Le maintien du TFC en Ligue 1, tout sauf un hasard ! – Bilan Saison 2015-2016 (Fou2Foot)

Ils l’ont fait. Au bout du suspense, les Violets ont donné une couleur positive à une saison cahoteuse : de la honte contenue à la joie fédératrice se sont écoulées dix rencontres. Dix étapes comme autant de marches vers le renouveau, dix épisodes marqués du sceau du grand manitou Pascal Dupraz. Une nouvelle aura nimbe le club haut-garonnais, prometteuse de lendemains qui chantent. Retour en détail sur cette métamorphose.

TFC 2015-2016 Article 19 Photo 01

« Cruelle désillusion. Une de plus. Une de trop. À l’issue d’un énième samedi soir catastrophique, le Toulouse Football Club s’est retrouvé à dix longueurs de la zone verte.

Les plus illuminés pourraient encore voir les deux buts rennais inscrits dans les arrêts de jeu comme de la malchance…Ce serait oublier que le football comporte des instants supplémentaires « compensatoires », ayant la même valeur que le temps de jeu « officiel ».

Dominique Arribagé a (enfin) jeté l’éponge tandis qu’Olivier Sadran promet de relever le gant, tout en distillant quelques contre-vérités en chemin.

Ceci n’est pas un article, mais le droit de réponse d’un sympathisant du TFC comme tant d’autres. De ceux qui ont vu le mur se rapprocher depuis longtemps. »

Ainsi débutait ma lettre/manifeste il y a deux mois et demi à l’attention d’Olivier Sadran, à l’époque convaincu (et moi avec) que le futur du club passerait par la case Ligue 2. Tous les griefs distillés alors restent d’actualité et ne sauraient être balayés par le sauvetage inespéré.

https://lecrivant.com/2016/03/06/le-tfc-en-ligue-2-tout-sauf-un-accident-fou2foot/

Aussi entend-on souvent dire que les journalistes écrivent tout et son contraire en fonction des résultats. Ce ne sera pas le cas ici. Si le titre reprend la forme du papier accusateur, il ne faut y voir qu’un clin d’œil malicieux. Lors du maintien obtenu sous l’égide de Dominique Arribagé l’an dernier, rien n’avait changé sur le fond. La manière dont le TFC s’est sauvé cette saison traduit une toute autre analyse, nécessite de confronter tous les facteurs pour en mesurer l’ampleur.

29e journée OM-TFC, une première contrariée (1-1)

Le mérite de Pascal Dupraz se mesure d’abord à l’aune de l’effectif à sa disposition. Il n’a pas eu la chance d’arriver pendant le mercato hivernal, donc n’a pu disposer de recrues destinées à combler les carences constatées lors de la phase aller, il a tout simplement composé avec la même base que son prédécesseur, a dû séparer le bon grain de l’ivraie, nommer rapidement ses leaders et ses « rebuts ». Si l’expression « placardisés » n’est pas de bon ton dans le football, il est de fait que Spajic, Matheus, Machach ou Pesic ont été écartés durablement du groupe quand des Didot, Moubandjé ou Yago sont (re)devenus des joueurs piliers. Autre choix, apparu comme une étrangeté sur le coup : la nomination de Martin Braithwaite en capitaine. Le Danois a beau maîtriser de fort belle manière la langue de Molière au bout de trois saisons en Haute-Garonne, miser sur sa capacité à drainer ses équipiers semble alors équivaloir à une pièce lancée en l’air.

Ce match au Vélodrome, le technicien savoyard ne le considère pas des siens. Compte tenu de son fameux malaise lors de la première semaine d’entraînement, l’équipe est dirigée par Mickaël Debève. Mais si l’homme n’est pas là physiquement, la patte Dupraz inonde le terrain : pressing qui confine au harcèlement, relances propres, jeu de passes redoublées, prégnance du milieu de terrain… Autant de caractéristiques découlant de choix forts. En premier lieu la réintroduction d’Étienne Didot comme titulaire (statut dont il bénéficia une seule fois lors des quinze rencontres précédentes), mais aussi le retour de Doumbia en métronome de l’entre-jeu, le choix du travailleur Blin aux dépens de l’artiste Trejo, et l’officialisation de la paire Ben Yedder-Braithwaite comme indispensable (quand Arribagé tâtonnait en essayant couramment Pesic voire Regattin en pointe). Dupraz reste un pragmatique, pas un révolutionnaire, aussi conserve-t-il ce qui ne fonctionnait pas trop mal : Lafont dans les caisses, le quatuor défensif avec en point d’orgue le duo Diop-Tisserand dans l’axe.

L’usure physique du jeu de pressing aura raison du TFC, craquant dans le dernier quart d’heure après avoir ouvert le score par Ben Yedder. Qu’importe, le changement est bien là.

30e journée TFC-Bordeaux, un carton et des interrogations (4-0)

Un an plus tôt, quasi jour pour jour, Dominique Arribagé débutait sa mission « pompier de service » par un match au Stadium face aux mêmes Girondins. Le sort avait été heureux (victoire 2-1). Depuis, le voisin/rival a perdu un peu plus encore de son standing, à tel point qu’il est plus prés de jouer le maintien que de concourir à une qualification européenne.

Pour ce derby, Dupraz aligne une équipe un poil plus offensive qu’au Vélodrome, par le biais de son seul changement par rapport au onze de départ, Regattin remplaçant numériquement Blin. Ce choix coupe court à l’idée que le nouveau coach aurait tranché entre « artistes » (Machach, Regattin, Trejo) et travailleurs de l’ombre. L’idée d’une cohérence collective domine avant tout.

Le retentissant succès 4-0 lance complètement la dynamique de la « remontada », non sans éveiller l’aigreur d’un Akpa-Akpro sorti à la mi-temps. Capitaine sous Arribagé, il ne retrouvera plus sa place jusqu’à la fin de saison (quatre entrées en jeu toutefois).

31e journée Lille-TFC, le seul couac technico-tactique (1-0)

Pas moins de trois modifications dans la compo de départ. Le technicien savoyard se risque à tester Steeve Yago dans le couloir droit, associe Bodiger à Doumbia-Didot dans l’entre-jeu et réintègre Somalia au détriment de Regattin. Un choix tactique privilégiant la densité au milieu de terrain, apparaissant frileux a posteriori tant la puissance offensive n’est pas une caractéristique de Lille depuis plusieurs saisons. La rencontre s’avère des plus laborieuses : déchet important à la relance (plus d’une vingtaine de ballons perdus pour Tisserand ou Moubandjé), mais aussi à la récupération (inhabituelle faiblesse de Didot avec seulement 55 % de passes arrivant à destinataire), absence de créativité dans la construction, malgré un léger mieux à l’entrée de Regattin (51′), et surtout mutisme offensif avec aucune frappe cadrée pour la paire Ben Yedder-Braithwaite. Ce match marque aussi la seule apparition de Pesic (25 minutes de jeu) sous le coaching de Dupraz. Promis, juré, on ne l’y reprendra plus.

32e et 33e journées TFC-Caen, TFC-Bastia, engranger à défaut de briller (2-0, 4-0)

On a longtemps cru à la véracité du cliché footballistique voulant qu’il serait « toujours compliqué » d’enchaîner deux matchs à domicile, y compris lors de la première période d’un TFC-Bastia foutraque. À l’issue de ces rencontres, le TFC a pourtant comblé six de ses dix points de retard. Et ceci en alignant le même onze de départ.

Face à Caen, Dupraz corrige le tir en privilégiant Blin et Regattin aux décevants Bodiger et Somalia. Malgré sa précédente prestation mitigée, Yago reprend du service au sein d’un quatuor appelé à devenir immuable (Moubandjé-Diop-Tisserand-Yago). La victoire devant les Normands est insolente de réussite comme en témoigne l’unique tir cadré pour deux buts inscrits. Ben Yedder ne peut en dire autant car ses quatre tentatives ne trouvent pas les filets caennais.

Il se reprend une semaine plus tard en véritable MVP du succès devant Bastia (deux buts, deux passes décisives). Le bloc corse, encore inviolé à la mi-temps, finit par s’effondrer sous des assauts violets un peu plus structurés au fil de la rencontre. Oscar Trejo est étincelant à son entrée en jeu, mais la belle histoire du jour est pour le grand ancien Pantxi Sirieix, auteur d’une passe décisive durant le laps d’un quart d’heure disputé. Laissé sur la touche sous l’ère Arribagé, le patriarche de l’effectif est judicieusement associé à l’opération « remontada ».

34e journée Lorient-TFC, un travail inachevé (1-1)

Deux points de perdus ou un de gagné ? Le débat est impossible à trancher au sortir du Moustoir. L’écart persiste avec Reims et le Gazélec, et la phase difficile du calendrier arrive.

Le forfait de Diop oblige Dupraz à ramener J-A Kana-Biyick dans l’axe défensif, seul changement dans la composition par rapport au groupe vainqueur des deux matchs précédents. Les regrets portent surtout sur le fait d’avoir été rejoint au score tardivement, vilaine habitude aux allures de malédiction, tandis que le break avait été entraperçu (deux buts refusés pour hors-jeux).

35e journée TFC-OL, tombé les armes à la main (2-3)

Peut-être bien le match le plus collectivement accompli de la saison. Inférieur de fait à un OL impérial lors de la phase retour, le TFC démontre une cohérence de bloc-équipe pour pouvoir rivaliser. Privé de ballon, les Violets répondent par la solidité avec l’impact physique d’un Tisserand impliqué ou l’abattage insoupçonnable du Alexis Blin nouveau. Les contres sont redoutables avec Adrien Regattin à la baguette (treize centres) pour un duo offensif plus que jamais complémentaire. Les résultats des équipes en lutte pour le maintien continuant à être peu fringants, la courte défaite devant les Lyonnais ne ralentit pas la dynamique de « remontada ».

36e journée ASSE-TFC, une si peu rentable démonstration (0-0)

Le temps d’un soir, Stéphane Ruffier nous a rappelé une vieille publicité pour la marque de céréales Frosties : « Ce gardien est un véritable mur » énonçait la voix off tandis qu’un adolescent repoussait inlassablement les attaques de ses confrères de la cour de récréation.

Censé être un test implacable (a minima) voire le lieu du dernier soupir violet, le Stade Geoffroy-Guichard s’avère le jardin de l’outrageuse domination des hommes de Dupraz. Les Verts sont dépassés à l’exception de leur portier, auteur de huit parades majeures dont un pénalty de Ben Yedder repoussé dans les premières minutes. De quoi relancer le débat d’une présence à l’Euro pour l’ancien numéro 3 de l’équipe de France, de quoi aussi prouver la force du collectif toulousain, amputé de deux titulaires ce soir-là, Moubandjé et Doumbia, habilement remplacés par Ninkov et Somalia. Quand l’état d’esprit permet de s’élever au-delà de la qualité intrinsèque…

37e journée TFC-Troyes, quand la pression glace (1-0)

Le TFC favori d’un duel, il fallait remonter au 1/32e de finale de coupe de France face aux amateurs de l’Entente Sannois St-Gratien pour retrouver ça. Sans doute est-ce une première explication à l’impression diffuse ressortant de cette rencontre : une très forte envie tournant à la précipitation, à l’image des pertes de balle de Regattin ou du peu d’efficacité de Martin Braithwaite, une seule frappe cadrée pour quatre tirs et 42 % de passes ne trouvant pas preneur. Troyes joue son va-tout sans pression, condamné depuis longtemps à la redescente en ligue 2, tandis que les Toulousains marquent le pas au moment de récolter les lauriers de deux mois d’efforts. Heureusement la carte Trejo est dégainée plus tôt qu’à l’accoutumée et sera porteuse de LA solution. Pour un soir la magie a été laissée de côté, mais le travail a été fait.

38e journée Angers-TFC, la sensation d’être intouchable (2-3)

« Pour une fois on va l’avoir la chatte ! » lâche Dupraz au moment de l’égalisation de Martin Braithwaite à 2-2. Constat on ne peut plus approprié quand on connaît la tendance guignarde du capitaine « black cat », capable de louper une vache dans un couloir puis d’exécuter une reprise de volée gagnante au milieu de la mêlée. Ou en l’occurrence en ce soir de destinée de dévier un centre fuyant pour le transformer en poteau rentrant. Une sorte de remise à zéro des compteurs après le pénalty du 1-1 manqué en première mi-temps. Il était écrit que le coaching de Dupraz aurait le dernier mot, symbolisé par le coup franc décisif de Yann Bodiger, le pitchoun n’ayant jusqu’ici pas inscrit le moindre pion en L1. Dans le monde de l’hypnose, croire est la première condition de la réussite, au TFC la force de persuasion d’un homme a fini par contaminer tout le monde, jusqu’à retourner des faits contraires en ressources. L’histoire dira si cette virée triomphale à Angers était l’épilogue ou le prologue d’un nouveau TFC.

TFC 2015-2016 Article 19 Photo 02

Dupraz-Arribagé, le jeu de toutes les différences

Évidemment, il convient de nuancer une dynamique de lutte pour le maintien sur dix matchs, susceptible par nature de booster les résultats, avec une saison entamée dés les prémisses. De la même façon que les statistiques d’une équipe du ventre mou les deux derniers mois de compétition auront peu de pertinence (Rennes, Angers, Caen) face à celles connues au temps où son sort n’avait pas été tranché. Dans l’exemple nous concernant, il sera plus éloquent encore de s’emparer des données du TFC made in Dupraz lorsqu’il aura accompli l’intégralité des matchs allers l’an prochain.

Cette nuance apportée, ne boudons pas le plaisir des indicateurs comparatifs, qui pour plus de clairvoyance seront déclinés en deux périodes concernant Dominique Arribagé, lors de sa mission « sauvetage » de 2014-2015 (9 matchs) puis lors cette saison en coach de départ (28 matchs).

STATISTIQUES : le jour et la nuit

Les chiffres sous l’égide du nouveau messie toulousain démontrent une amélioration à tous les différents classements particuliers, ainsi qu’une augmentation significative de la fréquentation du Stadium. Ce dernier point est d’autant plus méritoire qu’avec le même enjeu du maintien la saison dernière le TFC attirait moins de public. À noter aussi les affiches peu attrayantes proposées durant la gérance du Savoyard, à l’exception de la venue de l’OL, quand la moyenne générale des 14 matchs sous Arribagé en 2015-2016 est tout juste au-dessus des 15 000 (malgré l’impact généré par des visiteurs prestigieux tels PSG, OM, Monaco, Saint-Étienne, Lille).

Arribagé 2014-2015

Arribagé 2015-2016

Dupraz

Nombre de matchs

9

28

10

Résultats secs

4V 1N 4D

4V 10N 14D

5V 3N 2D

Moyenne de points

1,44

0,78

1,80

Classement sur période

9e

19e

5e

Attaque

7e (14 buts)

16e (27 buts)

4e (18 buts)

Défense

14e (16 buts)

19e (47 buts)

4e (8 buts)

Meilleurs buteurs

Ben Yedder 5 ; Braithwaite, Trejo 3

Ben Yedder 9 ; Braithwaite 7

Ben Yedder 8 ; Braithwaite 4

Nombre de clean sheets

2

3

5

Classement Fair-play

14e (12 jaunes, 3 rouges)

18e (54 jaunes, 10 rouges)

6e (18 jaunes, 0 rouge)

Affluence au Stadium

18 190 (moyenne)

15 164 (moyenne)

19 489 (moyenne)

COMPOSITIONS D’ÉQUIPES ET SYSTÈME DE JEU : essais dans tous les sens contre stabilité

Utilisation de l’effectif sous Dominique Arribagé (28 matchs)

TFC 2015-2016 Article 19 Photo 03

Temps de jeu

Nbre de matchs

Sorties en cours de match

Entrées en jeu

Expulsions

Akpa-Akpro

2383 minutes

27

4

0

0

Braithwaite

2037 minutes

26

9

3

0

Trejo

2007 minutes

25

14

1

1

Ben Yedder

2006 minutes

25

15

1

0

Tisserand

1973 minutes

23

3

1

1

Somalia

1655 minutes

23

1

4

0

Doumbia

1303 minutes

18

3

3

1

Kana-Biyick

1270 minutes

15

1

0

1

Matheus

1247 minutes

14

2

0

0

Lafont

1245 minutes

14

1

0

0

Diop

1080 minutes

12

0

0

2

Bodiger

1077 minutes

18

3

7

0

Moubandjé

997 minutes

14

0

3

1

Spajic

922 minutes

14

0

3

1

Didot

901 minutes

13

10

2

0

Regattin

864 minutes

25

5

17

0

Machach

764 minutes

16

7

6

0

Goicoechea

735 minutes

9

0

1

0

Yago

727 minutes

11

0

3

1

Blin

727 minutes

16

0

9

0

Pesic

580 minutes

22

4

17

1

Ahamada

540 minutes

6

0

0

0

Ninkov

315 minutes

5

1

0

0

Ben Ali

13 minutes

1

0

1

0

Nombre de joueurs utilisés : 24

Non utilisés : Roman, Sirieix, Spano, Vidal, Zaniou.

*Ben Yedder, 25 matchs joués sur 28, dont seulement 9 en intégralité.

Sans doute le plus grand reproche que l’on pourrait adresser au coaching de Dominique Arribagé, l’utilisation parcimonieuse de son joyau offensif, parfois à la limite de l’affront, tels ces trois rencontres non disputées du tout ou certains remplacements prématurés en faveur de Pesic voire Ben Ali (si si c’est arrivé une fois!). Autant de regrets pour la saison de WBY qui bat son record de buts en Ligue 1 (17) et toutes compétitions confondues (23) malgré trois pénaltys loupés et deux véritables trous noirs : Aucune réalisation de la 2e à la 14e journée, un seul but (sur pénalty) entre la 21e et la 27e journée. On saura bientôt si ses statistiques peuvent s’envoler dans un club tournant à plein régime.

*Goicoechea, Ahamada, Lafont : la ronde des gardiens.

Victime ou coupable ? Sur ce point DA peut bénéficier du doute légitime. Censé être le crack attendu dans les caisses, Mauro Goicoechea lui a vraisemblablement été imposé par la cellule de recrutement, il n’eut d’autre choix que l’aligner en début de saison. Face à ses approximations répétées, le sortir devenait une nécessité (sort comparable à celui de Zacharie Boucher l’an dernier) pour privilégier l’ancien ténor Ali Ahamada. Reste alors le mystère de la trouvaille Alban Lafont, façon de toucher 20 000 sans passer par la case Vidal.

*Regattin, Pesic, les jokers permanents.

Pas moins de dix-sept entrées en cours de match pour l’international Marocain et le désespoir Serbe. Pour quels résultats ? Peu probants assurément. L’un est plus performant en étant aligné à long terme, quand l’autre semble avoir perdu tout intérêt pour le football quand il faisait au moins semblant de s’y intéresser l’an dernier.

*Rôle de milieu récupérateur, comment tout essayer alors qu’on a ce qu’il faut à disposition.

La gestion Ben Yedder n’est pas le seul couac incompréhensible de l’ère Arribagé, on peut aussi mentionner son goût limité pour les cadres de l’effecitf. Étienne Didot a été sous-utilisé quand Pantxi Sirieix a été tout bonnement occulté. Si on peut comprendre l’option prise pour le second, la mise en retrait de l’ancien Rennais est un non-sens sportif. Comment se passer de ce récupérateur de métier quand son successeur désigné, Alexis Blin, est encore en rodage ? Comment peut-on aller encore plus loin en snobant les deux pour installer plusieurs rencontres de suite un faiblard Bodiger en titulaire du poste ? Comment peut-on se laisser aller à des essais saugrenus de positionnement de J-D Akpa-Akpro en sentinelle ? L’énigme reste entière.

Temps de jeu de l’effectif sous Pascal Dupraz (10 matchs)

TFC 2015-2016 Article 19 Photo 04

Temps de jeu

Nbre de matchs

Sorties en cours de match

Entrées en jeu

Expulsions

Lafont

900 minutes

10

0

0

0

Tisserand

900 minutes

10

0

0

0

Ben Yedder

900 minutes

10

0

0

0

Braithwaite

900 minutes

10

0

0

0

Diop

810 minutes

9

0

0

0

Moubandjé

810 minutes

9

0

0

0

Didot

752 minutes

10

10

0

0

Yago

720 minutes

8

0

0

0

Blin

651 minutes

8

2

0

0

Regattin

647 minutes

9

6

1

0

Doumbia

566 minutes

7

5

0

0

Somalia

390 minutes

6

3

1

0

Ninkov

205 minutes

6

0

5

0

Kana-Biyick

193 minutes

3

1

1

0

Akpa-Akpro

192 minutes

6

2

4

0

Trejo

179 minutes

9

0

9

0

Bodiger

115 minutes

4

1

3

0

Sirieix

68 minutes

5

0

5

0

Pesic

35 minutes

1

0

1

0

Nombre de joueurs utilisés : 19

Non utilisés : Ben Ali, Goicoechea, Machach, Matheus, Roman, Spajic, Spano, Vidal, Zaniou.

*Lafont, Tisserand, Ben Yedder, Braithwaite, le quatuor des 100 %

Là où le joueur le plus actif sous Arribagé, à savoir J-D Akpa-Akpro, comptabilisait 95 % du temps de jeu total, Pascal Dupraz a fait (certes en moins de matchs) de quatre joueurs des titulaires en puissance, au point d’être alignés de bout en bout. Sans une légère blessure lui ayant fait manquer le déplacement à Lorient, Issa Diop (neuf matchs joués en intégralité) aurait vraisemblablement été le cinquième membre de ce club fermé.

*Didot dix sur dix !

Toujours titulaire, toujours remplacé, toujours performant. Que dire de l’utilisation de l’une des belles âmes de ce club, doublé d’un travailleur acharné, sinon qu’elle fut parfaite ? Conforme à ses qualités, ses capacités physiques, son volume d’abattage. Avec deux passes décisives à la clé contre aucune sous Arribagé.

*Trejo, le meilleur rapport qualité/temps de L1

Un prorata défiant la science footballistique. L’homme qui n’avait inscrit qu’un but lors des vingt huit premières journées malgré (à cause?) ses 24 titularisations, a trouvé trois fois le chemin des filets lors du temps de jeu limité offert depuis l’arrivée de Dupraz. Sans oublier sa passe décisive pour Ben Yedder à Angers.

*Le (bon) choix du groupe resserré

Dix-neuf joueurs alignés contre ving-quatre sous Arribagé, choix fort consistant à impliquer moins pour impliquer mieux. Ce nombre pourrait être ramener à dix-huit, tant l’entrée en cours de jeu de Pesic un soir de flop à Lille est restée sans lendemain. À la manière d’un Didier Deschamps assumant de sélectionner le « meilleur groupe » et non d’additionner les meilleurs joueurs, Dupraz a redonné leurs lettres de noblesse aux hommes de devoir que sont les Sirieix ou Ninkov, quand bien même il aura fallu se passer dans l’équation des censément plus talentueux Machach et Matheus.

Un maintien se joue aussi sur ce type d’analyse sociologique.

Ensemble des résultats du Toulouse Football Club en Ligue 1 2015-2016

Championnat (17e avec 40 points) 45BP, 55BC (-10)
J1 D SAINT-ETIENNE 2-1 Braithwaite Ben Yedder
J2 E CAEN 0-1  
J3 D MONACO 1-1 Doumbia
J4 E RENNES 1-3 Braithwaite
J5 D REIMS 2-2 Kana-Biyick Braithwaite
J6 E BORDEAUX 1-1 Regattin
J7 D MARSEILLE 1-1 Braithwaite
J8 E BASTIA 0-3  
J9 E GFC AJACCIO 2-2 Braithwaite Sylla(csc)
J10 D ANGERS 1-2 Trejo
J11 E LYON 0-3  
J12 D MONTPELLIER 1-1 Machach
J13 E PARIS SG 0-5  
J14 E GUINGAMP 0-2  
J15 D NICE 2-0 Braithwaite(sp) Ben Yedder
J16 E TROYES 3-0 Diop Akpa-Akpro Pesic
J17 D LORIENT 2-3 Kana-Biyick Ben Yedder
J18 E NANTES 1-1 Pesic
J19 D LILLE 1-1 Ben Yedder
J20 E REIMS 3-1 Ben Yedder Ben Yedder Ben Yedder
J21 D PARIS SG 0-1  
J22 E MONACO 0-4  
J23 D GUINGAMP 1-2 Ben Yedder(sp)
J24 E NICE 0-1  
J25 D NANTES 0-0  
J26 E MONTPELLIER 0-2  
J27 D GFC AJACCIO 1-1 Braithwaite
J28 D RENNES 1-2 Ben Yedder
J29 E MARSEILLE 1-1 Ben Yedder
J30 D BORDEAUX 4-0 Ben Yedder Ben Yedder(sp) Braithwaite(sp) Trejo
J31 E LILLE 0-1  
J32 D CAEN 2-0 Rodelin(csc) Braithwaite
J33 D BASTIA 4-0 Ben Yedder Braithwaite Trejo Ben Yedder
J34 E LORIENT 1-1 Ben Yedder
J35 D LYON 2-3 Tisserand Ben Yedder
J36 E SAINT-ETIENNE 0-0  
J37 D TROYES 1-0 Trejo
J38 E ANGERS 3-2 Ben Yedder Braithwaite Bodiger
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