Critique Logan (Allociné)

Logan de James Mangold avec Hugh Jackman, Patrick Stewart, Dafne Keen (États-Unis; 2017) ***

Dans un futur proche, un certain Logan, épuisé de fatigue, s’occupe d’un Professeur X souffrant, dans un lieu gardé secret à la frontière mexicaine. Mais les tentatives de Logan pour se retrancher du monde et rompre avec son passé vont s’épuiser lorsqu’une jeune mutante traquée par de sombres individus va se retrouver soudainement face à lui.

Un vent de fin de cycle souffle sur les productions cinématographiques issues de l’univers Marvel. Après une quinzaine d’années à développer à l’écran les personnages des différentes franchises (X-Men, Avengers) certains sont destinés à passer le relai. En premier lieu le fascinant Wolverine, mutant griffu controversé, anti-héros par excellence, dont le titre annonce le retour à sa facette la plus humaine : Logan. En effet, l’angle utilisé ici consiste à évoquer son déclin, la fin de la toute puissance associée à son facteur auto-guérisseur le vouant à l’immortalité.

Nous retrouvons un homme dépité, réduit à sa fonction de chauffeur de taxi de luxe dans les rues de Madripoor, tentant vainement de camoufler ses habiletés de mutant. Aussi une féroce riposte à l’agression de délinquants ordinaires grillera sa couverture et remettra son versant bestial sur le grill. Ajoutons à cela la nécessité de préserver la santé mentale d’un Professeur Xavier soumis à la puissance illimité de son pouvoir de télépathe, et l’irruption d’une petite fille à protéger (bien que se défendant fort bien par elle-même) et voici l’intrigue basique sur laquelle s’appuie ce (probable) dernier volet de Wolverine au cinéma. L’action y est omniprésente, souvent fluide, limpide, joliment chorégraphiée, parfois crue et gratuite. Le revenant James Mangold (Copland, Identity, mais aussi le précédent Wolverine, Le Combat de l’Immortel) se montre par ailleurs habile lors de scènes plus intimistes, insiste particulièrement sur la souffrance du guerrier déchu, instille un souffle épique à son baroud d’honneur. Si les personnages secondaires sont peu fouillés, ils ont le mérite d’offrir une configuration inédite à un film estampillé Marvel, font de ce finish haletant un film parfaitement regardable de manière indépendante. Et puisque le temps est relatif dans le monde des comics, rien n’empêchera de composer des épisodes se situant avant ce bouquet final.

Reste le défaut habituel : la durée excessive de 2h15 pour une succession de scènes répétitives à la longue, heureusement excusable par l’audace de l’ensemble.

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