Preview UFC Fight Night 132 Cowboy vs Edwards – Vieux briscards contre sensations du moment ! (ACTUMMA.COM)

Hello Singapour ! L‘UFC continue de marcher sur les plates bandes du One Championship, leader asiatique du marché des Arts Martiaux Mixtes. Et loin de se satisfaire de l’évènement constitué par ce voyage en lui-même, la compagnie a concocté un programme semblable à ses virées européennes : peu de stars mais des matchups cohérents. Et avec un certain Cowboy en main event, c’est spectacle garanti.

Poids welters : Donald Cerrone (33-10 + 1 NC) vs Leon Edwards (15-3)

On ne présente plus le roi des bonus « fight of the night/performance of the night », accessoirement aussi l’un des combattants à la présence la plus régulière dans l’Octogone. Plusieurs fois annoncé à la retraite, jamais partant, Cerrone (classé #11) constitue désormais un test important à franchir pour les stars montantes ou une valeur sûre pour des opposants de son statut. Son striking agressif ne s’est jamais démenti au fil des années, pour preuve sa série en cours d’un seul combat conclu à la décision parmi ses dix derniers. Le disciple du célèbre Greg Jackson d’Albuquerque s’avère souvent victime de son style « tout ou rien », ses détracteurs mettant en avant ses quatre échecs lorsqu’il eut l’opportunité de décrocher des ceintures majeures (WEC et UFC). Qu’attendre de Leon Edwards, son cadet de près de dix ans et actuel membre de l’American Kickboxing Academy ? Recruté par l’UFC en 2014 alors qu’il était sur une série de six succès et avait le titre welters du BAMMA en poche, l’Anglo-Jamaïcain accomplit une transition convaincante (score de 7-2 dans l’Octogone) tout en ayant laissé échapper la victoire pour son match majeur, en décembre 2015 face à un Kamaru Usman monté depuis parmi les tops. Bien qu’allant souvent à l’issue des trois rounds depuis son intégration à l’UFC, Edwards demeure un striker redoutable et détient ce fameux « one punch knockout » potentiel, à l’image de sa démolition express (8 secondes) du pourtant expérimenté Seth Baczynski. Hélas, le surnommé Rocky (#13 de la catégorie) tourne en rond actuellement, car opposé à des fighters hors classement, il ne devra pas louper cette occasion d’accrocher un nom prestigieux pour se rapprocher des combattants en vogue de sa génération (Darren Till, Colby Covington, Kamaru Usman).

Edwards va devoir justifier un statut de crack trop vite acquis.

Poids mi-lourds: Ovince Saint Preux (22-11) vs Tyson Pedro (7-1)

Autre confrontation entre un individu bien installé, OSP (actuel #8 light heavyweight et déjà seize combats dans l’Octogone) et un espoir en voie d’accéder au haut du pavé, Tyson Pedro (#13, 3-1 à l’UFC). Ce dernier, avant le seul échec de sa carrière (contre Ilir Latifi), n’avait pas connu de 2e round tant il dominait largement ses adversaires via un jiu-jitsu expert, japonais comme brésilien. Pas mal comme spécialisation pour un Australien d’origine espagnole. Son striking est loin d’être anodin non plus, tandis que son niveau en lutte demeure son point faible. Aussi le massif Haïtien Saint Preux, devrait privilégier ce terrain tout en pouvant compter sur une créativité hors-normes pour mettre fin au duel, à l’image de ses trois Von Flue Choke victorieux exécutés dans l’Octogone et ses high kicks tranchants. Restant sur une défaite par guillotine contre le même Latifi, OSP doit protéger sa place dans le top 10 coûte que coûte.

Qui tirera la langue à l’issue du duel OSP/Pedro ?

Poids mouches femmes : Jessica Eye (12-6 + 1 NC) vs Jessica-Rose Clark (9-4 + 1 NC)

Sensation forte au moment de sa signature UFC en 2013, Jessica Eye (palmarès de 10-1 à ce moment-là) traverse depuis les eaux troubles. Notamment suite à une split decision en sa faveur contre Sarah Kaufman, finalement requalifié en no contest à cause d’un test positif à la marijuana. Entre 2014 et 2016, Eye affiche un passif de 1-5 en poids coqs sans être licenciée car toujours investie dans un striking total. Revenue en poids mouches en début d’année 2018, elle renoue avec la victoire par décision partagée contre Kalindra Faria sans convaincre l’auditoire. L’ancienne reine du Ring of Combat et du Bellator est perçue avant tout comme une combattante incapable de finaliser ses opposantes (quatorze combats allant jusqu’à la décision). Son adversaire du soir a déjà une expérience importante malgré des débuts pros récents (décembre 2012). D’abord star de son Australie natale, Clark a ensuite bifurqué sans succès à l’Invicta FC mais a montré suffisamment de panache pour apparaître dans le viseur de l’UFC. Pour son arrivée dans l’Octogone, elle confronte directement des figures installées, Bec Rawlings et Paige VanZant, vaincues toutes deux par décision. Dotée d’un cardio exceptionnel et d’une résistance sans failles (jamais finalisée), Clark se voir offrir un strapontin idéal pour consolider sa place dans le top 10. Son kickboxing est en mesure de lui offrir le dessus sur une Eye au style devenu prévisible au fil des années.

Dominante face à VanZant, Clark a les armes pour confirmer devant Eye.

Poids welters : Li Jingliang (14-5) vs Daichi Abe (6-1)

L’UFC tient avec Jingliang son représentant chinois ultime. Si sa belle série a été interrompue par Jake Matthews en début d’année, The Leech n’a pas démérité et conserve une place de choix dans le roster. Aussi, son background assez rare pour un asiatique (lutte, jiu-jitsu brésilien, sanshou) en fait un prototype de la diversité martiale. Abe vient pour sa part du judo, discipline d’enfance, avant de se perfectionner en kickboxing. D’où déjà quatre KO/TKO à son actif et un titre dans la même catégorie au Pancrase. Sera-t-il en mesure de contrecarrer un Jingliang beaucoup plus complet ? L’heure est déjà à l’urgence puisque Abe reste sur une défaite contre Luke Jumeau en début d’année.

Jingliang a rarement déçu en 4 ans à l’UFC.

Un mot sur la carte préliminaire : Felipe Arantes, seul (ou presque) au milieu des héros locaux

Les représentants asiatiques et océaniens dominent logiquement la composition de la carte. Cependant le nom le plus prestigieux du début de soirée est le Brésilien Felipe Arantes, signé en 2011 au moment du premier TUF réalisé en terres auriverdes. Sensation à suivre, le Japonais Naoki Inoue, invaincu en onze combats et spécialiste des clés de bras.

Bien que seulement vainqueur à la décision, Inoue avait réussit ses débuts UFC l’été dernier.

Terminons avec le rappel du programme complet de ce show.

UFN 132 – 23 juin 2018 Kallang, Singapour (Singapore Indoor Stadium)

Carte principale

Catégorie Welterweight : Donald Cerrone (33-10 + 1 NC) vs Leon Edwards (15-3)

Catégorie Light Heavyweight : Ovince Saint Preux (22-11) vs Tyson Pedro (7-1)

Catégorie Women’s Flyweight : Jessica Eye (12-6 + 1 NC) vs Jessica-Rose Clark (9-4 + 1 NC)

Catégorie Welterweight : Li Jingliang (14-5) vs Daichi Abe (6-1)

Carte préliminaire

Catégorie Bantamweight: Petr Yan (8-1) vs Teruto Ishihara (10-5-2)

Catégorie Bantamweight : Felipe Arantes (18-9-1 + 2 NC) vs Yadong Song (11-3)

Catégorie Featherweight : Shane Young (11-4) vs Rolando Dy (9-6-1)

Catégorie Welterweight : Hector Aldana (4-0) vs Kenan Song (12-3)

Catégorie Welterweight : Shinsho Anzai (10-2) vs Jake Matthews (13-3)

Catégorie Women’s Strawweight: Viviane Pereira (13-1) vs Xiaonan Yan (8-1)

Catégorie Flyweight: Naoki Inoue (11-0) vs Matt Schnell (10-4)

Catégorie Flyweight: Jenel Lausa (7-4) vs Ashkan Mokhtarian (13-3)

Catégorie Women’s Flyweight: Melinda Fabian (4-3-2) vs Ji Yeon Kim (7-1-2)

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