Preview UFC On Fox 27 – Clarification chez les middleweights (Actumma.com)

Passée la déception de ne pas avoir vu le Franco-Camerounais Francis Ngannou conquérir le titre poids lourds lors de l’UFC 220, il faut se replonger dans le bain quotidien de l’organisation – ou devrions-nous dire hebdomadaire en l’occurrence – puisque un show potentiellement intéressant est proposé en ce samedi 27 janvier. Présentation des affiches de la carte principale et indication des quelques fighters à surveiller sur la préliminaire.

Seulement quatre combats pour la partie principale d’un événement qui fait la part belle aux « petites » catégories de poids, à l’exception de son main event concernant deux tops 10 de la catégorie middleweight.

Poids moyens : Ronaldo « Jacaré » Souza (24-5 + 1 NC) vs Derek Brunson (18-5)

Le rematch entre deux anciens membres éminents du StrikeForce promet d’être bien différent de la première manche. À l’été 2012, Brunson était encore un combattant peu expérimenté quand Jacaré avait déjà détenu la ceinture de la compagnie californienne, possession de l’UFC depuis le printemps 2011. Après cette défaite expéditive, Brunson intègre l’UFC et y accomplit un parcours remarqué (9-3), grâce notamment à l’un des meilleurs strikings de la division poids moyens. Il possède une statistique étonnante: 14 de ses 18 victoires ont été obtenus par finalisation, et surtout toutes au premier round (dix KO, quatre soumissions)! Autrement dit avec Brunson (classé #8 par l’UFC), soit on n’atteint pas la première minute de repos soit on va jusqu’à la décision…

Multiple champion du monde de jiu-jitsu et de l’ADCC (tournoi référence du grappling), Ronaldo Souza (classé #3) n’a pas attendu sa carrière en MMA pour devenir une légende. Il débute en s’inclinant par KO à l’édition inaugurale du Jungle Fight, organisation dominant encore le circuit brésilien aujourd’hui. Le tir est vite corrigé avec dix victoires de rang, dont de nombreux étranglements et autres clés de bras. Courant 2008-2009, Jacaré dispute à deux reprises la ceinture du Dream, alors successeur du mythique Pride FC au Japon, mais ressort bredouille. Son règne advint entre 2009 et 2013 au StrikeForce où il surpasse notamment Matt Lindland, Tim Kennedy, Robbie Lawler et Ed Herman. Seul Luke Rockhold sera capable de lui tenir la dragée haute 25 minutes et lui prendre la ceinture. Depuis sa transition à l’UFC, le Brésilien n’a été vaincu que par deux tops (Yoel Romero, Robert Whittaker) pour sept succès, le plus souvent par soumission. Portant à 17 (sur 24 victoires) son nombre de victoires via cette méthode.

Bien que les deux protagonistes ont un cursus en MMA trés complet, nous pourrions assister dans les faits à une opposition traditionnelle grappler vs striker. Le vainqueur aura de grandes chances de disputer la ceinture de la division dans l’année.

Au StrikeForce, Souza avait dans un rôle à contre-emploi mis KO Brunson en 41 secondes.

Poids plumes: Dennis Bermudez (16-7) vs Andre Fili (17-5)

Commencée par la finale perdue de The Ultimate Fighter 14 contre Diego Brandao, la carrière UFC de Dennis Bermudez (actuel #12 featherweight) a d’abord été une ascension continue avec sept victoires consécutives entre 2012 et 2014, puis a basculé en dents de scie depuis un échec par étranglement en guillotine au 1er round contre Ricardo Lamas. Bermudez se limite désormais à un gatekeeper prestigieux, un test ultime pour remporter sa place dans le top 10. De fait, le New-Yorkais, essentiellement centré sur ses aptitudes de lutteur, a loupé tous ses tests contre des tops 5, comptant néanmoins a posteriori un succès de prestige en mai 2013 sur Max Holloway, l’actuel champion des plumes. Que dire de son compatriote Andre Fili, striker correct sans plus, parcours quasiment impeccable dans des compagnies californiennes (12-1) avant de rentrer à l’UFC. Depuis ? Une parfaite alternance entre victoire et défaite ne lui ayant jamais permis de s’installer dans le classement de la catégorie. Et comme il vient de battre Artem Lobov en octobre 2017…

Fort de son expérience, Bermudez part largement favori.

Poids légers : Gregor Gillespie (10-0) vs Jordan Rinaldi (13-5)

Voilà une rencontre au résultat bien moins prévisible entre deux enfants d’un état de New York en plein essor en matière de MMA. D’un côté, Gillespie qui a fait ses armes au New Jersey, devenant une légende régionale au sein du Ring of Combat. Le quatre fois All-American en luttte NCAA semble avoir parfaitement intégré les vertus des arts martiaux mixtes, comme en témoigne ses huit finalisations en dix combats. Fort de déjà trois succès dans l’Octogone, il pourrait rapidement s’élever avec un statut d’invaincu aidant bien à « vendre » sa présence en carte principale. Encore faut-il que Jordan Rinaldi ne vienne pas gâcher la fête. Âgé lui aussi de 30 ans mais possédant une plus grosse expérience, notamment un meilleur background en jiu-jitsu brésilien, celui que l’on surnomme « All Day » pour sa propension à prendre les combats en dernière minute aura son mot à dire. Son principal atout sera sa créativité en matière de prises d’abandon, d’autant que Gillespie n’a pas encore été testé à ce niveau. Alors verrons-nous de nouveau un Inverted Triangle Keylock ou le Von Flue Choke ayant valu à Rinaldi un succès sur Alvaro Herrera l’été dernier ?

Gillespie ne serait pas le premier invaincu à déchanter dans l’Octogone.

Poids welters : Drew Dober (18-8 + 1 NC) vs Frank Camacho (21-5)

Affrontement dont on ne sait que penser entre deux combattants « ventre mou » de la division welterweight. De ce genre de duels sans enjeux mais nécessaires pour permettre à tout le roster de s’exprimer. Membre de l’UFC depuis fin 2013, Dober présente un bilan pour le moins mitigé (4-4 + 1 NC) incluant peu de performances spectaculaires. L’essentiel de ses succès concerne des rivaux cramés tels l’ancien champion du WEC Jamie Varner (qui prendra sa retraite dans la foulée) ou plus récemment Josh Burkman, révélé par le TUF 2 en 2005. Restant sur trois victoires lors de ses quatre derniers combats, Dober sera néanmoins un test intéressant pour Frank Camacho, arrivé seulement en cours d’année 2017 à l’UFC. Le nouveau venu s’est d’ailleurs incliné à la décision face à Li Jingliang avant de rééquilibrer la balance en fin d’année en battant Damien Brown par décision partagée. Rien de bien convaincant donc pour ce gros striker de 28 ans, déjà 26 combats pros au compteur mais aucune compagnie prestigieuse connue avant l’UFC. Cette fois il aura tout intérêt à s’imposer avant la décision pour marquer son empreinte dans l’Octogone.

Sans faire partie des tops, Drew Dober est respecté pour sa combativité.

Un mot sur la carte préliminaire : Erik Koch, Godofredo Pepey,…

Le temps des cartes préliminaires réservées aux inconnus est révolu. Devant la profondeur de son roster, l’UFC est amené à y placer des combattants s’étant perdus après avoir connu en leur temps un beau rush voire enclins à prétendre de nouveau à une place sur la carte principale. C’est le cas de l’ancien grand espoir des poids plumes Erik Koch, programmé à deux reprises face à Jose Aldo en 2012, rencontres annulées pour cause de blessures. Le train ne repassera plus puisque Koch est assommé sous les coups de coudes de Ricardo Lamas début 2013, puis dominé sur trois rounds par Dustin Poirier. Il décide de remonter en poids légers, division où il performe jusqu’à aujourd’hui sans avoir retrouver de sa superbe, à l’image de sa défaite par décision l’été dernier face au vieux briscard Clay Guida. En ce soir d’UFC On Fox, Koch se voit offrir une cible privilégiée pour se relancer : Bobby Green, ancien roi du King of the Cage et au bout du rouleau à l’UFC où il reste sur trois défaites et un nul.

Autre individu à suivre, le boxeur thaï Godofredo « Pepey » Castro, finaliste du premier Ultimate Fighter Brazil en 2012. Ses coups de genoux volants et autres prises de soumissions spectaculaires lui ont valu trois bonus « performance of the night » consécutifs en 2014-2015. Il est ensuite rentré dans le rang de la division poids plumes, mais semble posséder une longueur d’avance sur le jeune Bosnien Mirsad Bektic dont l’invincibilité s’est brisé l’an dernier sur les poings de Darren Elkins.

Chez les femmes pas moins de trois combats ont été placés en préliminaire. Le plus intriguant du lot se déroulera en poids mouches où la révélation italienne Mara Romero Borella (classée #9) croisera le fer avec Katlyn Chookagian, redescendue pour l’occasion de la divison coqs. Invaincue depuis sept combats, auteure de débuts impressionnants dans l’Octogone en fin d’année 2017 face à Kalindra Faria, la représentante européenne doit enfoncer le clou.

Borella redorera-t-elle le blason des Européennes en 2018 ?

Terminons avec le rappel du programme complet de ce show.

UFC ON FOX 27 – 27 janvier 2018 Charlotte, Caroline du Nord (Spectrum Center)

Carte principale

Catégorie Middleweight : Ronaldo Souza vs Derek Brunson

Catégorie Featherweight : Dennis Bermudez vs Andre Fili

Catégorie Lightweight : Gregor Gillespie vs Jordan Rinaldi

Catégorie Welterweight : Drew Dober vs Frank Camacho

Carte préliminaire

Catégorie Lightweight : Erik Koch vs Bobby Green

Catégorie Featherweight: Mirsad Bektic vs Godofredo Pepey

Catégorie Women’s Flyweight : Katlyn Chookagian vs Mara Romero Borella

Catégorie Women’s Strawweight : Juliana Lima vs Randa Markos

Catégorie Women’s Flyweight : Justine Kish vs Ji Yeon Kim

Catégorie Lightweight : Vinc Pichel vs Joaquim Silva

Catégorie Welterweight : Niko Price vs George Sullivan

Catégorie Featherweight : Austin Arnett vs Cory Sandhagen

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