Soir d’obsolescence ou de renaissance ? – Review TNA Bound For Glory 2016 (Les Cahiers Du Catch)

Je ne suis pas triste. Mais il y a un vide à l’intérieur de moi, qui bat et coupe le souffle. Je suis absente à moi-même. Delphine de Vigan

Encore une fois l’enterrement a été remis. Un « mystérieux » investisseur a surgi pour financer le plus gros événement de l’année à Orlando. Dit comme cela on croirait un work, pourtant aucune mention n’en sera faite à l’antenne, on se contentera de dérouler un show de facture moyenne, dont on ne mesure pas vraiment les conséquences. Retour sur un spectacle un brin trop soft.

Ce qui commence par des caricatures doit-il nécessairement se finir en sketch ?

Ce qui commence par des caricatures doit-il nécessairement se finir en sketch ?

Nalyse de TNA Bound For Glory 2016

Orlando, Floride (Impact Zone)

Résultats rapides du show

1-TNA X-Division Championship : DJ Z © conserve la ceinture en venant à bout de Trevor Lee via son ZDT.

2-Bound for Gold battle royal : Eli Drake sort victorieux avec une double élimination simultanée de Tyrus/Jessie Godderz.

3-Moose résiste longtemps aux assauts de Mike Bennett pour obtenir le tombé avec son Gamebreaker.

4-Impact Grand Championship : Aron Rex s’impose par décision partagée face à Eddie Edwards.

5-TNA Tag Team Championship : Les Broken Hardy’s au complet dominent le clan Decay ©. Une Swanton Bomb de Jeff sur Crazzy Steve achève les débats.

6-TNA Knockouts Championship : Gail Kim surclasse Maria © pour s’adjuger un sixième règne dans la division.

7-TNA Heavyweight Championship : Bobby Lashley © conserve encore une fois son bien grâce à un puissant Spear aérien sur Ethan Carter III.

Clip d’introduction présentant les grandes feuds de la soirée sous forme de conte moderne, tandis que les pianos de Matt et Maxell Hardy donnent le tempo. Le leader de la deletion army joue également le rôle de narrateur de ce prologue en tournant les pages d’un livre animé pour son fils.

MATCH 1 : DJ Z © vs Trevor Lee (TNA X-Division Championship)

Voilà un combat rajouté dans la dernière ligne droite, une affiche loin de briller par son originalité puisque le tenant du titre a vaincu le même adversaire dix jours plus tôt à Impact, sans compter les nombreux matchs de championnats à multiples participants comprenant les deux. Les plus optimistes se diront que la TNA a au moins le mérite de ne pas renier son histoire en offrant ce spot à la X-Division.

Première phase assez lente avec quelques saisies de bras et tête, puis succession de manœuvres plus dynamiques. La domination du heel s’installe jusqu’à une série de contres où chacun réalise ses trademarks moves. La variante de DDT du champion a finalement raison de Lee.

Durée : 11 minutes et 12 secondes.

Highlights : Huricanrana depuis la troisième corde de DJ Z, série de « sauts suicides » vers l’extérieur des deux, coup de pied de type stomp de Trevor Lee, ciseau de tête inversé du champion, puissante German Suplex du challenger, les coups ne sont pas vendus bien longtemps mais ça passe.

Note : ***

Commentaire : Un poil plus abouti que les oppositions précédentes entre les deux. DJ Z est vraiment un beau champion et il est regrettable qu’il n’y ait pas de meilleure concurrence à lui opposer.

Un show à l'image de son public, mineur ?

Un show à l’image de son public, mineur ?

Petit zoom dans les coulisses pour nous montrer l’arrivée des futurs acteurs du main event, Bobby Lashley et Ethan Carter III.

Drew Galloway est interrogé backstage concernant son retrait de dernière minute de la finale de l’Impact Grand Championship. L’Écossais affirme qu’il a insisté auprès des officiels pour livrer quand même le combat, s’estimant capable de vaincre, même blessé. Mais la compagnie n’a rien voulu entendre et il en veut à Billy Corgan car il lui doit beaucoup à son sens. Galloway conclut que la ceinture Impact Grand Championship n’aura aucune légitimité.

MATCH 2 : Bataille royale de 10 hommes de type gauntlet avec Jessie Godderz, Rockstar Spud, Braxton Sutter, Eli Drake, Robbie E, Baron Dax, Grado, Basile Baraka, Tyrus, Mahabali Shera.

Nouvelle édition de ce sous-Royal Rumble ayant plus ou moins la stipulation du Money in the Bank (un match de championnat au moment souhaité pour le vainqueur), ça ne s’invente pas !

Ordre d’entrée : 1 Jessie Godderz. 2 Rockstar Spud. 3 Braxton Sutter. 4 Eli Drake. 5 Robbie E. 6 Baron Dax. 7 Grado. 8 Basile Baracca. 9 Tyrus. 10 Mahabali Shera.

Dès son arrivée en numéro 3, Sutter reprend sa guerre avec Spud, on ne sait plus bien qui est face ou heel dans l’affaire, mais peu importe puisque Braxton est viré une minute plus tard par Eli Drake. Les BroMans s’allient quelques instants à l’arrivée de Robbie E en numéro 5 puis se mettent dessus sans explications.

Il ne se passe plus grand-chose jusqu’à l’élimination-gag de Grado se contentant de traverser le ring en largeur pour se faire éjecter par Spud, gardant son sourire tout le long tandis que le public lance des « boriiiing » bien sentis.

L’arrivée de l’ancien Sylvester Lefort en numéro 8 permet de concrétiser l’association de The Tribunal, essentiellement tournée à l’encontre des deux BroMans. S’ensuit une pluie d’éliminations à laquelle ne survit que Jessie G, auquel se confrontent encore Drake et Spud, restés à l’abri du conflit. Mais voilà le dernier vainqueur en date de la compétition et logique favori, Tyrus. L’ancien danseur de funk provoque un ouragan sur le ring, exécute Spud après lui avoir adressé le pouce romain vers le bas, puis accueille l’ultime entrant Mahabali Shera.

Censé être armé pour résister au colosse, l’Indien est interrompu dans ses initiatives par Drake et finalement sorti sur une esquive.

Tandis que Jessie G, blessé et présent depuis le début, offre une opposition héroïque à Tyrus, Drake se retient miraculeusement à la première corde du bout des pieds. L’animateur du Fact of Life finit par se redresser et prend appui sur les cordes pour effectuer l’élimination simultanée de ses deux ultimes concurrents.

Durée : 15 minutes et 19 secondes.

Highlights : Drake qui échappe à une élimination-sketch à son entrée, puis se reprend d’emblée en projetant Braxton Sutter à l’extérieur, Spud qui tente de la jouer copain-copain avec Tyrus pour s’éviter une volée de bois vert, et bien sûr la double élimination finale par Eli Drake, sorte de cache-misère de ce combat décousu.

Note : *1/2

Commentaire : Le principal problème de ce match reste son casting. Le nombre d’abord, quitte à n’être que dix on aurait été en droit d’attendre des particpants de poids (retour de blessure de Davey Richards et/ou Bram, débuts de Cody Rhodes). Au lieu de quoi, trois duos voués à meubler la division tag team (BroMans, Shera/Grado, The Tribunal), deux rivaux estampillés X-Division (Rockstar Spud, Braxton Sutter) et donc seulement deux catcheurs susceptibles d’intégrer le main event à moyen terme (Tyrus, Eli Drake).

La victoire s’est bien entendu jouer entre ces deux-là et le choix du lauréat constitue la seule bonne surprise. Privé d’un véritable règne King of the Mountain qui lui aurait permis d’asseoir son arrogance avec des arguments, Drake va constituer une menace permanente pour les détenteurs de ceintures à la fédération. Il a en effet été précisé que le vainqueur pourrait postuler au titre de son choix, moyen d’élargir la stipulation pour légitimer les présences de jobbers ?

Hmm si je lançais un défi à la championne knockouts pour marquer l'histoire, tiens ! Ah mince ça a déjà été fait.

Hmm si je lançais un défi à la championne knockouts pour marquer l’histoire, tiens ! Ah mince ça a déjà été fait.

Interview de Robert Irvine, célèbre cuisinier aux USA et surtout mari de Gail Kim en l’occurrence. Il s’exprime sur l’intronisation de sa femme au Hall of Fame, rapidement coupé par Maria qui lui signifie que la seule star de la soirée sera elle, la championne des knockouts. À ses côtés, Bennett promet qu’il réglera de son côté le compte de Moose, que l’on verra son mouvement de bras fédérateur pour la dernière fois ce soir.

Clip récapitulatif de l’historique entre Moose et Bennett.

Mine de rien, nous avons là l’une des rares storylines correctement construites ces dernières semaines à la TNA.

MATCH 3 : Moose vs Mike Bennett

Le déjà très populaire ancien joueur de la NFL a eu droit à une entrée spéciale, orchestrée par une vingtaine d’hommes portant des équipements propres à un match de foot US.

L’affrontement démarre sous le signe de la fourberie du Miracle, fuyant son opposant pour mieux le cueillir. Les coups s’échangent mutuellement à l’extérieur, rudes à souhait, puis Bennett prend le contrôle de manière technique au centre du ring. Au traditionnel travail du heel s’acharnant sur une jambe, Moose répond par des powermoves telles diverses souplesses et Powerbombs. Le tout se poursuit façon brawl avec échange de coups de poings, puis succession de contres et Gamebreaker décisif du favori de la foule.

Durée : 10 minutes et 9 secondes.

Highlights : Souplesse fracassante de Moose vers un coin du ring, Tornado DDT de Bennett, Spinning Heel Kick avec rebond sur les cordes de l’ancien footballeur.

Note : ***

Commentaire : Bien que présent depuis environ trois mois à Impact, Moose n’avait pas encore eu l’occasion de dévoiler son potentiel, il a pleinement justifié sa présence sur la carte ce soir. Et sa future place de main eventer ? Rappelons que des médias américains spécialisés l’avaient honoré du titre de rookie of the year pour sa première année à la RoH. Bref, malgré le finisher plutôt faiblard attribué à Moose (un mix entre la violente Lariat de JBL et le coup de poing retourné de Kerry « Texas Tornado » Von Erich), ce combat constitue la bonne surprise du soir.

Le concept de la haie d'honneur c'est pas de laisser un large passage à la personne célébrée ?

Le concept de la haie d’honneur c’est pas de laisser un large passage à la personne célébrée ?

Interview d’Aron Rex quelques minutes avant de disputer la toute nouvelle ceinture de l’organisation. L’ancien équipier de The Miz évoque entre les lignes les espoirs (déçus) placés en lui par les fans ces dernières années, promet qu’il montrera un nouveau visage ce soir pour ainsi mériter de rentrer dans l’histoire de la TNA. Il rappelle bien connaître Edwards puisqu’ils ont eu un entraîneur en commun, bien que possédant des styles différents, aussi assure-t-il qu’il fera le boulot pour s’assurer d’être le premier détenteur d’une ceinture révolutionnaire pour le catch.

MATCH 4 : Aron Rex vs Eddie Edwards (Impact Grand Championship – Finale de tournoi)

L‘absence d’emphase sur Eddie Edwards, ni interviewé ni présenté en amont dans un clip pour justifier le fait qu’il ait été désigné pour remplacer Drew Galloway, spoile légèrement le résultat. À noter que les rounds durent pour l’occasion cinq minutes et non trois, changement non mentionné en amont à Impact (on n’est plus à ça prés).

Le Loup a le mérite d’entretenir le suspense, utilisant vitesse et technique pour remporter la première reprise à l’unanimité des juges. Rex apparaît plus gras et lent que lors de ses apparitions à Impact, enregistrements de longue date nuisant sans doute à son maintien en forme. Aussi peine-t-il ouvertement à enchaîner deux manœuvres, finit acculé dans les cordes. Le 2e round est plus nuancé, mais pas franchement non plus en faveur de Rex, contrairement à ce que les highlights sélectionnés pendant la pause voudraient démontrer.

Le dernier round voit la domination de Rex dans la première minute, puis Edwards prend les choses en mains, lance systématiquement les attaques tandis que son adversaire se borne à contrer brièvement.

Le match nul, aussi moche soit-il en perspective, aurait dû être la solution choisie pour avaler la pilule, mais la TNA a opté pour maintenir les probables plans originels, à savoir la victoire d’Aron Rex. Par décision partagée seulement (deux juges à un en sa faveur), un moindre mal. Les plus optimistes mettront ça sur le manque d’alchimie entre les deux catcheurs.

Durée : 15 minutes (3 rounds de 5 minutes)

Highlights : Une coupure de courant totale dans la salle au cœur du 2e round, heureusement intervenu durant une lente phase au sol, les diverses accélérations données au match par Edwards dans les 1er et 3e rounds pour sauver la rencontre.

Note : **

Commentaire : Décevant sur le fond comme sur la forme. Un catcheur qui s’est présenté au bout du rouleau est porté au sommet quand un cruiserweight de talent jouant le rôle de pompier de service à merveille n’est pas récompensé. La performance de Rex interroge véritablement sur l’éventuel leurre constitué par Damien Sandow à la WWE, sa gimmick irrésistible de Mizdow ne nous-a-t-elle pas tous bernée sur son vrai niveau ?

De plus, à quoi bon avoir offert une tribune à la rage de Drew Galloway en début de PPV pour le laisser en dehors de l’affaire ?

Speech post-couronnement pour Aron Rex sous le scepticisme de la foule. Le vainqueur accepte les éventuelles critiques sur la décision des juges, on ne peut lui enlever le courage d’avoir affronter comme un guerrier les hommes face à lui, il sera d’ailleurs un champion actif et déclare accorder une revanche à Edwards à sa convenance.

Un match qui aurait davantage eu besoin d'une ellipse que d'une éclipse.

Un match qui aurait davantage eu besoin d’une ellipse que d’une éclipse.

C’est l’heure de l’intronisation de Gail Kim au Hall of Fame ! Christy Hemme revient au micro pour marquer le coup après plus d’un an d’absence, elle offre ensuite une tribune à Taryn Terrell (passablement enceinte), Awesome Kong, Dixie Carter et finalement la principale intéressée de la cérémonie. Après un vidéo clip retraçant les faits d’armes de sa carrière (exclusivement ceux à la TNA bien entendu), Kim s’épanche longuement au micro, remerciant un nombre important de personnes dont des emblèmes WWE comme Trish Stratus, Lita, Molly Holly ou Victoria (et non Tara), sans oublier son mari Robert. Elle tend la montre en or qu’on lui a remise symboliquement et retourne en arrière-scène. Elle combattra plus tard pour égaler le record d’Angelina Love avec un éventuel 6e règne chez les knockouts.

Clip récapitulatif de la feud cosmique entre la famille Hardy et le clan Decay.

MATCH 5 : The Decay © vs The Broken Hardy’s (TNA Tag Team Championship) – The Great War

Entrée de gala pour les Hardy avec Reby jouant le thème au piano, Matt assurant la chorégraphie avec sa gestuelle d’homme brisé tandis que Jeff chantonne son côté obsolète avec ferveur. Le match se déroulera à trois contre trois, fait non évident à la base puisque les ceintures tag team sont en jeu. La stipulation dite « The Great War » serait supposément une variante d’un no holds barred, à moins qu’il ne s’agisse d’un falls count anywhere match. Ce sera les deux. Il apparaît rapidement que la partie du combat hors de l’arène a été préenregistrée, elle donne lieu à deux fils rouges : Jeff contre Crazzy Steve dans l‘arrière-scène de la salle et Matt opposé à Abyss sur une route désertique, censée être à proximité des studios Universal. Les séquences « in ring » s’apparentent à un monster’s ball avec présence des nombreux accessoires favoris d’Abyss : agrafeuses, bâte de barbelés, punaises, poubelles. On ne comprend pas tout tant la réalisation saute d’une bataille à une autre, mais tout rentre dans l’ordre via un finish hardcore au centre du ring hexagonal avec tous les participants. Abyss est un temps coincé entre deux tables barbelées, couvert par Matt pour le compte de trois…mais il s’agissait d’une intervention botchée de Rosemary pour casser le tombé, l’arbitre sauve les apparences comme il peut en retenant le dernier coup. C’est ensuite à Crazzy Steve de subir la foudre des frangins déchaînés : Jeff s’élance d’une grande échelle pour faire passer son ennemi à travers deux tables. Cette fois la messe est dite.

Durée : 22 minutes et 28 secondes.

Highlights : Trois transformations successives de Jeff Hardy grâce à l’eau du lac de réincarnation (dont l’une en lanceur de citrouilles, probable référence à une vieille gimmick du temps de l’OMEGA), un caméo stupide du redkneck dont la voiture avait été braquée lors du Delete or Decay, l’apparition attendue du drone Vanguard-1, Matt s’improvisant lanceur de flammes façon Ghost Rider, autant de trips foutraques comme la storyline le promettait.

Note : ***1/2

Commentaire : Le finish est presque trop propre et radical pour clôturer la feud, un ultime élément fantastique n’aurait pas été de trop. Légère déception aussi quant à l’absence du majordome Senor Benjamin. Passons aussi sur l’état de forme passable des frères Hardy pour retenir leur mérite d’avoir effectuer des manœuvres à haut risque, d’avoir été aussi les premiers à enflammer la foule dans une soirée monotone.

Reste une inquiétude : l’angle de Broken Matt peut-il se poursuivre une fois cet avènement atteint ? Les Hardy ont convaincu dans le rôle de chasseurs, de personnages à part, quasiment démarqués des obligations du reste du roster, peuvent-ils redevenir une simple équipe défendant les titres à la régulière ? Comment rebondir après ces cinq mois haut en couleurs ?

Les mauvaises langues diront que ça n'a toujours volé très haut.

Les mauvaises langues diront que ça n’a toujours volé très haut.

Vidéo nous rappelant le finish du dernier Impact : la victoire de la team Lashley dans le Lethal Lockdown, ayant permis au champion poids lourds d’imposer la stipulation no holds barred pour ce soir. Lashley intervient au micro de Jeremy Borash pour dire en gros qu’aucun de ses précédents challengers n’avait le niveau, il en est de même pour ECIII ce soir, il est la seule chose réelle dans cet univers.

MATCH 6 : Maria © vs Gail Kim (TNA Knockouts Championship)

Prévisible tentative d’entourloupe de Maria en avant-match, elle tente de se désister en prétextant une souffrance persistante à son bras gauche blessé. Elle est cependant trahie par son assistante Allie, s’exprimant en toute bonne foi à l’appui du certificat médical pour lui rappeler que les médecins ont précisément dit l’inverse. Kim fonce à l’abordage et la cloche retentit. La championne prend néanmoins le dessus en se servant d’Allie comme bouclier. Elle détruit sa challengeuse les trois quarts du combat, sans utiliser la moindre prise de catch ou presque. Mike Bennett se pointe pour transmettre une attelle à sa femme. Malgré un coup porté sur Gail avec cet objet, le compte s’arrête à deux. L’assistante de Maria passe à nouveau pour maladroite en loupant un nouveau lancer d’attelle, moment à partir duquel Kim prend l’ascendant pour ne plus le lâcher. Son Eat Defeat clôt une opposition brève.

Durée : 5 minutes et 19 secondes.

Highlights : Les doigts d’honneur de Kim pour signifier la nature particulière du match, tout autant que la prise en quatre autour d’un poteau du ring depuis l’extérieur. Peu de choses effectuées au final, mais bien faites.

Note : **1/2

Commentaire : Une rencontre assez acceptable, petite surprise à sa manière, sans doute du fait de sa rapidité et du bon travail de booking en amont. On peut y voir un segment réussi puisqu’il va permettre de rebondir sur l’inévitable rébellion d’Allie à Impact, de replacer Maria en simple membre du roster, sans compter la feud lancée à l’issue du duel (voir ci-dessous).

Quand bien même l'émancipation d'Allie nous fera une belle jambe !

Quand bien même l’émancipation d’Allie nous fera une belle jambe !

Mike Bennett vient au chevet de sa femme suite à l’affrontement, puis s’empare du micro. Il est scandalisé par le déroulement des événements ce soir, crache sur la façon dont la compagnie le traite depuis son arrivée, promet de prendre le show en otage, qu’il restera sur le ring et incite le public à quitter les lieux.

La lumière s’éteint alors (volontairement cette fois-ci), un nouveau theme song retentit et la paire Cody & Brandi Rhodes s’avance sur la rampe. Maria vient confronter Cody au cœur du ring, lui ordonne de retourner en backstage, puis se retrouve en face de Brandi. Le couple Rhodes prend aussitôt le dessus sur le couple Bennett à la grande joie du public.

Des actes plutôt qu’un discours, voilà l’arrivée tant attendue de Cody Rhodes, et une première feud toute trouvée.

Clip revenant sur le règne impitoyable de Lashley, un temps triple détenteur de ceintures et surtout invaincu depuis de longs mois.

MATCH 7 : Bobby Lashley © vs Ethan Carter III (TNA Heavyweight Championship) – No Holds Barred

Rien de mémorable pour les entrées des deux main eventers, soit une première déception. La suite est conforme à ce qu’on peut attendre de deux des meilleurs performers de la compagnie. Sonné d’entrée par un Spear fourbe, le challenger subit la domination du Destroyer durant les premières minutes. La suite est plus équilibrée, globalement au service de la résistance de Lashley, aspect qui transparaît le plus du duel. Ainsi Ethan Carter III tente des manœuvres étrangères à son moveset, plus proches de celles d’un high flyer, à l’image d’un Frog Splash. Trois Spears n’ont pas raison du challenger, alors le champion finit par se saisir d’une chaise, puis instille sa dose de MMA au duel avec un Rear-Naked Choke (répondant au Guillotine Choke de son adversaire). Une phase avec plusieurs tentatives de finishs s’ensuit : ECIII loupe son One Percenter depuis le haut des cordes, Lashley en profite pour s’élancer avec un ultime Spear aérien. Le compte est bon.

Le Destroyer ne s’attarde pas après son succès et le show se conclut sans la moindre emphase.

Durée : 16 minutes et 11 secondes.

Highlights : Le premier Spear, effectué pendant l’annonce d’ECIII, l’inattendu Guillotine Choke du challenger, un puissant mais insuffisant One Percenter.

Note : **1/2

Commentaire : Ainsi Lashley sauve l’honneur des heels puisque tous les autres champions sont faces à l’issue de la soirée. Le tout de manière clean et relativement proprette. Il est sans doute sévère d’attribuer la même note à ce combat qu’à Maria/Kim, mais les attentes étaient bien supérieures. Et que dire du manque d’adéquation entre la feud et l’affrontement ? L’inimitié entre les deux belligérants et la stipulation n’ont pas suffisamment été exploitées, rien n’a transpiré du vieil antagonisme ni donné un caractère exceptionnel au combat.

Une chaise Bobby, tu n'y songes pas ? Trop no holds barred quoi, va falloir interdire le show aux -18 ans.

Une chaise Bobby, tu n’y songes pas ? Trop no holds barred quoi, va falloir interdire le show aux -18 ans.

Une soirée mitigée, rien de complètement inacceptable, rien que l’on puisse qualifier d’historique. Le gala a paru se driver tout seul, légèrement en roue libre par moments, parfois sur une voie d’accélération, le plus souvent en circulation alternée. L’absence du président Billy Corgan à l’antenne doit-elle être interprétée comme la preuve d’un véritable bouleversement en back-office ? Ou comme l’absence totale d’un pilote à bord ?

Pour qui se remémore la déconfiture que fut Bound For Glory 2013, l’incongruité de l’édition 2014 (partenariat d’un soir avec la fédération japonaise mineure W-1), la quelconque valeur du PPV de l’an dernier, cet opus mérite une certaine considération.

Sur le plan sportif du moins, car il n’induit pas de grandes perspectives.

Si le push accordé à Eli Drake nous épargne un doublé de Tyrus (ex-Brodus Clay) dans le bound for gold, pas de nouvelle ère en vue, encore moins de révolution en germe compte tenu des résultats du soir. Avec trois nouveaux champions historiquement estampillés WWE (malgré les nuances qu’on peut apporter concernant Gail Kim), l’arrivée en sauveur de Cody Rhodes ou le maintien de Lashley au sommet, la TNA confirme son incapacité à donner les clés du camion à une clique qui aurait émergé de ses rangs. Mais y’a-t-il seulement la matière pour ?

Après tout, qui a obtenu la plus grosse pop de la soirée ?

Après tout, qui a obtenu la plus grosse pop de la soirée ?

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