Avant-match écrit TFC-PSG, rien que du bonus ! (Fou2Foot)

Après un enchaînement inespéré de deux succès l’ayant conduit à la 5e place, le Toulouse Football Club accueille le quadruple tenant du titre parisien sans la moindre pression. Une performance positive conclurait la semaine en apothéose, une défaite constituerait un simple bémol.

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On va finir par croire que Pascal Dupraz fait partie de ceux voyant toujours le verre à moitié vide. Tandis que l’ensemble des médias saluait le renversement de situation du TFC face à Guingamp au soir de la 5e journée (2-1 après avoir été mené), le gouailleur savoyard préférait pointer la faible affluence en tribunes. Pis, il moquait par avance les spectateurs « au maillot réversible » qui viendraient garnir le Stadium six jours plus tard face au Paris SG.

On peut valider les considérations décalées du coach, non sans opter pour se focaliser sur les faits, à savoir le terrain. C’est bien de celui-ci que proviennent les premiers enseignements de la saison.

De l’équipe qui lâche des points à celle qui revient de loin ?

L’éphémère égalisation à Bastia ne pouvait faire office de référence en la matière, mais la réaction devant Guingamp s’avère plus significative. Au sortir d’une saison cauchemardesque où les Toulousains ont lâché 33 points après avoir mené au score, le renversement de vapeur est en cours. Au-delà du rebondissement face aux Bretons, on ne déplore aucun déficit en sens inverse en six journées.

Au mois d’août, nul ne pouvait augurer d’une place du TFC dans la première moitié de tableau au vu d’un calendrier lui réservant six candidats déclarés à l’Europe en neuf journées (Marseille, Bordeaux, Saint-Étienne, Lille, PSG, Monaco). Or la faille est intervenue ailleurs, à savoir de la pelouse maudite de Furiani (4 défaites de rang, série en cours), laissant craindre les prochains déplacements à Caen et Angers.

En attendant de vérifier si une théorie pourra s’établir sur la question, l’idée d’un double visage domicile/extérieur a été balayé à Villeneuve d’Ascq mardi soir. Moins spectaculaire hors de ses bases, le club haut-garonnais reste néanmoins une solide équipe de contre. Il possède aussi un système suffisamment rodé et/ou des individualités assez fortes pour palier à des absences importantes : Trejo face à Guingamp, Braithwaite à Lille, d’autres blessés ou suspendus demain ? Le déclin des uns provoquant l’épanouissement des autres ?

Après Jullien et Durmaz, c’est au tour d’Ola Toivonen, auteur d’un doublé, de livrer le match référence tendant à valider le recrutement estival du club.

Recrudescence de jeunes : choix par défaut, choix qui rapporte gros

Dupraz n’aurait pas craché sur deux ou trois recrues supplémentaires, notamment un nouveau gardien d’envergure pouvant disputer le leadership à Alban Lafont ou un milieu expérimenté capable de colmater les errances de Sylla ou Somalia.

Cependant, le technicien violet a rapidement fait son deuil, sans remettre en cause ses ambitions. Aussi s’est-il empressé d’élargir la propension de pitchouns dans l’équipe professionnelle, à commencer par Clément Michelin, révélé durant le dernier championnat d’Europe U20 ou Mathieu Cafaro, convaincant pendant les matchs de préparation.

Porté aussi par l’émergence de jeunes advenue ces deux dernières saisons (Blin, Bodiger, Lafont, Diop) et les arrivées de tout aussi frais éléments de l’extérieur (Sangaré, Lukebakio, Edouard, Jullien), le TFC plonge dans une nouvelle dimension, un véritable bain de jouvence.

À l’instar de l’équipe hallucinante alignée à l’heure de jeu à Lille : pas moins de neuf joueurs sur onze n’excédant pas 23 ans. Le remplacement tardif d’Edouard par Pi (90′) n’altérera même pas ce quota, démontrant la jeunesse globale du groupe, joueurs formés au club ou non.

Au soir du 31 décembre 2016, la moyenne d’âge des joueurs du groupe pro (les prêtés mis de côté) sera de 24 ans. Si on applique le calcul sur les seuls éléments jouant régulièrement depuis le début de la saison la moyenne baisse encore puisque les « vieux » Pantxi Sirieix (36 printemps le 7 octobre), Pavle Ninkov (31 ans), Dusan Veskovac (30 ans) voire Mauro Goicoechea (28 ans) ne sont destinés à entrer dans le noyau dur de l’effectif.

Ce retour aux fondamentaux concrétise enfin la pluie de compliments reçue depuis des années par le club au sujet de sa politique de jeunes.

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Célébration de vestiaire suite à la victoire à Lille.

De l’excès de nervosité à la saine agressivité

Des jeunes, des fougueux, mais pas des naïfs. La marque de fabrique de ce TFC nouveau est plutôt la sérénité, le sens de la gestion, le refus de l’abordage, parfois au détriment de la qualité de jeu pure comme à Saint-Étienne ou Lille. Au tout nouvel opportunisme offensif témoigné s’est adjoint une rigueur dénuée de brutalité maladroite.

Les Dupraz’s Babes (pour reprendre un terme accolé négativement à Arsenal autrefois) n’ont pas perdu de leur ferveur mal contrôlée, se rendent encore coupables d’obstructions évitables (Diop et Yago en tête). Toujours est-il qu’ils arrêtent les frais à temps. En seize rencontres (dix la saison dernière, six cette année), aucun joueur toulousain n’a été expulsé quand on dénombrait dix cartons rouges reçus après 28 rencontres sous Dominique Arribagé. Comme si la nervosité tout entière s’était réduite au seul banc de touche où un homme éructant de la 1ère à la 90e minute a succédé à un taiseux mal inspiré.

L’aisance technique d’un Christopher Jullien aux côtés duquel un Issa Diop se bonifie ou la grande implication de la paire Blin-Bodiger à la récupération aboutissent à une meilleure maîtrise d’ensemble, le tout avec une possession de balle globalement inférieure à celle de ses adversaires. S’il a souvent été dit de Toulouse qu’elle n’était pas une équipe « sympa à jouer », la remarque prend désormais un tout autre sens. Passé d’une réputation de muraille à celle de panier percé durant le cycle Alain Casanova (2008-2015), l’équipe toulousaine a perdu toute identité de jeu durant le passage de Dominique Arribagé, elle est en passe de devenir un monstre d’efficacité sous Pascal Dupraz.

Les compos probables pour TFC-PSG

Toulouse

Lafont

Moubandjé-Diop-Jullien-Yago

Blin-Bodiger

Sylla-Durmaz

Toivonen-Braithwaite

Banc de touche

Goicoechea

Michelin, Musavu-King

Cafaro, Pi, Sangaré, Sirieix, Trejo

Edouard

Blessés

Akpa-Akpro, Doumbia, Ninkov, Somalia

Absents par choix de l’entaineur

Lukebakio, Veskovac, Vidal

Paris SG

Areola

Aurier-Marquinhos-T.Silva-Kurzawa

Krychowiak-Rabiot-Matuidi

Lucas-Cavani-Di Maria

Banc de touche

Trapp

Kipembe, Maxwell

Thiago Motta, Pastore

Augustin, Jesé

Blessés

Meunier, Verratti

Absents par choix de l’entraineur

Ben Arfa, Descamps, Georgen, Ikoné, Ongenda, Nkunku

Le classement avant la 7e journée

En cas de victoire, Toulouse prendrait la place de son adversaire du soir, il deviendrait même un hypothétique leader si le succès comprenait trois buts d’écart.

Analysé de manière plus probable, la situation du club à l’issue des rencontres disputées ce week-end oscillerait entre la 8e et la 11e place (cas où ses six premiers poursuivants s’imposeraient).

1

OGC Nice

14

6

4

2

0

11

4

+7

2

Paris Saint-Germain

13

6

4

1

1

15

4

+11

3

AS Monaco

13

6

4

1

1

13

8

+5

4

Girondins de Bordeaux

12

6

4

0

2

11

8

+3

5

Toulouse FC

11

6

3

2

1

9

5

+4

6

EA Guingamp

11

6

3

2

1

9

6

+3

7

Olympique Lyonnais

10

6

3

1

2

13

8

+5

8

Stade Rennais FC

10

6

3

1

2

8

7

+1

9

FC Metz

10

6

3

1

2

8

8

0

10

AS Saint-Etienne

9

6

2

3

1

7

5

+2

11

Angers SCO

9

6

3

0

3

6

6

0

12

SC Bastia

7

6

2

1

3

5

5

0

13

Montpellier Hérault SC

6

6

1

3

2

6

11

-5

14

SM Caen

6

6

2

0

4

6

14

-8

15

Olympique de Marseille

5

6

1

2

3

7

8

-1

16

FC Nantes

5

6

1

2

3

2

6

-4

17

AS Nancy Lorraine

5

6

1

2

3

3

8

-5

18

LOSC

4

6

1

1

4

6

11

-5

19

Dijon FCO

4

6

1

1

4

5

10

-5

20

FC Lorient

3

6

1

0

5

3

11

-8

Le calendrier du TFC en octobre

Il s’écoulera cinq semaines entre la réception du PSG et celle de l’OL, pèriode comprenant une parenthèse internationale (éliminatoires du mondial 2018) d’où un rythme allégé avec quatre rencontres de championnat et un seizième de coupe de la ligue.

Point d’orgue du mois, la venue de l’ogre monégasque, traditionnellement à l’aise au Stadium.

8e journée Ligue 1 (01/10) Caen-TFC

9e journée Ligue 1 (14/10) TFC-Monaco

10e journée Ligue 1 (22/10) Angers-TFC

1/16 de Coupe de la Ligue (26/10) TFC-Auxerre

11e journée Ligue 1 (29/10) TFC-Lyon

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Grosse affluence attendue face au club de la capitale.

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