Sequence Court-Métrage 2014 – My own private Festival Saison 3 Episode 6 (Arte Creative)

Pour lire dans la version d’origine : http://creative.arte.tv/fr/community/my-own-private-festival-saison-3-episode-6-par-ebartoli

ÉPISODE 6 : Flingages, révolutions et valeurs familiales

Jeudi 4 décembre : Compétition Internationale Programme 1 (Cinémathèque)

 

http://www.sequence-court.com/

La compétition internationale est sans doute LE programme le plus attendu de la quinzaine Séquentielle, tant la richesse de la sélection donne à voir un monde complexe et hétéroclite. Hervé S. n’y va pas avec le dos de la cuillère dans son speech d’introduction : « Il y a dans le lot certains films merveilleux ». Le président du Festival précise également que certains ont déjà obtenu des prix dans d’autres compétitions prestigieuses. Plongeons donc dans la première partie de ce voyage, essentiellement concentrée sur des productions européennes, à l’exception de l’œuvre de clôture venue du Brésil.

Les films présentés

Ambiance polar pour commencer avec Keeping up with the Joneses, prise d’otage dont l’objectif est contrarié par un secret d’alcôve. Au-delà du climat propre au huis-clos et des luttes d’ego entre les deux braqueurs, ce sont les questionnements sur la vie opulente de la femme agressée qui dominent. Jusqu’où est-on prêt à mettre de côté éthique et moral pour maintenir une façade fastueuse ?

A ciambra donne à voir une Italie des plus sombres, banlieue ouvrière où un jeune homme forme son frère cadet à une vie de caïd. Des enfants abandonnés, poussés à grandir vite et à emprunter des chemins de traverse. La violence de ce petit garçon dénué de rêves, ne connaîtra aucune concession, jusqu’à son final, annonciateur d’une nouvelle étape dans sa spirale de délinquance.

Une comédie se devait d’apaiser l’atmosphère, Welkom accomplira la tâche et bien plus encore. Ce bel imbroglio juridico-administratif entre un fonctionnaire flamand trop zélé et des résidents bien intentionnés, provoque éclats de rire mais sait aussi émouvoir par cette relation père/fils et le deuil impossible de la mère.

Retour à l’enfance brisée avec le court-métrage roumain A kiwegzes, la chronique de l’après Ceaucescu vu d’une cour d’école. Peut-on passer du jour au lendemain à la démocratie ? Encore échaudés, les esprits ont besoin d’une phase de transition, à l’image de cette petite fille traumatisée. Déchirer la page d’un livre n’efface pas la portée de son contenu.

Dans l’exercice, classique, du film dans le film, The ringer apporte une touche toute particulière. Ce scénario fantasmé par un père pour tenter de se racheter d’années d’absences se matérialise en une animation au grain luxueux. Le style mêlant action et fun rappelle furieusement Tarantino.

Au sein d’une famille brésilienne modeste, imprégnée des vaches sacrées du pays (football, religion chrétienne), le petit garçon de Mon ami Nietzsche trouve sens à sa vie par la découverte d’un livre-étendard. En sortant du rang, il provoque des remous dans son entourage, passe de souffre-douleur de sa classe à messager proche du divin. Beau conte sur l’affirmation de soi et la nécessité de faire émerger le potentiel ensommeillé.

 

Le film coup de cœur

The Ringer

The Ringer

Cela débute comme une discussion entre deux scénaristes frustrés, un père et un fils n’ayant jamais été proches. Le plus âgé a un retour de flamme, croit en un nouveau projet aux ambitions démesurées nommé The Ringer, tandis que le jeune homme s’est résigné à se consacrer à un emploi en périphérie de ses aspirations originelles. Le premier n’aura de cesse d’harceler le second pour mettre en œuvre son idée. En fait de collaboration professionnelle, le scénario constitue un outil médiateur pour cette relation filiale brisée. Une ultime chance de renouer. En dehors de ses scènes « sociales », The Ringer projette les images fantasmées du script, s’aventure dans une belle animation épurée. Ainsi nous suivons alternativement ces deux histoires, ce jeu de passerelle de l’une à l’autre duquel dépend la survie du lien entre les personnages. Un court-métrage où l’émotion ne s’exerce pas au détriment du spectaculaire. Et vice-versa.

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