BILAN MMA 2017 : PARTIE 4 – Bellator, One, PFL, le néant ou presque.

Après avoir décortiqué en détail les événements concernant l’UFC, l’incontestable leader de la discipline, l’heure est venue de se pencher sur ses concurrents : les Américains Bellator FC et WSOF (devenu PFL), mais aussi l’asiatique One Championship.

Présentée comme la carte la plus « ambitieuse » de l’année, le Bellator NYC a surtout prouvé les penchants vieillots de la compagnie de Scott Coker.

Bellator FC : Le numéro 2 ramasse les miettes

Les champions du Bellator au 31 janvier 2018

Poids lourds: (titre vacant depuis le 14 mai 2016)

Poids mi-lourds : Ryan Bader (24-5)

Poids moyens : Rafael Carvalho (15-1)

Poids welters : Rory MacDonald (20-4)

Poids légers : Brent Primus (8-0)

Poids plumes : Patricio Freire (26-4)

Poids coqs : Darrion Caldwell (11-1)

Poids plumes (femmes) : Julia Budd (11-2)

Poids mouches (femmes) : Ilima-Lei Macfarlane (7-0)

Un parfum de StrikeForce souffle du côté du Bellator Fighting Championship, d’abord par l’identité de son gestionnaire, l’ancien PDG de la compagnie californienne Scott Coker, mais aussi par sa politique de plus en plus axé sur le recrutement d’anciens membres de l’UFC à défaut de « créer » ses propres stars. Après avoir démantelé son système de saisons et de tournois se suivant d’un mois sur l’autre, le Bellator tend à assumer son statut de territoire « de la deuxième chance ». À l’exception de quelques cas particuliers de combattants encore au top, recrutés car refusant le monopole de sponsoring Reebok imposé dans l’Octogone (Rory MacDonald, Gegard Mousasi), les anciens fighters UFC à franchir la frontière vers la Ligue 2 le font pour cause de résultats insuffisants à l’étage du dessus (Quinton Jackson, Roy Nelson, Matt Mitrione, Lorenz Larkin, Josh Koscheck, Josh Thomson, Sam Sicilia, Michael McDonald) quand ils ne sortent pas carrément de leur retraite par appât du gain (Wanderlei Silva, Chael Sonnen, Tito Ortiz, Frank Mir). Ainsi le Bellator compte parmi ses champions deux hommes illustrant cette nette ligne de démarcation avec le leader mondial du MMA : Rory MacDonald, sur deux échecs à l’accession au sommet des welters à l’UFC avant d’être propulsé en deux combats au top de la Ligue 2 ; Ryan Bader, au plus un honnête top 10 dans l’Octogone et directement challenger au titre mi-lourds de Phil Davis (autre ancien UFC) pour son arrivée dans la l’organisation cadette. Curieuse évolution pour celle qui fut promue longtemps comme la compagnie où « un title shot ne se donne pas mais s’obtient ».

L’instauration d’un tournoi poids lourds au long court pour l’année 2018 (et sans doute un peu 2019 vu l’étalement des quarts de finale) est loin de pourvoir à cette perte d’identité puisque au lieu d’inclure des combattants méritants de son roster (Cheick Kongo, Bobby Lashley, Tyrell Fortune), le Bellator a opté pour le buzz en rappelant de vieilles gloires telles Fedor Emelianenko ou Frank Mir, incluant au passage des célébrités d’autres divisions de poids comme Chael Sonnen, Quinton Jackson ou Ryan Bader. Privilégier les paillettes au sportif, soit le même impair que le StrikeForce à la fin de son existence, déclin précisément débutée par un grand tournoi poids lourds en 2011-2012…

Révélations

Ed Ruth (4-0)

Apprentissage en accéléré pour cet enfant de Pennsylvanie, trois fois champion universitaire de lutte dans la première moitié des années 2010. Avec Jon Jones comme partenaire d’entraînement et une notoriété naissante, la transition vers le MMA s’effectue naturellement. Aussi débute-t-il directement au Bellator fin 2016. À ce jour il a enchaîné quatre KO/TKO, dont le plus significatif en novembre dernier face à Chris Dempsey, premier affrontement à valeur de test de sa jeune carrière. Dans une division poids moyens où la plupart des ténors ont écumé leur chance (Alexander Shlemenko, Melvin Manhoef, Alessio Sakara), il pourrait s’avérer l’homme à suivre en 2018.

James Gallagher (7-0)

Une prématurité au haut niveau (seulement 21 ans), un nom déjà célèbre dans la culture populaire, une nationalité irlandaise qui a tendance à inspirer la sympathie, une catégorie peinant à se renouveller (celle des plumes, historiquement la même que Conor McGregor), un finish de prédilection (six de ses sept victoires obtenues par Rear-Naked Choke), Gallagher possède pas mal d’atouts pour devenir une jeune icône de son sport. Avec déjà quatre combats livrés sous la bannière du Bellator et des piges effectuées au Cage Warriors et BAMMA, on peut parler de parcours modèle. À condition de le poursuivre dés le mois d’avril où il croisera un autre jeune invaincu, le Hongrois Adam Borics (6-0).

Confirmations

Julia Budd (11-2)

Il y aurait à redire sur la légitimité d’une championne qui s’était dans le temps fait littéralement « rouler » dessus par Amanda Nunes (KO en 14 secondes) puis Ronda Rousey (clé de bras après 39 secondes), au sein d’une certaine organisation nommée StrikeForce. Néanmoins, la Canadienne a su rebondir depuis, comptant neuf succès de rang Invicta FC et Bellator confondus dont celui sur Marloes Coenen en mars 2017 pour la mise en circulation de la ceinture de championne des plumes (66kg). Malgré un background centré sur le striking, elle s’impose essentiellement via des décisions, pas toujours indiscutables à l’instar de ce split des juges début décembre face à Arlene Blencowe. Au vu du roster féminin peu fourni de l’organisation, Budd devra à moyen terme signer à l’UFC pour lever les doutes. Avec à la clé une revanche face à Nunes ?

Rafael Carvalho (15-1)

Bien qu’ils ne soient plus les rois incontestés du circuit qu’ils furent aux prémices des années 2010, il faut encore compter avec les combattants brésiliens au sommet de la chaîne alimentaire du MMA. Un rappel aux fondamentaux concrétisé par le règne de Rafael Carvalho dans la division middleweight du Bellator. Le redoutable striker, dont la seule défaite remonte à décembre 2011, a éteint les dernières critiques cette année en accordant une revanche au monstrueux Melvin Manhoef (52 combats pros en kickboxing et presque autant en MMA), vaincu par head kick à l’issue d’une guerre de quatre rounds, puis en se jouant facilement d’Alessio Sakara sur ses terres italiennes. Un gros défi se profile devant lui avec l’arrivée de l’implacable Gegard Mousasi.

AJ McKee (10-0)

Pour ce qui est de l’irruption météorique, AJ McKee (23 ans en avril) peut se dresser devant James Gallagher, lui aussi chez les plumes. Le Californien, fils du très respecté Antonio (29-6-2 en MMA), a construit l’intégralité de sa carrière pro au Bellator, enchaînant les événements à vive allure (trois combats en 2015, autant en 2016 puis quatre l’année écoulée) pour s’honorer d’une série record de dix victoires dans l’organisation. Son extrême polyvalence lui promet un parcours plus glorieux encore que son paternel, dont les piges dans de grandes structures (UFC, Dream, WSOF) avaient déçu.

Déceptions

Marcos Galvao (18-9)

Incontournable du Bellator depuis 2011, Galvao ne s’est pas relevé de sa deuxième défaite contre Eduardo Dantas en juin 2016, synonyme de perte du titre poids coqs. Après une décision peu convaincante devant LC Davis, il subit deux revers durant l’année 2017. Le premier du fait d’un Emmanuel Sanchez en pleine ascension, le second venant du recalé de l’UFC Sam Sicilia.

Liam McGeary (12-3)

Entre 2013 et 2016, McGeary était perçu (à raison) comme le combattant britannique le plus doué de sa génération, véritable esthète de la cage, auteur de superbes manœuvres de soumission. Au point d’avoir remporté tous ses combats avant la limite au moment de défier Emanuel Newton pour le titre mi-lourds. La couronne acquise par décision unanime, il déroule sa supériorité sur la vieille garde le temps d’une démonstration face à Tito Ortiz. S’ensuit une absence de quatorze mois (blessure au genou) à l’issue de laquelle il ne sera plus jamais le même. Il doit céder son titre à Phil Davis, littéralement piégé par le game plan ennuyeux mais efficace de l’Américain. En début d’année 2017, il hésite à monter en poids lourds suite à un TKO convaincant sur Brett McDermott (devenu depuis champion du BAMMA). Au lieu de quoi, il essuie deux cruelles défaites à 93kg devant Linton Vassell et Vadim Nemkov.

Puisque le Bellator est à présent davantage un récupérateur d’anciennes gloires qu’un repère de talents, il était intéressant de faire un point sur la forme top/flop de ses recrues, pour la plupart débarquées au cours de l’année 2017.

Top recrues

1 Rory MacDonald (20-4)

Deux combats, deux victoires face à des noms réputés (Paul Daley, Douglas Lima) pour un couronnement promis de longue date. Longtemps perçu comme le nouveau GSP, référence ultime au sein du Tristar Gym, le brillant Canadien réussit son pari a minima. Car il ne pourra pas gommer chez les fans le sentiment de remporter un lot de consolation, surtout pour qui se souvient de sa défaite frustrante face à Robbie Lawler lors du championnat welters de l’UFC.

2 Ryan Bader (24-5)

Réussite moins flamboyante sur la forme, même finalité : le couronnement dans sa division pour l’ancien gatekeeper par excellence de l’Octogone. Bader a souvent barré l’accès au top 10 des émergents ou « lancer » les ascensions (Jon Jones, Glover Teixeira) tant il servait de repère pour le nivellement des mi-lourds. Catapulté challenger au titre du Bellator, il retrouve une vieille connaissance en Phil Davis, déjà vaincu par décision partagée début 2015. Bis repetita au mois de juin 2017 puis atomisation de Linton Vassell début novembre. De quoi rehausser la valeur d’un championnat mi-lourds balbutiant ? A priori non, car Bader passera partie ou totalité de cette nouvelle année à concourir dans un tournoi pour conquérir le titre de la division du dessus.

3 Gegard Mousasi (43-6-2)

Voilà un départ que Dana White n’a sans doute pas vu venir. Après une année 2016 exceptionnelle (quatre victoires avec la manière), l’artiste Hollandais poursuit son œuvre début avril en assommant l’ancien champion poids moyens Chris Weidman. Il refuse néanmoins de prolonger son contrat, en lien avec le sponsoring exclusif de Reebok comme équipementier à l’UFC, pour signer au Bellator. Directement opposé au crack Alexander Shlemenko, ancien champion emblématique des 84kg, Mousasi s’adjuge une décision unanime. Il ne lui en faudra guère plus pour défier Rafael Carvalho en 2018.

4 Matt Mitrione (13-5)

Impeccable statistiquement (4-0), le parcours de Mitrione depuis son arrivée au Bellator à l’été 2016 ne gomme pas les doutes. À l’image de son succès sur le légendaire Fedor Emelianenko en juin dernier, obtenu à la suite d’un invraisemblable double knockdown duquel il se releva en premier. Coup de chance ou bon augure, Mitrione ressort vainqueur d’un duel très serré face à Roy Nelson lors du deuxième quart de finale concernant le tournoi poids lourds.

5 Chael Sonnen (31-15-1)

En temps normal l’homme par qui le scandale arrive, le showman Sonnen est plutôt sobre depuis son arrivée au Bellator. Après plus de trois ans de retraite, il loupe son retour dans l’arène début 2017, perdant par soumission face à Tito Ortiz. Malgré le véritable talon d’achille de sa carrière (neuf défaites sur une prise d’abandon), le trashtalker peut s’appuyer sur son incroyable lutte pour dominer son ennemi intime, Wanderlei Silva. Il réitère le procédé pour s’imposer par décision sur Quinton Jackson, se qualifiant pour les demi-finales du tournoi poids lourds. Audace folle quand on sait qu’il a été poids moyens l’essentielle de sa carrière.

Mentions honorables : Sam Sicilia, Michael McDonald, Roy Nelson.

Flop recrues

1 Fedor Emelianenko (36-5 + 1 NC)

Aussi malchanceux/gagesque fut-il, son échec devant Matt Mitrione l’été dernier a rappelé à tous que le temps glorieux du Last Emperor était derrière nous. Invaincu pendant toute une décennie, le Russe accumule les contre-performances depuis l’échec initial face à Fabricio Werdum en juin 2010, provoquant en sus les débats quant à une surestimation de son niveau d’antan. Ce ne sont pas les succès acquis depuis dans des combats à l’allure d’exhibition, en ses terres natales ou au Japon, qui auront permis de croire au retour en force de l’ancien héros du Pride FC. Les nostalgiques seront ravis de le voir figurer dans le fameux tournoi poids lourds. Entrée en matière face à Frank Mir fin avril.

2 Wanderlei Silva (35-13-1 + 1 NC)

Soyons clairs, nous ne pouvions attendre grand-chose d’un retour du Axe Murderer plus de quatre ans après sa sortie honorable (et victorieuse) devant Brian Stann à l’UFC. Fallait-il pour autant salir un peu plus son palmarès en essuyant une défaite face à un rival détesté, Chael Sonnen. Le tout à l’issue d’un affrontement horrible. Alors à maintenant 41 ans, souhaitons que Wand décide de se retirer définitivement.

3 Melvin Guillard (32-19-2 + 3 NC)

Le très controversé Melvin Guillard était encore dans l’effectif du Bellator début 2017, mais ses échecs continus ont justifié le sort funeste que lui avaient réservé au préalable UFC comme WSOF. De futur prétendant au titre poids légers courant 2010-2011, The Young Assassin est passé au rang de pestiféré à force de résultats négatifs autant que de manquements à l’exemplarité : nombreuses présentations à un poids supérieur, tests antidopage positifs, victoires litigieuses portant son palmarès au record de trois no contest… Une triste descente en enfer qui s’est poursuivie dans les organisations mineures où il est parti empocher du cash (Angleterre, Chine, Australie).

4 Alessio Sakara (19-12 + 2 NC)

L’exemple-type d’un title shot accordé par souci commercial, soit une véritable offense aux fondations de la compagnie. Sans son statut de rare star italienne du circuit MMA, et sans les multiples shows Bellator organisés dans son pays, Sakara n’aurait jamais croisé le fer avec Rafael Carvalho. S’en est suivi un combat gênant à Florence où la domination du champion s’est concrétisée en moins d’une minute. Aussi représentatif soit-il, The Legionarius est un combattant trop unidimensionnel (boxe anglaise) pour prétendre à une couronne mondiale en arts martiaux mixtes.

5 Lorenz Larkin (19-7 + 1 NC)

À l’image de Ryan Bader en mi-lourds, Larkin a quitté l’UFC pour sortir de son statut d’éternel top 10 des welters, se voyant offrir lui aussi un title shot direct dans sa catégorie. Hélas, il loupe le coche face à Douglas Lima, puis subi un Ko des mains de Paul Daley. Il faut attendre janvier 2018 pour que Larkin obtienne son premier succès post-UFC (décision unanime) devant Fernando Gonzalez. Le voilà de nouveau empêtré dans le ventre mou de sa division.

Principaux résultats du Bellator FC en 2017/début 2018:

– 21/01/2017 (Bellator 170) Tito Ortiz bat Chael Sonnen par soumission au 1er round.

– 21/01/2017 (Bellator 170) Paul Daley bat Brennan Ward par KO au 1er round.

– 27/01/2017 (Bellator 171) Chidi Njokuani bat Melvin Guillard par décision unanime.

– 18/02/2017 (Bellator 172) Cheick Kongo bat Oli Thompson par décision unanime.

– 18/02/2017 (Bellator 172) Patricky Freire bat Josh Thomson par KO au 2e round.

– 24/02/2017 (Bellator 173) Liam McGeary bat Brett McDermott par TKO au 2e round.

03/03/2017 (Bellator 174) Julia Budd bat Marloes Coenen par TKO au 4e round (championnat féminin poids plumes).

– 31/03/2017 (Bellator 175) Muhammed Lawal bat Quinton Jackson par décision unanime.

– 31/03/2017 (Bellator 175) Emmanuel Sanchez bat Marcos Galvao par décision unanime.

08/04/2017 (Bellator 176) Rafael Carvalho © bat Melvin Manhoef par KO au 4e round (championnat poids moyens).

21/04/2017 (Bellator 178) Patricio Freire bat Daniel Straus © par soumission au 2e round (championnat poids plumes).

– 19/05/2017 (Bellator 179) Cheick Kongo bat Augusto Sakai par décision partagée.

– 19/05/2017 (Bellator 179) Linton Vassell bat Liam McGeary par soumission au 3e round.

– 19/05/2017 (Bellator 179) Rory MacDonald bat Paul Daley par soumission au 2e round.

24/06/2017 (Bellator 180) Brent Primus bat Michael Chandler © par TKO au 1er round (championnat poids légers).

24/06/2017 (Bellator 180) Douglas Lima © bat Lorenz Larkin par décision unanime (championnat poids welters).

24/06/2017 (Bellator 180) Ryan Bader bat Phil Davis © par décision partagée (championnat poids mi-lourds).

– 24/06/2017 (Bellator 180) Matt Mitrione bat Fedor Emelianenko par KO au 1er round.

– 24/06/2017 (Bellator 180) Chael Sonnen bat Wanderlei Silva par décision unanime.

– 23/09/2017 (Bellator 183) Roy Nelson bat Javy Ayala par décision unanime.

– 23/09/2017 (Bellator 183) Paul Daley bat Lorenz Larkin par KO au 2e round.

– 23/09/2017 (Bellator 183) Patricky Freire bat Benson Henderson par décision partagée.

06/10/2017 (Bellator 184) Darrion Caldwell bat Eduardo Dantas par décision unanime (championnat poids coqs)

– 06/10/2017 (Bellator 184) Emmanuel Sanchez bat Daniel Straus par soumission au 3e round.

– 20/10/2017 (Bellator 185) Gegard Mousasi bat Alexander Shlemenko par décision unanime.

03/11/2017 (Bellator 186) Ryan Bader © bat Linton Vassell par TKO au 2e round.

03/11/2017 (Bellator 186) Ilima-Lei Macfarlane bat Emily Ducote par soumission au 5e round (championnat féminin poids mouches).

– 01/12/2017 (Bellator 189) Sam Sicilia bat Marcos Galvao par décision unanime.

01/12/2017 (Bellator 189) Julia Budd © bat Arlene Blencowe par décision partagée (championnat féminin poids plumes).

09/12/2017 (Bellator 190) Rafael Carvalho © bat Alessio Sakara par KO au 1er round (championnat poids moyens).

– 15/12/2017 (Bellator 191) Michael McDonald bat Peter Ligier par décision unanime.

20/01/2018 (Bellator 192) Rory MacDonald bat Douglas Lima © par décision unanime (championnat poids welters).

20/01/2018 (Bellator 192) Chael Sonnen bat Quinton Jackson par décision unanime (1/4 de finale du tournoi poids lourds).

– 20/01/2018 (Bellator 192) Michael Chandler bat Goiti Yamauchi par décision unanime.

– 16/02/2018 (Bellator 194) Patricky Freire bat Derek Campos par TKO au 1er round.

– 16/02/2018 (Bellator 194) Vadim Nemkov bat Liam McGeary par TKO au 3e round.

– 16/02/2018 (Bellator 194) Matt Mitrione bat Roy Nelsopn par décision majoritaire (1/4 de finale du tournoi poids lourds).

Principaux combats à venir au Bellator FC :

– 02/03/2018 (Bellator 195) Joe Warren vs Joe Taimanglo (poids coqs)

02/03/2018 (Bellator 195) Darrion Caldwell © vs Leandro Higo (championnat poids coqs)

06/04/2018 (Bellator 196) James Gallagher vs Adam Borics (poids plumes)

13/04/2017 (Bellator 197) Brent Primus © vs Michael Chandler (championnat poids légers)

28/04/2017 (Bellator 198) Fedor Emelianenko vs Frank Mir (1/4 de finale du tournoi poids lourds)

12/05/2017 (Bellator 199) Ryan Bader vs Muhammed Lawal (1/4 de finale du tournoi poids lourds)

One Championship : Sans nouvelles stars ni consistance sportive

Les champions du One Championship au 31 janvier 2018

Poids lourds : Brandon Vera (15-7 + 1 NC)

Poids lourds-légers : Roger Gracie (8-2)

Poids moyens : Aung La N’Sang (21-10)

Poids welters : Ben Askren (18-0 + 1 NC)

Poids légers : Martin Nguyen (10-1)

Poids plumes : Martin Nguyen (10-1)

Poids coqs : Bibiano Fernandes (21-3)

Poids mouches : Adriano Moraes (17-2)

Poids mouches (interim) : Geje Eustaquio (10-6)

Poids pailles : Alex Silva (7-1)

Poids pailles (femmes) : Jingnan Xiong (11-1)

Poids minimums (femmes) : Angela Lee (8-0)

Voilà une organisation qui n’a pas finit de nous dérouter. Certes, elle possède toujours ses héros propres, « construits » dés son amorce tels Bibiano Fernandes, Eduard Folayang, Jake Butler, Eric Kelly ou Kotetsu Boku, tout en étant à l’affût des bons coups extérieurs se libérant (Brandon Vera, ou Ben Askren débauché du Bellator voilà quelques années), elle reste cohérente avec ses ambitions initiales de se concentrer sur le territoire asiatique dans son ensemble, délaissant le déjà très investi Japon pour s’étendre en Malaisie, en Indonésie, aux Philippines ou à Singapour, sauf qu’elle perd en chemin son allure de compétition. Ainsi beaucoup de shows mineurs se sont enchaînés, ne comportant ni défenses de titre ni combat d’envergure, leur substituant parfois des mini-tournois d’un soir avec quatre combattants locaux ou de nombreux duels avec des quasi-débutants. Malgré des champions emblématiques reconnus au-delà du continent asiatique, la compagnie souffre du manque de profondeur de son roster, de choix de matchmakings hasardeux, et plus globalement du manque de continuité, l’absence de rankings clairs n’aidant guère. Même constat pour l’espacement entre ses shows : on assiste parfois à des pics avec deux galas à une semaine d’intervalle, puis prés de deux mois sans le moindre show, les programmes étant eux annoncés très tardivement, ce qui peut nuire à une meilleure médiatisation à l’échelle internationale. Du fait de ce statut hybride (voir par ailleurs), les échos au niveau français sont faibles, et seuls les fans ultras de MMA vont s’enquérir du devenir du One. À titre de comparaison, les événements « uniques » du Rizin FF autour du jour de l’an reçoivent davantage de réactions à l’échelon de notre Hexagone.

1 Ben Askren (18-0 + 1 NC)

On aura beau nous le présenter comme un super crack, à juste titre au vu de ses années de domination au Bellator puis au One, pour les spécialistes de MMA Askren s’apparente toujours comme un gâchis. Pour preuve, les récentes déclarations de Joe Rogan, commentateur UFC et fan avant tout, qui cherche à convaincre Dana White de faire le forcing pour amener Funky Ben dans les rangs du numéro un mondial, et le voir enfin croiser des adversaires prompts à lui résister. L’année 2017 a illustré son hégémonie chez les welters, limite lassante : étranglement de Agilan Thani au 1er round, KO sur Zebaztian Kadestam en fin de 2e reprise puis atomisation pure de Shinya Aoki en 57 secondes. On peut d’ailleurs s’interroger sur la place de challenger accordé à la star japonaise, restant alors sur plusieurs contre-performances dont la perte du titre dans la catégorie du dessous (voir par ailleurs).

2 Martin Nguyen (10-1)

Régulier du One depuis 2014, le fantasque australien a donné un net coup d’accélérateur à sa carrière lors du dernier semestre. Il met à profit au cœur de l’été le title shot obtenu en poids plumes, détrônant par KO Marat Gafurov. Rebelote chez les poids légers en novembre avec un autre succès sur une figure importante de l’organisation, Eduard Folayang, avec là aussi un KO à la clé. Double détenteur, Nguyen ne tombe pas dans le syndrome McGregor puisque une défense de titre des 66kg est fixée pour la fin du premier trimestre 2018 face à nul autre que Bibiano Fernandes. L’occasion de vaincre un troisième champion de rang, bien que la ceinture des coqs ne sera elle pas en jeu.

3 Bibiano Fernandes (21-3)

À près de 38 ans, le Brésilien a confirmé son statut de star du circuit asiatique acquis à la fin des années 2000 au Dream où il avait réussi le doublé plumes-coqs. Sa dernière défaite remonte au jour de l’an 2010/2011. En ce qui concerne le One, il affiche un 9-0 impitoyable. En 2017, il a assuré sa sixième défense du titre coqs en disposant facilment d’Andrew Leone par étranglement arrière. Son choc des titans à venir face à Martin Nguyen promet de conférer une aura supérieure au vainqueur. Ainsi qu’un nouveau doublé éventuel pour Fernandes.

4 Angela Lee (8-0)

C’est entendu le niveau général du MMA féminin est encore sujet à caution, surtout si l’on considère le véritable monopole exercé par l’UFC en la matière. Cependant, des espoirs émergent parfois sur d’autres continents. À l’image de cette prometteuse canadienne Angela Lee, couronnée à l’âge de 19 ans en dominant Mei Yamaguchi en mai 2016. L’année écoulée aura été celle de la confirmation puisqu’elle a défendu deux fois la ceinture devant des combattantes plus expérimentées : Jenny Huang, succombant sous ses poings en cours de 3e round tandis qu’Istela Nunes se voit enfermée dans un Anaconda Choke en milieu de 2e reprise. Sa fiche parfaite acquise au One et la variété de ses finalisations lui ont déjà valu de nombreux prix d’honneurs de la part de médias spécialisés du MMA. Il lui reste à accorder une revanche à Yamaguchi, seule à l’avoir poussé à la décision, puis voler sous d’autres cieux selon toute vraisemblance.

5 Dejdamrong Sor Amnuaysirichoke (8-3)

Le parcours du premier champion poids pailles de l’histoire de l’organisation (et quasiment du MMA vu la faible existence de cette division chez les hommes) n’est pas un long fleuve tranquille depuis la perte du titre en mai 2016. Ainsi son bilan comptable sur l’année 2017 est mitigé (2-2) sans que la manière employée soit en cause. Avoir cet artiste du muay thaï sur une carte est l’assurance de spectacle. Pas étonnant que le One ait solidement verrouillé son contrat depuis ses débuts MMA en 2014.

1 Shinya Aoki (39-8 + 1 NC)

Longtemps perçu comme le meilleur représentant du circuit asiatique toutes compagnies confondues, Aoki subit à la fois une baisse de régime personnelle et l’incohérence du booking du One. Au lieu d’organiser la revanche attendue pour le titre lightweight dont l’avait dépouillé Eduard Folayang, on l’oppose à Garry Tonon dans un combat de grappling sans enjeu, duel dont il sort perdant suite à une clé de talon. Et sans aucune légitimité, il est propulsé challenger en welters le temps d’un dream match contre Ben Askren. Au lieu d’une belle opposition entre deux icônes, ce duel scella la prise de pouvoir de l’Américain sur un Aoki définitivement trop limité niveau striking. Ce genre d’idées saugrenues a tendance à se multiplier au détriment des talents émergents.

2 Toni Tauru (11-6-1)

Un flop sur toute la ligne pour le Finlandais qui ne comptait qu’une défaite en douze combats avant de rejoindre le One à l’été 2015. Il sera passé sous les fourches caudines de bon nombre de fighters confirmés depuis, Kevin Bellingon et Leandro Issa venant grossir la liste l’année écoulée. La récurrence de KO/TKO encaissés n’augure pas de lendemains qui chantent pour ce spécialiste du Rear-Naked Choke.

3 Eric Kelly (12-5)

The Natural fait partie de ces élus présents sur la carte au premier jour du One en septembre 2011. Il est demeuré une figure dominante jusqu’à l’année 2016, synonyme de revers important face à Ev Ting. On peut parler désormais de déclin pui, toutsque si l’on intègre sa défaite contre Rafael Nunes fin janvier 2018 on atteint quatre contre-performances de rang, toutes conclues avant la limite.

4 Alain Ngalani (3-4 + 1 NC)

Comme pour Aoki, ce n’est pas tant le Camerounais qui est pointé du doigt. Via sa présence, il s’agit d’illustrer le manque de cohérence du matchmaking de la compagnie, tendant à pondre des cartes à valeur événementielle au lieu d’enchaîner des événements dont les oppositions découleraient de résultats précédents. Ainsi le palmarès peu flatteur de The Panther se concentre intégralement au One où il a débuté sa carrière pro en 2013. Or ce rare poids lourds d’une organisation centrée sur les petites catégories de poids, déjà 42 ans au compteur, s’est vu offrir en novembre dernier un openweight contre Aung La N’Sang, couronné champion poids moyens l’été précédent ! Double impasse puisque l’un dispute un combat « pour du beurre » au lieu de défendre sa ceinture quand l’autre poursuit un parcours en dents de scie (jamais deux victoires à la suite), battu par un combattant plus léger, utilisé comme un freak à son corps défendant. Pas sûr qu’un succès lui eut permis de défier l’actuel champion Brandon Vera, totalement absent cette année.

5 Eugene Toquero (8-6)

Autre Philippin en panne de résultats, Toquero a touché ses limites dans un autre domaine qu’Eric Kelly. C’est ici des insuffisances dans le travail au sol qui sont en cause pour expliquer ses quatre défaites consécutives. S’il n’a jamais prétendu à de hautes distinctions, le poids mouches comptait parmi ces habitués rarement décevants.

Principaux résultats du One Championship en 2017/début 2018 :

14/01/2017 (Quest for Power) Vitaly Bigdash © bat Aung La N’Sang par décision unanime (championnat poids moyens).

– 10/02/2017 (Throne of Tigers) Ev Ting bat Kamal Shalorus par décision partagée.

11/03/2017 (Warrior Kingdom) Angela Lee © bat Jenny Huang par soumission au 3e round (championnat féminin poids minimums).

– 11/03/2017 (Warrior Kingdom) Joshua Pacio bat Dejdamrong Sor Amnuaysirichoke par décision partagée.

21/04/2017 (Kings of Destiny) Eduard Folayang © bat Ev ting par décision unanime (championnat poids légers).

– 21/04/2017 (Kings of Destiny) Kevin Belingon bat Toni Tauru par TKO au 1er round.

– 26/05/2017 (Dynasty of Heroes) Dejdamrong Sor Amnuaysirichoke bat Adrian Matheis par KO au 1er round.

– 26/05/2017 (Dynasty of Heroes) Zebaztian Kadestam bat Luis Santos par TKO au 3e round.

26/05/2017 (Dynasty of Heroes) Ben Askren © bat Agilan Thangalapani par soumission au 1er round (championnat poids welters).

26/05/2017 (Dynasty of Heroes) Angela Lee © bat Istela Nunes par soumission au 2e round (championnat féminin poids minimums).

30/06/2017 (Light of a Nation) Aung La N’Sang bat Vitaly Bigdash © par décision unanime (championnat poids moyens).

– 05/08/2017 (Kings and Conquerors) Leandro Issa bat Toni Tauru par TKO au 2e round.

– 05/08/2017 (Kings and Conquerors) Kotetsu Boku bat Eric Kelly par TKO au 3e round.

05/08/2017 (Kings and Conquerors) Adriano Moraes bat Kairat Akhmetov © par décision unanime (championnat poids mouches).

05/08/2017 (Kings and Conquerors) bibiano Fernandes © bat Andrew Leone par soumission au 1er round (championnat poids coqs).

– 18/08/2017 (Quest for Greatness) Dejdamrong Sor Amnuaysirichoke bat Robin Catalan par TKO au 2e round.

– 18/08/2017 (Quest for Greatness) Ev Ting bat Nobutatsu Suzuki par TKO au 1er round.

– 18/08/2017 (Quest for Greatness) Martin Nguyen bat Marat Gafurov © par TKO au 2e round (championnat poids plumes).

02/09/2017 (Shanghai) Ben Askren © bat Zebaztian Kadestam par TKO au 2e round (championnat poids welters).

– 16/09/2017 (Total Victory) Alain Ngalani bat Hideki Sekine par KO au 1er round.

– 16/09/2017 (Total Victory) Kairat Akhmetov bat Geje Eustaquio par décision partagée.

– 03/11/2017 (Hero’s Dream) Aung La N’Sang bat Alain Ngalani par soumission au 1er round.

10/11/2017 (Legends of the World) Adriano Moraes © bat Danny Kingad par soumission au 1er round (championnat poids mouches).

10/11/2017 (Legends of the World) Martin Nguyen bat Eduard Folayang © par TKO au 2e round (championnat poids légers).

– 24/11/2017 (Immortal Pursuit) Leandro Issa bat Dae Hwan Kim par décision unanime.

– 24/11/2017 (Immortal Pursuit) Amir Khan bat Adrian Pang par décision unanime.

24/11/2017 (Immortal Pursuit) Ben Askren © bat Shinya Aoki par TKO au 1er round (championnat poids welters).

– 09/12/2017 (Warriors of the World) Riku Shibuya bat Dejdamrong Sor Amnuaysirichoke par soumission au 1er round.

– 09/12/2017 (Warriors of the World) Christian Lee bat Kotetsu Boku par TKO au 1er round.

09/12/2017 (Warriors of the World) Alex Silva bat Yoshitaka Naito © par décision unanime (championnat poids pailles).

26/01/2018 (Global Superheroes) Geje Eustaquio bat Kairat Akhmetov par décision unanime (championnat interim poids mouches).

Principaux combats à venir au One Championship :

– 09/03/2018 (Visions of Victory) Gianni Subba vs Danny Kingad

– 09/03/2018 (Visions of Victory) Christian Lee vs Kazunoti Yokota

24/03/2018 (Iron Will) Martin Nguyen © vs Bibiano Fernandes © (championnat poids plumes)

WSOF/PFL : Le changement vers l’anonymat

Les champions du PFL au 31 janvier 2018

Poids lourds : Blagoy Ivanov (16-1 + 1 NC)

Poids mi-lourds : (titre vacant)

Poids moyens : (titre vacant)

Poids welters : Jon Fitch (30-7-1 + 1 NC)

Poids légers : (titre vacant)

Poids plumes : Andre Harrison (17-0)

Poids coqs : Bekbulat Magomedov (19-1)

Poids mouches : Magomed Bibulatov (14-1)

Tous les titres deviendront vacants au lancement de la saison des playoffs en juin 2018.

À l’origine le WSOF s’est affirmé comme un juste milieu entre l’UFC et le Bellator, étant capable de débaucher quelques grosses stars tout en révélant des prospects-maison. De plus, son deal avec le diffuseur NBC lui assurait une exposition importante sur le territoire américain. De prime abord un avantage, cette forte promotion contenait un effet pervers : ouvrir une fenêtre de tir pour que l’UFC récupère d’anciens membres de son roster, relancés par le WSOF (Andrei Arlovski, David Branch, Yushin Okami) tout en faisant main basse sur les nouvelles sensations (Justin Gaethje et Marlon Moraes en têtes de file). L’année 2017 a constitué une transition pour la compagnie, convaincue de modifier son fonctionnement après le relatif échec du WSOF 35 à New York en mars. Malgré trois combats de championnat sur la carte, la notoriété du produit n’était pas affecté positivement. De nouveaux acquéreurs saisirent l’opportunité de modifier à la fois le nom (Professional Fighters League) et la forme de l’organisation. Après trois petits shows supplémentaires, c’est à la mise en place d’un système de playoffs se renouvelant chaque saison auquel s’attaquera la PFL en 2018. Les promesses de construire un roster compétitif ont été dévoilés, avec dans un premier temps douze combattants pour chacune des six catégories concernées, avec au bout de la première année le couronnement de nouveaux champions. La volonté derrière ce véritable reboot étant de faire émerger des tenants du titre légitimes, la communication autour de ces tournois multiples taillant entre les lignes la politique de prime aux combattants médiatiques pratiquée par l’UFC. Reste à savoir si les anciennes figures importantes du WSOF vont rempiler pour ce nouveau concept. En attente de l’officialisation du roster, les premiers signaux n’incitent pas à l’optimisme. À l’image du départ de Jon Fitch, dernier détenteur poids welters de la compagnie.

Principaux résultats du WSOF/PFL en 2017 :

– 18/03/2017 (WSOF 35) Hakeem Dawodu bat Steven Siler par décision unanime.

18/03/2017 (WSOF 35) Bekbulat Magomedov © bat Donavon Frelow par décision unanime (championnat poids coqs).

18/03/2017 (WSOF 35) Andre Harrison bat Lance Palmer © par décision unanime (championnat poids plumes).

18/03/2017 (WSOF 35) Blagoy Ivanov © bat Shawn Jordan par TKO au 1er round (championnat poids lourds).

– 30/06/2017 (PFL 1) Ronny Markes bat Smealinho Rama par décision unanime.

– 30/06/2017 (PFL 1) Jason High bat Caros Fodor par décision unanime.

30/06/2017 (PFL 1) Jon Fitch © bat Brian Foster par soumission au 2e round (championnat poids welters).

– 29/07/2017 (PFL 2) Jake Shields bat Danny Davis Jr par décision unanime.

– 29/07/2017 (PFL 2) Yushin Okami bat Andre Luis Leal Lobato par décision unanime.

29/07/2017 (PFL 2) Andre Harrison © bat Steven Rodriguez par décision unanime (championnat poids plumes).

– 02/11/2017 (PFL 3) Lance Palmer bat Steven Siler par décision unanime.

02/11/2017 (PFL 3) Blagoy Ivanov © bat Caio Alencar par décision unanime (championnat poids lourds).

Aucun combat du PFL annoncé en 2018. Les shows devraient reprendre au début de l’été 2018 via un système de « saisons ».

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