Critique Captives (Allociné)

Allociné Captives

Captives d’Atom Egoyan avec Ryan Reynolds, Scott Speedman, Rosaria Dawson (Canada; 2014) **1/2

Huit ans après la disparition de Cassandra, quelques indices troublants semblent indiquer qu’elle est toujours vivante. La police, ses parents et Cassandra elle-même, vont essayer d’élucider le mystère de sa disparition.

Ce long-métrage doit faire face à un premier impair : avoir été vendu comme inspiré par l’emprisonnement de Natasha Kampusch. Ce faits divers sordide avait ému l’opinion publique internationale, suscité une curiosité coupable pour son auteur, jusqu’à être promulgué comme symbole de la perversion ultime. La tâche du cinéaste abordant ce genre de sujet est lourde : décrypter les mécanismes d’un cerveau malade, sans paraître en justifier les agissements. Ce thriller n’atteint qu’en partie son objectif, car il reste à la surface. Après une mise en place brouillonne, minée par un montage créant un suspense artificiel, le film parvient à instaurer son climat anxiogène. Nous suivons le chaos et la frustration au plus près des parents de la victime, ressentons leur tension à chaque instant. La création d’empathie s’opère bel et bien. En revanche, l’enquête policière convainc moins. D’abord par la plombante et inutile rivalité entre l’inspecteur et le père, ensuite par le propos élargi à un plus large réseau pédophile, et enfin par une résolution abrupte peu crédible. L’affrontement hyper manichéen ne laisse pas place à l’exploration des personnages. D’autant plus dommage que la distribution remplit parfaitement son rôle. Le tout magnifié par le cadre enneigé des hauteurs canadiennes, établissant une oxymore entre cet apparent espace de liberté et la chambre dans laquelle est confinée Cassandra.

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Une réflexion sur “Critique Captives (Allociné)

  1. J’avoue ! on reste un peu sur sa faim…. à la fin. Quid du fameux réseau si bien organisé, avec son code ultra-secret, et pourquoi introduire un personnage issu de ce réseau que l’on ne reverra jamais, à part justifier l’enlèvement – intrigue superfétatoire – de la gentille fliquette hyperdouée qui, entre nous, a manqué de discrétion, et l’a presque cherché…

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