BILAN MMA 2017: Partie 1 – UFC, des poids lourds aux poids moyens

C’est un secret de polichinelle : l’UFC ne traverse pas sa période la plus faste. Entre départs en retraite de grands noms ces dernières années, déclins de vieux lions encore en activité ou absences pour raisons diverses de stars actuelles, la compagnie a bouclé un exercice 2017 mitigé. Ce qui n’interdit pas d’en dresser un bilan sportif détaillé. Dossier décomposé en trois parties compte tenu des nombreuses divisions représentées. Dans ce premier volet un point sur les catégories poids lourds, mi-lourds et moyens.

Poids lourds (+93kg) : Une éclaircie au milieu des blessés et égarés

Top 10 officiel de l’UFC

CHAMPION : Stipe Miocic (17-2)

1.Francis Ngannou (11-1)

2.Alistair Overeem (43-16 + 1 NC)

3.Fabricio Werdum (23-7-1)

4.Cain Velasquez (14-2)

5.Mark Hunt (13-11-1 + 1 NC)

6.Derrick Lewis (18-5 + 1 NC)

7.Alexander Volkov (29-6)

8.Marcin Tybura (16-3)

9.Curtis Blaydes (8-1 + 1 NC)

10.Stefan Struve (28-9)

Ngannou-Overeem, pour beaucoup le KO de l’année.

Un impact auquel on n’était plus habitué dans une division longtemps dominé par des esthètes comme Cain Velasquez ou Fabricio Werdum… Et pourtant, lorsque Francis Ngannou assomme littéralement Alistair Overeem d’un seul crochet au soir de l’UFC 218, ce n’est qu’un juste retour à l’essence d’une catégorie poids lourds de plus en plus déconsidérée. Si en boxe anglaise ou tout autre sport de combat, le public a souvent des yeux de Chimène pour cette division c’est précisément pour sa faculté à solder les combats sur un seul coup, sa multitude de KO/TKO au-dessus de la norme, ses gabarits extravagants. Depuis Brock Lesnar, personne n’avait réalisé une ascension aussi fracassante dans l’Octogone que le Franco-Camerounais, désormais challenger officiel au titre mondial (rendez-vous pris ce 20 janvier à Boston).

Avec six victoires de rang en deux ans, toutes obtenues avant la limite, le plus souvent face à des rivaux classés dans le top ten (Luis Henrique, Curtis Blaydes, Bojan Mihajlovic, Anthony Hamilton, Andrei Arlovski et donc Alistair Overeem), Ngannou a dépassé les clivages. Son style instinctif et son background incomplet ne rebutent pas même les puristes, rodés au champion unidimensionnel avec Stipe Miocic, essentiellement boxeur.

Parlons-en du tenant du titre, encore mal-aimé malgré sa nouvelle démonstration devant Junior Dos Santos, vaincu dés le 1er round alors que le même Brésilien l’avait nettement dominé sur trois rounds fin 2014. Miocic a brillamment vengé l’une de ses deux défaites, manquerait plus que Stefan Struve remonte au classement pour lui permettre de « purifier » complètement son palmarès… Pourtant, l’Américano-Croate demeure un éternel outsider et pourra acquérir un nouveau statut s’il met fin au buzz Ngannou, il lui faudra sortir ses meilleures techniques et son meilleur cardio pour contourner l’obstacle physique hors-normes représenté par le challenger. La motivation du champion est décuplé par le storytelling mis en place par l’UFC qui penche clairement pour un succès de Ngannou, tant l’histoire à raconter avec cet ancien SDF parvenu aux sommets est porteuse au niveau marketing. Voici une des bande-annonces officielles du combat :

Et pour le reste ? Quoi de neuf chez les poids lourds en 2017 ? Pas grand-chose à vrai dire. La division souffre de son manque de profondeur, à l’image de la situation chez les concurrents de l’UFC (le Bellator n’a plus de champion heavyweight depuis début 2016, le One Championship est une blague en la matière avec Brandon Vera au milieu du désert), ainsi malgré un roster gonflé artificiellement à prés de cinquante membres, peu sont des compétiteurs aptes à bouleverser l’actuel top 10, encore moins des concurrents capables de combattre à trois ou quatre reprises dans l’année. Sans atteindre l’allure de maison de retraite du tournoi prévu pour l’année 2018 au Bellator, le roster est vieillissant avec prés de 80 % de fighers au-dessus des 30 ans, certains frisant ou dépassant les 40 ans. Or la relève apparaît timide. Parmi les récentes recrues, seuls Alexander Volkov (7e), Marcin Tybura (8e) et Curtis Blaydes (9e) sont rentrés dans le classement officiel de la compagnie. De grosses stars poursuivent leur carrière sans guère pouvoir espérer conquérir le titre (Mark Hunt, Andrei Arlovksi, Alistair Overeem) quand d’autres voient leur potentiel gâché pour différentes raisons : cycle de blessures semblant irrémédiable pour Cain Velasquez, sans doute le combattant le plus complet sur le papier, énième suspension pour doping concernant Josh Barnett, idem pour l’ex numéro 1bis Junior Dos Santos ou la révélation de 2014-2015 Ruslan Magomedov (14-1 MMA, 3-0 UFC), également passé sous les foudres de l’USADA. Notons aussi l’absence pour blessure de l’ancien espoir Todd Duffee. D’autres n’ont jamais su confirmer sur la durée, alternant victoires et défaites sans passer le moindre palier, à l’image de Ben Rothwell ou Timothy Johnson. Mentionnons l’année satisfaisante du Français Cyril Asker, qui avec deux victoires avant la limite (TKO sur Dmitry Smoliakov à l’UFN 103 en janvier et soumission lors de l’UFN en Chine en novembre devant Yaozong Hu), entrecoupées d’une défaite par TKO face à Walt Harris en juin (score globale à l’UFC de 2-2), devrait avoir droit à de nouvelles opportunités de monter dans l’Octogone.

Révélation

Curtis Blaydes (8-1 +1 NC en MMA ; 3-1 + 1 NC à l’UFC)

Après avoir été victime de Francis Ngannou en avril 2016 (en résistant néanmoins l’intégralité de deux rounds), le lutteur de l’Elevation Fight Team a bien redressé la barre et compterait à ce jour quatre victoires de rang, si ce n’était un test positif à la marijuana suite à l’affrontement avec Adam Milstead en février. Avant cet épisode, il avait assommé Cody East (obtenant le bonus « performance of the night »), puis il surclasse l’expérimenté polonais Daniel Omielanczuk durant l’été (décision unanime, 30-27 pour tous les juges) et en novembre il pousse Oleksiy Oliynyk, plus de 60 combats pros à son actif, à l’arrêt médical en cours de 2e round. Suffisamment convaincant pour intégrer le top 10 de la division. Il lui reste à vaincre un mieux classé pour consolider sa présence, opportunité qui lui sera offerte courant février 2018 (UFC 221) face au toujours redoutable Mark Hunt.

Confirmations

Alexander Volkov (29-6 MMA ; 3-0 UFC)

Ancien champion du Bellator et du M-1 Global, le Russe était attendu de pieds fermes pour son arrivée fin 2016 dans la big league. Sa première prestation, succès par décision partagée sur le modeste Timothy Johnson, n’avait pas levé les doutes. Depuis, il a dominé Roy Nelson en avril, provoquant son renvoi de la compagnie numéro un mondial, et surtout mis KO Stefan Struve au mois de septembre lors de ce qui fut le « fight of the night ». Accessoirement le Hollandais est renvoyé en bas du top ten, ne pouvant plus arguer de sa vieille victoire sur Stipe Miocic pour prétendre au title shot. Visée légitime en revanche pour Volkov dont l’étalonnage réel devra se faire face à un Werdum ou un Velasquez.

Marcin Tybura (16-3 MMA ; 3-2 UFC)

Lui aussi nettement dominateur lors de sa période au M-1 Global (7-1), marqué par un tournoi victorieux en 2013 et un titre mondial acquis l’année suivante, le colosse polonais (1m91 pour 112 kg) a peiné dans l’Octogone… le temps de son premier combat en mai 2016. Néanmoins, la suite s’avère bien meilleure avec la « performance of the night » glanée devant Viktor Pesta, le TKO sur le prospect brésilien Luis Henrique et la maîtrise aux points de l’ancien cador Andrei Arlovski. Seul Fabricio Werdum est venu contrarier ce début de streak, s’imposant par décision au mois de novembre. La performance de Tybura, qui allait pour la première fois au bout d’un main event en cinq rounds, était cependant saluée par les analystes. Aussi, il croisera la route de Derrick Lewis mi-février 2018 avec en jeu une possible place dans le top 5 de la catégorie.

Retour de flamme

Fabricio Werdum (23-7-1 MMA ; 11-4 UFC)

Oubliez l’arrogance suicidaire de celui qui offrit son menton (et le titre mondial) à Stipe Miocic en mai 2016, Fabricio a (ré)appris le sens des mots patience et prudence. S’il apparaît comme le poids lourd actif le plus complet, grâce à d’importants progrès en striking ces dernières années, le désormais quadragénaire ne doit pas verser dans l’excès de confiance. Ni se focaliser sur les adversaires « théoriques » qui lui sont dévolus. Trop souvent, ses duels ont changé en cours de route depuis la perte du titre : en septembre 2016, il doit improviser un rematch contre Travis Browne (victoire par décision unanime), remplaçant de fortune de Ben Rothwell ; en octobre 2017, il accueille comme il se doit Walt Harris (victoire par clé de bras au 1er round), lui aussi suppléant tardif du plan originel, Derrick Lewis ; Un mois plus tard seulement, c’est Vai Cavalo lui-même qui se pose en sauveur de main event en prenant la place d’un Mark Hunt en plein quiproquos avec l’UFC pour vaincre Marcin Tybura lors du show à Sydney. Une ombre au tableau : le nouveau « vol » des juges qu’il subit face à Alistair Overeem début juillet (précédent face au Hollandais tout aussi controversé au StrikeForce Grand Prix 2011) alors qu’il méritait a minima le match nul. Aléas sans lequel nous aurions certainement retrouver le roi du grappling face à Francis Ngannou en fin d’année… Partie remise en fonction du résultat de l’UFC 220 ?

En bout de course

Alistair Overeem (43-16 + 1 NC en MMA ; 8-5 UFC)

Celui qui était devenu l’homme « à la mâchoire de verre » durant son run 2013-2014, au point de s’incliner face à des adversaires nettement moins cotés (KO subis par Antonio Silva, Travis Browne et Ben Rothwell) avait su dans un premier temps rebondir en redoublant d’agressivité pour assommer les Stefan Struve, Junior Dos Santos ou autres Andrei Arlovski. Son échec au titre poids lourds face à Miocic en septembre 2016 a cependant ramené en action le Overeem attentiste et calculateur que l’on aime tant détester. Les résultats lui donnent d’abord raison puisqu’il met KO avec un brin de réussite un Mark Hunt sans vivacité, puis s’enorgueillit d’une décision favorable devant un Fabricio Werdum bien plus incisif. Début décembre, son rêve de concourir à nouveau au titre majeur se brise sur les poings de Francis Ngannou. Officiel numéro 2 de la liste des challengers, le Hollandais aux 60 combats pros en MMA apparaît cependant vidé. Rien ne légitimerait qu’il confronte le vainqueur du duel Miocic/Ngannou sans avoir au préalable confirmer son statut, ce qui est loin d’être une sinécure…

Travis Browne (18-7-1 MMA ; 9-7-1 UFC)

Invaincu au moment de croiser la route de Cheick Kongo lors de l’UFC londonien d’octobre 2010 (combat conclu sur une égalité au pointage des juges), le coriace Hawaïen avait impressionné par la suite, terminant Stefan Struve d’un Superman Punch, détruisant Gabriel Gonzaga en 70 secondes, foudroyant Alistair Overeem d’un Front Kick ou pulvérisant Josh Barnett en une petite minute. Mais depuis 2014, la courbe s’inverse avec des défaites le plus souvent aussi radicales. L’année écoulée n’a pas fait exception avec un KO subi en février des mains de la sensation Derrick Lewis, puis un étranglement arrière venu du pourtant poussif Oleksiy Oliynyk en juillet. Au cumulé, Browne reste sur quatre échecs de rang. Dit autrement, on dénombre cinq défaites sur ses six derniers combats, le tout en trois ans, soit un faible ratio de présence dû à des blessures et suspensions médicales. Bref, le come-back est des plus improbables.

Roy Nelson (23-14 MMA ; 9-10 UFC)

Il faisait pour ainsi dire « parti des meubles », et pourtant Big Country s’est vu montrer la porte par sa maison-mère en milieu d’année, fin de contrat synonyme comme souvent de signature en Ligue 2 alias le Bellator FC. Bien que déjà acteur d’un long parcours en MMA (Bodog Fight, IFL, Elite XC) au moment d’intégrer la saison 10 de The Ultimate Fighter fin 2009, Nelson fait figure d’enfant de l’Octogone, lui qui a rappelé que physique peu gracieux n’était pas incompatible avec talent. Le vainqueur d’une saison où le spot avait été mis sur le néfaste bagarreur de rue Kimbo Slice, remportera pas moins de cinq bonus de la soirée lors de ses prestations suivantes. C’est après être passé sous ses foudres que les Mirko Cro Cop, Dave Herman, Matt Mitrione ou Cheick Kongo voyaient leur contrat à l’UFC stoppé ou remis en cause, voilà qu’il subit ce drôle de sort à son tour. Sans afficher un bilan désastreux, car à l’exception de 2014-2015 il n’a jamais aligné trois défaites consécutives. D’ailleurs, plus personne ne l’a mis KO depuis Mark Hunt à cette même pèriode. Lassitude de son style unidimensionnel ou volonté de sa part de contester le monopole de Reebok dans le sponsoring des combattants ? Suite à l’ultime combat sur son contrat en avril, perdu à la décision contre Alexander Volkov, il rejoint le Bellator et y domine nettement Javy Ayala fin septembre. Sélectionné parmi les concurrents du tournoi poids lourds prévu en 2018, Big Country aura l’occasion d’accrocher des noms mythiques de ce sport à son palmarès, mais à bientôt 42 ans son heure est passée.

Principaux résultats de la catégorie poids lourds cette année :

– 28/01/2017 (FOX 23) Francis Ngannou bat Andrei Arlovski par TKO au 1er round.

– 19/02/2017 (UFN 105) Derrick Lewis bat Travis Browne par KO au 2e round.

– 04/03/2017 (UFC 209) Marcin Tybura bat Luis Henrique par TKO au 3e round.

– 04/03/2017 (UFC 209) Alistair Overeem bat Mark Hunt par KO au 3e round.

– 15/04/2017 (FOX 24) Alexander Volkov bat Roy Nelson par décision unanime.

13/05/2017 (UFC 211) Stipe Miocic bat Junior Dos Santos par TKO au 1er round (championnat mondial).

– 11/06/2017 (UFN 110) Mark Hunt bat Derrick Lewis par TKO au 4e round.

– 17/06/2017 (UFN 111) Marcin Tybura bat Andrei Arlovski par décision unanime.

– 08/07/2017 (UFC 213) Alistair Overeem bat Fabricio Werdum par décision majoritaire.

– 02/09/2017 (UFN 115) Alexander Volkov bat Stefan Struve par TKO au 3e round.

– 07/10/2017 (UFC 216) Fabricio Werdum bat Walt Harris par soumission au 1er round.

– 04/11/2017 (UFC 217) Curtis Blaydes bat Oleksiy Oliynyk par TKO au 2e round.

– 11/11/2017 (UFN 120) Andrei Arlovski bat Junior Albini par décision unanime.

– 19/11/2017 (UFN 121) Fabricio Werdum bat Marcin Tybura par décision unanime.

– 02/12/2017 (UFC 218) Francis Ngannou bat Alistair Overeem par KO au 1er round.

Principaux combats à venir de la catégorie poids lourds au premier trimestre 2018 :

20/01/2018 (UFC 220) Stipe Miocic vs Francis Ngannou (championnat mondial)

– 11/02/2018 (UFC 221) Mark Hunt vs Curtis Blaydes

– 11/02/2018 UFC 221) Cyril Asker vs Tai Tuivasa

– 18/02/2018 (UFN 126) Derrick Lewis vs Marcin Tybura

– 03/03/2018 (UFC 222) Stefan Struve vs Andrei Arlovski

Poids mi-lourds (93kg max) : Jon Jones, le scandale en continu

Top 10 officiel de l’UFC

CHAMPION : Daniel Cormier (19-1 + 1 NC)

1.Alexander Gustafsson (18-4)

2.Volkan Oezdemir (15-1)

3.Glover Teixeira (27-6)

4.Jimi Manuwa (17-3)

5.Ovince Saint Preux (22-10)

6.Mauricio « Shogun » Rua (25-10)

7.Misha Cirkunov (13-4)

8.Corey Anderson (9-4)

9.Ilir Latifi (13-5 + 1 NC)

10.Patrick Cummins (10-4)

Triomphe en trompe-l’œil pour Jon Jones, de nouveau rattrapé par les affaires.

Un couac. Un de plus. Une énorme déception surtout. En l’absence de messie (Anderson Silva grillé, McGregor affairé, GSP alors en retrait), les fans de MMA ne demandaient qu’à pardonner les incartades de Jon Jones, seul combattant apparu la dernière décennie à être encore imprégné d’une aura d’invincibilité, lui l’increvable bâtisseur au striking le plus diversifié du circuit. La deuxième manche contre Cormier au milieu de l’été semblait apporter son lot de réponses : oui le génie était de retour sur le trône, de nouveau explosif (DC littéralement déconnecté au milieu du 3e round) après trois ans de controverses réduisant son rythme à un duel par millésime. Promis, nous retrouverions le champion combatif ayant défendu le titre à huit reprises entre septembre 2011 et janvier 2015. Et voilà qu’un nouveau test positif à une substance interdite le renvoit dans les cordes, le force à se défendre avec maladresse, prônant une ignorance à laquelle on a du mal à croire au vu de ses antécédents. Écopera-t-il des 4 ans de suspension présumés ?

La polémique ne s’arrête pas là puisque, le résultat du combat étant transformé en no contest, l’UFC décide de rendre la ceinture à Daniel Cormier sans autre forme de procédure. Les mérites du lutteur olympique ne sont pas en cause, mais dans l’intérêt de la compétition un combat pour réattribuer le titre vacant aurait eu plus d’allure. L’étiquette de champion de circonstances qui a échut à DC en 2015 se voit ainsi recoller de plus belle ! Pas sûr que la présence de plus en plus systématique de Cormier au micro des événements avec Joe Rogan n’handicape pas davantage son statut. À l’aube de défis importants incarnés par Volkan Oezdemir, Alexander Gustafsson ou Glover Teixeira, l’éparpillement n’est pas de mise.

Seul aspect positif à dégager de cette histoire, le mythe des combattants « protégés » par l’organisation car hyper bankables prend du plomb dans l’aile. Les exigences du sport de haut niveau prédominent encore un peu sur la dimension spectacle.

Révélation

Volkan Oezdemir (15-1 UFC, 3-0 UFC)

Devenir challenger numéro un de sa catégorie à l’issue d’une seule année dans l’Octogone, voilà qui n’est pas un mince exploit, surtout quand on a eu un parcours préalable curieux, entre Suisse, Danemark, Russie et même France (passage remarqué d’Oezdemir au 100 % Fight en 2012). Malgré sa seule défaite en carrière pro enregistré là-bas, c’est sans doute son passage au Bellator qui l’aura révélé aux yeux des organisations américaines. Aussi son leadership doit autant aux circonstances mentionnées ci-dessus qu’à sa façon de conclure de manière expéditive. Encore un brin timide pour ses débuts UFC en février contre Ovince Saint Preux (victoire par split decision), il passe l’accélérateur en mai en foudroyant en 28 secondes Misha Cirkunov, qui restait alors sur huit victoires de rang, puis donne la leçon au redoutable Jimi Manuwa en 42 secondes dans le courant de l’été. Désormais auréolé de douze finishs en quinze succès, le Suisse d’origine Turque représente une grande menace pour un Daniel Cormier dont on sent poindre la fin. Résultat des courses le 20 janvier.

Confirmation

Glover Teixeira (27-6 MMA, 10-4 UFC)

Difficile de conserver sa place dans le gotha mondial quand le buzz, pour ne pas dire le mirage, de l’invincibilité s’est éteint. Ses deux vieilles défaites en début de carrière n’intéressant personne, Teixeira était présenté comme une machine inarrêtable lorsqu’il rejoignit l’Octogone en 2012. De fait, il est resté sur vingt victoires consécutives (dont dix-huit finalisations) avant son échec au titre mondial contre Jon Jones en avril 2014. Le spleen de fin de rush eut raison de lui devant Phil Davis (décision à son désavantage) mais il se reprit rapidement pour refaire parler la poudre. Sur l’année 2017, il compte un échec contre Alexander Gustafsson pour ce qui fut couronné du bonus de « fight of the night », rien d’honteux tant le sort aurait pu basculé des deux côtés, penchant pour le Suédois en début de 5e round. Auparavant, Teixeira coupait court au début d’ascension de Jared Cannonier (décision unanime) pour terminer l’année en se sortant du piège Misha Cirkunov, mis KO en milieu de 1er round non sans avoir laissé passer l’orage. Classé numéro 3, le Brésilien a de grandes chances de confronter en 2018 le perdant du choc Cormier/Oezdemir, à moins qu’une revanche face à Gustafsson soit privilégiée en fonction des disponibilités.

Retour de flamme

Ovince Saint Preux (22-10 MMA, 10-5 UFC)

C’est l’histoire d’une éternelle résurrection pour l’Haïtien le plus cool des Arts Martiaux Mixtes. Que de chemin parcouru pour l’une des grandes révélations du StrikeForce (6-1 au sein de cette organisation). Le spécialiste du Von Flue Choke (rare forme d’étranglement qui lui a valut trois succès dans l’Octogone) avait réussi de brillants débuts en 2013-2014 avec quatre victoires consécutives avant d’être stoppé par le gatekeeper du top 10 alias Ryan Bader. Il s’en remet néanmoins vite, stupéfiant le milieu du fight en mettant KO Mauricio « Shogun » Rua en 34 secondes ! À nouveau aux portes d’un title shot à l’été 2015, il cède non sans briller face à Glover Teixeira. Ce qui ne l’empêchera pas d’ailleurs de disputer en 2016 un championnat interim contre Jon Jones himself, à l’issue duquel il s’incline par décision en cinq rounds. Battu ensuite par Jimi Manuwa et Volkan Oezdemir, OSP flirtait dangereusement avec une sortie du top 10/top 15 voire un licenciement pur et simple. Mais voilà qu’entre avril et novembre de cette année il enchaîne de nouveau trois belles performance (deux soumissions et un KO) pour s’affirmer comme un solide top 5 de la division.

En bout de course

Anthony Johnson (23-4 + 1 NC en MMA, 14-4 + 1 NC à l’UFC)

On ne saura jamais si au moment de son « prime » au printemps 2015 AJ aurait pu assommer Jon Jones pour s’emparer du titre mondial ! Tout étant question d’opposition de styles dans cette discipline, sa double défaite contre Daniel Cormier, les deux fois par Rear-Naked Choke, n’augure pas du résultat d’une confrontation avec Bones. Hélas, c’est à la surprise et la déception générale que Johnson, 33 ans, a annoncé mettre fin à sa carrière à l’issue de ce nouvel échec contre DC. En attendant un éventuel changement d’avis, il laisse orpheline la catégorie de son KO power unique (treize de ses quatorze victimes à l’UFC ont subi la foudre, le seul Phil Davis parvenant à aller jusqu’à la décision).

Principaux résultats de la catégorie poids mi-lourds cette année :

– 04/02/2017 (UFN 104) Volkan Oezdemir bat Ovince Saint Preux par décision partagée.

– 11/02/2017 (UFC 208) Glover Teixeira bat Jared Cannonier par décision unanime.

– 11/03/2017 (UFN 106) Mauricio Shogun Rua bat Gian Villante par TKO au 3e round.

– 18/03/2017 (UFN 107) Jimi Manuwa bat Corey Anderson par KO au 1er round.

– 08/04/2017 (UFC 210) Daniel Cormier bat Anthony Johnson par soumission au 2e round (championnat mondial).

– 22/04/2017 (UFN 108) Ovince Saint Preux bat Marcos Rogerio De Lima par soumission au 2e round.

– 28/05/2017 (UFN 109) Volkan Oezdemir bat Misha Cirkunov par KO au 1er round.

– 28/05/2017 (UFN 109) Alexander Gustafsson bat Glover Teixeira par KO au 5e round.

– 29/07/2017 (UFC 214) Volkan Oezdemir bat Jimi Manuwa par KO au 1er round.

– 29/07/2017 (UFC 214) Jon Jones bat Daniel Cormier par TKO au 3e round (championnat mondial) – Décison renversée en no contest suite au contrôle positif de Jones.

– 23/09/2017 (UFN 117) Gökhan Saki bat Henrique Da Silva par KO au 1er round.

– 23/09/2017 (UFN 117) Ovince Saint Preux bat Yushin Okami par soumission au 1er round.

– 04/11/2017 (UFC 217) Ovince Saint Preux bat Corey Anderson par KO au 3e round.

– 16/12/2017 (FOX 26) Jan Blachowicz bat Jared Cannonier par décision unanime.

– 16/12/2017 (FOX 26) Glover Teixeira bat Misha Cirkunov par TKO au 1er round.

Principaux combats à venir de la catégorie poids mi-lourds au premier trimestre 2018 :

– 20/01/2018 (UFC 220) Gian Villante vs Francimar Barroso

20/01/2018 (UFC 220) Daniel Cormier vs Volkan Oezdemir (championnat mondial)

– 27/01/2018 (FOX 27) Ovince Saint Preux vs Ilir Latifi

– 17/03/2018 (UFN 127) Jimi Manuwa vs Jan Blachowicz

Poids moyens (84kg max) : GSP, un petit tour et puis s’en va

Top 10 officiel de l’UFC

CHAMPION : Robert Whittaker (19-4)

1.Yoel Romero (12-2)

2.Luke Rockhold (16-3)

3.Ronaldo « Jacaré » Souza (24-5 + 1 NC)

4.Georges St-Pierre (26-2)

5.Chris Weidman (14-3)

6.Kelvin Gastelum (14-3 + 1 NC)

7.Michael Bisping (30-9)

8.Derek Brunson (18-5)

9.Anderson Silva (34-8 + 1 NC)

10.David Branch (21-4)

À ce moment-là tout portait à croire que GSP finirait l’année en tant que champion…

Nous voulions un dream match. Nous l’avons eu. Et pas seulement grâce à Georges Saint-Pierre, monté d’une catégorie pour son retour à la compétition après quatre ans d’absence. Ce choc pour le titre mondial des 84kg, le seul affrontement pour ce sésame en 2017, a tenu toutes ses promesses aussi du fait de Michael Bisping (voir par ailleurs). De quoi clore (provisoirement) les débats sur sa légitimité en tant que champion. Problème, aussitôt auréolé de l’or (devenant le quatrième champion de deux catégories UFC après Randy Couture, BJ Penn et Conor McGregor), GSP attisait le doute sur son devenir. Redescente immédiate chez les welters, nouvelle pause ou, l’espérons-t-on, défense de titre face au champion intérimaire Robert Whittaker ? Hélas, ce n’est pas ce dernier plan qui a emporté la mise, ramenant le flou sur une division dont on peine à voir le renouvellement. Le terrible australien (10-2 à l’UFC dont huit victoires de rang, série en cours) a été promu au statut supérieur et devait en théorie croiser le fer avec Luke Rockhold en février. Suite à une blessure du champion, l’UFC opte de nouveau pour la solution d’un titre intérim, ramenant Yoel Romero dans la course. Moindre mal ou facteur de confusion dans une catégorie middleweight où plus de la moitié du top 10 a touché à un titre mondial à l’UFC ou dans une autre organisation importante ?

Révélation

Paulo Costa (11-0 MMA, 3-0 UFC)

Dans une catégorie à l’allure de cimetière des légendes, il est bien le seul à avoir émergé durant l’année écoulée. Paulo Henrique Costa dit Borachinha ou The Eraser (n’en jetez plus!) a mis tout le monde d’accord. Arrivé en temps que champion poids moyens du Jungle Fight, il a confirmé la valeur sportive de la première compagnie brésilienne. D’abord en foudroyant le poussif Sud-Africain Garreth McLellan et le Nigérian Oluwale Bamgbose, puis plus significatif en dominant de la tête et des épaules l’ex-champion de la catégorie Johny Hendricks, mis hors course en début de 2e round. Que faut-il de plus pour le prendre au sérieux ? Lui opposer un top 10 au creux de la vague tels Derek Brunson ou le revenant David Branch (invaincu en dix combats au WSOF, mais récemment soumis par Luke Rockhold). Et ne surtout pas lui brûler les ailes en sautant les étapes…

Confirmation

Kelvin Gastelum (14-3 + 1 NC en MMA, 9-3 + 1 NC à l’UFC)

Irritant, tête à claques, manquant de professionalisme (deux pesées loupées et un contrôle positif à la marijuana) mais infiniment doué, ainsi pourrait-on résumer la déjà riche carrière du vainqueur de l’Ultimate Fighter 17 (premier semestre 2013). Jusqu’ici battu à deux reprises par la plus étroite des manières (splits decisions en faveur de Tyron Woodley puis Neil Magny en 2015), la jeune étoile du circuit (26 ans) a connu une année contrastée en résultats mais riche sur la forme. Percutant devant Vitor Belfort en mars (TKO au 1er round), pas loin de réussir son coup face à Chris Weidman avant de subir un Arm-Triangle Choke au 3e round, puis de nouveau hallucinant de puissance contre Michael Bisping (KO au 1er round). Dommage que sa première victoire fut transformée en no contest pour cause de test positif car on ne voit pas en quoi le Belfort actuel pouvait constituer un obstacle sur la route de Gastelum. En dépit de son comportement, il aura donc franchi un palier à force d’affronter d’anciens champions de la compagnie, et aura sa carte à jouer pour atteindre les sommets en 2018.

Retour de flamme

Chris Weidman (14-3 MMA, 10-3 UFC)

Le pari de placer Weidman dans cette position est osé puisqu’il n’a obtenu qu’une victoire en 2017, mais quelle victoire ! La manière avec laquelle il a résisté puis mis hors course Kelvin Gastelum lors d’un show sur Fox en juillet donne à penser à un retour en force. Le tombeur historique d’Anderson Silva (à deux reprises) aura eu des lendemains difficiles après sa perte de titre surprise face à Luke Rockhold en décembre 2015. Il était apparu limite frêle face aux physiques impressionnants de Yoel Romero et Gegard Mousasi, dénué de solutions tant sa vivacité s’était perdu en cours de route, au point d’être mis KO par les deux golgoths. Si Weidman souffre d’un déficit physique certain pour vaincre un Robert Whittaker ou un Yoel Romero, il a entrevu face à Gastelum ce qu’il doit privilégier : revenir à ses aptitudes de lutteur NCAA et de spécialiste de jiu-jitsu brésilien (ceinture noire) plutôt qu’accepter le stand up frontal. Aussi, son début de carrière s’articulait davantage par la recherche de la prise de soumission, aspect négligé depuis le retentissant KO infligé à un Anderson Silva trop joueur. Il est toujours temps de se réinventer.

En bout de course

Michael Bisping (30-9 MMA, 20-9 UFC)

Commençons la liste des hécatombes avec l’ancien champion de la catégorie, la grande gueule par excellence, désormais recordman du nombre de combats disputés à l’UFC (29) grâce à sa belle continuité depuis sa victoire initiale au The Ultimate Fighter 3e édition en 2006. À l’approche de la quarantaine (il aura 39 ans fin février), The Count a certes perdu sa ceinture et a priori la possibilité de la reconquérir (déjà redescendu à la 7e place des challengers) mais il a gagné doublement le respect. Lui, l’éternel top 10 dont on a légitimement raillé la façon de prolonger artificiellement son règne de champion (une seule défense en octobre 2016 contre un Dan Henderson hors classement, des blessures contestées) a prouvé son savoir-faire contre Georges Saint-Pierre, mettant en grande difficulté le Canadien au cours du 2e round. Bisping a enfin démontré son aspect guerrier, longtemps minoré par les controverses extérieures et sa propension à réagir plutôt qu’à prendre les commandes, confirmant son courage dans la foulée en se proposant en « short notice » pour affronter Kelvin Gastelum… trois semaines seulement après le championnat mondial. Vaincu de manière plus nette cette fois, l’Anglais pourrait tirer le rideau sans honte. Choisira-t-il cette voie ou prendra-t-il le risque de finir en chair à canon de la génération montante ?

Anderson Silva (34-8 + 1 NC en MMA, 17-4 + 1 NC à l’UFC)

Comment ça, The Spider parmi les combattants jugés au bout du rouleau ? Alors qu’il est sorti vainqueur du seul duel disputé en 2017 ? Ne pas se laisser avoir par la généreuse décision des juges new-yorkais en sa faveur face à Derek Brunson en février, AS (43 ans en avril prochain) n’a pas retrouvé sa vista et sauf miracle en sera de nouveau incapable en 2018. La tentation à surcoter la star brésilienne en vertu de son passé glorieux ou son aspect bankable, à l’image de son classement inique à la 9e place par l’UFC, doit être balayée par les (mé)faits récents : seulement six combats livrés en cinq ans, quatre défaites, une victoire transformé en no contest (Nick Diaz) et une décision contestable. Rien de bien transcendant pour celui qui fut un authentique magicien des cages octogonales.

Vitor Belfort (26-13 + 1 NC en MMA, 15-9 + 1 NC à l’UFC)

Dure appréciation aussi de considérer Vitor « The Phenom » Belfort comme sur la fin alors qu’il est officiellement invaincu en 2017 (une victoire contre Nate Marquardt, un no contest face à Kelvin Gastelum), mais qui oserait dire qu’il a vibré devant les dernières prestations de l’ancien enfant prodige ? Le principal intéressé l’a d’ailleurs assuré : il honorera en 2018 le dernier combat encore sous son contrat et prendra sa retraite. Alors à quoi bon ?

Lyoto Machida (22-8 MMA, 14-8 UFC)

Deux ans de suspension vous changent un homme. Parfois en bien tant réflexion, remise en cause et travail peuvent ressourcer une brebis égarée. Dans le cas du Karaté Kid (bientôt 40 ans), rien de tout cela. Totalement timoré, dépouillé de la moindre créativité, l’autrefois génie de l’attaque imprévisible a succombé au milieu du 1er round face à un Derek Brunson n’en revenant pas lui-même. L’ombre du Dragon a plané sur Sao Paulo en ce soir d’octobre, en sera-t-il de même début février du côté de Bélem où Machida a pris rdv avec un Eryk Anders ne demandant qu’à se faire « un nom ». Qu’importe le résultat et la volonté ou non de continuer sa carrière, le Brésilo-Japonais a tant apporté à la discipline, ne serait-ce par sa singularité, que rien ne fera pâlir sa légende.

Johny Hendricks (18-8 MMA, 13-8 UFC)

Parmi cette liste de fighters tirant vers la fin, l’ancien champion des welters apparaît comme le plus lessivé. Impossible de reconnaître celui qui avait ravagé la face de GSP un soir de novembre 2013, au point d’être considéré gagnant par un large panel de spécialistes, impossible de se remémorer sans nostalgie les deux duels épiques avec Robbie Lawler en 2014… Ce temps est bien loin, le lutteur de Team Takedown vient bel et bien d’essuyer cinq revers lors de ses six derniers duels, le plus souvent sans appels à l’image des KO infligés par Tim Boetsch et Paulo Costa cette année. En février, l’Américain a sauvé l’honneur en disposant d’Hector Lombard à la décision. Résultat sans grande valeur puisque le Cubain reste lui aussi sur une cinglante série de défaites. Alors autant en rester là pour ne pas attiser un peu plus la nostalgie…

Principaux résultats de la catégorie poids moyens cette année :

– 11/02/2017 (UFC 208) Ronaldo Souza bat Tim Boetsch par soumission au 1er round.

– 11/02/2017 (UFC 208) Anderson Silva bat Derek Brunson par décision unanime.

– 19/02/2017 (UFN 105) Johny Hendricks bat Hector Lombard par décision unanime.

– 04/03/2017 (UFC 209) Dan Kelly bat Rashad Evans par décision partagée.

– 11/03/2017 (UFN 106) Kelvin Gastelum bat Vitor Belfort par TKO au 1er round – Décision renversée en no contest suite au contrôle positif de Gastelum.

– 08/04/2017 (UFC 210) Gegard Mousasi bat Chris Weidman par TKO au 2e round.

– 15/04/2017 (UFC On Fox 24) Robert Whittaker bat Ronado Souza par TKO au 2e round.

– 13/05/2017 (UFN 211) David Branch bat Krzystof Jotko par décision partagée.

– 03/06/2017 (UFC 212) Vitor Belfort bat Nate Marquardt par décision unanime.

– 11/06/2017 (UFN 110) Derek Brunson bat Dan Kelly par KO au 1er round.

– 25/06/2017 (UFN 112) Tim Boetsch bat Johny Hendricks par TKO au 2e round.

– 08/07/2017 (UFC 213) Robert Whittaker bat Yoel Romero par décision unanime (championnat mondial interim).

– 22/07/2017 (UFC On Fox 25) Chris Weidman bat Kelvin Gastelum par soumission au 3e round.

– 05/08/2017 (UFN 114) Sam Alvey bat Rashad Evans par décision partagée.

– 16/09/2017 (UFN 116) Luke Rockhold bat David Branch par soumission au 2e round.

– 28/10/2017 (UFN 119) Derek Brunson bat Lyoto Machida par KO au 1er round.

– 04/11/2017 (UFC 217) Paulo Costa bat Johny Hendricks par TKO au 2e round.

04/11/2017 (UFC 217) Georges St Pierre bat Michael Bisping par soumission au 3e round (championnat mondial).

– 25/11/2017 (UFN 122) Kelvin Gastelum bat Michael Bisping par KO au 1er round.

Principaux combats à venir de la catégorie poids moyens au premier trimestre 2018 :

– 14/01/2018 (UFN 124) Uriah Hall vs Vitor Belfort – Annulé pour blessure de Hall

– 27/01/2018 (FOX 27) Ronaldo Souza vs Derek Brunson

– 03/02/2018 (UFN 125) Lyoto Machida vs Eryk Anders

11/02/2018 (UFC 221) Yoel Romero vs Luke Rockhold (championnat mondial interim)

– 24/02/2018 (FOX 28) Yoel Romero vs David Branch

– 03/03/2018 (UFC 222) CB Dollaway vs Hector Lombard

À SUIVRE : BILAN MMA 2017 Partie 2 – UFC, des poids welters aux poids mouches

L’impromptu Mayweather-McGregor aura nui à la division poids légers.

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