This Week On Fight World#4 – semaine du 29 septembre au 5 octobre 2014

Meule très chargée avec un double UFC, suédois et canadien, un Bellator maudit pour les combattants français et une nouvelle édition du trop rare KSW, grande-messe du MMA polonais. Et bien sûr les jeux se sont prolongés dans la coulisse : déclarations présomptueuses, annonces majeures et nouvelles affaires de dopage à la une.

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L’ESSENTIEL DES NEWS DE LA SEMAINE

UFC logo lettres rouges fond noir

  • Deux Champions très remontés au menu de cette semaine. D’abord Chris Weidman, le tenant des Middleweights, victime d’une fracture l’ayant obligé à reporter sa défense de titre contre Vitor Belfort. Le challenger brésilien n’a pas manqué d’ironiser en affirmant que « Weidman a seulement saisi la première excuse venue pour être certain d’avoir sa ceinture à noël », ce qui a rendu furibard l’Américain, jusqu’ici réputé pour sa modération : « Je veux le ridiculiser dans le cage, le faire paraître comme un vieillard. Je veux le tabasser debout, l’envoyer au sol, lui mettre des claques, le pousser à la soumission avant de relâcher la prise, le laisser se relever pour mieux le tabasser de nouveau debout ». Le match a été remis en février, à une date encore imprécise.

                  WOFW#4 News Weidman              WOFW#4 News Dillashaw

    Même genre de provocation, même réaction chez les poids coqs. Dominick Cruz n’a pas seulement réalisé un retour triomphal devant Mizugaki (UFC 178), il a obtenu de passer devant la file d’attente pour reconquérir un titre dont seule une blessure l’a délesté. De quoi se sentir pousser des ailes à l’encontre de l’actuel Champion underdog TJ Dillashaw : « Il est temps que la ceinture quitte les mains des Alpha Fail », soit une référence parodique au club Alpha Male auquel appartient Dillashaw, mais aussi ce bon vieux Urijah Faber, ennemi de Cruz en son temps. Promesse cinglante en guise de réplique : « Son commentaire sur les  »Alpha Fail » était inapproprié, je lui ai toujours témoigné du respect, mais je me réjouirais de le mettre à la retraite ». Le choc devrait voir le jour dans le premier quart de l’année 2015.

WOFW#4 News Rousey-Zingano

  • Encore un match de championnat possiblement contrarié. Suite à son tour de force devant Amanda Nunes, Cat Zingano était la challenger légitime de Ronda Rousey. La date du 3 janvier était même fortement pressentie. Hélas les analyses médicales ayant suivi l’UFC 178 recommandent six mois d’interruption pour la poids coqs invaincue. Une nouvelle expertise rendra compte prochainement de l’état du dos de Zingano, confirmant ou non la première sentence.

WOFW#4 News Lauzon

  • Les indisponibilités et transformations de cartes ne riment pas toujours avec dévalorisation. Pour preuve ces changements dans les programmes de l’UFC 179 et 180. Dans le premier cas l’espoir brésilien Alan Patrick est remplacé par un compatriote tout aussi spectaculaire et invaincu en la personne de Carlos Diego Ferreira (11-0), duel poids légers face à l’Américain Beneil Dariush (8-1). Dans le second, toujours chez les 70 kg, c’est le spécialiste des bonus Joe Lauzon (24-9, treize récompenses de KO, soumission ou fight of the night) qui supplée la blessure de Norman Parke pour défier Diego Sanchez (25-7). Entre les deux fighters montants comme entre les deux vétérans, cela promet d’être explosif.

WOFW#4 News Camozzi

  • Fin de l’histoire pour le poids moyens Chris Camozzi (19-9), treize combats à son actif dans l’Octogone, mais surtout quatre défaites consécutives, dont une ultime au goût amer face à Rafael Natal début septembre. Camozzi s’était incliné sur une décision partagée, quand certains analystes spécialisés l’estimaient gagnant. Âgé de 27 ans, il a encore le temps de rebondir.

WOFW#4 News Cung Le

  • Lorsque Cung Le s’était présenté à la pesée le 22 août dernier en vue de son fight avec Michael Bisping, sa corpulence avait attiré l’œil des observateurs. Le poids moyen n’avait jamais paru aussi costaud. La suite de l’histoire tend à donner raison aux soupçonneux puisque les tests antidopage surprises pratiqués sur l’Américain d’origine Chinoise, à la fois urinaires et sanguins, ont révélé un taux d’hormones de croissance anormalement élevé. En pareil cas une suspension automatique d’un an s’applique. Autant dire que l’ancien Champion du StrikeForce, déjà 42 ans, va trouver le temps long. À ce sujet, un des propriétaires de l’UFC, Lorenzo Fertitta, a garanti que les contrôles aléatoires vont être redoublés afin qu’à terme l’ensemble du roster puisse y être soumis en l’espace d’un an. En attendant, Cung Le s’estime abasourdi par les résultats et va tenter de laver son honneur.

WOFW#4 News Conor McGregor

  • Le passé l’a suffisamment prouvé : au moment de distinguer des challengers à un titre, la parole de Dana White prend plus d’ampleur que le palmarès. Aussi le président de l’UFC considère Conor McGregor comme le prétendant légitime chez les poids coqs. Fait du prince ? Dans le sens où son chouchou n’est pas encore à cette place dans les classements officiels oui, si l’on s’attarde sur ses douze succès de rang (dont onze finalisations), ses récentes démonstrations devant Diego Brandao et Dustin Poirier…et l’aspect bankable de la grande gueule irlandaise non. Reste à voir dans quel état de forme sortira le vainqueur du duel Jose Aldo-Chad Mendes en fin de mois (voir par ailleurs).

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Prochain gala :

UFC 179 au Ginasio do Maracanazinho de Rio de Janeiro (Brésil) le 25 octobre

WOFW#4 Affiche UFC 179

Après dix shows en huit semaines, la compagnie leader du marché marque un temps d’arrêt. Pour mieux revenir en force à la fin du mois avec ce gala de numérotation classique, proposé en pay per view sur le circuit américain. En main event Chad Mendes (16-1) obtiendra enfin la revanche tant désirée face à son seul tombeur, Jose Aldo, l’occasion de faire coup double en s’emparant de la ceinture des poids coqs. Le Champion brésilien (24-1) n’a quant à lui plus connu le goût de la défaite depuis un Jungle Fight datant de 2005. Suspense en perspective. Autant voire plus de promesses dans le deuxième match principal, un duel entre Phil Davis (12-2) et Glover Teixeira (22-3) en mi-lourds. Deux combattants ayant récemment buté en cours d’ascension des sommets. Le vainqueur se placera derrière les deux prétendants désignés, Daniel Cormier et Alexander Gustafsson.

Par ailleurs le show fait honneur aux petites catégories de poids, des welters aux mouches. Avec dominante de figures locales comme le toujours invaincu Diego Ferreira (11-0), le spectaculaire striker de la Chute Boxe Lucas Martins ou le pensionnaire de Nova Uniao Yan Cabral, spécialiste des prises de soumission.

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WOFW#4 News Brookins

  • Dans la série « Il y a une vie après l »UFC », Jonathan Brookins (14-7) relève le gant. Le vainqueur du TUF 12, fin 2010, avait ensuite très vite décliné (1-3 pour ses quatre combats suivants dans l’Octogone). Au point de décréter sa retraite fin 2012. Revenu aux affaires via le Legacy FC au cours de l’année, le pensionnaire de la Gracie Barra Orlando fera un saut chez la doyenne des fédérations japonaises, le Pancrase. Ce sera lors de la 262e édition le 2 novembre prochain face à Shintaro Ishiwatari (18-5-4), valeur sûre du circuit nippon. Bien que ce dernier détienne la ceinture des poids coqs de l’organisation, il ne s’agira pas d’un match de championnat.

WOFW#4 News Newton

  • Au Bellator on ne perd pas de temps pour sauver une carte lorsque celle-ci perd son main event originel. La 130e édition, fixée au 24 octobre, devait voir la défense du titre Welterweight de Douglas Lima, elle sera finalement porté par le championnat mi-lourds entre Emanuel Newton et Linton Vassell. Option courageuse prise par les combattants avec seulement une vingtaine de jours de préparation, notamment pour le tenant qui sort tout juste d’une défense contre Joey Beltran le 12 septembre. De son côté, l’Anglais de l’Immortal MMA reste sur neuf succès consécutifs (dont sept finalisations), sa dernière prestation date du 25 juillet. À noter que Liam McGeary, théoriquement prétendant « naturel » pour avoir remporté le dernier tournoi de la catégorie, devrait prendre la gagne début 2015.

WOFW#4 News Battlegrounds MMA

  • Le Battlegrounds MMA, toute neuve compagnie américaine, a tenté de se démarquer de la tendance actuelle pour sa 5e édition ce vendredi 3 octobre. Comment ? En mettant en place un tournoi de huit combattants se déroulant sur la même soirée, initiative apparemment valide dans l’état d’Oklahoma. Volonté louable, mais pourtant annihilé par le buzz créé par la collaboration dans des rôles d’analystes du controversé Chael Sonnen et du légendaire commentateur de catch Jim Ross. De plus, la compétition One Night Elimination, réservée aux welterweights, a mis en évidence le côté has-been de l’entreprise avec une finale entre deux vieux oubliés de l’UFC (entre 2006 et 2009) Roan Carneiro et Brock Larson. Comme quoi un concept ne fait pas tout.

WOFW#4 News WSOF Okami

  • Le WSOF a résolu son casse-tête pour trouver une salle à valeur ajoutée pour accueillir son édition du 15 novembre, ce sera le Sun Dome de Tampa en Floride. Le combat principal sera le championnat poids moyens entre Dave Branch et Yushin Okami. L’initiative est périlleuse puisque le même soir le Bellator tiendra un gala en Californie et l’UFC un de ses chocs les plus attendus de l’année, le championnat poids lourds entre Cain Velasquez et Fabricio Werdum, présenté en direct du Mexique via le système de pay per view.

WOFW#4 News Manhoef

  • Où l’on reparle de l’impatience de Melvin Manhoef. Quiconque serait dans la position du polyvalent poids moyens, auréolé de deux title-shots à venir (Bellator et KSW), prendrait un temps de récupération. Or l’ancien Champion du Cage Rage va rechausser les bottes dés le 15 novembre (Bellator 131) devant Joe Schilling, kickboxeur réputé du Glory mais piètre MMA fighter pour le moment. Ce que l’on appelle un risque calculé.

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Prochains galas :

Bellator 128 au Winstar World Casino de Thackerville, Oklahoma (États-Unis) le 10 octobre

WOFW#4 Affiche Bellator 128

C’est l’heure de l’unification en poids coqs. Revenu de blessure, le Champion Eduardo Dantas croisera le fer avec Joe Warren, lui-même anciennement au sommet de la catégorie et détenteur d’une ceinture intérimaire acquise contre Rafael Silva en mai dernier. Le co main event verra le toujours très attendu Michael Page (6-0 pour autant de finalisations spectaculaires au 1er round) rencontrer un client de taille en Nah-Shon Burrell (10-4 + 1 no contest). Un solide ancien de l’UFC et du StrikeForce. Alors poursuite du buzz pour le provocateur anglais ou lourde chute de son piédestal ? Récemment licencié de l’Octogone, Bubba McDaniel (23-8) va tenter sa troisième victoire de rang en 2014 face à Emiliano Sordi. Dans l’ultime match de la carte principale, la perle russe Alexander Sarnavskiy (28-2 à seulement l’âge de 25 ans, 23 finalisations et 2 seules défaites par décision) croisera son aîné de dix ans John Gunderson (35-16-2), ancien IFL, UFC, WSOF.

WSOF 14 USA VS Canada au Edmonton Expo Centre (Canada) le 11 octobre

WOFW#4 Affiche WSOF 14

Deux gros chocs au menu de cet évènement à thème : en poids welters Jake Shields arrive par la grande porte en concourant dans le main event face à Ryan Ford. A priori le lutteur américain, jugé si ennuyeux pendant son parcours à l’UFC, devrait avoir un rapide accessit au titre de la fédération. Pour peu qu’il signe des débuts victorieux comme d’autres anciens de la compagnie leader avant lui, Rousimar Palhares ou Melvin Guillard. Également à l’honneur la mise en circulation du titre poids lourds, le Canadien Smealinho Rama (8-1) défiera l’Américain Derrick Mehmen (18-5), déjà bien installé au sein du WSOF. Quelques autres figures connues à l’affiche comme Chris Horodecki (20-5-1, ex Bellator, WEC, IFL, TKO), Jared Hamman (13-6 dont sept duels à l’UFC) ou Tim Hague (18-9, ancien du King of the Cage et UFC).

Fight LogoL’ESSENTIEL DES COMBATS DE LA SEMAINE

WOFW#3 Bellator 127 Affiche

Bellator 127 – 3 octobre 2014 Pechanga Resort & Casino, Temecula, Californie (Etats-Unis)

Straus et Gonzalez expéditifs, les français ne passent pas le 2e.

Résultats

Carte principale

Poids Plumes : Daniel Straus bat Justin Wilcox par KO (1er round 0:50)

Catchweight (173 lb) : Fernando Gonzalez bat Karo Parisyan par TKO (1er round 1:43)

Catchweight (138 lb) : Rafael Silva bat Rob Emerson par décision unanime (30-27, 29-28, 29-28)

Poids Moyens : Kendall Grove bat Christian M’Pumbu par soumission (Rear-Naked Choke, 2e round 4:14)

Carte préliminaire

Poids Mi-Lourds : Ray Sloan bat Nick Moghaddam par décision unanime (30-27, 30-27, 30-27)

Poids Légers : Saad Awad bat Sergio Rios par décision unanime (30-26, 30-27, 30-27)

Poids Moyens : Keith Berry bat Joe Pacheco par décision partagée (29-28, 28-29, 29-28)

Poids Mi-Lourds : Rameau Thierry Sokoudjou bat Malik Merad par TKO (2e round 4:04)

Catchweight (177 lb) : Ricky Rainey bat Johnny Cisneros par TKO (1er round 3:18)

Poids Welters : Justin Baesman bat John Mercurio par décision partagée (28-29, 29-28, 29-28)

Il devait marquer les esprits. Daniel Straus l’a fait. Non, la perte frustrante du titre Featherweight face à son ennemi intime Pat Curran n’a pas altéré sa soif de vaincre. Rappelons qu’en mars dernier le membre de l’American Top Team avait dû taper sur un Rear-Naked Choke dans le 5e et ultime round, alors qu’une victoire par décision unanime se profilait. En face, Justin Wilcox s’apparente à un ancien espoir n’ayant jamais percé, au StrikeForce comme au Bellator. Il était largement outsider de la rencontre, sa prestation n’a pas démentie les pronostics. Straus l’a laissé s’aventurer à une agressivité maladroite puis l’a aligné d’un seul direct du gauche. Grosse sensation et belle façon d’économiser ses efforts avant une éventuelle 4e manche contre Curran.

Le co main event a débouché sur une issue plus inattendue. L’expérimenté Karo Parisyan, tombeur durant son âge d’or de Nick Diaz, Matt Serra ou Chris Lytle, devait prendre la mesure du quelconque Fernando Gonzalez. Certes les deux hommes comptent quasiment le même nombre de combats pros, mais le détail des CV ne tend pas à l’équité. Vainqueur jusqu’au bout de l’ennui de Karl Amoussou en juillet dernier, Gonzalez accroche un nouveau nom de prestige à son palmarès. Le tout avec un pilonnage estampillé dirty boxing dès le premier round.

Impossible de ne pas s’inquiéter du déclin de Christian M’Pumbu, Champion Light Heavyweight de l’organisation en un temps pas si lointain, désormais débiteur de quatre défaites de rang. Descendu à 84 kg pour se refaire une santé, Tonton subit la loi du vainqueur du TUF 3 Kendall Grove. Bien qu’ayant frisé la correctionnelle d’un KO express dans les dix premières secondes, le Français réagit timidement, s’empêtre dans des clinchs improductifs. L’Américain obtient l’amenée au sol d’un vulgaire single leg en fin de 2e round et passe dans le dos pour assurer le Rear-Naked Choke.

L’autre représentant tricolore de la soirée, Malik Merad, succombe dans le même timing face au globe-trotteur camerounais Rameau Thierry Sokoudjou (WEC, UFC, Pride, Affliction, Dream, StrikeForce, KSW). L’habitué du Pancrace à la française (sans frappes au sol) n’était visiblement pas prêt à contenir les assauts du lion indomptable. Merad avait du courage à revendre, mais une rapide coupure embua son visage de sang, compliquant un peu plus la tâche tandis que les coudes de Sokoudjou se chargeaient de l’agrandir. Triste finish.

Ci-dessous l’habituel highlight d’after show mis en ligne par la compagnie.

En carte préliminaire, deux duels ont illustré que l’occupation de l’espace de combat n’était pas un critère déterminant dans le pointage des juges. Ainsi John Mercurio a constamment avancé et donné le ton, mais ce sont les contres tranchants de Justin Baesman qui ont retenu l’attention. Dans un registre moins appuyé, Joe Pacheco a redoublé d’efforts pour concentrer l’échange au centre de l’arène, mais les rebuffades et les clinchs rugueux de Keith Berry ont fait la différence. Deux décisions étroites sans être scandaleuses. Aucune place à la nuance dans le cas de l’habitué du Bellator Saad Awad, en démonstration devant le jeune Serge Rios, dont il s’agit de la première défaite en pro (8-1). L’excellent jiu-jitsuka Ray Sloan, encore invaincu en MMA (8-0), confirme avec une décision unanime devant Nick Moghaddam, rare combattant d’une compagnie majeure au record négatif (6-8-1).

Enfin, des nouvelles positives de Ricky Rainey que nous avions laissé humilié par Michael Page il y a cinq mois. Le poids welters se porte si bien qu’il a accepté un duel à un poids intermédiaire contre le Middleweight Johnny Cisneros. Suite à une plongée suicidaire de ce dernier, Rainey percuta avec un genou et conclut au sol avec des hammerfists.

http://vk.com/video260334586_169932416?list=5e8f123ce549bc2c8f

WOFW#3 KSW 28 Affiche

KSW 28 – 4 octobre 2014 Municipal Hall de Szczecin (Pologne)

Les Champions font le job et les finalisations pleuvent.

Résultats

Combats principaux

Championnat Poids Lourds : Karol Bedorf © bat Rolles Gracie par TKO (1er round 4:34)

Poids Moyens : Michal Materla © bat Jorge Luis Bezerra par TKO (2e round 1:46) no-title match

Poids Lourds : Peter Graham bat Marcin Rozalski par TKO (blessure, 2e round 0:43)

Poids Légers : Maciej Jewtuszko © bat Vaso Bakocevic par TKO (3e round 3:00) no-title match

Poids Welters: Rafal Moks bat Daniel Acacio par soumission (Guillotine Choke, 1er round 4:42)

Si la hiérarchie de sa compétition reste peu lisible, faute d’un roster suffisamment stable, le KSW parvient toujours à revêtir ses quatre galas annuels d’un caractère évènementiel. Objectif atteint avec cette 28e édition qui voyait trois Champions de la compagnie en action, pour une seule défense de titre cependant. Celle de Karol Bedorf, couronné il y a un an devant le médaillé Olympique Pawel Nastula. La compagnie avait un temps voulu lui opposer la figure légendaire Tim Sylvia, en dépit de sa série en cours de quatre combats sans victoire, mais s’est finalement rabattue sur Rolles Gracie. Choix témoignant de la volonté de faire apparaître un « nom » en haut de l’affiche plus qu’un véritable challenge sportif. Le membre de la célèbre famille brésilienne a échoué à chacun de ses tests sérieux : Joey Beltran à l’UFC 109 (février 2010) et Derrick Mehmen au WSOF 5 (septembre 2013), les deux fois par des KO sans appel. Il en aura été de même pour ce match de championnat, révélateur des limites de la stratégie unidimensionnelle des Gracie dans le MMA moderne. Sortie d’une phase de grappling intéressante, le challenger n’aura pas été dangereux, incapable d’échanger en stand up et aura fait preuve d’une attitude à la limite de la sportivité. Il prit ainsi un très long moment de récupération sous prétexte d’un coup dans les parties, puis s’effondra à retardement pour un coup dans les côtes reçu dans la foulée. Bedorf n’eut qu’à fondre sur une proie sans défense pour s’assurer un TKO sans saveur.

La sortie de routine du tenant du titre poids moyens Michal Materla n’aura soulevé qu’un enthousiasme poli. En témoigne cet enregistrement d’un spectateur depuis les tribunes. Si l’image est de qualité, le combat est plat et à sens unique. Le Champion polonais contre aisément une tentative de takedown pour mener un ground & pound tout en douceur au 1er round. Petite frayeur à la reprise quand le local subit une position montée et un début d’étranglement arrière. L’affrontement repart néanmoins en stand up, un domaine où le Brésilien (17 victoires par soumission contre une seule par KO) ne fait pas le poids. Suite à un crochet droit, l’outsider se recroqueville en position fœtale et Materla n’a plus qu’à enquiller quelques frappes pour obtenir l’arrêt de l’arbitre. Il en faudra bien plus pour venir à bout de Melvin Manhoef le 6 décembre.

L’autre affrontement poids lourds de la soirée n’a pas fait dans la dentelle. L’échange placée sous le signe du kickboxing fut d’abord équilibré entre Marcin Rozalski et Peter Graham. Le Polonais commit l’erreur d’attirer l’Australien dans sa garde en fin de 1er round, ce qui le contraint à défendre un étranglement arrière. Au retour de son coin, Rozalski témoigna d’un appui incertain sur sa jambe gauche. Il tenta de poursuivre quelques instants mais dû couper court, son genou vrillé ne lui permettait pas de se défendre efficacement.

 

La dernière star polonaise en service, Maciej Jewtuszko, est passé proche du couac. Le solide Monténégrin Vaso Bakocevic, acculé contre la grille dés les premières secondes, s’en sortit via une H Bomb n’ayant rien à envier à Dan Henderson. Son ground & pound approximatif et le travail superbe du Champion Lightweight depuis son dos repoussèrent la conclusion du duel. Au fil des minutes, Jewtuszko devint bluffant par son activité et sa recherche constante de la soumission. La confiance était désormais passé dans le camp du local, apte à tenter un Matrix Kick à la Anthony Pettis au cœur du 2e round avant de sceller le sort de la rencontre d’un Front Kick dans le 3e. D’un possible camouflet nous sommes passés à une prestation étincelante, reflet de l’identité multiple du MMA.

En février 2011, le Polonais s’était incliné par décision unanime lors de sa seule participation à l’UFC. Le moment de lui redonner sa chance est sans doute venu.

WOFW#4 Affiche UFC Fight Night 53UFC Fight Night 53 Nelson vs Story – 4 octobre 2014 Ericsson Globe Arena de Stockholm (Suède)

Flop suédois, arrivée tonitruante de Blachowicz et les cadres au rendez-vous.

Résultats

Carte principale

Poids Welters : Rick Story bat Gunnar Nelson par décision partagée (47-48, 49-46, 50-44)

Poids Plumes : Max Holloway bat Akira Corassani par KO (1er round 3:11)

Poids Mi-Lourds : Jan Blachowicz bat Ilir Latifi par TKO (1er round 1:58)

Poids Plumes : Mike Wilkinson bat Niklas Bäckström par KO (1er round 1:19)

Carte préliminaire

Poids Moyens  : Magnus Cedenblad bat Scott Askham par décision unanime (29-28, 29-28, 29-28)

Poids Welters : Nicholas Musoke bat Alexander Yakovlev par décision unanime (30-27, 30-27, 30-27)

Poids Plumes : Dennis Siver bat Charles Rosa par décision unanime (30-27, 30-27, 30-27)

Poids Welters : Cathal Pendred bat Gasan Umalatov par décision partagée (29-28, 28-29, 29-28)

Poids Moyens : Krzysztof Jotko bat Tor Troeng par décision unanime (30-27, 30-26, 30-27)

Poids Légers : Mairbek Taisumov bat Marcin Bandel par TKO (1er round 1:01)

Poids Plumes : Zubaira Tukhugov bat Ernest Chavez par TKO (1er round 4:21)

L’enseignement est rude mais implacable : les espoirs de voir un combattant suédois, et plus globalement nordique, se hisser au sommet d’une catégorie de l’UFC, se concentrent tout entier en la figure de proue Alexander Gustafsson. Ses compatriotes et originaires de pays voisins ont eu la vie dure lors d’un gala censé leur offrir une visibilité toute particulière.

Les succès, en carte préliminaire, de Magnus Cedenblad et Nicholas Musoke par décision unanime font figure de faible lot de consolation, paraissent semblables à des gigotements plus qu’à un signe de rebellion.

Pour trouver des européens à la fête il valait mieux regarder plus à l’Est, terreau fertile en bons fighters ces derniers temps. Tous deux en pèriode d’essai car peu transcendants pour leurs premières apparitions à l’UFC, les Russes Zubaira Tukhugov et Mairbek Tasumov ont assuré le spectacle avec de tonitruants KO pour ouvrir le bal. De quoi prolonger le bail, tout comme le Polonais Krzysztof Jotko, auteur d’une véritable correction sur Tor Troeng dans les 2e et 3e rounds, après un début de combat plus stérile. Certes, Gasan Umalatov se voyait privé d’une décision en sa faveur à l’issue du clash équilibré contre l’ancien Champion du Cage Warriors, Cathal Pendred (tombeur notamment de Gael Grimaud et Che Mills).

WOFW#4 GIF Zubair Tuhumov Stops Ernest Chavez UFC Fight Night 53 Stockholm WOFW#4 GIF Mairbek Taisumov Drops and Finishes Marcin Bandel UFC Fight Night 53 Stockholm

Le meilleur restait à venir, or le meilleur Russe pour les catégories légères c’est Dennis Siver. Le bi-national, présenté plus volontiers comme Allemand quand l’UFC se rend en terres teutonnes, entrait pour la 18e fois dans l’Octogone, sa seconde maison. L’histoire autour du duel l’opposant à Charles Rosa est cocasse. En effet, il devait initialement rencontrer l’Écossais Robert Whiteford, retiré des plans pour blessure et remplacé…par le Français Taylor Lapilus, jugé lui trop inexpérimenté par la commission de MMA suédoise. Une décision un brin humiliante pour le disciple du Crossfight, mais compréhensible puisqu’il a essentiellement œuvré dans le cadre restrictif du Pancrace. Un Siver en comité d’accueil à l’UFC cela paraissait un menu bien trop copieux. Rosa présentait l’avantage d’avoir évolué intégralement sur le sol américain pour une fiche vierge de défaites (9-0) et un 100 % de finalisations (dont huit au 1er round). L’envie de battre un top 15 des -66 kg dès son arrivée allait-elle le transcender ? Héroïque il le fut bien, sans contenir la voracité de son concurrent old school. Et si ce duel a obtenu le bonus de « combat de la soirée » ce n’est pas pour rien. La vitesse des échanges donnait l’impression d’avoir affaire à deux poids mouches dignes de concurrencer Demetrious Johnson, la limpidité des différentes tentatives de soumission rivalisait avec l’ingéniosité pour s’en défendre, la fougue ne voyait aucune contradiction à s’associer avec l’intelligence de combat. Au final la passation de pouvoirs n’a pas eu lieu, mais le grand ancien a ouvert la voie à un élève très doué. Si un seul match de la préliminaire devait être vu, ce serait celui-ci.

La carte principale était placée sous le signe « locaux contre reste du monde ». En poids coqs. Mike Wilkinson a été oppressé une minute entière par le striking culotté de Niklas Bäckström, mais en matière d’efficacité il n’y a pas eu photo. Après avoir contré un Front Kick, l’Anglais a déniché une droite venue de loin pour foudroyer un homme de dix centimètres de plus que lui. Le chauvinisme du public se manifestait déjà avec sifflets et insultes appuyés pour le vainqueur pendant son speech d’après-match.

WOFW#4 GIF Mike Wilkinson Knockouts Niklas Bakstrom UFC Fight Night 53 StockholmLes spectateurs pouvaient encore espérer laver l’affront avec le surprenant Ilir Latifi en Light Heavyweight. Recruté dans l’urgence en avril 2013 pour sauver de l’annulation un gala organisé en Suède, The SledgeHammer avait tenu la dragée haute à Gegard Mousasi. Depuis, il avait obtenu deux victoires dans le 1er round, contre Cyrille Diabaté et Chris Dempsey. Son adversaire découvrait l’Octogone, mais n’avait pas à lui envier son expérience. Jan Blachowics règne sur le KSW depuis 2007, y a emmagasiné un record de 16-2 (total de 17-3 en comptabilisant ses joutes livrées ailleurs) et était sur les tablettes de l’UFC depuis un moment. Le Polonais a fini par céder à cette cour en abandonnant même son titre en chemin. Qu’importe, un brillant avenir l’attend pour un peu qu’il ne brûle pas les étapes. Son arrivée a livré au moins un enseignement : il ne lui faut pas plus d’une attaque pour se faire respecter. Une esquive, un coup millimétré au corps, un high kick et de puissants crochets firent l’affaire en deux minutes.

WOFW#4 GIF Jan Blachowicz Finishes Ilir Latifi UFC Fight Night 53 StockholmLa série noire se poursuivit avec Akira Corassani, lui aussi mis KO dès le 1er round. On peut ici interroger la pertinence du match up puisque le Suédois, jusqu’ici peu convaincant à l’UFC, confrontait Max Holloway, en passe d’intégrer le top 15 des poids plumes. Pour exemple, il ne s’était incliné que par décision face aux cadors Dennis Bermudez et Conor McGregor. L’Américain a signé sa quatrième victoire de rang avec une facilité déconcertante. Dans le style sautillant qui le caractérise. Et dans l’art consumé de faire mine de cibler une partie du corps pour mieux s’en prendre à une autre. Brillant.

WOFW#4 GIF Max Holloway KTFO Akira Corassani UFC Fight Night 53 StockholmRestait la sensation Gunnar Nelson, ce Welterweight islandais rentré par la grande porte à l’UFC après deux prestations remarquées au BAMMA anglais. Ses performances avaient jusqu’ici maintenu le buzz en vie : quatre victoires convaincantes depuis son arrivée fin 2012, venant prolonger la série de neuf succès acquis dans d’autres compagnies. Rick Story, vieux loup ayant souvent flirté avec les sommets sans les accrocher, constituait le dernier obstacle pour intégrer le top 15. Sûr de sa force, Nelson avait anticipé l’issue de l’affrontement en déclarant qu’il pensait pouvoir décrocher la ceinture d’ici trois combats. Le test n’a hélas pas été concluant. Story n’a pas spécialement brillé par la variété de son striking, mais il a su fendre la carapace de l’Islandais et a révélé de nombreuses lacunes, notamment en stand up. Si un juge influencé par la ferveur locale s’est laissé aller à attribuer les points à Nelson (sur un score de 48-47 soit trois rounds évalués en sa faveur), les deux autres ont bien vu l’archi-domination du vétéran américain (49-46 d’une part et carrément 50-44 pour le troisième, soit tous les rounds pour Story dont l’un noté 10-8). Le point culminant est le début du 4e, lorsque Nelson frise le KO sous une avalanche en ground & pound. L’as du grappling et du jiu-jitsu brésilien n’a pas su retourner la situation en sa faveur lors de cette rare phase au sol, laissant apparaître en sus un problème de cardio propre à ceux habitués à livrer des matchs courts. Une leçon à retenir, une obligation de modestie pour l’avenir.

WOFW#3 UFC Fight Night 54 AfficheUFC Fight Night 54 MacDonald vs Saffiedine – 4 octobre 2014 Halifax Metro Centre, Halifax (Canada)

Les Canadiens prophètes en leur pays, Nordine Taleb ne faiblit pas et Aubin-Mercier sort une soumission géniale.

Résultats

Carte principale

Poids Welters : Rory MacDonald bat Tarec Saffiedine par TKO (3e round 1:28)

Poids Coqs : Raphael Assunçao bat Bryan Caraway par décision unanime (30-27, 30-27, 30-27)

Poids Légers : Chad Laprise bat Yosdenis Cedeno par décision unanime (30-27, 30-27, 30-27)

Poids Moyens : Elias Theodorou bat Bruno Santos par décision unanime (29-28, 29-28, 29-28)

Poids Welters : Nordine Taleb bat Li Jingliang par décision partagée (29-28, 28-29, 30-27)

Poids Coqs : Mitch Gagnon bat Roman Salazar par soumission (Rear-Naked Choke, 1er round 2:06)

Carte préliminaire

Poids Légers : Daron Cruickshank bat Anthony Njokuani par décision unanime (30-27, 30-27, 30-27)

Poids Légers : Olivier Aubin-Mercier bat Jake Lindsey par soumission (Inverted Triangle Americana, 2e round 3:22)

Poids Légers : Paul Felder bat Jason Saggo par décision partagée (28-29, 29-28, 29-28)

Poids Mouches : Chris Kelades bat Patrick Holohan par décision unanime (29-28, 29-28, 29-28)

Poids Welters : Albert Tumenov bat Matt Dwyer par KO (1er round 1:13)

Poids Coqs : Pedro Munhoz bat Jerrod Sanders par soumission (Guillotine Choke, 1er round 0:39)

Les camions du staff de l’UFC commençaient à peine à remballer le matériel du gala suédois que débutait son petit frère canadien. D’apparence plus bankable que son prédécesseur grâce à un main event entre deux top 10 poids welters, ce show était dans le fond construit sur le même principe : un concentré d’affrontements entre des combattants locaux et le reste du monde, champ vaste regroupant États-Unis, Chine, Cuba, Brésil, Nigeria, Russie, Belgique…Un Français réussissait même à se glisser dans la charrette, mais ne nous y trompons pas Nordine Taleb devait avant tout sa présence à son affiliation à la Tristar Gym (club phare comprenant GSP et Francis Carmont), il était en quelque sorte le 9e canadien de la carte. D’où l’honneur aussi de figurer parmi les combats principaux. Compte tenu de cette pression nouvelle sur ses épaules, il fallait être fort pour ne pas défaillir. Pari réussi via une décision partagée à l’issue d’une opposition centrée sur le corps à corps avec Jingliang Li. En une participation au TUF et deux prestations « professionnelles » dans la cage, le Français a prouvé sa légitimité.

Mais c’est sans nul doute de la carte préliminaire qu’ont émergé les plus belles surprises de la soirée : La superbe guillotine express de Pedro Munhoz, partant d’un Sprawl astucieux (esquive d’amenée au sol), le head kick du gauche amorçant le KO d’Albert Tumenov (claquant si fort qu’on a dû l’entendre jusqu’aux chutes du Niagara) suivi d’un deuxième dans la pure lignée, la fantastique variante de clé Americana réalisée par le Québécois Olivier Aubin-Mercier, dérogeant pour une fois à son habituel Rear-Naked Choke pour conclure un combat.

WOFW#4 GIF Pedro Munoz Guillotine Chokes Jerrod Sanders UFC Fight Night 54 Halifax WOFW#4 GIF Albert Tumenov Head Kicks Matt Dwyer UFC Fight Night 54 Halifax WOFW#4 GIF Olivier Aubin-Mercier Inverted Triangle Kimura Jake Lindsey UFC Fight Night 54 Halifax

C’est aussi des prémisses du show qu’à émergé le « Fight of the Night », un duel Flyweight semblant tourné à la formalité pour l’Irlandais Patrick Holohan au cours du 1er round, marqué par plusieurs tentatives de soumission. La vapeur tourne par la suite avec un Chris Kelades revigoré, proche d’assommer son rival et de le soumettre par clé de bras en fin de 2e. L’Irlandais est tellement sonné qu’il peine à rejoindre son coin et encoure un arrêt du docteur. Pourtant les protagonistes repartent pour une dernière reprise héroïque où Kelades impose son alternance ground & pound/ tentatives de clé de bras. Au coup de gong une grosse sensation envahit la salle : le Canadien s’est logiquement adjugé la décision, mais deux stars sont nés aux yeux de la galaxie MMA.

Alors que le bilan préliminaire était mitigé pour les représentants canadiens (victoires de Kelades et Aubin-Mercier contre des défaites de Matt Dwyer et Jason Saggo), la balance allait sensiblement basculé en faveur des locaux avec la carte principale.

Mitch Gagnon débuta le récital en amenant Roman Salazar dans les parties du jeu où il était le maître, clinch d’abord puis grappling efficient au sol. Affaire pliée en deux minutes. Les fighters floqués du drapeau à la feuille d’érable suivants ont eu besoin de plus de temps, mais ont accompli le boulot de manière tout aussi incontestable : Elias Theodorou a imposé son striking tout en s’extirpant des multiples étranglements tentés par Bruno Santos (décision unanime), Chad Laprise a donné dans le service minimum niveau stand up tout en dévoilant ses habiletés au sol (autre décision unanime).

WOFW#4 GIF Michel Gagnon Rear Naked Chokes Roman Salazar UFC Fight Night 54 HalifaxPuis vint la star canadienne ultime, le successeur désigné de Georges Saint-Pierre dans les cœurs, avant qui sait de le rejoindre au palmarès des Champions UFC des welters. La route du titre, Rory MacDonald devrait logiquement l’avoir déjà emprunté, si n’avait existé ce coup de mou contre Robbie Lawler il y a un an. Cet échec fut aussi l’acte de renaissance du Californien au riche passé, qui a depuis pris une place de choix dans la hiérarchie. Ainsi Lawler disputera-t-il pour la 2e fois la ceinture à Johny Hendricks début décembre. Le Canadien s’est pour sa part refait une santé en 2014 en écartant deux concurrents sérieux par décision unanime, Demian Maia et Tyron Woodley. Il se voit à présent aux prises avec un Belge assoiffé de reconnaissance. Tarec Saffiedine a vu son éclosion être retardé par des éléments indépendants de sa volonté, d’abord au StrikeForce où il se forge et s’empare de la ceinture mondiale…lors du show marquant la disparition de la compagnie. Si cette récompense paradoxale ne suffisait pas, son transfert à l’UFC s’accompagne d’une longue blessure et de programmation changeante. Un temps pressenti pour croiser Robbie Lawler puis Jake Ellenberger, Sponge (son surnom) doit se contenter du Coréen Hyun Guy Lim début 2014. L’occasion de disputer une nouvelle fois un combat de 25 minutes après son match de championnat contre Nate Marquartdt au StrikeForce. Cette difficulté à finaliser ses opposants aurait-elle dû alerter son clan ? Pressentir que la marche MacDonald était un peu trop haute ?

WOFW#4 GIF Rory MacDonald Knockdowns and Finishes Tarec Saffiedine UFC Fight Night 54 HalifaxLe Belge est apparu timoré pendant deux rounds, se limitant à des approches en boxe anglaise quand le favori de la foule anticipait sagement ses mouvements pour mieux le contrer. On le sait les combattants de la TriStar, GSP le premier, ont cette image de gestionnaire nuisible pour le spectacle, pas pour le résultat. Alors que Saffiedine suivait enfin les consignes de son coach en utilisant plus franchement ses kicks dans la 3e reprise, Rory exécuta un très propre enchaînement crochet droit/uppercut gauche, ponctué d’une série de frappes au sol. Mission accomplie et garantie de conserver sa place de #2 dans les postulants de la catégorie. Sauf s’il souhaite garder le rythme en acceptant un combat d’ici là, il remontera dans la cage pour disputer la ceinture au printemps 2015.

WOFW#3 Logo Bilan

La bonne nouvelle de la semaine : La deuxième victoire dans l’Octogone de Nordine Taleb, garantie d’avoir encore pour un petit moment un Français à l’UFC.

La mauvaise nouvelle de la semaine : Cung Le n’aurait donc pas doublé de volume en mangeant des épinards ?

Show à retenir de la semaine : UFC Fight Night 53

Soumission de la semaine : Americana inversée d’Olivier Aubin-Mercier sur Jake Lindsey (UFC Fight Night 54)

KO de la semaine : Mike Wilkinson contre Nicklas Bäckström (UFC Fight Night 53)

Déception(s) de la semaine : Les combattants nordiques dans leur ensemble à l’UFC Fight Night 53.

Couac(s) de la semaine : Le Battlegrounds MMA 5 avec son tournoi de huit combattants sur le retour en vedette. Trop déconnecté de ce qu’est devenu la compétition aujourd’hui.

Remarque complémentaire : Malgré des oppositions loin d’être ennuyeuses ou bas de gamme, Bellator et KSW ont souffert de la comparaison un week-end où l’UFC proposait un programme aussi riche.

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