Critique Crimson Peak (Allociné)

Allocine Crimson peak

-Crimson Peak de Guillermo Del Toro avec Mia Wasikowska, Tom Hiddleston, Jessica Chastain (USA; 2015) *1/2

Au début du siècle dernier, Edith Cushing, une jeune romancière en herbe, vit avec son père Carter Cushing à Buffalo, dans l’état de New York. La jeune femme est hantée, au sens propre, par la mort de sa mère. Elle possède le don de communiquer avec les âmes des défunts et reçoit un étrange message de l’au-delà : « Prends garde à Crimson Peak ». Une marginale dans la bonne société de la ville par sa fâcheuse « imagination », Edith est tiraillée entre deux prétendants : son ami d’enfance et le docteur Alan McMichael.

Mieux vaut ne rien connaître au cinéma horrifique à tendance gothico-vampiresque pour apprécier à sa juste mesure la dernière réalisation de Guillermo Del Toro, spécialiste des univers fantastiques (Blade 2, Mimic, Hellboy) et pétri de références en la matière. Mais là où des metteurs en scène comme Quentin Tarantino ou Wes Anderson savent intégrer leurs influences pour produire des œuvres au final très personnelles, le Mexicain introduit les ingrédients d’une mythologie à seule fin de reproduction.

Ce Crimson Peak s’avère ainsi d’une totale prévisibilité scénaristique quand il se voudrait mystérieux, utilise des ficelles narratives trop éculées pour fonctionner, offre une palette de jeu limité à ses interprètes…la jeune sœur possessive parfaitement détestable, le dom juan trop parfait pour être honnête, la fille de bonne famille niaise pour laquelle ne se dégage aucune empathie. Le film met ainsi à distance le spectateur, semble exister par et pour lui-même, dans une longue et (certes) lumineuse autocélébration d’un genre jusqu’à un duel final grotesque. Forcément les effets spéciaux sont réussis vu le maître à la baguette, mais le salut provient d’une photographie enchanteresse et des symboles poétiques disséminés tout au long du film. Même les assassinats sont guidés par une mélodieuse harmonie, sorte de valeur ajoutée au milieu du manque d’originalité. Une cerise sans le gâteau, mille fois hélas.

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