Cro Cop, Rampage, les retours de trop – Bilan MMA 2015-2016 Partie 2 : Fausse bonne idée, vraie tendance

Après quelques années éloignées de l’Octogone, les légendaires Mirko Cro Cop et Quinton Jackson ont remis ça avec la première organisation mondiale de MMA en 2015. Positif sur le strict plan des résultats, ce double come-back n’avait pourtant aucun sens en termes de hiérarchie sportive, et fut stoppée net pour des raisons douteuses.

L‘aventure devrait désormais se poursuivre entre Bellator et Japon…pour notre plus grand drame.

Le sous-titre du premier UFC dans lequel sont apparus Quinton Jackson et Mirko Filipovic suggérait déjà un côté crucial.

Le sous-titre du premier UFC dans lequel sont apparus Quinton Jackson et Mirko Filipovic suggérait déjà un côté crucial.

Les high kicks du croate Mirko Cro Cop allaient-ils survivre à la transition du ring à la cage ? La carrière de Rampage Jackson allait-elle être relancée après de cuisants échecs ? Questions qui ont hanté les fans de MMA… il y a près d’une décennie déjà !

Au premier trimestre 2007, les deux transfuges du Pride FC semblaient encore armés pour les sommets. Mais des doutes sur leurs capacités à s’imposer dans l’Octogone apparaissaient.

La nouvelle arrivée conjointe des deux hommes l’an dernier a été accompagnée d’un parfum de suspicion, a paru être motivée par le seul attrait de signer deux stars bankables, largement dépassés par le niveau du MMA moderne. Le train était passé, il était illusoire de remettre sur le tapis les débats ayant émergé de la faillite du Pride Fighting Championships.

Quels accomplissements au sein de l’Octogone  ?

Dana White promettait ne pas encourager les fighters à réaliser le combat de trop, assurait la détermination des match up en vertu du mérite avant tout. À l’heure de l’imminent come-back de BJ Penn et du programme-maison d’on bénéficie Conor McGregor, il est dur d’accorder du crédit aux propos du futur ex-président de l’UFC. Le rachat de la première organisation mondiale d’arts martiaux mixtes par une société spécialisée dans l’événementiel promet d’ailleurs d’autres aberrations de ce type.

Dans les cas de Mirko Filipovic et Quinton Jackson, le déclin s’est opéré en trois temps. Leur parcours, suivant d’abord une pente opposée, s’est rejoint aujourd’hui.

Quand le Croate signe pour la première fois à l’UFC il sort de son plus grand triomphe : la victoire dans le Pride Openweight Grand Prix 2006 qui l’aura notamment vu décimé des légendes comme Wanderlei Silva ou Josh Barnett. On croit son avènement venu, il s’agit en fait de son baroud d’honneur.

Pour sa part, l’Américain au hurlement de chien sauvage est fidèle à lui-même, auteur d’un itinéraire en dents de scie, supposément dû à une hygiène de vie approximative. Son star power, autant qu’une fameuse victoire sur Chuck Liddell au Pride GP 2003, lui ouvrira néanmoins la voie du titre mi-lourds de l’Octogone, détenu par ce même Iceman.

L’ancien membre de la police croate est lui aussi rapidement destiné à un title shot chez les poids lourds, aussi leurs débuts communs le soir de l’UFC 67 (février 2007) revêtent-ils le même but : leur offrir un adversaire de seconde zone en pâture pour mieux les propulser vers le championnat mondial de leur catégorie plus tard dans l’année. Cro Cop expédie Eddie Sanchez dès le premier round, Rampage éprouve à peine plus de difficultés avec Marvin Eastman, mis KO au 2e, succès à l’allure de revanche puisqu’il avait causé la première défaite de sa carrière sept ans plus tôt au King of the Cage.

Due d'abord au Pride FC, la notoriété de Jackson franchit un palier après son rematch contre Chuck Liddell.

Due d’abord au Pride FC, la notoriété de Jackson franchit un palier après son rematch contre Chuck Liddell.

Les plans se passent comme prévus pour le chien fou qui foudroie Liddell trois mois plus tard en un peu moins de deux minutes, confirmant son statut de bête noire tout en s’auréolant d’or. La situation diffère pour Cro Cop qui doit composer avec l’indisponibilité de Randy Couture, sorti de sa retraite pour redevenir champion des lourds à la surprise générale ! Au lieu d’attendre patiemment son title shot, le roi du kick se confronte à l’outsider Gabriel Gonzaga à l’UFC 70. Il sera effectivement question de KO par high kick ce soir-là, mais dans le sens inverse à tous les pronostics. Le Brésilien « subtilise » ainsi le dream match de tous les amateurs du Pride et ira s’incliner face à Couture l’été suivant.

Mirko tente de se relancer aussitôt en lançant un challenge à Cheick Kongo, alors en plein essor. Mal lui en prend, le Français assure une pression constante pour dominer l’un des rares membres du roster à lui être inférieur dans les phases au sol. S’ensuit une brouille du Croate avec l’UFC concernant une prolongation de contrat. Il se ressource toute l’année 2008 au sein de la compagnie Dream, éphémère successeur du Pride FC, où le niveau moindre lui permet d’enchaîner trois combats sans le moindre impair.

De son côté, Jackson poursuit sa croissance en parvenant à unifier (à l’issue d’une rencontre des plus ennuyeuses) les titres UFC & Pride devant un Dan Henderson sans ressources. Sa chute intervient un soir d’été 2008 face à Forrest Griffin, à l’issue d’un TUF 7 dont ils étaient les coachs. La nouvelle génération éclot, Rampage fait son deuil d’un rematch et préfère se consacrer à un vieux dossier : se venger enfin de Wanderlei Silva, son double tombeur au Pride lors de batailles sanguines. Il y parvient d’un retentissant KO lors de l’ultime show de l’année. Relancé, Jackson prouve son envie intacte en obtenant une décision unanime devant l’autrefois prometteur Keith Jardine au premier trimestre 2009. Son statut de vedette grandissant, il décide d’accepter des offres cinématographiques (le rôle de Barracuda dans Agences Tous Risques notamment) qui l’écarteront plus d’un an de l’Octogone.

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En vacillant devant l’underdog Gabriel Gonzaga, Cro Cop a laissé filer bien plus qu’un title shot.

Dans quel contexte sont-ils partis ?

2009 marque l’année du retour de Cro Cop à l’UFC, à l’occasion d’un gala en Allemagne dont il fallait booster l’audience. Il se rappelle au plaisir du KO face à l’inexpérimenté Mostapha Al-Turk. Aussi lui offre-t-on la chance de se confronter à un autre récent transfuge : Junior Dos Santos. Le niveau est bien différent et cela s’avérera le début de la fin du Croate. Dominé trois rounds durant par la gracieuse boxe anglaise du Brésilien, il opte, les yeux embués de sang, pour un abandon verbal (fait rarissime!). Le couperet tombe pour les milliers de fans encore persuadés de revoir Mirko au sommet de la montagne. Il parviendra bien à vaincre un Anthony Perosh limité ou un Pat Barry trop respectueux de son aîné (via un des plus moches Rear-Naked Choke de l’histoire), mais étalera son manque de vivacité au grand jour face à Frank Mir, Brendan Schaub et Roy Nelson. Trois combats durant lesquels il n’est pas forcément baladé, mais qu’il finit invariablement sonné pour le compte au 3e round. À croire que son cardio limité aura eu raison d’une envie intacte. Fin 2011, la collaboration UFC-Cro Cop s’interrompt pour de bon.

La correction subie des mains de Junior Dos Santos scelle les dernières illusions du Croate.

La correction subie des mains de Junior Dos Santos scelle les dernières illusions du Croate.

Le temps s’avère plus clément avec Quinton Jackson, revenu de son break cinématographique pour confronter Rashad Evans en mai 2010. Les deux hommes se détestent et ne s’en cachent pas, offrant du storytelling gras en guise de promotion du combat. Or l’affrontement s’avère inversement proportionnel aux promesses éructées : victoire d’Evans par décision au bout de l’ennui. On découvre pour la première fois un Rampage démobilisé, se reposant sur des combinaisons de boxe répétitives, sa lutte et ses slams spectaculaires rangés au rayon souvenirs.

L’aventure au sein de la première compagnie mondiale de fight se poursuit trois ans sans que l’on retrouve une seule fois l’homme enthousiasmant du Pride FC. Ni lors de sa victoire douteuse par décision devant Lyoto Machida, ni par sa maîtrise de Matt Hamill, ni lors de sa dérisoire chance au titre face à Jon Jones, encore moins via son slam effectué sur Ryan Bader lors d’un gala au Japon sur fond de nostalgie. Rampage remballe son sac suite à une troisième défaite de rang début 2013. Il se répand alors en invectives et immondices concernant l’UFC, ligue ne démontrant en son sens aucun respect pour les combattants, seulement guidée par l’attrait financier. Dans ce numéro de « l’hôpital se moquant de la charité », il est rejoint peu après… par Wanderlei Silva, lui aussi démissionnaire. Lorsqu’une inimitié aussi marquée trouve un terrain d’entente, c’est qu’il y a anguille sous roche. Le refus de s’avouer dépassé, le refus des années qui passent, le refus d’un sport évoluant à un rythme supérieur ne pouvant être suivi par les tenants de la vieille école.

Là où Jackson et Cro Cop excellent dans une seule discipline, les Jon Jones, Cain Velasquez ou Alexander Gustafsson sont formés dés leur prime jeunesse à l’art des arts martiaux mixtes dans leur ensemble, une différence de conception qui creuse un sillon impossible à atténuer.

Bilan 1er passage de Cro Cop à l’UFC (2007-2011)

4 victoires, 6 défaites (dont 3 de rang par KO/TKO en fin de contrat)

Combattants vaincus : Eddie Sanchez, Mostapha Al-Turk, Anthony Perosh, Pat Barry

Échecs : Gabriel Gonzaga, Cheick Kongo, Junior Dos Santos, Frank Mir, Brendan Schaub, Roy Nelson

Bilan 1er passage de Rampage à l’UFC (2007-2013)

7 victoires, 5 défaites, champion light heavyweight, 4 combats de championnat light heavyweight disputés.

Combattants vaincus : Marvin Eastman, Chuck Liddell, Dan Henderson, Wanderlei Silva, Keith Jardine, Lyoto Machida, Matt Hamill.

Échecs : Forrest Griffin, Rashad Evans, Jon Jones, Ryan Bader, Glover Teixeira

La victoire contre Wanderlei Silva reste le dernier véritable fait d'armes de Quinton dans l'Octogone, sept ans déjà.

La victoire contre Wanderlei Silva reste le dernier véritable fait d’armes de Quinton dans l’Octogone, huit ans déjà…

Qu’ont-ils faits dans l’entre deux ?

Repartir au feu après tant de désillusions était loin d’être une évidence pour les deux anciens rois du fight. Au moment de quitter les fastes de l’Octogone, Cro Cop et Rampage ont déjà largement tiré sur la corde : 37 ans pour l’un, 35 pour l’autre, une quarantaine de combats professionnels en MMA chacun (plus une vingtaine en kickboxing pour le Croate), le futur n’est pas vraiment devant eux. Il existe néanmoins de belles alternatives à la retraite : disputer par exemple un tournoi du K-1, devenu au gré de malversations financières la version discount de la compétition prestigieuse d’autrefois, ou se diriger vers la Ligue 2 du fight mondial alias le Bellator FC.

Mirko excelle dans la première option, boosté par un événement se déroulant de surcroît sur ses terres de Zagreb. Sa victoire finale, fruit de trois décisions unanimes en sa faveur, n’étonnera guère que ceux persuadés d’une équité sportive sans faille. D’ailleurs l’absence de noms référentiels à son tableau de chasse hôte toute éventuelle crédibilité à la « supercherie ».

Quinton remporte aussi un tournoi de son côté, un mini-challenge devrait-on dire puisque seulement composé de deux duels. La finale light heavyweight de la saison 10 du Bellator le voit ainsi sortir vainqueur par décision d’un choc haineux (sur le papier) avec Muhammed « King Mo » Lawal. Il s’agit en fait d’une reproduction de la formule buzz/flop précédemment usitée avec Rashad Evans. Ce succès de mai 2014 est censé lui ouvrir droit au title shot de la catégorie, or il préfère accorder une revanche à Lawal. Combat dont personne ne veut compte tenu de la purge que fut le premier. De fait, les transactions n’iront pas plus lieu et Rampage quittera le Bellator avec une fiche parfaite de 3-0. Le partenariat de la compagnie de catch TNA avec le Bellator, lié à leur diffuseur commun (Spike TV) entraînera aussi l’homme au collier dans quelques apparitions oubliables au sein d’un ring de sport/entertainment.

King Mo, John McCarthy, Rampage : un bon casting ne fait pas un bon combat.

King Mo, John McCarthy, Rampage : un bon casting ne fait pas un bon combat.

Loin de se contenter de sa semi-renaissance en kickboxing, Cro Cop retrouve le MMA et le Japon via l’Inoki Genome Federation, compagnie organisatrice de galas événementiels plutôt que véritable ligue régulière. Il y décroche l’unique championnat mis en jeu par le biais d’un duel avec Satoshi Ishii, champion Olympique de judo n’évoluant même pas dans sa catégorie de poids ! La défense de la ceinture face au même homme ne redore pas plus le blason du Croate, par ailleurs entaché par une défaite par soumission face au talentueux ukrainien Oleksiy Olinyk lors d’un gala mettant à l’honneur les légendes de ce sport.

Fin 2014, les parcours des deux hommes se retrouvent de nouveau parallèles. S’ils n’ont pas convaincu, ils ont remporté un certain nombre de combats et prouvé que leur pouvoir d’attractivité résistait à l’épreuve du temps. Plusieurs compagnies sont enclines à leur proposer des contrats, soucieuses de faire figurer des noms mondialement connus sur leurs cartes. Toujours à l’affût lorsqu’il s’agit de couper l’herbe sous le pied de ses concurrentes, à moins que cela réponde au seul besoin de se dépêtrer de la multiplication de ses galas (41 shows programmés en 2015 quand il n’y en avait que 19 en 2007), l’UFC réembauche les deux stars, quasiment huit ans jour pour jour après leur première signature.

Bilan Cro Cop entre 2012 et 2015

3 victoires, 1 défaite en MMA avec gain du IGF Championship ; 7 victoires, 1 défaite en kickboxing avec à la clé le K-1 World Grand Prix 2012.

Combattants vaincus en MMA : Shinichi Suzukawa, Satoshi Ishii (2 fois).

Combattants vaincus en kickboxing : Ray Sefo, Loren Javier Jorge, Randy Blake, Jarrell Miller (2 fois), Pavel Zhuravlev, Ismael Londt.

Échec en MMA : Oleksiy Oliynyk

Échec en kickboxing : Remy Bonjasky

Bilan Rampage entre 2013 et 2015

3 victoires au Bellator avec à la clé le tournoi light heavyweight de la saison 10.

Combattants vaincus : Joey Beltran, Christian M’Pumbu, Muhammed Lawal.

Des confettis mais peu de crédit pour la victoire de Cro Cop au K-1 World Grand Prix 2012.

Des confettis mais peu de crédit pour la victoire de Cro Cop au K-1 World Grand Prix 2012.

Quelle destinée après l’éphémère passage de 2015 ?

L’affaire était entendue : Cro Cop et Rampage revenaient en tant que viels ambassadeurs (41 et 37 ans) plutôt qu’en compétiteurs invétérés, hors de question de les confronter aux tops contenders de leur catégorie. Mieux, l’UFC répondrait à leur souhait de matchup le plus cher : une revanche contre le briseur d’ascension Gabriel Gonzaga pour le Croate, une bataille rangée contre le puncheur kamikaze Fabio Maldonado pour l’ancien champion light heavyweight. Le premier a droit à une place de main eventer lors de l’Ultimate Fight Night 64 ayant lieu en Pologne le 11 avril, le second bénéficie deux semaines plus tard du droit à un catchweight (poids intermédiaire entre deux catégories) pour combler ses récurrentes lacunes à jongler avec la balance à bon escient.

Le niveau affiché par le « fighter of the year 2006 » inquiète fortement lors de deux premiers rounds où Gonzaga se rappelle de ses atouts de jiu-jitsuka pour maîtriser aisément la situation. Le flop est cependant évité grâce à un renversement de situation sur fond de coups de coude tranchants, la bête bouge encore qu’on se le dise ! Plus pour longtemps…Alors qu’il doit remettre ça en novembre, le Croate est retiré sans la moindre explication de la carte de l’UFN 79 à une dizaine de jours de l’échéance. Le lendemain, il annonce son retrait définitif du MMA à la stupeur générale ! Loup y es-tu ? se demandent les journalistes spécialisés.

La réponse intervient rapidement via l’agence antidopage américaine l’USADA qui informe d’un manquement à un contrôle. L’accusé avoue sa prise d’hormones interdites, non sans la justifier par la nécessité de soigner une blessure à l’épaule. Faute avouée sans être totalement assumée = sanction : deux ans de suspension, applicable sur le sol US uniquement.

Ainsi le Croate vient-il tout juste de rechausser les mitaines au Japon pour concourir au tournoi openweight lancé par le Rizin, énième successeur annoncé du Pride FC. Il y soumet par Arm-Triangle Choke (une première dans sa carrière!) le confidentiel coréen Hyun Man Myung et se dirige vers un choc prédestiné face à Wanderlei Silva (40 ans) en quarts de finale, moyen de concrétiser une trilogie tardive quatorze ans après le nul controversé du Pride 20 et onze ans après le head kick foudroyant du Pride Conflict Absolute. Les nostalgiques y trouveront leur compte, les amateurs de haut niveau un peu moins.

Une légende du circuit face à un anonyme coréen au palmarès de 3-3, combat à deux perdants ?

Une légende du circuit face à un anonyme coréen au palmarès de 3-3, combat à deux perdants ?

Quelle débouchée plus cohérente pourrait sceller le parcours de Rampage ? Alors que sa performance peu convaincante contre Fabio Maldonado s’était vu précédée d’une bataille juridique entre l’UFC et le Bellator concernant le non-respect des engagements mentionnés sur son contrat antérieur, l’homme au collier reprend aisément le chemin inverse à l’issue de cette seule victoire octogonale. En juin 2016, il obtient une décision partagée dans un duel sans envergure contre Satoshi Ishii, décidément utile en faire-valoir d’anciennes légendes. Résolument moyen, comme en témoigne la facile victoire en 2014 d’un Tito Ortiz sur un Alexander Shlemenko présenté comme invincible, le niveau du Bellator augure d’une possibilité de gonfler son palmarès de manière artificielle. Ce destin suffira-t-il à nourrir la faim du bientôt quadragénaire Jackson ?

Bilan Cro Cop à l’UFC en 2015

1 victoire (UFN 64, Gabriel Gonzaga)

Bilan Cro Cop depuis départ de l’UFC

1 victoire (Rizin World GP, Hyun Man Myung)

Bilan Rampage à l’UFC en 2015

1 victoire (UFC 186, Fabio Maldonado)

Bilan Rampage depuis départ de l’UFC

1 victoire (Bellator 157, Satoshi Ishii)

Le choix d’analyser ces deux parcours, par certains côtés distincts mais éminemment similaires pour l’essentiel, ne répond pas à la volonté de raconter un récit de vie unique.

Ils sont emblématiques de combattants passionnés, refusant de raccrocher les gants à leur sommet pour de plus ou moins nobles raisons. Le fruit d’une volonté personnelle parfois, de pressions et enjeux extérieurs souvent, tels l’avidité de compagnies pour presser le citron jusqu’à ce qu’il ne produise plus le moindre jus.

Quinton « Rampage » Jackson et Mirko « Cro Cop » Filipovic sont coupables autant que victimes. Nous pourrions en dire de même de BJ Penn, Fedor Emelianenko ou Wanderlei Silva, abîmant à chaque nouvelle apparition une aura construite sur des années, non sans satisfaire à une coupable attente des spectateurs.

Les fans ne seraient-ils pas les premiers responsables de cette tendance ?

Jusqu'ici Rampage parvient encore à jouer le jeu de l'enthousiasme...

Jusqu’ici Rampage parvient encore à jouer le jeu de l’enthousiasme…

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