Après TFC-PSG tout devient possible ! (Fou2Foot)

Une moyenne de deux points par match, une place sur le podium et accessoirement un succès de prestige sur le quadruple tenant du titre, le début de saison du Toulouse Football Club se situe au-delà de tous les espoirs, au-delà du réel ?

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Et si le plus dur était pour maintenant ? « Alors, vous devez nourrir de nouvelles ambitions désormais ? », « Vous sentez-vous capables de faire une Leicester ? », « La politique de jeunes du club peut-elle inspirer d’autres clubs de Ligue 1 ? », autant de questions fleurissant au gré des conférences de presse et autres festivités médiatiques. L’affable Pascal Dupraz est bien sûr aux premières loges, parfois relayé par un effectif sensible à son discours de renouveau, à l’image d’un Alban Lafont participant à sa première télé en tant qu’invité principal dimanche dernier à Téléfoot.

Le TFC est en pleine mutation, la victoire sur le PSG ne doit pas être un sommet sans lendemain, ne pas être synonyme d’objectif atteint mais d’étape validée au cœur d’une croissance en accélérée.

La fin d’un vieux complexe

Une fois, deux fois, trois fois, pour ne pas dire à chaque venue du PSG au Stadium sous bannières qataris, le TFC fut proche de le faire chuter. Oublions l’authentique passage au travers de la saison 2012-2013 (0-4) pour se remémorer rapidement ces précédents.

À l’été 2011, lors des prémisses du nouveau « projet » de la capitale, les Violets prennent les choses en mains en menant 1-0 à la mi-temps. Las, ils baissent pavillon sous les coups de boutoirs du premier diamant brut recruté par leur adversaire, un certain Javier Pastore (1-3).

En février 2014 le TFC tient longtemps la dragée haute (1-1 mi-temps), avant que des décisions arbitrales à sens unique, coup franc et pénalty particulièrement généreux, fassent pencher la balance (2-4). Autres circonstances fin septembre de la même année où ce sont les invraisemblables loupés d’Aleksander Pesic qui minorent le résultat (un beau nul 1-1 avec à la clé la dernière grande performance collective toulousaine sous Alain Casanova).

En janvier dernier enfin, le regain de motivation d’un club mal en point met à mal un leader sans flamme. Les Violets peuvent mener 2-0 à la mi-temps sans qu’il y ait de quoi crier au scandale, mais finissennt par être cueilli sur un classique coup franc repris à la limite du hors-jeu par Zlatan Ibrahimovic (0-1).

Alors, il est d’autant plus emballant voire ironique que la consécration intervienne un soir où les joueurs de la Ville Rose n’auront joué qu’une mi-temps, la seconde. La friabilité nouvelle du PSG a favorisé l’émergence d’une confiance à toute épreuve. Une fois le pénalty transformé par Yann Bodiger (48′), rien ne semblait pouvoir arriver à un club en pleine embellie contre une équipe réduite à dix emplie de doutes. Dés lors, tous les contres ont été favorables, les contrôles se sont faits plus précis, les conduites de balle plus propres (notamment suite à l’entrée d’Oscar Trejo avant l’heure de jeu) et trois tirs cadrés ont suffi à marquer deux buts. Analyser le succès violet sous les seuls prismes d’une baraka de 45 minutes, symbolisée par l’écœurement de Cavani par Lafont, associée à un opportunisme de feu les 45 suivantes, serait cependant réducteur. L’aura collective, entrevue face à Guingamp et Lille, était de nouveau de la partie. Autant qu’une chance souriant aux audacieux ou une réussite à laquelle on se donne les moyens d’accéder via un rentre-dedans décomplexé. Au fil des journées, le TFC gomme son image de gentil club neutre pour inspirer de l’estime. Et qui sait demain de la crainte ?

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Mieux sans Braithwaite ?

Forcément, les trois succès de rang des hommes de Dupraz interrogent les absents, ceux dont on dit « qu’ils ont toujours tort ». Des éléments censément majeurs de l’équipe ont manqué tout ou partie de cette semaine de rêve : Tongo Doumbia, Oscar Trejo, Martin Braithwaite. Quid des résultats obtenus avec eux sur le rectangle vert ?

Le Malien étant préservé d’une rude concurrence à son poste et l’Argentin pouvant se contenter du registre de joker, la question est particulièrement tentante à l’attention du Danois, capitaine courage et sans reproches depuis l’arrivée de l’entraîneur Savoyard, successeur de raison de Wissam Ben Yedder malgré un profil bien différent. D’ailleurs, si ce n’est ces tests offensifs dus aux indisponibilités, Dupraz a trouvé d’emblée son équipe-type et a démontré qu’il n’était pas adepte du turn-over.

Toutes les compositions de départ du TFC depuis le début de saison

*En bleu ciel le joueur le plus couramment aligné à son poste.

OM 0

TFC 0

TFC 4

GDB 1

ASSE 0

TFC 0

SBC 2

TFC 1

TFC 2

EAG 1

LOSC 1

TFC 2

TFC 2

PSG 0

Lafont

Lafont

Lafont

Lafont

Lafont

Lafont

Lafont

Moubandjé

Moubandjé

Moubandjé

Moubandjé

Moubandjé

Moubandjé

Moubandjé

Diop

Diop

Diop

Diop

Diop

Diop

Diop

Jullien

Jullien

Jullien

Jullien

Jullien

Jullien

Jullien

Amian

Yago

Yago

Yago

Yago

Yago

Yago

Blin

Blin

Blin

Blin

Blin

Blin

Blin

Bodiger

Somalia

Somalia

Pi

Bodiger

Bodiger

Bodiger

Sylla

Sylla

Sylla

Sylla

Sylla

Sylla

Sylla

Trejo

Trejo

Trejo

Trejo

Durmaz

Durmaz

Michelin

Somalia

Toivonen

Toivonen

Toivonen

Toivonen

Toivonen

Toivonen

Braithwaite

Braithwaite

Edouard

Braithwaite

Braithwaite

Edouard

Edouard

Avec Braithwaite seul en pointe le jeu du TFC prend des allures stéréotypées, le système de jeu penche vers un 4-1-4-1 avec un Toivonen dans un rôle ingrat, les touches de balle se font plus nombreuses, faute de spontanéité. Le profil plus vif d’Odsonne Edouard libère davantage le jeu direct des Durmaz et Toivonen, mais le joueur prêté par le PSG a paradoxalement déçu lors de cette semaine heureuse, loin de la première impression prometteuse offerte à Saint-Étienne. Cependant le jeu développé en sa présence s’oriente vers davantage de verticalité quand la seule profondeur est visé obstinément avec l’international Danois. Le système de jeu gagne lui aussi en clarté via un 4-4-2 plus « naturel ».

Reste que la pure réalité statistique tranche nettement en faveur de Braithwaite.

Pour quelqu’un assimilé à un Cavani local, la saison a démarré sur les chapeaux de roue :

quatre rencontres jouées en Ligue 1, quatre buts inscrits, et il faudrait faire la fine bouche ?

Après tout, les suiveurs de l’équipe de France 1982 s’étaient bien demandés un temps si la sélection ne tournerait pas mieux sans Platini. S’interroger à notre échelle sur les vertus d’une composition sans Super Martin n’est pas lui faire injure.

Une dynamique d’Européen

Qu’importe le onze aligné, la balance penche largement dans le positif. Qui sait si le club ne serait pas encore invaincu sans l’erreur d’arbitrage ayant abouti au coup franc décisif en faveur de Bastia ? À quelle meilleure régularité, victoires à domicile et nuls à l’extérieur, peut-on rêver pour une équipe du haut de tableau ? Deux points par match de moyenne cette saison, 1,88 sur l’ensemble de la période Dupraz, autant de données allant au-delà de toutes les prédictions les plus optimistes que l’on pouvait formuler.

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Ce début en fanfare peut constituer un cadeau empoisonné pour un club pas encore paramétré pour jouer le haut du pavé. Après deux saisons terminées à la 17e place, la cohérence sportive serait de viser le milieu de classement puis envisager une qualification européenne la saison suivante.

Là où Nice, au sortir d’une 4e place, s’est donné les moyens de ses objectifs (nouvel actionnaire, arrivées tonitruantes de Balotelli, Dante et Belhanda), le TFC s’est évertué à réaliser un mercato dans ses cordes, ayant le mérite d’éviter les contrées de l’Est lui ayant valu tant de flops (Furman, Pesic, Grigore, Veskovac) pour se recentrer sur des pays appartenant au gotha européen ou des figures connues de L1/L2.

Si viser le ventre mou entre 2009 et 2014 apparaissait comme un manque d’ambition, s’y installer à l’issue de cette saison 2016/2017 constituerait une nette progression. Quitte à redevenir le TFC n’inspirant qu’indifférence ?

Classement virtuel Ligue 1 sur la pèriode Dupraz (mars-septembre 2016, 17 journées)

*29e-38e journées saison 2015-2016 + 7 premières journées saison 2016-2017.

*Les trois promus de Ligue 2 (Metz, Nancy, Dijon) ne sont évidemment pas inclus.

*On constate dans ce classement particulier la prédominance de la dynamique en cours la saison précédente, qu’elle soit positive (le TFC mais aussi Nice, Monaco, Guingamp) ou négative (Nantes, dernier ici et 19e sur les dix dernières journées 2015-2016, Lorient, Marseille, Caen déjà en chute libre en fin de saison dernière).

*Lille se distingue comme le club des extrêmes : 26 points obtenus sur 30 possibles au printemps dernier, contre seulement 4 sur 21 possibles en ce début de saison. L’Olympique Lyonnais affiche lui aussi, dans une moindre mesure, un double visage : 23 de ses 33 points ont été acquis au printemps dernier.

1

OGC Nice

39

17

12

3

2

31

13

+18

2

Paris Saint-Germain

36

17

11

3

3

49

10

+39

3

Olympique Lyonnais

33

17

10

3

4

40

22

+18

4

Toulouse FC

32

17

9

5

3

29

13

+16

5

AS Monaco

31

17

9

4

4

32

29

+3

6

LOSC

30

17

9

3

5

25

18

+7

7

AS Saint-Etienne

29

17

8

5

4

19

11

+8

8

Girondins de Bordeaux

26

17

7

5

5

24

22

+2

9

EA Guingamp

23

17

6

5

6

23

23

0

10

SC Bastia

22

17

6

4

7

15

18

-3

11

Angers SCO

21

17

6

3

5

18

17

+1

12

Stade Rennais FC

21

17

6

3

8

24

31

-7

13

Montpellier Hérault SC

20

17

5

5

7

19

26

-7

14

Olympique de Marseille

19

17

4

7

6

19

22

-3

15

SM Caen

19

17

5

4

8

15

30

-15

16

FC Lorient

17

17

4

5

8

11

25

-14

17

FC Nantes

12

17

3

3

11

10

28

-18

Le classement après 7 journées

1

OGC Nice

17

7

5

2

0

12

4

+8

2

AS Monaco

16

7

5

1

1

15

9

+6

3

Toulouse FC

14

7

4

2

1

11

5

+6

4

Paris Saint-Germain

13

7

4

1

2

15

6

+9

5

Girondins de Bordeaux

13

7

4

1

2

11

8

+3

6

FC Metz

13

7

4

1

2

9

8

+1

7

AS Saint-Etienne

12

7

3

3

1

10

6

+4

8

EA Guingamp

11

7

3

2

2

9

7

+2

9

Olympique Lyonnais

10

7

3

1

3

13

9

+4

10

SC Bastia

10

7

3

1

3

6

5

+1

11

Stade Rennais FC

10

7

3

1

3

8

10

-2

12

Angers SCO

9

7

3

0

4

7

8

-1

13

Olympique de Marseille

8

7

2

2

3

9

9

0

14

Dijon FCO

7

7

2

1

4

8

10

-2

15

SM Caen

7

7

2

1

4

6

14

-8

16

Montpellier Hérault SC

6

7

1

3

3

6

12

-6

17

FC Lorient

6

7

2

0

5

4

11

-7

18

FC Nantes

5

7

1

2

4

3

8

-5

19

AS Nancy Lorraine

5

7

1

2

4

3

9

-6

20

LOSC

4

7

1

1

5

7

14

-7

Le calendrier du TFC en octobre

8e journée Ligue 1 (01/10) Caen-TFC

9e journée Ligue 1 (14/10) TFC-Monaco

10e journée Ligue 1 (22/10) Angers-TFC

1/16 de Coupe de la Ligue (26/10) TFC-Auxerre

11e journée Ligue 1 (29/10) TFC-Lyon

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