Cohérence zéro – Review TNA Impact Janvier-Février 2017 (Les Cahiers Du Catch)

Where is my mind ? Where is my mind ? Un spectateur de la TNA ayant avalé trop de couleuvres

Alors comme ça la Ligue 2 du catch US n’est pas devenue meilleure à mesure que les tractations en coulisse se réglaient ? Alors même que la bouc-émissaire du mauvais goût Dixie Carter quittait la direction ? Ce coup de balai hivernal a aussi emporté le booker en chef, Dave Lagana. Qu’en est-il du niveau de ses remplaçants ? Jusqu’ici tout va mal. Voici pourquoi.

Je ne suis pas un bon gars, je ne suis pas un mauvais gars, je suis le gars qui ne sait pas ce qu’il fout là.

Comment 2017 a vu la TNA passer de foutraque à insupportable

Parce que beaucoup d’affrontements n’avaient pas grande utilité, contentons-nous de citer les principaux résultats des deux premiers mois de l’année à Orlando :

5 janvier

TNA Grand Championship : Moose © conserve la ceinture par décision partagée devant Mike Bennett.

TNA Heavyweight Championship : Eddie Edwards © profite de l’intervention de Davey Richards pour remporter le triple threat aux dépens de Lashley et Ethan Carter III.

12 janvier

-Lashley reprend le statut de challenger numéro un après avoir vaincu Ethan Carter III dans un last man standing.

TNA Tag Team Championship: The Broken Hardys © restent au sommet en prenant le meilleur sur des Wolves (Eddie Edwards & Davey Richards) reformés.

19 janvier

-Race for the cases match: Les quatre mallettes en jeu sont successivement décrochées par Eli Drake, Trevor Lee, Bram et Jeff Hardy. Elles permettront aux détenteurs de choisir l’opposant de leur choix.

TNA Grand Championship: Drew Galloway réussit son retour en détrônant Moose © à l’aide d’un low blow et de son Claymore en finish.

26 janvier

TNA Grand Championship: Drew Galloway © s’impose lors du rematch devant Moose avec le même type de triche que la semaine précédente.

TNA Knockouts Championship: Rosemary © domine Jade dans un monster’s ball.

TNA X-Division Championship: DJ Z © conserve son titre dans un 5-way incluant Trevor Lee, Andrew Everett, Marshe Rockett et Caleb Konley.

TNA Heavyweight Championship: Lashley s’impose 3-2 face à Eddie Edwards © dans un 30-mins iron man match. The Destroyer conquière ainsi son 4e championnat TNA.

2 février

TNA Heavyweight Championship: Lashley © met fin à la résistance de Jeff Hardy avec un Spear.

TNA Grand Championship: Drew Galloway © domine l’inconnu Rob Ryzin en deux minutes, le champion avait lui-même désigné son challenger.

TNA X-Division Championship: Trevor Lee reprend l’or de sa catégorie dans un ladder match contre DJ Z ©.

-Ethan Carter III bat Eli Drake, malgré la présence de son sbire Tyrus.

9 février

TNA Grand Championship: Drew Galloway © s’impose par tombé au 2e round devant Mahabali Shera.

TNA Heavyweight Championship: Lashley © bénéficie de l’aide inattendue de Davey Richards pour asséner un spear victorieux à Eddie Edwards.

16 février

-Au sein d’une fédération mexicaine locale, The Broken Hardys parviennent à vaincre la paire championne Psicosis/Super Crazy.

-Le street fight entre Eddie Edwards et Davey Richards se conclut en no contest, pour cause notamment d’implication de leurs conjointes.

23 février

-Tyrus s’impose par DQ devant un Eli Drake qui s’en est pris d’emblée à l’arbitre.

-The Broken Hardys battent cette fois Ron Mathis & Cage, vendus comme les tenants des titres depuis 12 ans de la CWF Mid-Atlantic, fédération de Caroline du Nord.

-Le nouvel arrivant Josh Barnett force Bad Bones à l’abandon avec une clé de bras.

TNA X-Division Championship : Trevor Lee © remporte le rematch devant DJ Z grâce à l’aide de Shane Helms.

Drake/Tyrus en pleine variation de je t’en veux, moi non plus.

Aron Rex pacifiste froufrou, Rockstar Spud groom et autres inepties

Où commence et où s’arrête l’horizon du possible en matière de catch ? Tout a été essayé ou presque niveau gimmick, des virages à 180 degrés nous ont souvent été offerts pour des catcheurs à la nature instable (Kane ou Big Show à la WWE ; Samoa Joe ou Abyss à la TNA), mais au moins étaient-ils motivés par un but, un push, une grande visée derrière la petite idée en quelque sorte… Où trouver trace d’une telle ambition concernant les nouveaux personnages joués par Aron Rex et Rockstar Spud ? Le premier s’orne d’une robe de chambre à la Ric Flair, prône une sorte de (faux) message pacifiste à la Bo Dallas, déborde de maquillage et dévoile une émotivité que rien ne motive depuis sa récente arrivée dans la compagnie (troisième incarnation différente en cinq mois). Pour couronner le tout, on lui a adjoint Rockstar Spud, lui aussi transformé après s’être fait river les épaules par deux adversaires hors-normes (le fils Hardy et Swoggle, ex-Hornswoggle). Auteur d’un pétage de plombs doublé de la promesse de quitter le business début janvier, il revient la semaine suivante en tant que groom de Rex, portant la tenue classique du garçon d’hôtel grand standing. Un ersatz de rivalités ça et là, tantôt avec Ethan Carter III, tantôt avec Robbie E dont on ne sait pas plus les motivations.

Si les approximations avaient concernés ces seuls asticots encore, mais elles ont été quasiment le fil rouge des dernières semaines. Feuds inachevées, idées oubliées en chemin, concepts bancals. Prenons par exemple le Race for the Cases, combat remplaçant le traditionnel Feast or Fired. Ce dernier était, même en kayfabe, débile en soi on est bien d’accord (renvoyer un catcheur pour avoir décrocher par hasard la mauvaise mallette alors que les trois autres offrent des matchs de championnat), cependant il était clair. Dans cette nouvelle mouture, les détenteurs peuvent au sens élargi défier les adversaires voulus, sorte d’open fight night revu et dévoyé. Hors Jeff Hardy qui a eu le bon sens de chercher à remporter le titre poids lourds, les autres ont simplement poursuivi leur feud du moment, le DCC a par exemple exigé un match contre Decay qu’il peut pourtant affronter tous les quatre matins, Trevor Lee a défié (et enfin vaincu) une énième fois le champion de la X-Division DJ Z, tandis qu’Eli Drake s’est rappelé à sa rancoeur envers Ethan Carter III qui l’avait forcé au silence en fin d’année 2016.

Quelques absurdités de booking à relever aussi en chemin tels DCC qui se remet à attaquer faces et heels confondus pour se rappeler à l’onde de choc recherchée à leur formation, puis rentrent aussitôt dans le rang pour feuder avec le seul Jessie Godderz (là aussi sans motivation claire), Eli Drake qui s’adjoint les services de Tyrus, puis l’abandonne à son sort en plein tag team match, puis se rabiboche en lui promettant une augmentation de salaire, Moose qui est noyé entre son aspiration à reprendre l’Impact Grand Championship dérobé par Drew Galloway et son souci de rescousse de la belle Brandi Rhodes, assaillie par Decay pour avoir refusé d’être recruté par la leader Rosemary, elle-même empêtrée dans un challenge continu avec Jade pour la ceinture des knockouts. Au final le retour de Cody Rhodes, et le triptyque binaire entraînant son heel-turn (« Tu es venu aider ma femme, je suis trop jaloux, je te tape ») entraîne Moose dans une autre perspective… On peut multiplier l’analyse à quantité de membres du roster, concernés par diverses oppositions au point de ne pouvoir mener correctement une feud à son terme.

Que ceux qui vont utiliser leur mallette comme des branques lèvent la main !

X-Division : La feud Mandrews/DJ Z mis sur la touche

Au milieu des pourparlers concernant Drew Galloway et les frères Hardy, rien n’a fuité sur une éventuelle fin de contrat d’un catcheur aussi secondaire que Mandrews. L’Anglais avait réalisé un heel-turn en fin d’année 2016, lui ouvrant a priori les portes vers un championnat de la X-Division. Il avait ensuite vaincu Aiden O’Shea dans un duel placé là comme par défaut. La voie vers une grosse feud avec son ancien coéquipier DJ Z semblait toute tracée. Au lieu de cela, ce plan a été rangé au placard pour privilégier la série d’affrontements en mode random du champion contre des challengers multiples. Grâce à la mallette décrochée au Race for the Cases, Trevor Lee parvient néanmoins à mettre fin à un règne somme toute correct. Le poulain de Shane Helms conquière ainsi son deuxième titre de la catégorie, pour l’anecdote un an jour pour jour après son premier sacre.

Le grand freluquet confirme sa présence sur le trône lors de la revanche fin février, se permettant entre temps de chasser Andrew Everett de sa team. Ce dernier incitait Lee à couper les ponts avec Helms, estimant qu’ils pouvaient atteindre les sommets sans ce trublion. Le champion choisira donc la direction inverse, entraînant Everett dans un probable face-turn, mais vu qu’il ne faut jurer de rien à moyen terme avec la TNA…

Everett et son huricanra(pas) jusqu’au bout.

Allie/Maria, la rébellion à contretemps

Parfois une claque en pleine face ne suffit pas pour clore une entente, ni même un gâteau envoyé en pleine poire. Depuis qu’elle avait débuté officiellement une activité de catcheuse en décembre, l’émancipation d’Allie semblait acquise. Et pourtant voilà qu’elle débute l’année avec la même servitude envers sa patronne Maria, celle-ci utilisant les prétextes les plus dérisoires pour la traiter avec mépris. La très irritable rousse de choc continue de fomenter les pires calculs au sein de la division knockouts. Elle intimide/menace ainsi Brooke Tessmacher à son retour ou fait peser une pression sur Braxton Sutter pour qu’il s’éloigne d’Allie et s’oriente plus franchement vers Laurel Van Ness.

Rien ne nous ai dit sur le dossier détenu pour Maria pour pousser Sutter à obeir à ses directives, toujours est-il qu’il va jusqu’à demander la préférée de la chef en mariage avant de se rétracter pendant la cérémonie au centre du ring. Pendant tout le processus, Allie est évidemment humiliée, elle doit même essuyer les foudres concernant ses idées farfelues lorsqu’elle prend en mains l’organisation des festivités. Et le jour J Sutter lui saute dans les bras pour officialiser la vraie romance en sourdine depuis des mois. Dans l’électricité du moment, Maria prononce le licenciement d’Allie, mais cette dernière affirme choisir la démission.

Il aura donc fallu deux autres mois pour clore cet angle singulier autour de la blonde tendance benêt et la rousse manipulatrice. L’essentiel des faits saillants concernant les knockouts auront encore une fois eu lieu en backstage tandis que le côté ring frise la désertification.

Au sein de ce marasme ont été emportés Braxton Sutter, et surtout Mike Bennett dont les seules présences ont consisté à appuyer les manigances de sa femme, tels ces segments pas vraiment drôles de l’enterrement de vie de garçon qu’il a chapeauté. Deux bons catcheurs réduits au rang de faire-valoirs au coeur d’une section féminine perdant son âme.

Hipsters rien pour attendre.

Impact Grand Championship : Galloway face aux premiers venus

Finaliste originel du tournoi IGC dont la finale se déroulait à Bound For Glory, Drew Galloway est logiquement revenu de blessure pour s’attaquer à ce sésame. La première tentative fut la bonne. Il défait Moose lors de l’épisode du 19 janvier. Non sans la légère triche du Low-Blow, effectué sous les yeux de l’arbitre. Nous trouvant dans un type de combat reprenant les codes du MMA, l’Écossais subit une pénalité d’un point au pointage des juges pendant que Moose bénéficie d’un laps de temps pour récupérer. Or le fier guerrier du foot américain décide de donner son feu vert rapidement à l’arbitre, il reprend en titubant et subit aussitôt le finish de Galloway. Lors du rematch, même scénario sans être vu de l’officiel ce coup-ci. Cependant Moose poursuit ses velléités de reconquête. Le 2 février, il s’amène pour répondre à un open challenge du champion (l’épisode où les détenteurs de mallettes pouvaient s’autobooker, sachant qu’aucun des deux n’en avait une à disposition, bref merci pour ceux qui arrivent à suivre) mais se voit rétorquer que la place est déjà prise. Drew s’est en effet auto-désigné le jobber Rob Ryzin (sans doute première et dernière apparition à la TNA) comme challenger. The Choosen One le bat évidemment avec une facilité déconcertante.

Le prestige de ce titre dans l’affaire ? Pas d’inquiétude, il le défend la semaine suivante…contre Mahabali Shera, un match tous les deux mois en moyenne à la fédération. Pourquoi ? Comment ? Sous quel prétexte l’Indien a-t-il eu droit à une chance à un titre voulu comme intermédiaire entre le world heavyweight et celui de la X-Division ?

Avec Galloway, la compagnie a (avait ?) un gros détenteur potentiel pour crédibiliser ce jeune championnat. L’histoire ne s’écrira sans doute pas ainsi hélas. Il faudra d’ailleurs clore cette parenthèse n’ayant guère plus de sens que les feux TNA King of the Mountain title ou Legends title ou TV title ou Global title etc.

Ou women’s « mixed » tag team title.

Edwards/Richards, quand la TNA recycle (encore) une autre fédération

Pendant que Bobby Lashley entame un 4e règne de champion poids lourds sur une voie dégagée, les vieux équipiers des Wolves se déchirent. Que nous vaut l’honneur ? Peu de choses en vrai. Janvier 2017 a confirmé le retour dans le paysage floridien de Davey Richards. Soucieux d’empêcher l’usage d’armes par Lashley, le demi-loup a de fait réalisé une intervention décisive en faveur d’Eddie Edwards lors du triple threat clôturant le premier épisode de l’année. Un retour en action plus concret a lieu la semaine suivante avec à la clé un échec pour détrôner les frères Hardy lors d’un dream match qui méritait une meilleure exposition.

Aucun indice n’est alors disséminé pour suggérer une faille dans la fidélité de Richards envers son coéquipier émancipé. Lorsque le 26 janvier Edwards doit céder la ceinture à Lashley à l’issue d’un iron man match, tout se déroule de manière clean (sinon l’étrange façon d’abréger le levé de bras par l’arbitre sur la prise de soumission finale). Il n’en sera pas de même lors du rematch où les promesses de soutien de Richards volent en éclat. En plus d’empêcher le tombé en faveur de son ami, le Loup frustré lui inflige une dérouillée de première. Un street fight est aussitôt expédié la semaine suivante, nourri de la participation au brawl par les convives des deux Wolves, dont une Angelina Love redevenue heel pour coller au turn de son mari.

Voilà au moins Edwards éloigné quelques temps du title picture, pas une si mauvaise nouvelle (voir les 10 souhaits en fin d’article).

Que dire cependant du manque d’originalité là-dedans ? Certains fans hardcores apprécient ce côté smart de la TNA consistant à poursuivre/relancer alliances ou rivalités ayant débuté dans d’autres compagnies. On se souvient de Tyson Tomko homme de main de Christian Cage, soit le même rôle que dévolu à la WWE ou Ric Flair reprenant ses débats d’arrière-garde avec Mick Foley. Cette fois on recycle une feud ayant squatté le main event de la ROH au début de la décennie. Cette facilité d’écriture a tendance à me consterner, au moins peut-on espérer de beaux duels entre deux hommes se connaissant à la perfection… Je n’en attend pas autant du top face fabriqué Josh Barnett, catapulté challenger de Lashley au nom de son prestigieux passé en MMA. Une petite victorie devant un jobber fin février lui assure en effet de disputer la ceinture au début du mois de mars.

Avec cette vieille figure de l’UFC, la TNA recycle cette fois les tentatives infructueuses entreprises il y a quelques années avec Tito Ortiz et Quinton Jackson. Un mec déboule de nulle part, et sous prétexte d’avoir détenu la plus fameuse ceinture des Arts Martiaux Mixtes (il y a maintenant quinze ans !) défie un homme ayant lui aussi la particularité de cumuler carrières en catch et MMA.

Je précise être fan de la discipline et donc plutôt à même de mesurer l’apport de Barnett en termes de ratings ou star power. Il s’apparente à zéro. Si The Warmaster s’est effectivement maintenu dans la hiérarchie comme un honnête top 10 voire top 15 de la division poids lourds, son impact médiatique n’atteint pas celui d’un Brock Lesnar, son aura est bien loin de celle d’un Randy Couture ou Ken Shamrock. Quitte à assister à un Lashley/Barnett, j’aurais préféré qu’il se déroule côté fight. Il y aurait alors eu une logique d’évolution dans le parcours du Destroyer, quand tout porte ici à croire à une simple pige bouche-trou.

Bon y’a bien une star du MMA qui est en stand by en ce moment, mais parait-il qu’il s’en carre de la X-Division.

Hardys all over the world, dernier éclat avant la révérence ?

Après une succession de victoires face aux deux seules autres équipes régulières du roster (Decay et DCC) et un one shot prestigieux avec les Wolves, les champions par équipe de la fédération ont décidé d’ajouter une ligne au si controversé broken universe : les voilà lancés dans le challenge insensé d’unifier tous les titres des fédérations à travers le monde. À l’aide du drone Vanguard-1, configuré dans une sorte de version 2.0, les deux frères se téléportent pour défier des champions régionaux.

Première étape : le Mexique avec à la clé le croisement d’un duo de vieilles connaissances des fans de catch US : Psicosis et Super Crazy. La semaine suivante, c’est une petite fédération de Caroline du Nord qui est concerné. Bien entendu Jeff & Matt sortent victorieux de ces mini-crossovers pour poursuivre l’aventure, censée les faire grimper d’une strate supplémentaire à chaque fois jusqu’au couronnement mondial absolu. Les combats n’ont pas été retransmis en intégralité, au bénéfice d’un montage dynamique présentant les principaux spots, les réactions de la foule et les séquences tournées en parallèle. Ainsi un running gag semble être promis à revenir chaque semaine : l’affolement du promoteur local quand il voit les Hardys débouler dans son vestiaire. Il témoigne de son absence de moyens pour les intégrer au show du soir, mais les choses étant bien faites les frangins tiennent à effectuer leur challenge bénévolement.

À l’heure où les fuites concernant le non-renouvellement de contrat des Hardys avec la TNA ont été confirmées, cet angle pourrait paradoxalement connaître une fin cohérente avec leur arrivée à la WWE pour conquérir les ceintures ultimes. Auparavant un passage à la ROH est fortement pressenti, si ce n’est déjà enregistré, compte tenu de l’amitié de la famille avec les Young Bucks, les champions de la compagnie, régulièrement mentionnés à l’écran.

Dans quelle mesure la volonté de garder la main sur le Broken Universe, impliquant de pouvoir se booker librement sur la scène indy, a été décisive dans la fin de l’entente Hardys/TNA ? Et comment la compagnie floridienne rebondira-t-elle une fois démunie de son atout principal de l’année écoulée ?

In Drone we trust.

Conclusion : Dix idées pour sauver ce qu’il reste de la TNA en 2017

1*Relancer vraiment la feud Eli Drake/Ethan Carter III.

L’absence de star power va devenir de plus en plus criante les prochains mois. Ce n’est pas une feud Lashley/Barnett qui peut faire office d’ambassadrice du produit, tandis que la rivalité Drake/Carter entamée en 2016 mériterait une meilleure exposition, voire devenir le fil rouge d’Impact, avec tant qu’à faire le titre mondial dans l’équation.

2*Conserver coûte que coûte Drew Galloway.

Hélas, à peine ai-je pu mentionner ce point à l’issue de la vision du dernier épisode de février que le départ de l’ancien chouchou de Vince McMahon a été confirmé. A priori nous le verrons perdre sa ceinture d’Impact Grand Champion durant le mois de mars.

3*Reconstruire la division tag team une fois l’angle des Hardys à travers le monde fini.

Là aussi l’heure n’est plus au choix, mais à l’obligation. Quid des épisodes en stock pour perpétuer quelques semaines l’idée de championnat tag team planétaire des deux frères les plus barrés du monde du catch ? L’annonce du non-renouvellement de leur contrat obligera de fait la compagnie à repenser sa division par équipe.

4*Trouver un General Manager charismatique pour driver les programmes à l’écran (pas forcément Jeff Jarrett hein).

Qui booke les matchs de la TNA ? Que l’on ne sache rien des décisions en coulisses soit, mais trouver quelqu’un pour incarner le pouvoir en kayfabe est un moindre mal. Sauf à vouloir poursuivre l’autodésignation de challengers et l’autobooking généralisé.

5*Supprimer l’Impact Grand Championship qui peine à trouver sa place entre le titre poids lourds et celui de la X-Division.

Avec le départ acté de Drew Galloway, dernier détenteur, la disparition de cette ceinture ne devrait pas faire verser beaucoup de larmes dans les chaumières.

6*Réaliser un nombre plus important de PPV, au minimum un par trimestre. Ainsi les feuds s’orienteront vers ceux-ci plutôt que d’être bâclées sans la moindre emphase.

Fini de dilapider les feuds à l’emporte-pièce, fini d’enchaîner les combats sans les enorgueillir d’une certaine aura. Du moins c’est l’objectif souhaitable, qui dépendra du degré d’investissement des nouveaux dirigeants de la compagnie.

7*Définir de manière plus limpide/logique les challengers de chaque ceinture.

En lien direct avec le point 4. Il s’agit de revenir à une logique d’ascension, de ne plus faire enchaîner aux catcheurs les allers-retours midcard-main event sans l’avoir légitimé par une histoire ou des résultats.

8*Recruter quelques espoirs de la scène indy, notamment pour la division tag team.

Là encore une obligation au stade où les talents fuient la fédération (Galloway, Hardys, Bennett, Jade). Pourquoi pas en cherchant un partenariat avec la ROH ?

9*Utiliser Eddie Edwards et Davey Richards dans la X-Division, d’autant que Moose, Drake ou ECIII ont de plus amples atouts pour contrarier l’hégémonie Lashley.

David contre Goliath ça va un temps. Le règne d’Edwards était une simple parenthèse, à certain titre réussi d’ailleurs, il convient à présent de revenir à une base classique.

10*S’exporter davantage hors de l’Impact Zone et promouvoir de manière plus efficace les shows « one night only » et autres événements spéciaux.

Facile à dire évidemment. Quelle politique définira le groupe Anthem Sports à ce sujet ? Jusqu’ici les départs de certains cadors du roster vont dans le sens des économies budgétaires.

Spoiler de mars : Des ânes maîtres du booking, tout s’explique !

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