TFC, un mois de Dupraz et d’espoirs (Fou2Foot)

Changer, ça a parfois du bon. Surtout lorsque l’on change pour de bon ! L’arrivée aux commandes de Pascal Dupraz a redistribué les cartes au sein de l’effectif violet. Le jeu a pris de l’épaisseur et les résultats suivents. De quoi croire au miracle.

TFC 2015-2016 Article 14 Photo 01

Il ne prétend pas être le messie, mais il constate : « Le TFC vient de prendre sept points en quatre matchs, avec cette moyenne-là depuis le début de la saison il ne serait pas dans sa délicate position actuelle » ou encore « C’était une équipe qui prenait une avalanche de buts, et elle vient d’en encaisser seulement deux en quatre matchs ».

Il y a incontestablement un avant et un après-Pascal Dupraz du côté du Toulouse Football Club, un regain de forme dont les effets n’ont pas manqué d’apparaître au classement.

TFC 2015-2016 Article 14 Photo 02

Ne pas pouvoir transformer des ânes en chevaux de courses ? Certes…

Alors peu importe la nature heureuse ou non de la conclusion de mi-mai, l’empreinte laissée en un mois par le technicien savoyard a d’ores et déjà convaincu les sceptiques. Si d’aventure les Violets devaient se résoudre à la L2, Dupraz serait à coup sûr l’homme de la situation pour jouer la remontée. Ce qu’il a déjà accompli avec un groupe aux qualités réduites vaut absolution. Imaginons ce qu’il pourrait construire lors d’une saison complète avec un effectif sur lequel il aurait eu son mot à dire !

Malgré sa défection pour raisons médicales lors de la première au Vélodrome (1-1 le 6 mars dernier), la patte Dupraz fut immédiatement identifiable : lignes plus resserrées, pressing haut, toute nouvelle solidité défensive, jeu moins direct et davantage développé au sol, choix de joueurs « utilitaires » (Doumbia, Didot, Somalia) privilégié à celui de talentueux solistes (Trejo, Regattin, Machach).

L’audace est aussi une marque de fabrique de l’ancien coach de l’Evian TG. Elle s’est matérialisée par la désignation du Danois Martin Braithwaite comme capitaine, et encore plus par le nombre important de tirs tentés lors des rencontres (18 pour 8 cadrés au Vélodrome, 21 pour 12 cadrés face à Bordeaux, 10 pour 3 à Lille, et enfin 8 pour un seul cadré devant Caen).

Deux victoires en quatre matchs vs quatre en vingt huit sous Arribagé !

Si le TFC va mieux, il n’est pas devenu un cador de la Ligue 1 pour autant. Il souffre toujours de failles individuelles importantes et de solutions de rechange restreintes. Ainsi Machach, Spajic ou Pesic semblent avoir été écartés durablement du groupe, à la fois pour niveau insuffisant et comportement inadéquate aux exigences professionnelles. Akpa-Akpro vient à son tour d’en faire les frais face à Caen.

Dupraz n’a pas toujours été heureux dans ses choix, comme l’atteste la rencontre à Lille (défaite 1-0, le 19 mars) où les titularisations de Yann Bodiger, Steeve Yago et surtout Somalia en soutien offensif n’ont pas porté leurs fruits. Il y aurait aussi à redire de la victoire poussive face à Caen (2-0 le 2 avril) quand celle devant Bordeaux (4-0 le 12 mars) avait paru limpide.

Du reste, deux clean sheets consécutives à domicile c’est de l’inédit cette saison, les jambes « ne sont plus trouées » pour reprendre l’expression du nouvel homme fort toulousain. De même, il fallait remonter aux calendes grecques pour trouver un match au Stadium où les locaux inscrivent au moins quatre buts (un 5-1 lors de la 15e journée de la saison 2013-2014).

Etienne « The Revenant » Didot

Le vent de confirmation soufflera-t-il ce soir contre Bastia ? Si tel était le cas, les tenailleurs du milieu de terrain (Didot-Doumbia-Blin) y seront sans doute pour quelque chose. L’ancien Rennais, par ailleurs vétéran du TFC (présent depuis 2008) revit sous les ordres de Dupraz, retrouve à la fois la rigueur offerte au temps où il pouvait compter sur des Chantôme et Aguilar pour former le meilleur trio de récupérateurs du championnat (saison 2013-2014) et la créativité d’un joueur lâchant le frein à main offensivement. Ses merveilles de passes décisives, les deux fois pour Ben Yedder (Marseille, Bordeaux), se sont additionnées à de plus importantes initiatives face au but (3 tirs lors des deux premiers matchs sous Dupraz). Didot démontre aussi un abattage de métronome plus en phase avec son statut, entre 67 et 76 ballons touchés par match si l’on excepte sa défaillance à Lille (seulement 39 ballons dont 18 perdus).

L’histoire d’un maintien arraché à Angers au soir de l’ultime journée serait belle aussi pour ce type de joueurs, attachés au maillot, professionnels en toutes circonstances, besogneux dans le bon sens du terme. Cela tombe bien, un maintien se gagne avec la gnac plus qu’avec la flamboyance.

Classement d’en bas

13

Olympique de Marseille

39

32

8

15

9

43

38

+5

14

FC Lorient

39

32

9

12

11

43

50

-7

15

EA Guingamp

39

32

10

9

13

39

47

-8

16

Montpellier Hérault SC

37

33

10

7

16

38

42

-4

17

Stade de Reims

33

32

8

9

15

35

47

-12

18

GFC Ajaccio

33

32

7

12

13

31

45

-14

19

Toulouse FC

29

32

6

11

15

34

49

-15

Calendriers comparés et analyse

Rencontres à domicile

Rencontres à l’extérieur

33e journée

34e journée

35e journée

36e journée

37e journée

38e journée

Marseille

Bordeaux

Monaco

Nantes

Angers

Reims

Troyes

Lorient

Caen

Toulouse

St Etienne

Lille

Bordeaux

Ajaccio

Guingamp

Paris SG

Rennes

Caen

Monaco

Lille

Nice

Montpellier

Lyon

Nantes

Troyes

Reims

Rennes

Monaco

Reims

Nantes

Troyes

Nice

Montpellier

Marseille

Lyon

GFC Ajaccio

Angers

Lille

Bastia

Lyon

Paris SG

Lorient

Toulouse FC

Bastia

Lorient

Lyon

St Etienne

Troyes

Angers

*Les matchs à « six points » jusqu’à la fin de saison :

Lorient-TFC (34e journée)

Montpellier-Reims (36e journée)

Marseille-Reims (37e journée)

Lorient-GFC Ajaccio (38e journée)

*Lyon, un arbitre forcément impartial

Les hommes de Jean-Michel Aulas sont en train de réaliser une fin en boulet de canon. Alors que Monaco donne des signes de fatigue, l’OL retrouve la foi en une 2e place encore inespérée il y a deux mois. Dans son sprint final, le septuple champion de France croisera les équipes classées de la 16e à la 19e place (dont trois en déplacement), une augure pour le moins prometteuse. Les points seront sans doute à chercher ailleurs tant cet ancien ogre est de nouveau affamé.

*Guingamp, le mieux placé mais pas le mieux loti !

Certes les Bretons ne croiseront pas la route d’un OL aux crocs retrouvés, mais ils auront à composer avec des « cadors » courant après une qualification européenne, ou dans le cas du PSG à un champion bien décidé à battre les derniers records lui tendant les bras. Ainsi les six adversaires au planning de l’EAG sont actuellement classés dans les huit premières places, candidats déclarés à la Champions League (Monaco, Rennes, Nice) ou outsiders à ne pas sous-estimer pour l’Europa League (Caen, Lille). Avec 39 points à son actif, Guingamp devrait pouvoir se contenter d’une victoire et un nul, encore faut-il aller les chercher…

*Quatre adversaires communs pour Ajacciens et Toulousains.

Le club corse est celui dont le programme se rapproche le plus de celui du TFC. Sur ses six dernières rencontres de la saison, quatre sont des oppositions similaires à celles promises aux Violets. À l’exception de Lyon (visiteur au Stadium tandis qu’il recevra le Gazelec), les autres se présenteront dans les mêmes dispositions (réception de Bastia, déplacements à Lorient et Angers).

*Reims, maître de son destin ?

Parce qu’il possède un goal-average meilleur que le Gazelec d’Ajaccio et s’apprête à rentrer dans une ligne droite plus négociable que son voisin de classement, le club champenois paraît disposer d’une marge de manœuvre plus confortable. Aussi recevra-t’il Montpellier au soir de la 36e journée, rare confrontation directe de fin de saison entre les sept équipes étudiées. De quoi relativiser l’avance de quatre points dont peuvent se targuer actuellement les Héraultais.

Accessoirement, les Champenois se rendent au Vélodrome à l’avant-dernière journée, soit face à un club démobilisé (courant après une hypothétique coupe de France pour sauver sa saison) soit devant un adversaire au bord du chaos si sa mauvaise spirale s’est poursuivie jusqu’à début mai.

*Troyes, points assurés ?

Mathématiquement relégué au soir de la 32e journée, la lanterne rouge n’aura plus que l’argument de l’orgueil pour ne pas finir sa saison en roue libre. Aussi les Aubois vont-il avoir une influence difficilement mesurable dans la détermination de ceux l’accompagnant à l’échelon inférieur. Hôte de Reims à la 34e journée, les coéquipiers de Benjamin Nivet iront ensuite à Montpellier, avant de se rendre deux journées plus tard au Stadium municipal de Toulouse. Quels seront les ressorts psychologiques incitant les Troyens à ne pas jouer les faire-valoirs ?

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