Critiques Cinéma Été 2018 (Allociné)

Peu fertile en œuvres majeures, la période estivale se prête davantage aux suites et gros budgets plus ou moins attendus. Résumé partiel de cette saison via des films aux qualités éparses : blockbusters prévisibles, navets camouflés et loufoquerie euphorisante.

OCEAN’S 8 (États-Unis, sorti le 13 juin 2018) de Gary Ross, avec Sandra Bullock, Cate Blanchett, Anne Hathaway… **1/2

Cinq ans, huit mois, 12 jours… et le compteur tourne toujours ! C’est le temps qu’il aura fallu à Debbie Ocean pour échafauder le plus gros braquage de sa vie. Elle sait désormais ce qu’il lui faut : recruter une équipe de choc. À commencer par son « associée » Lou Miller. Ensemble, elles engagent une petite bande d’expertes : Amita, la bijoutière, Constance, l’arnaqueurse, Tammy, la receleuse, Nine Ball, la hackeuse et Rose, la styliste de mode. Le butin convoité est une rivière de diamants d’une valeur de 150 millions de dollars. Le somptueux bijou sera autour du cou de la célèbre star Daphne Kluger qui devait être l’objet de toutes les attentions au cours du Met Fala, l’événement de l’année. C’est donc un plan en béton armé. À condition que tout s’enchaîne sans la moindre erreur de parcours. Enfin, si les filles comptent repartir de la soirée avec les diamants sans être inquiétées…

Un bon film…sans intérêt. Ainsi pourrait-on résumer cette vraie/fausse séquelle aux Ocean’s de Steven Soderbergh : Montage cut efficace, récit mené sans accrocs (sinon ceux qu’on veut nous faire passer comme tels) et pseudo-rebondissements liés à un plan qui en comprenait d’autres. Au moins n’y a-t-il pas tromperie sur la marchandise tant la bande-annonce dresse un tableau fidèle de ce qu’est le long-métrage. Soit une pochade gentillette suffisamment créative pour faire avaler d’énormes ficelles. Les références évidentes et continues à la trilogie masculine des Ocean’s finissent néanmoins par nuire à cette accroche de façade, bien servie par une palette d’actrices plus excellentes les unes que les autres.

HÉRÉDITÉ (États-Unis, sorti le 13 juin 2018) d’Ari Aster, avec Toni Collette, Gabriel Byrne, Alex Wolff… ***

Lorsque Ellen, matriarche de la famille Graham, décède, sa famille découvre des secrets de plus en plus terrifiants sur sa lignée. Une hérédité sinistre à laquelle il semble impossible d’échapper.

« Le film le plus terrifiant depuis l’Exorciste » affirmait avec raison la punchline publicitaire. On retrouve en effet la même peur sourde, la même esthétique horrifique propre aux 70’s. Ajoutons à cela les multiples pistes scénaristiques qui nous entraînent de prime abord dans une histoire à la Amityville et rappelle dans le final le récent Mother ! de Darren Aronofsky. La crédibilité du récit tient beaucoup en la performance de Toni Collette, aussi malaisante que fascinante en femme minée par une malédiction. Chaque changement de climat est amené subtilement, donnant une épaisseur insoupçonnée à une intrigue a priori banale. Il ne s’agit pas de trancher la confrontation entre les personnages, seulement de se laisser porter par des révélations bouleversant l’intime ou tendant vers l’universel.

SANS UN BRUIT (États-Unis, sorti le 20 juin 2018) de John Krasinski, avec Emily Blunt, John Krasinski, Milicent Simmonds… **

Une famille tente de survivre sous la menace de mystérieuses créatures qui attaquent au moindre bruit. S’ils vous entendent, il est déjà trop tard.

Reconnue comme l’une des bonnes surprises de l’année, cette œuvre atmosphérique peine pourtant à décoller. Faute de savoir entretenir le climat posé au départ. En effet, ce que l’on présente comme une attaque mystérieuse devient rapidement explicite. Ainsi le focus se déplace des assaillants hors normes au seul mélo familial. Une fois perdue la dimension fantastique/SF, que reste-t-il à observer sinon les incohérences du scénario ? Un couple concevant un enfant dans un cadre où le silence doit régner, une mauvaise contextualisation, une astuce enfantine proche du ridicule pour affronter les « créatures », autant d’écueils évitables dans lesquels tombe allègrement John Krasinski. Aussi irréprochables soient les acteurs, la pillule passe difficilement. Le film « one shot » par excellence, aussitôt regardé, aussitôt oublié.

HÔTEL TRANSYLVANIE 3 : DES VACANCES MONSTRUEUSES (États-Unis, sorti le 25 juillet 2018) de Genndy Tartakovsky, avec les vois d’Adam Sandler, Andy Samberg, Selena Gomez **

Notre famille de monstres préférée embarque pour une croisière de rêve afin que Drac puisse enfin souffler un peu et savourer des vacances au lieu de s’occuper de tout le monde à l’hôtel. Tout s’annonce à merveille pour la petite famille, entre matchs de volley monstres, excursions exotiques et séances de bronzette au clair de lune… Mais les vacances idéales prennent un tour inattendu lorsque Mavis se rend compte que Drac est tombé sous le charme de la mystérieuse Ericka, la capitaine humaine du navire, dont le secret les menace tous…

Il vaut mieux parfois ne pas connaître les deux premiers volets d’une trilogie pour apprécier la dernière pièce ajoutée à l’édifice. Aussi, les vacances maritimes de cette famille de monstres peut être reçu comme un tout cohérent. Une histoire simple, limpide, sans grande originalité certes, mais qui a le mérite de nous amener en douceur d’un point A à un point C. Qu’importe si le point B, élément perturbateur du récit, soit si léger en la personne d’Ericka, la capitaine de bord au double visage facilement discernable. Quand des scénaristes sont en panne d’inspiration, il reste à s’appuyer sur l’empathie générée par les personnages, et sur ce point-là c’est carton plein ! Le décalage entre identité et personnalité fonctionne toujours aussi bien : Drac, vampire sanguinaire et pourtant timide dans ses approches amoureuses, le couple de loups débordé par une progéniture indisciplinée, des monstres effrayants affairés à des activités sportives et ludiques etc. Saluons tout particulièrement une bataille finale épique rythmée par deux DJ déchaînés et enrichie de références populaires. À l’heure des Disney de plus en plus élaborés, ce dessin animé fait figure de petite distraction anecdotique. Toujours ça de pris.

UNE FAMILLE ITALIENNE (Italie, sorti le 1er août 2018) de Gabriele Muccino, avec Stefano Accorsi, Cardina Crescentini, Elena Cucci *1/2

Une famille italienne se réunit sur une petite île pour célébrer les 50 ans de mariage de leurs aînés, Pietro et Alba. Lorsqu’un orage inattendu les surprend, tous les membres de la famille sont contraints de cohabiter pendant deux jours et deux nuits. Cette cohabitation forcée ravive bientôt les disputes oubliées et les vieux conflits, transformant l’île en véritable labyrinthe des passions.

Perçu un temps comme le nouveau prodige d’un cinéma italien bien loin de son âge d’or, Gabriele Muccino ne confirme décidément pas les espoirs placés en lui. La faute sans doute à sa pige hollywoodienne prolongée d’où ressortit des niaiseries mettant à l’honneur Will Smith (À la recherche du bonheur, Sept vies) ou Russell Crowe (Père et fille). Toujours empreint de ses thématiques fétiches de la crise de la famille et des relations amoureuses volcaniques, le réalisateur tente bien de transcender son vaudeville avec quelques moments de fulgurance. Ses habituels acteurs sont au taquet (Stéfano Accorsi et Sabrina Impacciatore en tête) mais rien n’y fait. La faute à des dialogues manquant de naturel comme à un scénario aux enjeux trop faibles pour nous accrocher jusqu’au bout. Plus de vingt ans après ses débuts, le meilleur du cinéaste reste encore sa trilogie initiale Comme toi…, Juste un baiser et Souviens-toi de moi. Trois pièces maîtresses dans lesquelles il étudiait successivement les affres de l’adolescence, la crise de la trentaine et comment vivre sa nécessaire maturité. Dans Une famille italienne en revanche, aucune distance prise avec l’histoire racontée ou paraboles à portée universelle, il s’agit d’un simple règlement de comptes à l’allure d’hystérie collective. Parfois drôle, avant que cela ne devienne profondément indigeste.

UNDER THE SILVER LAKE (États-Unis, sorti le 8 août 2018) de David Robert Mitchell, avec Andrew Garfield, Riley Keough, Topher Grace ****

À Los Angeles, Sam, 33 ans, sans emploi, rêve de célébrité. Lorsque Sarah, une jeune et énigmatique voisine, se volatilise brusquement, Sam se lance à sa recherche et entreprend alors une enquête obsessionnelle surréaliste à travers la ville. Elle le fera plonger jusque dans les profondeurs les plus ténébreuses de la Cité des Anges, où il devra élucider disparitions et meurtres mystérieux sur fond de scandales et de conspirations.

Voilà arrivé l’OVNI filmique de 2018. On ne l’espérait plus pour tout dire. Une sorte de jeu de piste géant au cœur d’un Los Angeles rarement visible à Hollywood, une plongée dans un univers rendant à la fois hommage à la culture geek/gamers et au cinéma classique le plus pointu. Du prétexte de la disparition initiale à la résolution métaphorique de l’intrigue s’enchaîne une multitude de situations aussi géniales qu’incongrues, succession de saynètes problématiques vécues comme des tableaux à traverser. Après un It follows au succès d’estime important (primé au festival de Gerardmer en 2014), le relativement jeune David Robert Mitchell (44 ans) place la barre haute pour ce nouveau film, témoignant à la fois d’un style cinématographique propre et d’un usage appuyé des citations. Les plus évidentes d’entre elles apparaissent être le Mulholland Drive de David Lynch et Fenêtre sur cour d’Alfred Hitchcock. Le maître du suspense étant largement évoqué par ailleurs. On peut distinguer également une familiarité sur l’aspect fantasmatico-poétique avec l’un de ses grands contemporains, Wes Anderson. Difficile d’expliquer la réussite de l’entreprise, alchimie rare entre un personnage lympathique peu attachant de prime abord, un cadre superficiel voire haineux et des personnages secondaires (notamment féminins) réduits à jouer les utilités. Mention particulière au fabuleux clash sur fond mélodique entre notre jeune enquêteur et un étrange pianiste, présenté comme LE compositeur universel. Cette joute résume parfaitement l’esprit du long-métrage : culotté, référentiel, gentiment foutraque et pourtant maîtrisé de bout en bout. Une réponse obscurantiste d’une génération perdue au récréatif Ready player one.

DARKEST MINDS : REBELLION (États-Unis, sorti le 8 août 2018) de Jennifer Yuh Nelson, avec Amandla Stenberg, Harris Dickinson, Miya Cech **

Dans un futur proche, les adolescents ont été décimés par un virus inconnu. Les survivants, dotés de pouvoirs psychiques incontrôlables, sont classés par couleur en fonction du danger qu’ils représentent pour la société, et parqués dans des camps. Ruby, l’une des plus puissantes d’entre eux, parvient à s’en échapper pour rejoindre un groupe de jeunes en fuite à la recherche d’un refuge. Rapidement, cette nouvelle « famille » réalise que fuir ne suffira pas dans un monde où les adultes au pouvoir les ont trahis. Ils vont mener une rébellion, unissant leurs pouvoirs pour reprendre le contrôle de leur avenir.

La bande-annonce dévoilait la couleur (les couleurs devrait-on dire en la circonstance) pour cette nouvelle saga, assimilable à du X-Men discount et située dans la continuité des Twilight et autres Hunger Games. Dans quelle mesure apprécier ce projet lorsqu’on est né après 1990 ? Il s’agit justement de savoir éviter la comparaison du traitement choisi avec celui de films Marvel ou DC, accepter les aspects naïfs comme inabouties de ce premier volet consacré à l’exposition. Or le débat est plutôt bien posé : l’école du maintien en quarantaine des enfants atteints contre celui des tenants de l’apprentissage des pouvoirs. Si le film se résume à une longue cavale, il n’oublie pas de brosser en filigrane les portraits de ses jeunes protagonistes (jamais nommés mutants). Quelques contradictions empêchent de pleinement comprendre les degrés de puissance selon la couleur induite, et l’on en vient à regretter l’absence d’une base plus explicative tant l’intrigue reste famélique. En point d’orgue un twist prévisible sur les réelles intentions d’un des personnages-phares. Finalement peu handicapé par son orientation post-adolescente, Darkest Minds épisode 1 ouvre suffisamment de portes pour fédérer une large audience.

EQUALIZER 2 (États-Unis, sorti le 15 août 2018) d’Antoine Fuqua, avec Denzel Washington, Pedro Pascal, Bill Pullman *

Robert McCall continue de servir la justice au nom des exploités et des opprimés. Mais jusqu’où est-il prêt à aller lorsque cela touche quelqu’un qu’il aime ?

Dix-sept ans après un surprenant (et un poil surcoté) Training Day, et quatre après un Equalizer premier du nom passé relativement inaperçu de ce côté de l’Atlantique, le duo Antoine Fuqua-Denzel Washington se reforme autour d’un processus proche de la formule : concentré d’action, considérations politiques et communautaires, mini-intrigues venant s’additionner plus ou moins habilement au fil rouge. Que l’on soit amateur de complot ou non, le service est ici un brin trop copieux pour convaincre. Passons sur l’invulnérabilité apparente du héros, finalement un code accepté dans l’action movie, pour mieux pointer du doigt la maladresse de la forme, l’éparpillement inutile du récit entre plusieurs lieux du monde, des scènes de violence totalement gratuites et sans échelles de valeur. Ainsi ce justicier des faubourgs s’attaque-t-il de manière aussi brutale à des jeunes friqués négligents ou à des assassins en puissance. Pour le moins disproportionné. Et que dire du volet social, lourdement appuyé par l’entourage du héros (le gentil jeune en proie au banditisme, la femme de ménage forcément joviale, le vieux maboul obsessionnel) ? Et au lieu de rebondir sur des bases sérieuses, le tout s’achève sur le territoire du héros, la Nouvelle-Orléans, submergée par un ouragan, ne l’empêchant nullement de tendre des pièges aux méchants façon Maman j’ai raté l’avion ! La longueur excessive du film aurait au moins dû permettre d’enrichir le spectateur sur le passé de Robert McCall, restant pour l’heure un froid exécutant. Autant de cibles abattues dans l’indifférence générale.

BLACKKKLANSMAN (États-Unis, sorti le 22 août 2018) de Spike Lee, avec John David Washington, Adam Driver, Topher Grace *1/2

Au début des années 70, au plus fort de la lutte pour les droits civiques, plusieurs émeutes raciales éclatent dans les grandes villes des États-Unis. Ron Stallworth devient le premier officier Noir américain du Colorado Springs Police Department, mais son arrivée est accueillie avec scepticisme, voire avec une franche hostilité, par les agents les moins gradés du commissariat. Prenant son courage à deux mains, Stallworth va tenter de faire bouger les lignes et, peut-être, de laisser une trace dans l’histoire. Il se fixe alors une mission des plus périlleuses : infiltrer le Ku Klux Klan pour en dénoncer les exactions.
En se faisant passer pour un extrémiste, Stallworth contacte le groupuscule : il ne tarde pas à se voir convier d’en intégrer la garde rapprochée. Il entretient même un rapport privilégié avec le « Grand Wizard » du Klan, David Duke, enchanté par l’engagement de Ron en faveur d’une Amérique blanche. Tandis que l’enquête progresse et devient de plus en plus complexe, Flip Zimmerman, collègue de Stallworth, se fait passer pour Ron lors des rendez-vous avec les membres du groupe suprémaciste et apprend ainsi qu’une opération meurtrière se prépare. Ensemble, Stallworth et Zimmerman font équipe pour neutraliser le Klan dont le véritable objectif est d’aseptiser son discours ultra-violent pour séduire ainsi le plus grand nombre.

Voilà l’exemple-type de l’œuvre qu’il est interdit de ne pas aimer. De par son sujet alertant sur l’existence prégnante d’une menace répondant aux lettres KKK, nous nous trouvons dans la difficulté de l’analyser d’un point de vue artistique. Toute convenance mise à part, comment qualifier ce dernier opus de Spike Lee ? Grand film ? Certainement pas. Bon film instructif ? Même pas. Non seulement l’immersion au sein de ces nostalgiques du IIIe Reich se réalise de façon totalement superficielle, mais on regrette aussi toute la peine à retracer une époque. Nous ne nous plongeons jamais dans le contexte politique et sociale des années 1970, nous contentant d’un jeu du chat et de la souris entre un infiltré dans la plus grande improvisation et une bande de dégénérés dépeints grossièrement. Quand Do the right thing ou Jungle fever validaient leur propos via un savant équilibre dans la dénonciation du racisme, égratignant au passage les blancs comme les noirs, ce nouveau pamphlet appuie trop lourdement pour éviter le ridicule. D’autant que le public se retrouve exclu du trip. En témoigne ces séquences de conversations téléphoniques entre Ron et le grand manitou du KKK, David Duke, hilarantes et jubilatoires pour les collègues policiers tandis que le malaise domine de l’autre côté de l’écran. Même le renvoi final à des événements tragiques de 2017 loupe le coche, car totalement décontextualisé et à seule fin de forcer un parallèle entre l’Amérique « blanche » de Donald Trump et le groupe extrémiste. Aucune astuce de mise en scène pour sauver ce qui se voulait la transposition d’une histoire vraie et se révèle une pâle attaque. Triste de voir Spike Lee peu inspiré au point de se vautrer dans le créneau d’un Michael Moore.

KIN : LE COMMENCEMENT (États-Unis, sorti le 29 août 2018) de Josh er Jonathan Baker, avec Myles Truitt, Jack Reynor, Zoé Kravitz **

Eli, jeune adolescent de Detroit, erre dans une usine désaffectée où il découvre par hasard une arme surpuissante, d’origine inconnue qu’il ramène chez lui. Mais passé l’amusement, Eli réalise qu’on ne soustrait pas impunément une arme aussi redoutable : il se retrouve recherché par des criminels, par le FBI, et par ceux qui semblent être les propriétaires légitimes de l’arme futuriste. Accompagné de son grand frère et d’une jeune danseuse, Eli n’a d’autres choix que de fuir, emportant avec lui un seul bagage : cette mystérieuse arme…

Tout est dans le titre : ceci n’est qu’un prologue à une probable trilogie, voire plus le succès aidant sait-on jamais… Or ce premier volet est déconcertant, sur la forme comme sur le fond car il n’applique pas les codes typiques de l’épisode introductif. Ainsi n’a-t-on pas droit à une véritable phase d’exposition des personnages ou éléments appelés à devenir récurrents, encore moins d’explications sur l’univers « extra-terrestre » (au sens « au-delà du terrien » et non celui des petits hommes verts) en dehors d’une ébauche dans la séquence finale. Le fil rouge se limite donc à une cavale décousue de deux frères aux portraits trop peu travaillés pour créer une empathie chez le spectateur. C’est bien le pistolet laser futuriste, étrangement laissé à l’abandon, qui s’avère l’intrigue majeure du film. Nous nous piquons de son origine, les éventuelles limites de ses impacts, les personnes en mesure de l’utiliser ou non. Et bizarrement cela suffit à maintenir l’intérêt à flot, pour un peu que l’on choisisse de rire de l’aspect pieds nickelés des péripéties. Au lieu d’un méchant charismatique, nos deux héros (trois avec la gogo danseuse les rejoignant) affrontent une flopée de petits bandits sans épaisseur. De tout ce petit monde seul Eli s’avère indispensable pour la suite. Sans doute dans un cadre plus franchement tourné vers la science-fiction.

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