œuvre ». Quant au Champion il continue à sidérer par cette absence de mouvements et coups superflus, une apparente facilité proche de provoquer l’ennui. À ce sujet on ne sait à qui s’adresser vraiment les sifflets de la salle lors de la prononciation du verdict. Le travail bien fait et le maintien d’une fiche parfaite (47-0) suffisent-ils à vous inscrire dans la légende de ce sport ? Non, il manque à Mayweather ce combat d’anthologie qui traversera les générations. Le camp de Manny Pacquiao poursuit les appels du pied, il serait bien temps de conclure ce deal…

BILAN

La bonne nouvelle de la semaine : Les nouveaux signes donnés par le World Series Of Fighting pour se constituer une véritable base de combattants dans chaque catégorie.

La mauvaise nouvelle de la semaine : La mort de Sean O’Haire.

Show à retenir de la semaine : Bellator 124

Soumission de la semaine : Liam McGeary vs Kelly Anundson (Bellator 124)

KO de la semaine : Emanuel Newton vs Joey Beltran (Bellator 124)

Déceptions de la semaine : Annulations de deux matchs de championnat impliquant des français : Nicolas Dalby vs Gael Grimaud (Cage Warriors 72) et Mansour Barnaoui vs Michael Brightmon (BAMMA 16).

Couac(s) de la semaine : Le tournoi poids plumes du One FC et le non-match entre Tom Duquesnoy et Ashleigh Grimshaw au BAMMA.

Remarque complémentaire : Il ne manquait guère qu’un gala du M-1 Global russe et du KSW polonais pour réaliser un grand huit des compagnies majeures de MMA. La mission aurait été pas loin d’être impossible.

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