Critique Cinquante nuances de Grey (Allociné)

Allociné 50 Nuances de Grey

-Cinquante nuances de Grey de Sam Taylor-Johnson avec Jamie Dornan, Dakota Johnson, Jennifer Ehle (USA; 2015) *

L’histoire d’une romance passionnelle, et sexuelle, entre un jeune homme riche amateur de femmes, et une étudiante vierge de 22 ans.

Tout roman à succès mondial mérite son adaptation cinématographique. Que l’on soit fan ou pas de la trilogie « 50 Nuances » de E.L. James, on ne peut nier son fort impact sociétal, son statut de guide de chevet soft pour ménagère à la recherche de frissons. Nulle perversion de l’acabit d’un Nymph()maniac au programme, plutôt des pratiques jugées déviantes par des couples traditionnels. Enrobé dans un climat un brin pervers et transgressif, cela peut donner une histoire intéressante. Autant passer votre chemin si vous espérez un trouble à la Basic instinct ou le grain de folie d’un Lunes de fiel. Le diktat de sa cible grand public a démuni le film de toute ambition. Le summum de niaiserie est atteint avec le jeu embarrassant de Dakota Johnson, pas aidée par une mise en scène ampoulée et un montage mal pensé. L’intrigue se concentre tant sur ses personnages principaux qu’elle met à distance le spectateur, le laisse totalement indifférent, transpire froideur au lieu d’affûter les sens.

La cravache, les yeux bandés, le glaçon, la ruade dans l’ascenseur, autant de poncifs souvent exploités au cinéma, et surtout bien mieux ! Si l’on avait face à nous un petit film de série B sans prétention, nous aurions pu relativiser ces défauts, supposer une maladresse touchante, mais ils ressortent de mille feux dans cette production grandiloquente, inutilement longue, extraordinairement creuse en comparaison de n’importe quelle comédie romantique sortie ces vingt dernières années. Aucun point de vue à défendre, aucune prise de risque artistique, le film déroule son ennui d’une linéarité statique, ponctuée par un final risible. Ni choquant, ni émouvant, ni même palpable. À vouloir n’exclure personne, on finit par obtenir l’unanimité…contre soi. Les deux autres volets auront la lourde tâche de faire oublier ce prologue insipide.

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